Voici en 30 secondes l’état de la question :   

 

13/07/09  / Suite à la nouvelle controverse en cours avec¨Philippe Delorme :

 

1 / La lettre du comte de Chambord du 21/01/1871 et celle du père Bole du 17/10/1885 au père de Boyslève attestent que le comte de Chambord a reçu de son vivant un coeur dit de « Louis XVII »  !

 

2 / C’est pourquoi, conclure que les résultats des analyses ADN d’avril 2000, associés à l’étude de la traçabilité historique du coeur inhumé à Saint Denis, établissent avec certitude que ce coeur est celui de Louis XVII, est un SOPHISME ! 

 

3 / Prétendre que l’énigme Louis XVII a été enfin résolue par l’union des méthodes scientifique et historique est une IMPOSTURE !

CRIL17
                                                 Cellule de Recherches sur Internet de Louis XVII
      13/07/2009

——————————————SOMMAIRE DE CETTE PAGE —————————-


Nous espérons terminer, d’ici le 14/07/2009, la mise en forme de la synthèse de l’ensemble des informations puisées dans les deux principales sources documentaires de référence ( Philippe Delorme  » Louis XVII La vérité «  ; Laure de la Chapelle  » Les deux coeurs de Louis XVII «  et les
Cahiers Louis XVII ( CEHQL17, n°41, juin 2009 ) que nous avons confrontées avec la documentation privée exceptionnelle, que notre « archiviste du roi Louis XVII », Christian Crépin, a eu l’extrême obligeance de mettre à notre disposition, dans le cadre de nos recherches et réflexions, menées dans un véritable esprit d’équipe qui seul peut nous permettre de résoudre un jour cette énigme de deux siècles …   

II / QUESTIONS EN ATTENTE DE REPONSE

III / RESUME TRES SIMPLIFIE DU DOSSIER, pour internautes pressés qui souhaitent comprendre rapidement quelles sont les causes du débat en cours


IV / CHRONOLOGIE SIMPLIFIEE

V / CHRONOLOGIE EN COURS DE CONSTRUCTION


VI /  OBSERVATIONS PUBLIEES AU FIL DES JOURS
En raison de l’absence de l’outil qui renvoie d’un lieu précis du texte à un mot ou une expression indexée, toutes ces informations – ( affichées actuellement dans l’ordre chronologique inerse, les plus récentes étant en bas de page ) – seront  intégrées directement  dans la chronologie ci-dessus, en utilisant un graphisme particulier pour en faciliter la lecture !
 

VII SOURCES DOCUMENTAIRES
Sauf cas particuliers de transcription du texte des sources documentaires, les images numérisées des sources, utilisées dans ce dossier sont classées par ordre chronologique croissant sur cette page.

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II Questions en attente de réponse :

 

1 / Qu’est devenu le coeur du premier Dauphin Louis Joseph, décédé le 4 juin 1789 ; voir note [ 1 ]  ?

2 / Quelle est l’identité de la personne à qui appartient le coeur inhumé à Saint Denis depuis le 8 juin 2004 et qui, en l’état actuel de nos recherches et de nos réflexions, ne peut, en aucun cas, être ni le premier Dauphin, Louis Joseph, ni le second  Dauphin, Louis Charles, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette ?

 

3 / Est-ce que M le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, pourrait nous dire quelle a été la nature précise de la restauration effectuée par les services du Patrimoine de la basilique Saint Denis, cause de  l’observation faite par l’experte du Louvre, le 15/12/1999, selon laquelle la colle, qui assurait la jonction des deux sphères de l’urne qu’elle essayait d’ouvrir, avait moins de 10 ans d’ancienneté?

4 / Quel a été le parcours historique précis du coeur qui a été solennellement remis au duc de Madrid don Carlos, le 02/07/1895 à Venise, et qui aurait dû être inhumé à Göritz, selon la volonté de son donateur, M Dumont, lointain héritier du Dr Gabriel Pelletan, fils naturel du Dr Philippe Pelletan, qui a réalisé le 09/06/1795 l’autopsie de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, sous le nom de Louis Charles Capet ou Louis XVII, pour nous royalistes ? 

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                           III RESUME TRES SIMPLIFIE DE CE DOSSIER
( PAR APPLICATION 
DU PRINCIPE DU RASOIR D’OCCAM      

                         

Les analyses d’avril 2000, qui concluent au même profil ADN mitochondrial pour la Reine Marie Antoinette et le coeur inhumé dans la basilique Saint Denis depuis le 8 juin 2004, ne permettent pas de conclure qu’il s’agit du coeur de Louis XVII, mort au Temple le 8 juin 1795. 

 

Il n’existe en effet aucune traçabilité historique certaine pour le viscère. sur lequel a été effectué le prélèvement du 15/12/1999.  

Tout au plus peut-on affirmer aujourd’hui ceci, à partir des documents historiquement établis et irréfutables :

 

* le coeur que le Dr  Philippe Jean Pelletan a prétendu avoir prélevé le 9 juin 1795 a été remis le 23/05/1828 par Mme Pelletan, entre les mains de Mgr de Quelen, Archevêque de Paris, qui l’a reçu à la condition expresse qu’il puisse être accepté un jour par la famille royale ; ce qui n’a jamais été le cas durant toute la période du 23/05/1828 au 19/11/1851, date du décès de la duchesse d’Angoulême.

* grâce à la famille de l’un des fils de Philippe-Jean Pelletan, Pierre Pelletan qui l’a récupéré en juillet 1830, ce coeur reçu par Mgr de Quelen a été ensuite réceptionné par le Comte de Chambord après le 21/01/1871 et à une date encore indéterminée à ce jour avec la précision souhaitable.

 

* quant au coeur dont Gabriel Pelletan, second fils du Dr Philippe-Jean Pelletan, a été mis en possession dans des conditions très obscures, il a été solennellement remis le 02/07/1895 entre les mains du duc de Madrid, et on ne sait pas, aujourd’hui encore, avec certitude ce qu’il est devenu …; en effet selon la volonté de celui qui en était alors le dépositaire, à titre d’héritier lointain de Gabriel Pelletan, ce coeur auraît dû être déposé dans le tombeau du comte de Chambord au lieu du château de Frohsdorff …

En conséquence, en l’absence de toute preuve documentaire de la remise du  » coeur Pelletan  » à Frohsdoff, qui a été faite à une date non précisée dans le témoignage de manuscrit de Maurice Pascal, on est autorisé à conclure que le duc de Madrid a été informé après le 02/07/1895 que la relique qu’il avait acceptée comme étant le coeur de Louis XVII était pour le moins douteuse et ne pouvait pas être inhumée dans le tombeau du comte de Chambord, comme il en avait pris l’engagement.

 

Cette hypothèse est étayée en outre par le témoignage du représentant  de don Carlos en France, le prince de Valori qui a été destitué de ses fonctions en 1892 et remplacé en 1895 par le comte Urbain de Maillé ! 

Le duc de Madrid a dû, selon toute vraisemblance, se désinteresser de cette fausse relique royale qui aurait été récupérée et portée à Frohsdorff, avant 1898 mais à une date encore indéterminée, par le chevalier de Heber, « illustre inconnu », selon une formule populaire qui, en l’espèce, n’a jamais autant mérité son nom …

 

* Affirmer aujourd’hui que le coeur inhumé à Saint Denis est le coeur de Louis XVII est un paralogisme, ainsi que nous en apportons la preuve sur ce site !

 

* Aussi pensons-nous qu’il est raisonnable d’affirmer que  » ce coeur dit de Louis XVII  » n’est le coeur d’aucun des deux Dauphins, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette ; selon toute vraisemblance, c’est celui d’un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine, à moins que, par un extraordinaire hasard que la Science n’exclut pas, ce ne soit celui d’une personne n’ayant aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette …

 

Arrivés au terme de nos recherches et de nos réflexions possibles en fonction des informations fiables que nous avons pu rassembler, nous pouvons affirmer en résumé, sans crainte d’être démenti par qui que ce soit, que les analyses ADN d’avril 2000 n’ont rien résolu, en raison de l’absence de toute traçabilité historique du coeur inhumé à saint Denis depuis le 8 juin 2004, sous le nom de  » coeur de Louis XVII ». 

 

Aussi emprunterons nous à M le duc de Bauffremont les propos rapportés par Philippe Delorme dans son livre  » Louis XVII la vérité  » ( p 89/90 ) à l’occasion de l’opération de prélèvement du 15/12/1999

 » A l’heure actuelle le mystère reste entier  « 
                                                                                                      11/07/2007 CRIL17
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IV Chronologie simplifiée 
 

[ C1 (1789) ] : coeur du premier Dauphin décédé le 4 juin 1789 ! [ 1 ] 

[ C2 (1795) ] : coeur que Pelletan a prétendu avoir prélevé lors de l’autopsie du 9 juin 1795 et mis ensuite dans un  tiroir de son secrétaire 

 

[ C? (18??) ] : coeur transféré à une date inconnue du domicile de Pelletan à celui de Tillos et restitué ensuite le 14/04/1814 à Pelletan, selon une attestation présentée le 29/03/1817, « en conformité  » avec un faux du  01/05/1814 ! 

 
02/05/1814-28/01/1815 : le Dr Jean-Philippe Pelletan fait en vain de multiples démarches pour faire agréer par la famille Royale le coeur qu’il prétend avoir prélevé le 9 juin 1795, lors de l’autopsie de l’enfant décédé la veille au Temple.

28/01/1815 : la duchesse d’Angoulême a un entretien avec le Dr Pelletan

 

13/06/1816 : dans une déposition faite auprès du Chancelier Pasquier, le Dr Pelletan confirme les termes de son entretien avec la duchesse d’Angoulême, au sujet du coeur qu’il prétend avoir prélevé le 9/06/1795 

 

[ C3 (1817) ] : coeur du « premier Dauphin » qui aurait été remis à la mairie du XII ème arrondissement de Paris

 

[ C4 (1828) ] : coeur remis à Mgr de Quelen par Mme Pelletan

23/05/1828 : Mgr de Quelen accepte de recevoir le « coeur dit de Louis XVII » des mains  de Mme Pelletan, épouse de Philippe Pelletan, sous la condition explicite de pouvoir le faire accepter par la famille royale, comme le coeur de Louis XVII ! 

 

fin juillet 1830 : au cours de l’émeute, le Dr Pierre Pelletan, premier  fils du Dr Jean-Philippe Pelletan, qui habite près de la Cathédrale de Paris, réussit à sauver le coeur remis en mai 1828 à Mgr de Quelen.

[ C5 (1830) ] : le coeur déposé à l’Archevêché en 1828 est  récupéré par Pierre Pelletan au cours du sac de l’archevêché de Paris en juillet 1830

[ C6 bis (1830 ) ] : coeur découvert par Lescroart sur un tas de sable en août 1830, selon la 2 ème version donnée par Paul Cottin in Nouvelle Revue Rétrospective en 1895.

[ C6 (1831) ] : coeur découvert par Lescroart sur un tas de sable en février 1831, selon la 1ère version donnée par la Revue Rétrospective en 1894


[ C6 bis (1831) ] = [ C6 (1830)] = [ C6 (Lescroart ]  

 

12/02/1854 : Gabriel Pelletan,  fils naturel du Dr Jean-Philippe Pelletan, révèle qu’un des émeutiers, Lescroart, a sauvé en février 1831, ( date remplacée ensuite par « août 1830 » )  le coeur prélevé par son père le 9/06/1795 et déposé ensuite à l’archevêché le 23/05/1828 , alors qu’il se trouvait « miraculeusement » sur un tas de sable, après le « hourvari » ou sac de l’archevêché de février 1831 ( de juillet 1830, selon la 2 ème version de la Nouvelle Revue Rétrospective qui a publié en 1894 une première transcription du document ) .

 

21/01/871-24/08/1883 : le comte de Chambord reçoit le coeur [ C5 (1830) ]  par l’intermédiaire de la famille de Pierre Pelletan, décédé en 1845. 
Cet évènement est attesté par la lettre du père Bole du 17/10/1885 et la lettre du comte de Chambord du 21/01/1871, où ce coeur est évoqué par l’expression  » reliquaire de M Martin  »  
 

 

[ C7(1885) ] : 16/11/1885 : lettre du Père Bole qui confirme la remise d’un coeur  avec justificatifs au comte de Chambord

 

[ C8(1892) ] : proposition de mise en vente à l’Hotel Drouot d’un coeur de Louis XVII ( source Temple Bar et New York Times juin 1896 )

22/06/1895 : remise du [ C6(Lescroart ] entre les mains d’un représentant de don Carlos, qui l’accepte personnellement, le 02/07/1895 à Venise, comme étant le coeur de Louis XVII .


[ C6 (Lescroart ] : 
ou « coeur de Louis XVII »  remis à don Carlos le 2/07/1895 1895, et correspondant à ce fac-similé paru dans la Revue Rétrospective du 01/03/184 

[ C9 (1972 ) ] : proposition de vente d’un coeur « Louis XVII  » en 1972, les informations publiées sur ce fac-similé

[ C10 (1975) ] remise solennelle d’un  » coeur  Louis XVII  »  au Mémorial de France à Saint Denis en avril 1975   ; selon la logique ce coeur serait  le coeur  [ C6 (Lescroart ] 


[ C11 (1999) ] prélèvement effectué le 15/12/1999, en vue des analyses ADN dont les résultats seront publiés en avril 2000 

15/12/1999 :  à l’occasion du prélèvement en la basilique Saint Denis,  l’experte du Louvre, chargée de l’ouverture de l’urne, constate avec surprise que la colle présente à la jonction des deux sphères a moins de 10 ans d’ancienneté ( selon la vidéo réalisée par « Gédéon programmes  » ).

 

[ C11 (1999) ] : c’est le coeur de Louis XVII, selon la  proclamation faite par les médias en avril 2000 ; l’énigme Louis XVII est résolue

[ C11 (1999) ] Déposition solennelle à Saint Denis le 8/06/2004 


Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette thèse encore dominante est un véritable paralogisme, provoqué par une très grave erreur de raisonnement !

Il existe deux hypothèses qui peuvent expliquer pourquoi le profil ADN mt du coeur analysé en l’an 2000 s’est révélé être le même que celui de la Reine Marie-Antoinette :

 

* soit le coeur  » dit de Louis XVII » appartient à une personne qui n’a aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette ; cette hypothèse fondée scientifiquement et avancée dès l’an 2000 par le praticien du CHU de Nantes, M Pascal, a été confirmée dans une sinistre et sordide affaire criminelle, qui a motivé l’intervention du Procureur de la République de Mühlhouse le 27 mars 2009 ( jour anniversaire de la naissance de Louis Charles, duc de Normandie le 27 mars 1785 )  !…

* soit, pour une cause encore inconnue à ce jour, le coeur « dit de Louis XVII » est un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine ; cette hypothèse est fondée sur l’histoire chaotique du château de Frohsdorff au cours du XX ème siècle et sur la grave incertitude que nous prions le Ministère de la Culture, qui a autorisé l’inhumation à saint Denis du 8 juin 2004, de bien vouloir lever au plus tôt.  ( Voir question n° 2 ci-dessus )

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 V CHRONOLOGIE EN COURS DE CONSTRUCTION  

01/02/1777 : mariage de Philippe Jean Pelletan et de Elisabeth Julie DUBUS

6/01/1782 : naissance de Pierre Pelletan au 10 rue St Christophe ( actuellement Parvis Notre Dame )

 

06/01/1787 : décès d’Elisabeth Julie DUBUS, épouse Pelletan

 [ C1 (1789) ] : coeur de Louis-Joseph-François-Xavier, premier Dauphin,
décédé le 4 juin 1789 ! [ 1 ]
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[ *1* ] Question capitale : qu’est devenu ce coeur  » C1(1789) »  ?                                      
A-t-il été profané et détruit par la folie révolutionnaire qui n’aurait conservé  » par miracle (?) que  »
la seule boîte en plomb en forme de cœur, comme le montre          l’étiquette en cuivre arrondie qui la recouvrait et qui est conservée au Musée Crozatier,  au Puy en Velay ; le tout protégé par un reliquaire en vermeil (argent doré) «  ( qui a           disparu ??? ) …                                                                                                               
Ou bien a-t-il été gardé par le citoyen Legoy et est-ce ce coeur  » C1(1789) » qui a   fait l’objet du rapport au Roi du Ministre de l’Intérieur en 1817 [ C3(1817) ] ? Voir 30/08/1817  
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  • 12/06/1789 : transport du coeur du premier Dauphin  » C1(1789) »  au Val de Grâce [ *2*]

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[ *2*]   » Révolutions de Paris, publ. par le sieur [L.M.] Prudhomme »Par Révolutions de Paris Publié 1793

  • «  C’est en décembre 1792 que l’abbaye du Val de Grâce a été profanée par les « héros immortels de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité »  ! « 

 

Et cette information sur la profanation de l’abbaye du Val de Grâce durant le procès de Louis XVI est reprise ensuite par Gorges Duval ! …

 

« Souvenirs de la terreur de 1788 à 1793″, par Georges Duval

Par George Labiche

Publié 1841

      
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10/01/1792 : naissance de Gabriel Pelletan de mère inconnue ….

16/02/1795 ( 28 pluviose an III) : contrat de remariage de Philippe Jean Pelletan avec Denise Françoise VERCUREUR        

  • 09/06/1795 ( 21 prairial an III) : Autopsie de l’enfant décédé la veille au Temple, par les Drs Pelletan, Dumangin, de Lassus et Jeanroy ; prélèvement du coeur [C2(1795)] [ *3 * ]
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 [ * 3 * ] Pelletan prétendra plus tard avoir prélevé le coeur  [ C2 (1795) ] de l’enfant autopsié, l’avoir mis dans un bocal rempli d’esprit de vin sur une rangée de sa bibliothèque et 8 à 10 ans plus tard, après dessication complète, l’avoir mis dans un tiroir de son secrétaire.  Selon Michel Jaboulay, dont nous partageons les conclusions, Pelletan n’a pas prélevé le coeur de l’enfant autopsié ; pour mémoire il n’existe aucun témoignage direct du vivant d’un des témoins de l’autopsie ] 
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10/06/1795 ( 22 prairial an III) Inhumation de l’enfant autopsié dans une fosse commune du cimetière Sainte-Marguerite.

 

22/06/1797 naissance d’Elisabeth Françoise Pelletan, issue du second mariage  de Pelletan

 

23/02/1802 : ( 4 ventose an X ) Pelletan est Chirugien chef de l’Hotel Dieu.

 

1803-1805 : Pelletan met le coeur [ C2(1795) ]  dans un tiroir de son secrétaire

 

20/09/1808 : Napoléon demande à Fouché de faire arrêter Navailles qui rapporte des propos d’un fils Pelletan, selon lesquels Pelletan aurait avoué que ce n’était pas Louis XVII qui était mort au Temple ( voir L’aveu de Pelletan  – à vérifier l’identité précise : est-ce Gabriel ou Pierre ? Comment Napoléon peut-il faire arrêter une personne qui serait en relations avec le fils d’un médecin, qu’il va honorer publiquement de sa confiance en 1810 ??? )

 

??/??/??? : à une date encore inconnue à ce jour, transfert du coeur [ C?(18??)] du domicile de Pelletan à celui de Tillos, par vol de Tillos ou demande de garde de Pelletan à Tillos. [ 3 bis ]  Qu’est-ce qui prouve que ce coeur C?(18??) est le même que C2(1795) ? Rien à ce jour !    

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[ 3 bis ] A compléter
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29/01/1810 : mariage de  Jean-Henry Tillos ( élève du Dr Pelletan) 

 

16/12/1810 : Pelletan est fait chevalier par lettres patentes de Napoléon et chirurgien consultant de l’Empereur ; il est professeur à la Faculté de Médecine, membre de l’Institut et de l’Académie des Sciences. 

 

15/09/1812 : décès de Jean-Henry Tillos

 

14/04/1814 : Accusé de réception, daté de ce jour de Pelletan, suite à la remise du coeur [ C?(18??)]  par la famille de Tillos, son ancien élève, à qui il en aurait confié la garde. 

 

01/05/1814 : Faux témoignage signé de Pelletan sous le titre de  » Sommaire du mémoire ….  » publié en 1894 par la Revue Rétrospective ( Voir autour du témoignage Pelletan-Lafont d’Aussonne …)

 

28/01/1815 : la duchesse d’Angoulême rencontre Pelletan à l’Hotel-Dieu ;  selon le compte rendu que Pelletan en fera le 13/06/1816, la Duchesse d’Angoulême a reconnu que « le vol du coeur [ C?(18??)]  dont il avait été victime de la part de son ancien élève était le signe de son authenticité » . 

 

6/09/1815 : Par décision du Conseil Général des Hospices, Pelletan « cesse d’être en activité de service à l’Hôtel-Dieu. » [ 3 bis ]  suite à de très graves fautes professionnelles, que Dupuytren s’est crû obligé de devoir dénoncer.

[ 3 bis ] Avant 1815 Philippe Jean Pelletan a essayé de faire nommer son fils Gabriel, ancien chirurgien de la Garde Impériale comme chirurgien à l’Hotel Dieu ! Pelletan a concouru à faire nommer Bonaparte comme membre de l’Académie des Sciences … 

 

12/06/1816 : suspension sine die par Louis XVIII des fouilles de Sainte-Marguerite 

 

13/06/1816 : dans sa déposition auprès du chancelier Pasquier, Pelletan fait le compte rendu de son entretien du 28/01/1815 avec la duchesse d’Angoulême, et révèle ce qu’il lui a dit au sujet du coeur [ C2(1795)]  qu’il prétend avoir prélevé et de la section du crâne qu’il a pratiquée, qui permettrait de reconnaître de manière certaine l’identité de l’enfant inhumé dans le cimetière Sainte Marguerite. 

 

29/03/1817 : déposition de plusieurs témoins de l’entourage familial et privé de feu Tillos, selon lesquels, le défunt aurait déclaré qu’à la demande de Pelletan, il était devenu le dépositaire du coeur [ C?(18??)] , depuis une date variant selon les témoins, mais que la plupart ont donné comme étant antérieure à l’année 1810 de son mariage.

 

30/08/1817 : rapport au Roi sur la remise d’un coeur [ C3(1817) ] par Thévenin au maire du XII ème arrondissement, joint à une lettre du GARDE DES SCEAUX PASQUIER AU VICOMTE LAINE, MINISTRE DE L’INTERIEUR EN DATE DU 30/08/1817 [4]
Rien n’oblige à conclure que ce coeur est celui du premier Dauphin
[1] =>
[ C3(1817) ] # [C1(1789)]

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[ 4  ] Ainsi que nous l’avons déjà esquissé, le coeur de la forgerie sur laquelle est construite la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos est dans la gravissime erreur ( ou faux témoignage ??? ) de Maurice Pascal que, ni Laure de la Chapelle, ni Philippe Delorme n’ont relevée et qui se trouve dans ces lignes extraites de   http://louisxvii.chez.com/les_deux_coeurs.htm :

  •  » En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen, embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête …/…  de faire déposer le cœur ( reçu en mai 1828) soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. 
    …/…  
  • Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le cœur du Premier Dauphin ?

Il avait très probablement précédé le cœur Pelletan à l’Archevêché. « 

Les deux experts de la question Louis XVII, que sont Laure de la Chapelle et Philippe Delorme  admettent – mais avec des nuances et des conséquences differentes – la recevabilité de la même source documentaire qui affirme sans preuve documentaire que le coeur du premier Dauphin aurait été remis par le sieur Thevenin au maire du XII ème arrondisement de Paris en 1817 ! [ Pour mémoire la profanation du Val de Grâce a eu lieu en décembre 1792 et non en octobre 1793 et tous les détails du compte rendu de la traçabilité historique de ce coeur sont aussi invraisemblables les uns que les autres quand on songe à la folie et à la furie des profanations des tombeaux royaux à Saint Denis en octobre 1793 ! On croirait presque que Legoy a assisté à l’enlèvement du coeur du premier Dauphin, comme s’il avait été au cinéma … Voir [ 2 ]

Pour Laure de la Chapelle, ce coeur du premier Dauphin sauvé du saccage du Val de Grâce se serait donc retrouvé avec le coeur de son frère cadet à l’Archevêché de Paris !

Pour Philippe Delorme, qui lui aussi ne met  pas en cause la fiabilité de l’attestation de la remise du coeur du premier Dauphin à la mairie du XII arrondissement par le sieur Thevenin, il est douteux que ce coeur ait pu être remis à l’Archevêché de Paris et s’il l’a été, il est probable, selon cet auteur, que ce coeur n’aura pas bénéficié de la même chance « miraculeuse  » que celui de « Louis XVII » et qu’il a très probablement été détruit lors de l’émeute de 1830 ! 

 

Mais tout cela devient encore plus invraisemblable quand on découvre que toute cette tradition sur la présence possible, vraisemblable ou très probable du coeur du premier Dauphin à l’Archévêché de Paris repose sur les témoignages plus ou moins supposés et plus ou moins associés de Maurice Pascal et de Gabiel Pelletan !   

 

Et pour ajouter à notre vertige, comme tout devient simple, quand on réalise que ni le coeur de Louis XVII, ni le coeur du premier Dauphin ne se sont retrouvés ensemble à l’Archevêché de Paris avant comme après 1830 ou 1831, principe du rasoir d’Occam oblige ! 

Extrait du rapport au Roi :

 

 » En brumaire de l’an 2 (octobre 1793), lors de la spoliation des tombeaux de la famille des Bourbons, au Val de Grâce, un sieur Legoy, Secrétaire du Comité de l’Observatoire assistant à cet enlèvement, recueillit un cœur, qui, suivant l’indication gravée sur la double enveloppe de plomb et de vermeil dont il était recouvert, était celui de S.A.R. Mgr le Dauphin, Louis, Joseph, Xavier, François, fils aîné de S.M. Louis XVI, né à Versailles le 22 octobre 1781 et mort à Meudon le 4 juin 1789. » 
Laure de la Chapelle a écrit « Que devint le cœur du Premier Dauphin ?  » après avoir évoqué le rapport au Roi du 30/08/1817, sur la possession d’un coeur par le maire du XII ème arrondissement et qui est identifié comme étant celui du Premier Dauphin ?
 » Il avait très probablement précédé le cœur Pelletan à l’Archevêché. »  

 

Pardonnez-nous, Madame la Présidente du CEHQL17, mais en l’état actuel de nos informations, et contrairement à ce que nous avions pu penser a priori jusqu’à maintenant, sans avoir cherché à acquérir des certitudes, il ne nous est pas possible de vous suivre dans l’adhésion à cette simple probabilité, fondée sur un document, certes authentique et irréfutable mais peu crédible, et sur l’affirmation sans preuve, parue dans « Le littoral de la Somme  » du 16/11/1895, sous la signature de l’un des responsables de la remise du coeur Pelletan à Don Carlos de cette même année !  

  

 » C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du « Littoral de la Somme » du 16 novembre 1895 :

            « Il est inutile de faire remarquer…qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Cœur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;

or, en cela le Cœur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Cœur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Cœur de Louis XVII y rencontra le cœur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné … »


  • Quel crédit peut-on accorder désormais à cette attestation de Legoy sur une prétendue sauvegarde du coeur du Premier Dauphin réalisée le 2 octobre 1793, comme s’il assistait à l’enlèvement » ? Tout cela est invraisemblable !

 

ET on comprend que l’enquête administrative, évoquée par Laure de la Chapelle suite au rapport au Roi de son ministre de l’Intérieur du 30/08/1817 n’ait eu aucune suite et que seule l’étiquette arrondie en forme de coeur qui recouvrait la boîte soit conservée à ce jour au musée Crozatier du Puy en Velay !  

Mais dans quoi était donc conservé ce soi-disant coeur du premier dauphin que nous codifierons par [ C3(1817) ] et que le sieur Thévenin a remis au maire du XII ème arrondissement de Paris, alors que les enveloppes, dans lesquelles il était conservé selon les pièces d’archives de juin 1789, ont disparu, à l’exception de l’étiquette ? 

 » Il vient d’être fait remise au Maire du 12ème arrondissement de Paris, par un sieur Thévenin, qui en était dépositaire, du cœur de S.A.R Mgr le Dauphin, fils aîné de S.M. Louis XVI.  » 
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  • 30/11/1818 :  » notes de Pelletan pour la marquise de Talaru » [ Apocryphe ]

 

04/12/1818 : lettre de Pelletan à la duchesse d’Angoulême [ Apocryphe ]

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)]  ! [ C’est la première apparition publique certaine du coeur dit de Louis XVII, selon la version de Pelletan ! On notera en passant que de la lecture attentive de la décharge de Mgr de Quelen il ressort que le coeur desséché n’était pas attaché au haut de l’urne mais devait reposer sur le fond de l’urne ! Voir Autour des questions d’urnes et d’attaches ] Jusqu’à preuve du contraire rien ne prouve que [ C4(1828)] = [ C2(1795) ] !

  • 26/09/1829 : décès de Philippe Jean Pelletan à Bourg-la-Reine

 

fin juillet 1830 : enlèvement par Pierre Pelletan d’un coeur [ C5(1830)] dans la bibliothèque de l’archevêché  [ 5 ]

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[ 5 ] : qu’est-ce qui interdit de penser que le coeur enlevé par Pierre Pelletan en juillet 1830 dans la bibliothèque de l’archevêché serait le coeur qui a été réceptionné par le comte de Chambord et dont fait état la lettre du Père BOLE ?

Le document selon lequel Pierre Pelletan aurait récupéré le coeur remis à Mgr de Quelen en 1828 nous semble donc rendre compte d’un évènement tout à fait vraisemblable et compatible avec toutes les informations fiables en notre possession.   

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août 1830 :  découverte d’un coeur [ C6 bis (1830) ] sur un tas de sable par Lescroart, après le sac de l’Archevêché de Paris [ 3 quater *] selon la 2 ème version de Paul Cottin ( Revue rétrospective de 1895 )

février 1831 : découverte d’un coeur [ C6 (1831) ] sur un tas de sable par Gabriel Pelletan grâce à Lescroart, après le sac de l’Archevêché de Paris [ 5 bis ] selon la la 1ère version de Paul Cottin ( Revue rétrospective de 1894 )  
———————–
[ 5 bis ] Le récit en sera fait en 1854 par Gabriel Pelletan ! La première date de cette découverte  » février 1831  » sera remplacée par « août 1830″ dans la » Revue Rétrospective » de 1895, au motif que Gabriel Pelletan aurait fait une erreur de mémoire, parce qu’il ne retrouvait plus son dossier constitué de toutes les attestations requises qu’il avait trop bien cachées ! …
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07/1830-24/071832 : Pierre Pelletan se rend à Holyrood, pour présenter à la duchesse d’Angoulême le coeur [ C5(1830)] qu’il a récupéré à l’archevêché 

1832 : décès de la marquise de Talaru

15/07/1836 : annotation de Lafont d’Aussonne sur la lettre signée de Pelletan à la duchesse d’Angoulême du 04/12/1818,  qui certifie que Philippe Pelletan a dit en 1801 à la marquise de Talaru qu’il était en possession du coeur de Louis XVII [ C4 (1828) ] [ Faux témoignage ] Voir autour du témoignage Pelletan-Lafont d’Aussonne 

1836 : Lafont d’Aussonne publie son livre  » Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France » où il écrit : 
« Le docteur Pelletan, qui avait présidé à l’autopsie, possédait et m’a montré le cœur du jeune roi Louis XVII et sa jolie chevelure blonde. M. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris. »  [ 5 ter ]
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[ 5 ter ]  Nous admettrons la seconde partie de cette affirmation de Lafont d’Aussonne, « M. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris » , car elle est compatible avec le fait que Pierre Pelletan possédait un coeur après février 1831 !

Mais la précision que nous apporte Lafont d’Aussonne est pour nous d’une importance considérable ! En effet, ainsi que nous l’ont appris les recherches exemplaires, faites par Laure de la Chapelle dans les archives notariales parisiennes, c’est Pierre Pelletan qui, après le décès de son père, habite près de la Cathédrale de Paris, au 10 de la rue St Christophe, aujourd’hui  » parvis de Notre Dame – place Jean Paul II  » !
En l’état actuel de nos réflexions ce serait donc, selon toute vraisemblance, le coeur récupéré par Pierre Pelletan en juillet 1830  [ C5(1830)] , qui aurait été remis au Comte de Chambord et que nous avons codifié [ C7(1885) ] AVANT la remise à don Carlos du coeur C8(1895) ] !…     
———————–
12/08/1845 : décès de Pierre Pelletan à Bruxelles

novembre 1846 : fouilles du cimetière de Sainte Marguerite et exhumation des restes de l’enfant du Temple autopsié par Pelletan, avec le crâne qui en porte les stigmates 

1850 : décès du marquis de Talaru, sans héritier

19/11/1851 : décès de la duchesse d’Angoulême

1853 : Gabriel Pelletan affirme avoir récupéré le coeur  [ C6bis (1830) ]  = [ C6 (1831) ] = [ C6 (Lescroart) ] qu’il avait donné en garde à sa mère – dont le nom nous est encore inconnu à ce jour …  et le confie au notaire Barre, qui vient de prendre ses fonctions et le met dans son coffre ! 

12 février 1854 : récit de Gabriel Pelletan sur la découverte du coeur  [ C6 (Lescroart)  ] ; ce récit est fait de mémoire à partir d’un document et de preuves que Gabriel Pelletan s’est dit « incapable de retrouver, pour les avoir trop bien cachés  » ! Ce récit est repris ensuite par Maurice Pascal dans le « Littoral de la Somme  » du 16/11/1895   … 

1868 : dans son livre sur Louis XVII ( p 531 ) , de Beauchesne reprend en résumé le récit de Gabriel Pelletan, en faisant référence au sac de l’archevêché de Paris de juillet 1830.

22/02/1868 : décès d’Elisabeth Pelletan, après avoir institué son demi-frère Gabriel, légataire universel de ses biens le 28 janvier 1864, au détriment donc de son demi-frère légitime Pierre ; Elisabeth Pelletan, restée célibataire vécut avec son père et habitait avec lui rue St André des Arts.  

21/01/1871 : lettre du comte de Chambord adressée de Suisse à Frohsdorff où on lit :  » le reliquaire de M Martin n’est pas arrivé «  [ 6.0 ]
——————
[ 6.0 ]
 Voir IV La nouvelle controverse en cours d’où nous extrayons :

 » 7 juillet 2009 à 8:58 Your comment is awaiting moderation.
Ainsi donc le document découvert par Laure de la Chapelle dans les
archives conservées à Lucques et que nous avons eu l’autorisation de
publier sur notre site, est :
* appelé par la Présidente du CEHQL17 ” lettre autographe du Comte de
Chambord, envoyée de Suisse à Frohsdorf le 21 janvier 1871 ” ;
* qualifié par Philippe Delorme de ” brouillon ou note griffonnée à la
hâte par le prince, lui ayant servi à écrire une lettre originale,
beaucoup plus complète et lisible, [ datée du ??/??/???? et envoyée
de ???? ] , qui est conservée aujourd’hui par M. Roch de Coligny dans
les registres de correspondance du comte de Chambord ” en un lieu X …

JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE la soi-disant « lettre originale du comte de Chambord  » sur laquelle- selon les dires de Philippe Delorme – on peut lire de manière irréfutable le mot « reliquat » au lieu de « reliquaire » , comme on peut le voir sur la lettre autographe du comte de Chambord du 21/01/1871, découverte par Laure de La Chapelle et qualifiée par Philippe Delorme de « brouillon ou note rédigée à la hâte par le prince  »  N’EXISTE PAS !
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08/07/09
Claude Bertin a écrit :
« Il serait bon de ne pas oublier que le comte de Chambord était
francais et utilisait la langue de Molière avec plus de respect que certains
voudraient le faire croire. Voici ce qu’Emile Littré (Dictionnaire de la
Langue Francaise. Editions de la Fontaine au Roi. Paris. ISBN 2-907057-02)
nou s donne pour le mot « *Reliquat* »: « (Lat. Reliquatum) s.m. Ce qui reste
dû après un arrêté de compte. // Reste d’une maladie incomplêtement guérie.
// Au pl. Les reliquats d’un repas, ce qui en reste. // Vieux en ce dernier
sens. »
Alors, parlons nous d’un solde à payer, d’une maladie non encore guérie ou
bien des restes d’un repas? NON, il s’agit bien d’un « *Reliquaire* »: « Sorte
de boîte, de coffret, etc. où l’on enchasse des reliques. » (idem).
Enfin, faites un agrandissement de la copie de la lettre: tous les accents
et points sont déplacés vers la droite et on ne peut lire que « Reliquaire »
(le « e » final invisible, mais le point du dernier « i » très nettement
perfilé). Ce dernier détail n’étant que la conséquence d’utiliser un crayon
« gras » plutôt qu’un « HB No 2″!  »

Cette observation illustre une fois encore la pertinence de la devise de notre site  » lire c’est relire  » !
En effet, même si on admettait l’hypothèse que PhD, aveuglé par son
paralogisme, a été obligé d’inventer, le comte de Chambord, au lieu
d’écrire   » dire que le reliquat de M Martin n’est pas arrivé  » aurait
écrit :  » Dire QUE LE REGLEMENT DU RELIQUAT DE M Martin  » n’est pas  arrivé
 »  !
Et ce, quel que soit le sens du règlement qui aurait été dû, soit par
le comte de Chambord à M Martin ou vice-versa, comme PhD en a fait
l’hypothèse !

  • —————-

 

Si on comprend bien l’argumentation de PhD au sujet de la prétendue lettre du Comte de Chambord, découverte par Laure de la Chapelle, et qui ne serait donc qu’ ‘ »une note griffonnée ou un brouillon », le prince aurait eu besoin de faire un brouillon sur lequel il aurait écrit  » je vous embrasse  » ???…  
Mais comment PhD peut-il oser se moquer ainsi de nous ? …

Aux observations pertinentes de Laure de la Chapelle – [ à qui nous tenons à exprimer une fois encore notre reconnaissance la plus vive pour ses recherches, même si nous ne partageons pas toutes ses conclusions, liberté de la recherche oblige … – ] nous ajouterons ceci au sujet de l’écriture du comte de Chambord :

Les mots « reliquaire » et « reliquat » ont leurs 7 premières lettres absolument identiques ! 
Le problème consiste à identifier de manière irréfutable les lettres qui sont à la fin du mot sur sur sa lettre du 21/01/1871 et à arbitrer le débat entre les 2 options suivantes possibles :
* est-ce que le comte de Chambord a écrit un  » t  » comme on pourrait après tout le  lire ?

ou bien 
* est-ce que le comte de Chambord a voulu écrire  « ire » et la copie numérisée ne nous donne que le « i » et une esquisse de  » re  » ?

 

Si on lit attentivement la lettre, que nous avons reproduite ci-dssous, nulle part ailleurs on ne peut voir un  » t  » qui soit écrit de la même manière que la lettre que nous essayons de déchiffrer ! Si un lecteur voit un « t » écrit comme la lettre finale du mot que nous étudions, nous le prions instamment de bien vouloir nous en faire part !…

 

Par contre, comment nier qu’on lit de toute évidence un « i » avec le même point sur le « i » décalé à droite comme sur d’autres  » i  » incontestables, tels le premier « i » du mot en cause ? 


Enfin depuis quand le comte de Chambord s’occupait-il du suivi de la comptabilité d’illustres inconnus ? Le comte de Chambord aurait-il été un boutiquier qui aurait dû veiller à l’évolution de ses « comptes clients » ? 

Est-ce que M Roch de Coligny aurait dans ses registres la facture originale qu »un M Martin aurait adressée au comte de Chambord, à moins bien sûr que ce ne soit le comte de Chambord qui ait facturé M Martin pour une prestation qu’on souhaiterait connaitre,  dure Loi de l’Histoire exige ? …
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06/07/2009 

 

Voici la copie du courrier privé reçu la semaine dernière de Laure de la Chapelle, qui vient de nous autoriser à en publier l’intégralité :

 

 » J’ai déjà eu un échange avec M. Roch de Coligny à ce sujet ( échange de courrier que je n’ai pas en … [ NDLR : lieu de résidence privé actuel  ].

L’histoire de « reliquat »  pour reliquaire est loin d’être nouvelle ! C’est l’interprétation de M. de Coligny, qui n’a pas vu le document. Voilà qui arrange bien M. Delorme.

Je veux bien répondre brièvement. La lettre de Chambord est écrite au crayon, dont le graphite est usé ( voir le M. majuscule de M. Martin). Reliquaire comporte deux i ; nous avons donc deux points traînés dans le mot. Si le terme était reliquat, vous auriez une lettre en trop après le « a ». Par contre, il manque le « e » final » pour « reliquaire » ; mais le crayon marquait mal : voir le M majuscule.

Quant au sens, j’ai expliqué que le comte de Chambord ne voulait à aucun prix parler de L. XVII; il ne croyait pas au coeur Pelletan, il en parle donc avec un certain dédain. M. Martin est un terme générique : le coeur de n’importe qui. (voir mes articles à ce sujet )

J’ai déjà expliqué également que le comte de Chambord n’employait pas le terme  M. (Monsieur) habituellement .Il donnait leur titre aux aristocrates : voir « le prince de Rohan » et appelait les autres soit par leur prénom, soit par leur nom de famille : Moricet, Frémond etc…

De toute manière,  nous savons que le coeur se trouvait encore en 1872 chez Eugène Pelletan; lequel l’a montré au  jeune docteur Labonne, à qui le comte de Bardi a certifié au cours d’un voyage en Islande en 1885 que les princes de Parme en avaient hérité à la mort de Chambord, Donc,le fait est là : en 1871, le comte de Chambord n’avait pas reçu de coeur. La cause en étant sans doute le décès en avril 1871, de la veuve de Pierre Pelletan, chez qui se trouvait le coeur trouvé par son mari.

La discussion sur ce texte du comte de Chambord perd donc de son intérêt, puisque nous sommes maintenant au courant de la suite de l’histoire.

Vous pouvez publier la lettre de Chambord si vous voulez, en n’oubliant pas qu’il s’agit d’un texte écrit au crayon (le document est très pâle, la photocopie l’ayant foncé abusivement)

../…

Cordialement      Laure de La Chapelle

 

La lettre de Chambord n’est pas « conservée par Roch de Coligny » . Elle se trouve aux archives de Lucques, et c’est moi qui en ai demandé la photocopie au conservateur en 2003.Je l’ai donc observée  » de visu »  . Il s’agit d’une lettre de très petit format, d’un style négligé, écrite avec un crayon usé. MM. Coligny et Delorme, ne l’ayant pas vue, ne peuvent en juger.

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Voici la copie de la lettre numérisée du Comte de Chambord du 21 janvier 1871, que nous publions avec l’autorisation de Laure de la Chapelle :

 

 

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> 1871 –  1873 < : remise du coeur [ C4 (1828) ] [ C5 (1830) ] [ C7 (1885 )]  au comte de Chambord par Jules Kinkelin, fils adoptif de Pierre Pelletan

1872-1873 ( ??? date à vérifier: le comte de Chambord ordonne une enquête à Barrande son homme d’affaires sur le dossier du coeur de Louis XVII 

1873 : décès de Jules Kinkelin Pelletan

07/1875 : Gabriel Pelletan nomme Me Barre exécuteur testamentaire 

1876 : au terme de diverses dispositions testamentaires, ( dont Laure de la Chapelle nous donne le détail ) Me Barre, pourvu de fonds importants,  entame des recherches historiques sur le [ Coeur Lescroart ] , qui est dans son coffre depuis 1853 … et entre en contact avec Barrande …  

15/06/1877 : publication des « notes de Pelletan pour la marquise de Talaru » dans la  Gazette hebdomadaire de médecine … (1877) !  

11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan propriétaire du coeur  [ C6 (Lescroart ]

1881 : décès de Prosper Deschamps propriétaire du coeur  [ C6 (Lescroart ) ]

11/06/1883 : lettre d’accusé de réception de Barrande, administrateur des biens du  comte de Chambord, en réponse à la lettre de Me Barre du 05/06/1883 

24/08/1883 : décès du comte de Chambord 

05/10/1883 : décès à Frohsdorff de Barrande  

1884 : publication par Le Normant des Varannes de son livre sur le résultat des fouilles de 1846 

17/10/1885 : lettre du Père Bole ( découverte au XX ème siècle ) qui révèle qu’un coeur dit de « Louis XVII » [ C7(1885) ] = [ C5 (1830) ] avec justificatifs a été reçu par le Comte de Chambord [*5 quater *]
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 [ 5 quater  ] Quel est donc ce coeur [ C7(1885)]  décrit par la lettre du Père Bole  au Père de Boyslève découverte par Laure de la Chapelle ( Archives de la Compagnie de Jésus à Vanves )

  • Troisième page de la lettre autographe envoyée de Froshdorf le 17 octobre 1885

… « Je connais parfaitement tout ce que vous me dites de Louis XVII ; vous croyez à son évasion, moi non, sans entrer dans le fond de la question qui du reste a été traitée parfaitement et jugée plusieurs fois en pleine connaissance de cause, comme on peut le voir dans les considérants du jugement condamnant Naundorf et les plaignants.

Trois choses me donnent une certitude morale de la mort de Louis XVII au Temple.

* C’est d’abord la persuasion qu’en ont eu tous les membres de la famille royale. Ni Charles X, ni le duc ni la duchesse d’Angoulême ni H V (Henri V) ni sa sœur n’ont jamais élevé le moindre doute là-dessus et tous les Princes et Princesses sont morts sans l’ombre de remords, que dis-je ? sans même y penser. De plus, ces jours derniers, j’entendais Madame (la Comtesse de Chambord) répéter pour la centième fois que la duchesse d’Angoulême avait toujours affirmé de la manière la plus formelle et la plus énergique la mort de son frère au Temple, qu’elle n’en était, hélas ! que trop certaine !

            * Ensuite les procès-verbaux des 4 médecins désignés pour faire l’autopsie du cadavre et dont deux ont déclaré avoir parfaitement reconnu l’identité du jeune  Prince.
*  Enfin l’enlèvement du cœur
(souligné dans le texte) de ce royal enfant par le Dr Pelletan chargé par ses collègues de faire l’autopsie, pieux larcin fait au péril de sa vie.

Se serait-il exposé à un si grand danger s’il n’avait pas été absolument certain que le cœur était bien celui du Prince qu’il avait connu et soigné ?

Ce cœur, Monseigneur (le comte de Chambord) l’a reçu après avoir fait examiner toutes les pièces et documents qui en constatent l’authenticité. »

Premières réflexions nées :
Le père Bole emploie des expressions et un vocabulaire qui renvoient de toute évidence à toute la tradition, née du témoignage de Pelletan et associée au parcours du ( ou des ) coeurs C2(1795), C?(18??),  C4(1828)

Il y a donc une CONTRADICTION RADICALE ET ABSOLUE avec la réception,  par don Carlos le 2 juillet 1895, du coeur [ C8(1895) ] qui selon les organisateurs de cette opération serait le même coeur dont nous avons identifié le parcours par les repères ou codes  C2(1795), C?(18??),  C4(1828) ! 

Cette CONTRADICTION RADICALE ET ABSOLUE NE PEUT ËTRE RESOLUE EN L’ETAT ACTUEL DE NOS INFORMATIONS QUE PAR UNE SEULE CONCLUSION :

[ C7(1885) ] = [C5(1830)] = [C4(1828)]
[C8(1895)] = [C(Lescroart] = forgerie

Quelle peut être la nature de cette manipulation ?

5.q.1 / La découverte « miraculeuse  » d’un coeur Pelletan sur un tas de sable par Lescroart est une affabulation de Gabriel Pelletan !
Et comme on comprend facilement que cette affabulation ait pu donner lieu à une erreur qui aurait été corrigée ensuite !
En effet d’après la Revue Rétrospective de 1894 c’est en février 1831 que Lescroart aurait fait cette découverte « miraculeuse » , d’après le récit de Gabriel Pelletan qui n’a été connu qu’en 1854 !  Et ce n’est que dans une édition ultérieure que cette Revue a jugé nécessaire de corriger la date de cette découverte qui aurait été faite en août 1830 après les journées révolutionnaires de juillet 1830 ! Tout s’expliquerait  ! 

5.q.2 / C’est en toute bonne foi, par contre, que Pierre Pelletan, pour toutes les raisons que nous donne Laure de la Chapelle, a cherché à remettre à la duchesse d’Angoulême le coeur que son père a prétendu avoir prélevé sur le corps de Louis XVII !

5.q.3 / Mais à la difference de ce que développe Laure de la Chapelle dans sa dernière étude, dans les
Cahiers Louis XVII de juin 2009, nous pensons que c’est Pierre Pelletan et non son demi-frère Gabriel Pelletan ( se présentant comme le neveu de son père …) qui a fait une démarche avant 1832, pour faire accepter le coeur par la duchesse d’Angoulême, réfugiée à Holyrood en Ecosse et qui le refusera !

[ * 5.q.4 * ] Toute la forgerie inventée en 1894-1894 par X,Y, Z peut se résumer semble-t-il au scénario suivant, qui a même trompé Laure de la Chapelle !

a / on a inventé la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archevéché de Paris ;

b / c’est cette présence virtuelle qui associée au contexte politique de l’époque, et par suite d’un malheureux concours de circonstances, aurait provoqué le report de toute cérémonie  officielle de reconnaissance de ce coeur et de celui de  » Louis XVII »,  qui selon la pensée prêtée mensongèrement à la famille royale par Maurice Pascal  aurait dû être nécessairement conjointe  … ; et survint la révolution de juillet 1830 qui l’aurait la rendue définitivement impossible …

c / avec la révolution de juillet 1830,  on a donc pu inventer que le coeur du premier  Dauphin avait définitivement disparu,  alors que celui de « Louis XVII » avait pu  être sauvé « miraculeusement  » par un émeutier … qui s’était souvenu qu’il avait été bien soigné par le Dr Pelletan, à qui il aurait voulu témoigner sa reconnaissance, en lui rapportant un coeur découvert, après une marée basse d’équinoxe de la Seine …

Enfin, il n’est pas sans intérêt de faire au passage une critique sévère du témoignage du Père Bole en faveur de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ! 
Le Père Bole – trahissant ainsi une fois encore, et sans en avoir conscience …(???)  la mission dévolue aux Jésuites de propager la dévotion au Sacré Coeur de Jésus ….-  présente un ensemble de 3 arguments qui devraient suffire à clore le débat !
Or il se trouve que chaque argument pris séparément ne réssite pas à un examen sérieux ! Depeuis 2 siècles la critique historique a établi pour tout esprit libre et de bonne foi ne cherchant que la vérité que :
* la famille royale a douté de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ;
* il est faux d’affirmer que deux des quatre médecins ayant pratiqué l’autopsie ont reconnu Louis XVII ;
* quant au prélèvement du coeur de  » Louis XVII  » par Pelletan au risque de sa vie, c’est au risque de mourir de rire qu’on est aujourd’hui obligé de lire cette affirmation …

Mais par un effet habituel en matière de critique historique, la prise de position du Père Bole en faveur de Pelletan donne une force incontournable à son témoignage au sujet de l’authenticité de l’évènement qui nous interesse ici :
Le comte de Chambord a réceptionné un coeur Pelletan avant le 24 aout 1883 !
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21/06/1886 : lettre de fin de non – recevoir à Me Barre de Huet du Pavillon ( successeur de Barrande, comme exécuteur testamentaire du comte de Chambord )

22/04/1887 : remise du coeur [ C6 (Lescroart) ] par Me Barre à Mme Deschamps, héritière de son mari décédé ;  PhD précise dans son livre que la chemise d’archives est VIDE et porte la mention  »  décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n°7 «  !

Mais il y a un sérieux problème : selon Philippe Delorme, la décharge délivrée à cette occasion contient un descriptif du reliquaire, dont Paul Cottin donne la transcription seule – sans aucune indication de nom, dans la Revue Rétrospective du 01/03/1894 et qui est exactement la même que celle du descriptif inclus dans la décharge de M Dumont à Urbain de Maillé, le 22/06/1895, dont la Nouvelle Revue Rétrospective semble donner l’intégralité ! …  Or l’original de l’acte notarié du 22/06/1895 est INTROUVABLE ! Est-ce parce que le comte Urbain de Maillé avait seul le pouvoir d’en autoriser la consultation ? …

07/07/1887 : décès de Mme Vve Deschamps, héritère de son mari  

1890 : décès du Père Bole  [ 6 ] 
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[ 6 ] est-ce que par hasard ce décès du Père Bole en 1890 expliquerait cette réflexion du Dr de la Martelière ( Questions en instance de réponses )
« 
Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? » ?

 

 Lettre du 27 mars 1894 du Dr Martellière à Monsieur Edouard Dumont, Paris

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1891 : Publication du Témoignage du Dr Alexis Antoine Emmanuel DUREAU (1831-1904) in Gazette Médicale de Paris , 62ème année, 7ème série. Cote 90182.)  découvert par Laure de la Chapelle [ 7 ] :

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 [7 ]
« M. le professeur Tillaux, sympathique à tous, a inauguré son cours de clinique chirurgicale par une leçon très bien faite dans laquelle il a jeté un coup d’œil sur l’histoire de cette clinique. Un détail de cette leçon nous a intéressé tout particulièrement : il s’agit du cœur de Louis XVII. L’on sait que Philippe Jean Pelletan, le grand chirurgien, émule et successeur de Desault, avait été chargé de faire l’autopsie du pauvre enfant mort au Temple et qu’il avait conservé le cœur du dauphin.

  • Pendant la restauration, Pelletan fit toutes les démarches nécessaires pour rendre à la famille royale le cœur conservé, mais d’une part, il n’était pas bien en cour, de l’autre il fallait démontrer l’authenticité de l’organe et Pelletan mourut en 1829, laissant à son fils, professeur comme lui, le soin de continuer les démarches.
  1. le professeur Tillaux demande, avec notre confrère Corlieu, ce que le cœur de Louis XVII est devenu, je puis le leur dire

            En juillet 1830, il se trouvait sur le bureau de l’archevêque de Paris, de Quelen, et, l’archevêché ayant été pillé, la nouvelle en parvint à Pierre Pelletan, qui, pendant la bataille même, se rendit à l’archevêché occupé par la Garde Nationale.

Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte .

Pelletan, pour obéir à la volonté de son père, une fois les événements politiques accomplis, se mit en devoir de reconstituer le dossier perdu, et au bout d’un certain temps, il entama avec le comte de Chambord,[ 7.a ]  des négociations analogues à celles commencées avec Louis XVIII et Charles X, mais il mourut en 1845 .

Son frère Gabriel, Pelletan, que nous avons tous connu, est mort en 1879, laissant à ses héritiers, avec une belle fortune, le soin de poursuivre les négociations entamées, soin qui était une sorte de condition du legs.

J’ai eu l’occasion,  à cette époque, de voir le notaire chargé de régler cette succession (M° Barre) ; devenu notaire honoraire depuis peu, il s’était chargé, comme l’un des exécuteurs testamentaires, de continuer la restitution du dossier réclamé par la famille du comte de Chambord et il a copié, à l’Académie, les divers documents du temps que je lui ai mis sous les yeux ; il paraissait satisfait de ses recherches, mais la mort du comte de Chambord est survenue sur ces entrefaites. Le cœur de l’infortuné Louis XVII est peut-être encore relégué dans quelque vieux carton d’étude de notaire. »

[ 7.a ] Nous avons ici un véritable cas d’école et s’il nous est permis de faire cet humour un peu facile, quel exemple de substitution d’un frère à un autre !

Mais avant d’entrer dans le détail de notre argumentation, nous tenons à préciser que nous ne pouvons le faire qu’à la lumière de l’étude et des recherches de Laure de la Chapelle, sans lesquelles cela aurait mission impossible !

Enfin, avant de corriger le texte du Dr Dureau, il est essentiel d’avoir à l’esprit la succession légitimiste qui est rappelée en bas de cette page :
Charles X ( 1824 – 1836 ) –
Louis XIX ( 1836 – 1844 ) –
Henri V ou Comte de Chambord (  1844 – 1883 ) !

Si le Dr Dureau avait su ce que nous savons aujourd’hui, n’aurait-il pas écrit ceci ?

 »  Pierre Pelletan, par piété filiale et royaliste se fit un devoir de remettre le coeur à la duchesse d’Angoulême et lui rendit visite entre 1830 et 1832 à Holyrood.
Suite à la fin de non recevoir qui lui a été opposée, Pierre Pelletan abandonna toute démarche jusqu’à sa mort en 1845.

 

Suite à un concours de circonstances qui pour l’instant nous est encore inconnu avec la précision et la certitude requises, son demi-frère Gabriel Pelletan,  a été en mesure de reconstituer le dossier perdu, constitué par son père et que Pierre Pelletan n’avait pas eu le temps de récupérer en juillet 1830, au cours de l’émeute. 

En 1853/1854 Gabriel Pelletan inventa le [ coeur Lescroart ] Gabriel Pelletan, que nous avons tous connu, est mort en 1879, laissant à ses héritiers, avec une belle fortune, le soin de poursuivre les négociations entamées.

J’ai eu l’occasion,  à cette époque, de voir le notaire chargé de régler cette succession (M° Barre) qui entama avec le comte de Chambord des négociations analogues à celles commencées par Philippe Pelletan avec Louis XVIII et Charles X. Devenu notaire honoraire depuis 1877, Me Barre s »était chargé, comme l’un des exécuteurs testamentaires de Gabriel Pelletan, de continuer la restitution du dossier réclamé par la famille du comte de Chambord et il a copié, à l’Académie, les divers documents du temps que je lui ai mis sous les yeux ; il paraissait satisfait de ses recherches, mais la mort du comte de Chambord est survenue sur ces entrefaites. Le cœur de l’infortuné Louis XVII est en ce moment ( 1891 ) entre les mains de M Dumont, lointain héritier de Gabriel Pelletan. » ???

Le Dr Dureau a écrit :

 » Pelletan mourut en 1829, laissant à son fils, professeur comme lui, le soin de continuer les démarches. « 

Or nous lisons dans le  » Dictionnaire biographique 1794-1939  » des « professeurs de la Faculté de Médecine de Paris » ( Editions CNRS 1991 ) que SEULS Philippe-Jean PELLETAN et Pierre PELLETAN y sont mentionnés,  avec la mention capitale suivante pour  »
 » Pierre Pelletan :
…/…

1823 : professeur de physique médicale. »

 

Gabriel Pelletan est ABSENT de ce dictionnaire biographique des professeurs de la Faculté de Médecine de Paris !

Sur la foi de toute la documentation rassemblée par Laure de la Chapelle et par notre correspondante parisienne du CRIL17  ( Gazette médicale 1891 et Dictionnaire biographique des Professeurs de la Faculté de Médecine de Paris 1991 )   nous pouvons donc affirmer que c’est bien Pierre PELLETAN qui, au cours du sac de l’archevêché de Paris de juillet 1830, a récupéré la boîte intacte dans laquelle se trouvait le coeur que son père a prétendu avoir prélevé le 9 juin 1795 ! …

 

 

Autres indices qui étayent notre hypothèse – en l’absence de toute preuve documentaire certaine … – selon laquelle c’est Pierre Pelletan qui a rendu visite à la duchesse d’Angoulême à Holyrood :

Pierre Pelletan a été professeur à la Faculté de Médecine de Paris de 1823 à 1830 et après sa destitution politique provoquée par la révolution de juillet 1830, est à nouveau institué professeur de physique médicale le 19 mars 1831 ( Dictionnaire biographique op. cit. ).

En outre Laure de la Chapelle nous apprend que Pierre Pelletan avait pour beau-père :
« 
Antoine Barthès, seigneur de Marmorières, était en 1784 premier maréchal des logis des Gardes Suisses, Gouverneur honoraire des pages de Madame et surtout secrétaire particulier de Monseigneur, Comte d’Artois . »

ET comme on comprend que ce soit Pirre Pelletan – et non son demi-frère Gabriel Pelletan – qui soit allé en vain proposer le  coeur « Louis XVII  » à la duchesse d’Angoulême, à Holyrood  entre 1830 et 1832 !

Pierre Pelletan n’a donc eu aucune difficulté pour être introduit auprès de la duchesse d’Angoulême, et nous prions la Présidente du CEHQL17 de bien vouloir nous pardonner de faire une hypothèse totalement contraire à la sienne sur l’identité du fils Pelletan à qui la duchesse d’Angoulême a accordé une audience.

N’est-il pas permis de penser que le colonel Mac Donell a mal compris ou mal traduit la présentation que Pierre Pelletan a pu faire de lui-même en l’interprétant par le vocable de  » neveu  » de Philippe Pelletan ?

Enfin, n’avons nous-pas une datation précieuse qui nous est donnée par Laure de la Chapelle elle-même, avec cette information ?

 » Après la mort de Sophie de Barthès, le 24 avril 1832, Pierre Pelletan épousa en secondes noces Lucile SANTOIR de VARENNE, fille d’un peintre paysagiste, Charles de Varenne. »

N’est-on pas en droit de dater la visite de Pierre Pelletan à Holyrood entre juillet 1830 et le 24 avril 1832 ?


Et ensuite ce qu’on peut savoir de la biographie de Pierre Pelletan permet de comprendre qu’après cet échec, il n’ait pas renouvelé sa démarche auprès de la famille pour faire agréer le coeur qu’il avait récupéré à l’archevêché de Paris en juillet 1830 !

Ce n’est donc, semble-t-il, qu’après sa mort en 1845, que d’autres vont chercher à donner un lendemain à ce coeur et à un autre …
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1892 ( ??? ) : mise en vente d’un coeur « Louis XVII » [ C8 (1892) ]  à l’Hotel Drouot ( source « New York Times » et « Temple Bar » 1896 )
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Selon une source naundorffiste [ La Plume ] le représentant  de don Carlos en France, le prince de Valori ( qui a été destitué de ses fonctions en 1892 et remplacé en 1895 par le comte Urbain de Maillé en 1895 ) a témoigné que le duc de Madrid avait douté de l’authenticité du coeur qu’il recevra ensuite au grand étonnement de certains familiers de la famille royale à Frohsdorff du vivant du comte de Chambord !
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1894 : nouvelles fouilles au cimetière sainte Marguerite

01/03/1894 : «  fac – similé du vase contenant le coeur de Louis XVII et les débris de l’ancien vase, brisé en 1831. Le tout appartient à M Edouard Dumont. «  in la Revue Rétrospective, qui publie un longue étude sur la question du coeur de Louis XVII.

22/06/1895: remise solennelle à Paris du coeur  [ C6 (Lescroart) ] par Dumont à l’envoyé de don Carlos, le comte Urbain de Maillé  

02/07/1895 : remise solennelle du coeur  [ C6 (Lescroart) ] à don Carlos à Venise  

2ème semestre 1895 : compte rendu de la remise du coeur [ C6 (Lescroart)  ] in  la « Nouvelle Revue Rétrospective » , sous la signature de Paul Cottin, ‘ »épilogue du coeur Louis XVII  »  avec un ERRATUM qui remplace  » brisé en 1831 par brisé en 1830″ ( suite à une erreur de copie, est-il écrit … ) 

16/11/1895  Le rédacteur du « Littoral de la Somme  » ( probablement Maurice Pascal ?? ?) écrit :

« Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de son frère aîné » [ Il n’existe aucune preuve justificative  de cet évènement sorti de l’imagination de Maurice Pascal [8]  et/ou de Gabriel Pelletan ] [ voir supra ] 
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[ 8 ] Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

  • C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du « Littoral de la Somme » du 16 novembre 1895:

« Il est inutile de faire remarquer…qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Cœur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;

or, en cela le Cœur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Cœur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Cœur de Louis XVII y rencontra le cœur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné … »

Toute la forgerie de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos du 02/07/1895 repose sur cette affirmation publique sans aucune preuve documentaire justificative du 16/11/1895 ! [ Où est le document qui atteste que le coeur du premier Dauphin a été transféré de la mairie du XII ème arrondissement dans la bibliothèque de l’archevêché de Paris, entre le 30/08/1818 et le 28 juillet 1830 ?… ] .
La douane française ou italienne aurait-elle oublié de rendre ce si précieux document à Maurice Pascal, lorsque celui-ci a dû passer la frontière franco-italienne à Modane, avec le coeur de « Louis XVII » dans sa cravatte, en juin 1895 ?
Maurice Pascal n’était pas n’importe qui ! Il était le neveu de Mgr de la Fare, un des personnages, dont le témoignage constitue une des clefs de l’énigme Louis XVII, selon qu’on lui accorde ou non une quelconque crédibilité ! …

Or très curieusement Laure de la Chapelle croit sur parole Maurice Pascal pour le motif suivant :

  • M. de Reiset, dans un article du Gaulois de 1906, nous en apprend  en effet davantage sur la personne de Pascal :

« …/… Mais en outre, le petit neveu de Mgr de La Fare, M. Maurice Pascal, qui est en possession de tous les papiers de son grand-oncle, m’a affirmé de la façon la plus formelle que le cardinal n’avait jamais rien dit ni écrit qui pût faire supposer qu’à aucune époque il eût reçu de la duchesse d’Angoulême pareille confidence, ni qu’il eût ajouté foi à l’authenticité d’aucun des nombreux faux dauphins. »

Petit neveu et héritier du confesseur de la duchesse d’Angoulême, Maurice Pascal était certainement très bien placé pour savoir comment la belle-fille de Charles X avait décidé, de concert avec le roi, de disposer du cœur du premier Dauphin.

alors qu’elle rappelle juste après :

« Et tant pis si le petit neveu ignorait les confidences faites par son grand oncle, sous la Restauration, au général d’ Andigné, qui les révéla dans ses Mémoires (publiés, très tard, il est vrai, en 1901 chez Plon) :

  • « Sous la Restauration, j’en parlai au cardinal de La Fare, archevêque de Sens ; il me répondit que madame la Dauphine était persuadée que son malheureux frère n’était pas mort au Temple, et qu’ainsi nous ne pourrions que renouveler ses douleurs sans la convaincre. » « 
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    JJ/MM/AAAA : dépôt à Frohsdorff  du coeur [ C6 (Lescroart ] à une date inconnue par une personne inconnue du nom de « Chevalier de Héber  » , selon l’unique témoignage de Maurice Pascal accepté et rapporté par Philippe Delorme qui a écrit :
  •  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution « 

Il est même écrit ( selon toute vraisemblance par Maurice Pascal ) que le coeur de Louis XVII [  » après avoir « rencontré le coeur de son frère aîné »  à l’archevêché de Paris ] s’est retrouvé, en plus des insignes reliques de « sa mére  » évoquées ci-dessus,  » « en compagnie d’épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris »

Cette information discrédite à elle seule tout le témoignage de Maurice Pascal et toute l’argumentation fondée sur son intervention à l’origine de toute cette affaire de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 !  

1895 : erreur de transcription de l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 ( par le Dr Cabanès ?) :

  • « A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour [ faux ; c’est Gabriel Pelletan ] à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 
Le littoral de la Somme a écrit :  

 

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Pelletan à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ». 
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30/03/1898 : article de l’ICC signé par maurice Pascal [ 9 ]

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[ 9 ] Et aussitôt surgissent de nouvelles interrogations !

[ 9.1 ]
Selon Maurice Pascal et cet article de l’ICC du 30/03/1898, le [ coeur Lescroart ] « a été déposé entre le 2/07/1895 et le 30/03/1898, dans la chapelle de Frohsdorff « ! mais où est passé le chevalier de Héber ?

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61475f.image.r=Louis+XVII.f240.langFR

[ 9.2 ]La forgerie de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 aurait-elle eu pour raison d’être l’une ou l’autre des motivations suivantes, suite à un  concours malheureux ou non de circonstances ?

Aurait-elle été organisée par des royalistes qui,  pour des motifs de notoriété publique, refusaient de se rallier aux Orléans, après la mort du comte de Chambord ?

Ces royalistes auraient-ils eté abusés par un dossier de pièces justificatives erronées établies de bonne foi ?

Ou bien ces royalistes, à qui il était tout aussi impossible de se rallier aux Orléans qu’aux faux-dauphins connus au XIX ème siècle, auraient-ils fait preuve d’un grave défaut de discernement en se laissant manipuler par des pièces falsifiées par d’habiles faussaires, qui, en connaissance de cause ou non, voulaient faire échec à la théorie de la survivance de Louis XVII ?   

Et y aurait-il une hypothèse plus grave encore  à examiner, suite à la découverte d’un article de l’ICC où Maurice Pascal nous révèle son témoignage sur sa visite à Rome faite auprès du Cardinal Rampolla, dans cet article de l’ICC du  30/03/1898 ? …  
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61475f.image.r=Louis+XVII.f240.langFR

 » … je puis affirmer qu’en 1896, me trouvant à Rome, dans son cabinet, le Cardinal Rampolla m’affirma après des recherches ordonnées par lui dans les archives publiques et secrétes du Vatican que …/… « 

Remarquons tout d’abord que tout chercheur, même  amateur, sait qu’il n’existe pas d’archives publiques ET secrétes du Vatican ! TOUTES LES ARCHIVES DU VATICAN SONT APPELEES « ARCHIVES SECRETES » …   http://www.vatican.va/phome_fr.htm

Et quel français dans cette lettre solennelle adressée à la rédaction de l’ICC, où on lit   la répétition du verbe  » affirmer » dans la même phrase !  Sans être psychologue diplômé, ne pourrait-on pas y voir une illustration du proverbe populaire «  qui veut trop prouver ne prouve rien  » … et peut même apporter la preuve contraire comme ici ? 

Comment des royalistes de bonne foi ont-ils pu se laisser abuser par Maurice Pascal ? C’est aussi consternant qu’invraisemblable ! Ou alors fallait-il que leur désarroi à l’idée de devoir se rallier aux Orléans, après la mort du comte de Chambord, ait été tel qu’ils aient perdu tout esprit de discernement ?

Quel curieux retournement de l’histoire, vis-à-vis de ceux qui n’ont pas eu assez de mépris pour se moquer et tourner en dérision les royalistes qui, traumatisés par la catastrophe de la Révolution, se sont tournés vers Naundorff ou d’autres faux dauphins au cours du XIX ème siècle !

Enfin quelle étrange coïncidence sous la plume de Maurice Pascal qui a écrit  qu’il a été   » à Rome dans le cabinet du Cardinal Rampolla «  ?
Le  nom de ce Cardinal n’a-t-il pas été au coeur d’une des plus terribles controverses sur le fonctionnement de la Curie Romaine à la fin du XIX ème siècle ? …

Cet article de l’ICC du 30/03/1898,  nous ouvrirait-il la porte d’une incroyable piste de recherches qui nous permettrait peut-être de comprendre TOUTE l’histoire de ces « coeurs Pelletan » du 9 juin 1795 à aujourd’hui ?…

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[ C9 (1972 ) ] proposition de vente d’un coeur ( Musée Carnavalet ) 
D »où sort ce coeur [ C9 (1972 ) ] qui a été proposé à la vente vers 1972 et qu’on peut voir sur la reproduction ci-dessous ? Serait-ce le même coeur que [ C10(1975) ] et [ C11(1999) ] ? Sinon, qu’est-il devenu et où est-il aujourd’hui ?

[ C10 (1975) ] remise solennelle d’un  » coeur  Louis XVII  »  au Mémorial de France à Saint Denis en avril 1975   ; selon la logique ce coeur serait  le coeur  [ C6 (Lescroart ] 


[ C11 (1999) ] prélèvement effectué le 15/12/1999, en vue des analyses ADN dont les résultats seront publiés en avril 2000 

15/12/1999 :  à l’occasion du prélèvement en la basilique Saint Denis,  l’experte du Louvre, chargée de l’ouverture de l’urne, constate avec surprise que la colle présente à la jonction des deux sphères a moins de 10 ans d’ancienneté ( selon la vidéo réalisée par « Gédéon programmes  » ).

Que signifie l’échange spontané de réflexions qui a eu lieu le 15/12/1999 entre l’experte du Louvre et Philippe Delorme, au moment du prélèvement de l’échantillon du coeur qui allait être analysé et que nous avons présenté sur notre forum MSN Louis XVII comme suit, à partir de l’enregistrement vidéo réalisé par  » Gédéon Programmes » en complément à ce que  Philippe Delorme a écrit dans son livre  » Louis XVII, La vérité » p 90 ?

 » … Mme Béatrice Beillard, restauratrice des Musées nationaux,  se voit confier la tâche délicate le disjoindre les deux hémisphères du vase de cristal, qui ont été hermétiquement scellés – sans doute vers  1975 , époque  du retour du reliquaire en France. Aprés bien des tentatives, Mme Beillard parvient à dissoudre – à grand renfort d`acétone – l`épaisse couche de colle. …/… » 

Réponse
Conseiller  Message 258 sur 345 dans la discussion
De : ouestpassélouis17 Envoyé : 05/12/2006 16:20

 

Je viens de retrouver et de visionner la cassette vidéo de l’enregistrement que j’avais fait de l’émission de TV sur France 5 du vendredi 14/6/2002 à 10h40 « les chasseurs de gênes, Louis XVII le cœur de pierre » et qui dure environ 25 mn., émission TV dont la coproduction est « Gédéon programme » de 2000 et qui diffuse aussi la conférence de presse du 19/4/2000.

Vers la 5ème à 6ème mn et en regardant au ralenti comme le ferait un policier dans une enquête on voit la spécialiste du Musée du Louvre ouvrir l’urne  et qui dit en passant un pinceau imbibé de solvant sur la  colle fermant les 2 parties de l’urne en son milieu :

« Ce type de collage ne me parait pas très ancien. C’est une colle qui a dix ans tout au plus »

Et on entend une personne derrière elle dire :

« Elle a au moins 15 ans, on n’y a pas touché depuis »

 

Alors chers amis que voit on ?

1-Au sommet du cœur il n’y a aucune trace de trou de cylindre.

2-aucune échancrure en haut du coeur

3-A 1cm environ du haut du cœur, le fil de métal traverse le cœur de sa partie droite vers sa partie gauche, puis les  2 parties du fil sortant du cœur se rejoignent en torsade pour ne plus former qu’un seul fil qui s’élève vers le haut de la coupole supérieure de l’urne.

Nous avons ainsi la preuve que ce cœur n’est pas le cœur prélevé par Pelletan. Nous ne pouvons contester l’analyse ADN , mais nous avons affaire à un autre cœur qui n’est pas celui qui a fait l’objet de l’acte notarié de Mtre Tollu du 22/6/1895 et par le fait même n’est pas celui de l’enfant mort au Temple le 8/6/1795.

Donc Mr Delorme n’a pas prouvé la traçabilité historique de ce cœur comme il le dit.

Notre forum a ainsi sa raison d’être et d’exister.

La vérité est en train d’éclater au grand jour et c’est la seule recherche de la vérité qui doit tous nous animer et être notre but comme cela doit l’être de tout historien.

OEPL17

Et c’est ici qu’il est particulièrement opportun de revenir à la récente découverte de cette intervention de Philippe Delorme , extraite d’un forum royaliste de référence :

 » Lors de l’ouverture de l’urne de cristal, en décembre 1999, la spécialiste du Louvre, Mme Béatrice Beillard, a fait la remarque que la colle utilisée était récente, et donc que la fermeture hermétique de l’urne ne devait pas être ancienne. J’ai répondu alors qu’à ma connaissance, l’urne n’avait pas été déplacée depuis 15 ans (en fait je me suis trompé, c’était 25 ans que je voulais dire, c’est-à-dire depuis 1975, son arrivée à Saint-Denis). Cela étant, il n’est pas impossible que les services de la basilique aient décidé de coller les deux parties de l’urne depuis 1975.*** Mais cela ne signifie pas que quelqu’un ait alors substitué le coeur de Louis-Joseph (d’où viendrait-il d’ailleurs ?) au coeur originel.Une telle affirmation de la part de ** est d’ailleurs diffamatoire, intentatoire à la réputation et à la simple honnêteté des services du musée de la basilique de Saint-Denis, comme à celles de M. le duc de Bauffremont, président du Mémorial de France, et à ses amis  qui affirment que  le coeur analysé en 2000 est bien le même qu’ils ont reçus des mains des princesses Massimo en 1975. « 
http://www.vexilla-regis.com/textevr/Louis%20XVII.htm

Compte tenu des impostures et mensonges de toutes natures que nous avons découverts dans l’histoire de deux siècles de ce dossier, nous osons donc réitérer ce que nous avons déjà écrit :

 

Il devrait être possible de retrouver une trace documentaire de l’ intervention, évoquée ci-dessus par Philippe Delorme,  des services de la basilique de Saint Denis sur l’urne apportée en 1975 et qui avait fait alors l’objet d’une protestation solennelle de Jean-Pascal Romain, dont France-Dimanche s’était fait l’écho ! …
Aussi prions – nous le nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, de bien vouloir ordonnancer une enquête auprès des services de la basilique saint Denis pour savoir en quoi a pu consister très précisément l’opération sur l’urne de cristal, évoquée ci-dessus par Philippe Delorme et qui aurait pu avoir lieu après 1975 !

Dans l’attente d’une réponse qui ne viendra peut-être jamais, on nous permettra en effet d’être très étonné par la coïncidence , fondée sur l’avis de l’experte des Musées nationaux qui nous donne l’année 1989 comme année la plus tardive de pose de la colle sur le pourtour de l’urne, à l’intersection des deux sphères – [ le fait que cette colle ait été particulièrement difficle à enlever n’en serait-il pas un indice supplémentaire ?… ] – avec l’évènement suivant :

c’est au cours des annnées 1980 que la crédibilité des analyses ADN a été mondialement reconnue pour l’identification des personnes dans des affaires criminelles !

 

Or à cette très étrange coïncidence s’ajoute la très curieuse erreur que Philippe Delorme nous dit avoir commise le 15/12/1999, et qui est censée corriger une erreur qui aurait été commise par l’experte du Louvre, sur la foi de l’enregistrement vidéo de « Gédéon Programmes  » !

Est-ce que « J’ai répondu  » est la bonne formulation ? Ne serait-ce pas plutôt «  j’ai répliqué aussitôt pour m’opposer à l’avis erroné donné par l’experte Mme Beillard  » quil conviendrait de lire ?

Et pourquoi PhD juge-t-il nécessaire  d’ajouter cette curieuse expression « l’urne n’avait pas été déplacée  » ? Ce n’est pas l’objet du débat ! Et comment Philippe Delorme le sait-il ? Aurait-il été de garde à la Basilique Saint Denis de jour comme de nuit, entre 1975 et 1999, pour assurer la protection et la sécurité de cette fause relique royale, fruit d’un soi-disant « pieux larcin » ?

La question cruciale est aujourd’hui de savoir s’il est possible ou non, qu’à l’insu de tous, une main criminelle ait pu – sans pour autant déplacer l’urne !… – remplacer le coeur de « Louis XVII  » aux origines incertaines,  par un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine.

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[ C11 (1999) ] : c’est le coeur de Louis XVII, selon la  proclamation faite par les médias en avril 2000 ; l’énigme Louis XVII est résolue


Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette thèse encore dominante est un véritable paralogisme, provoqué par une très grave erreur de raisonnement !

Il existe deux hypothèses qui peuvent expliquer pourquoi le profil ADN mt du coeur analysé en l’an 2000 s’est révélé être le même que celui de la Reine Marie-Antoinette :

 

* soit le coeur  » dit de Louis XVII » appartient à une personne qui n’a aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette ; cette hypothèse fondée scientifiquement et avancée dès l’an 2000 par le praticien du CHU de Nantes, M Pascal, a été confirmée dans une sinistre et sordide affaire criminelle, qui a motivé l’intervention du Procureur de la République de Mühlhouse le 27 mars 2009 ( jour anniversaire de la naissance de Louis Charles, duc de Normandie le 27 mars 1785 )  !…

* soit, pour une cause encore inconnue à ce jour, le coeur « dit de Louis XVII » est un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine ; cette hypothèse est fondée sur l’histoire chaotique du château de Frohsdorff au cours du XX ème siècle et sur la grave incertitude que nous prions le Ministère de la Culture, qui a autorisé l’inhumation à saint Denis du 8 juin 2004, de bien vouloir lever au plus tôt.  ( Voir question n° 2 ci-dessus ) 

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VI ELEMENTS PELE-MELE A  INTEGRER DANS LA CHRONOLOGIE  CI-DESSUS  

 


Parce que seule la recherche de la vérité nous anime, nous prendrons le risque de rappeler ici une coïncidence absolument incroyable qui nous avait stupéfait lorsque nous l’avions découverte avant d’aller de découvertes en découvertes sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement, dès que nous le pourrons ! Il ne nous est pas possible d’explorer toutes les pistes en même temps !

 » Curieuse coïncidence:  Jean Antoine OGEZ est décédé cinq jours exactement avant  la première apparition officielle du coeur présumé de Louis XVII lors de sa remise à l’Archevêque de Paris, par le docteur Pelletan, le 23 mai 1828 ….
Mes grand-tantes m’ont rapporté que le médecin qui avait soigné Jean Antoine Ogez dans ses derniers jours, avait prélevé son coeur après sa mort; elles avaient précisé qu’il avait emporté l’organe dans une saucière !!!

http://hpin.club.fr/index.htm

Compte tenu de la coîncidence troublante la question à résoudre ici serait bien sûr de savoir qui était ce docteur qui a soigné Jean Antoine OGEZ ! …
C’est un sujet que nous avons déjà traité et sur lequel nous reviendrons en temps et heure, car il pourrait y avoir un lien direct avec Pelletan via  ….
 .

  • —————-

2 / Voici ci dessous le texte de la « Nouvelle revue rétrospective » de juillet-décembre 1895  p49:

 

« M.Edouard Dumont répondit qu’il était prêt à accomplir ce qu’en dehors de toute préoccupation politique , il considérait comme son devoir ; qu’il consentirait à se déposséder de la relique en faveur de M. le duc de Madrid, dans le but de rendre à des personnes auxquelles il appartenait légitimement un objet qui leur était précieux à plus d’un titre, mais cela à deux conditions, savoir :

1 Que la restitution se ferait par acte passé devant notaire ;

2° Que le cœur serait déposé dans le tombeau du comte de Chambord.

Ces conditions ayant été soumises à M.le duc de Madrid et acceptées par lui, le cœur a été remis à Neuilly-sur-Seine, où il se trouvait depuis 1887 aux représentants du prince, le samedi 22 juin dernier, par acte passé devant Mtres Paul Tollu et Félix Morel d’Arleux, notaires à Paris, en présence de nombreux témoins…

Le cœur doit être prochainement porté à Frohsdorf ou à Goritz par l’ordre de M. le duc de Madrid auquel il a préalablement été présenté à Venise. »

 

Qu’on ne vienne pas nous dire que Mr Delorme n’ a pas lu cette  page 49 puisqu’en pages 176 et 189 de son livre « Louis XVII la vérité » il en mentionne la page 50  et  également en p175  il fait référence à la page 55.

 

Alors pourquoi occulte -t-il cette vérité de la page 49 de cette revue qui est claire et précise à ce sujet ?

 

Christian Crépin

 

1 / 

Pour des raisons très personnelles, qu’il n’y a pas lieu de développer ici, mais qui sont liées à notre devoir de mémoire à l’égard du très regretté prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix , il est inimaginable que le duc de Madrid ait pu trahir l’engagement pris de déposer le « coeur dit de Louis XVII » dans le tombeau du comte de Chambord qui, comme chacun le sait, n’était pas à Frohsdorff !  

 

Pour l’honneur de la cause légitimlste ( que nous prenons la liberté de qualifier de « cause légitimiste légaliste  » par discrimination avec « la cause légitimiste survivantiste » qui est celle que nous servons ici sur ce site dans la recherche de la seule vérité historique ) nous osons penser que toutes les opérations,  depuis celle de la déposition en 1895 du  » coeur dit de Louis XVII », entre les mains du duc de Madrid, don Carlos, jusqu’à la publication des résultats des analyses ADN d’avril 2000, ont été réalisées en toute bonne foi par des royalistes  qui ont été abusés par de faux témoignages, faits en toute connaissance de cause par des personnages qui ont ainsi manifesté leur mépris et leur dérision à l’égard des Lois Fondamentales du Royaume de France ! ….

 

Pour notre part, en raison même de l’enjeu, nous chercherons à faire toute la lumière possible et nécessaire sur cette fantastique imposture qui a permis l’inhumation dans la basilique Saint Denis,

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ATTENTION AU SCOOP DU JOUR !  (09/06)

Alfred Bégis dans la revue de l’ICC ( « Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux », juillet 1895 ) numérisée ci dessous (merci de cliquer plusieurs fois sur la 2ème image de cette revue pour l’agrandir) ne fait que répéter La Nouvelle Revue Rétrospective indiquant les conditions  pour la remise du coeur en  juin 1895 .

 

L’une de ces conditions acceptée par Don Carlos duc de Madrid reprise dans la « Nouvelle Revue Rétrospective  » de juillet-Décembre 1895  p49 était que « le coeur serait déposé dans le tombeau du comte de Chambord » (à Goritz)

 

 

Ainsi le coeur analysé en 2000 ne peut être le coeur de 1895 supposé prélevé par Pelletan et l’énigme Louis XVII n’est toujours pas résolue comme le prétend Mr Delorme.

   Christian CREPIN

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61470q.zoom.r=Tillos.f49.langFR

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61470q.zoom.r=Tillos.f70.langFR

 

Je laisse à notre archiviste du Roi Louis XVII le soin de faire les premiers  rapprochements utiles avec sa magnifique documentation personnelle, construite au cours de près de 40 années de  recherches …

 

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  • Le document suivant écrit par Laure de La Chapelle vu sur le site du Musée Louis XVII montre que le coeur  Pierre Pelletan n’est pas encore arrivé le 21/1/1871. Christian CREPIN

DOCUMENT HISTORIQUE DÉCOUVERT AUX ARCHIVES DE LUCQUES (ITALIE) EN OCTOBRE 2003

 

 

CIEL !

Le 10 juin 2009 Philippe Delorme va-t-il nous donner lui-même la réponse à la question :

 

Quand le comte de Chambord a-t-il reçu le « coeur Pelletan », dont fait état la lettre du Père Bole du 16/11/1885, qui contredit radicalement la thèse selon laquelle le coeur de « Louis XVII »  a été reçu par don Carlos en 1895 ? 

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  • MAJ 11/06/2009

 

5 / Enfin dernière question du jour, jaillie d’une observation de notre archiviste du Roi Louis XVII : 

jusqu’à preuve du contraire il est impensable que le duc de Madrid n’ait pas respecté l’engagement pris en fonction de l’exigence de M Dumont, dépositaire du  » coeur Pelletan  » en 1895, à titre d’héritier de Gabriel Pelletan ! 

Et si on examine attentivement l’extraordinaire preuve documentaire du transfert du coeur de Venise à Frohsdorff, selon Maurice Pascal et Philippe Delorme , on constate qu’il n’existe aucune date sur cette source, qui n’est autre qu’une simple annotation manuscrite sur un exemplaire d’un obscur journal de province ! Ce qui est proprement hallucinant quand on songe à l’enjeu historique de la question et à la valeur capitale ( voire même inestimable pour d’autres inédits de la même catégorie ) qui lui est attribuée par l' »historien, maître de l’Histoire de Louis XVII »  !  

Lisons et relisons cette « certification irréfutable « de la traçabilité historique du « coeur de Louis XVII  » établie par un érudit selon les dires d’un inconnu, sans aucune indication de date !

 » L’exemplaire de la Bibliothèque nationale de France   de l’article du Littoral de la Somme ( cf note 80 ) comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :

 » le coeur royal fut porté de Venise à Froshdorff (sic), par le chevalier de Héber.M.P. « 

 

D’où la nouvelle question qui jaillit de cette source documentaire  » miraculeuse  » !

 

 » Est-ce que par un « malheureux hasard » le duc de Madrid n’aurait pas appris, très peu de temps après le 2/07/1895 et de son propre entourage qui aurait été tenu jusqu’alors éloigné de cette opération, que ce coeur Pelletan était une fausse relique ?

Dans cette hypothèse on comprendrait alors que le duc de Madrid ne se soit plus considéré tenu par son engagement d’inhumer le  » coeur de Louis XVII » dans le tombeau du comte de Chambord ! 

Et s’en étant ensuite totalement désinteressé, est-il déraisonnable de penser qu’un « preux chevalier blanc »,  au nom jusqu’alors totalement inconnu, aurait alors porté la fausse relique à Frohsdorff avant de sortir à nouveau de l’Histoire, tel un nouveau   Melchisedech ? 

 

Et comme on comprend que Maurice Pascal en ait fait le compte rendu, sans donner la moindre précision de date, principe de précaution oblige ! 

 

4 / Et voici une nouvelle interrogation née de l’association que nous avons lue du  » coeur Pelletan dit de Louis XVII »  avec  »  le fichu ensanglanté et le bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  !

 

Comment se fait-il que le Comte de Chambord ne fasse aucune mention spécifique des ces reliques royales dans le texte intégral de son testament publié dans le livre de Luigi Bader «  Le comte de Chambord et les siens en exil » ( DUC, s.d.) ? 

 

Qu’on n’y trouve pas mention du  » reliquaire de M Martin »  qu’il a été obligé de réceptionner, rien d’étonnant à cela ! Mais ces reliques de la Reine, dont on aimerait savoir où elles sont et comment elles sont arrivées entre les mains de ceux qui les possèdent aujourd’hui, comment le comte de Chambord a-t-il pu ne pas en faire la mention explicite, quand on sait quelle était la force de sa « religion royale  » ? … 

 

Si comme nous l’a appris M Delorme  » La précieuse relique ( a été ) transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «   en bonne logique, ces poignantes reliques ne devraient elles pas être en possession de la famille qui a remis le « coeur de Louis XVII  »  au  Mémorial de France à Saint Denis  le 10 avril 1975 ? 
Et si ce n’est pas le cas, pourrait – on nous expliquer pourquoi, tels les « deux coeurs de Louis XVII  » à l’Archevêché de Paris de Laure de la Chapelle, leurs destins auraient divergé après avoir demeuré ensemble au château de Frohsdorff ?        

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3 / Notre doute sur la seule référence avancée comme preuve documentaire par Philippe Delorme est aggravé par les éléments suivants :

 

3.1 Maurice Pascal est également l’unique et exclusive source donnée par les thuriféraires du  » coeur de Louis XVII  » ( et acceptée même par Laure de la Chapelle   qui s’y oppose ) qui prétendent que le coeur du premier Dauphin aurait été déposé un moment à l’Archevêché de Paris après sa découverte dans la mairie du XII ème arrondissement !

Et pourquoi les uns et les autres font-ils confiance à cet érudit ?
Parce qu’il était le neveu du Cardinal de la Fare et qu’il aurait eu de ce fait accès à toutes ses archives ! Mais où est donc la source documentaire qui atteste que le coeur du premier Dauphin  » aurait rencontré  » celui de son frère cadet, entre 1817 et 1830 ? Il n’y en a pas ! 

3.2 Où sont enfin « le fichu ensanglanté et le bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «   et qui étaient conservés avec le « coeur Pelletan » au château de Frohsdorff ? Qui en sont aujourd’hui les dépositaires ?

Pourquoi ne nous les a-t-on pas présentés – sauf erreur – lors de la grande exposition Marie Antoinette qui a eu lieu l’an dernier à Paris ?  
Nos hauts-responsables de la Culture et de la Communication auraient-ils pensé qu’il s’agirait de fausses reliques royales ou bien se seraient-ils révélés incapables d’obtenir un prêt de leurs dépositaires actuels, car ils auraient été tétanisés par la crainte de montrer au Peuple Souverain de 2008 l’oeuvre bienfaitrice et salvatrice des assassins et des malades mentaux de 1793, qui voulaient régénérer l’Humanité entière au nom de la « République Une et Indivisible », grâce à la puissance du Royaume de France en 1789 ?
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2 / Comment sait-on que le coeur remis au duc de Madrid le 02/07/1895, en son palais Loredan à Venise, aurait été déposé au château de Frohsdorff, en contradiction radicale avec l’engagement qui avait été pris, conformément à l’une des 2 conditions fixées par l’héritier de Gabriel Pelletan, son dépositaire jusqu’alors ?

P 76, Philippe Delorme écrit après le compte rendu de la remise solennelle du coeur au duc de Madrid :


 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  .

En note 104 : on peut lire :

 » L’exemplaire de la Bibliothèque nationale de France   de l’article du Littoral de la Somme ( cf note 80 ) comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :

 » le coeur royal fut porté de Venise à Froshdorff (sic), par le chevalier de Héber.M.P. «  

 

Comment ne pas être stupéfait par le caractère dérisoire de cette preuve documentaire, en contradiction avec la solennité des actes du 22 juin 1895 et du 2 juillet 1895 !

 

Et comme si cela ne suffisait pas, comment ne pas être saisi de stupeur à la découverte du nom de celui qui a porté le « coeur royal » de Venise à Frohsdorff, au lieu de le faire inhumer solennellement dans le tombeau du comte de Chambord à Goritz !

Qui est ce chevalier de Héber dont Maurice Pascal nous fait découvrir l’existence ?

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1 / A partir d’aujourd’hui nous allons enrichir cette page selon la méthode suivante :

 

En haut de page nous mettrons les dernieres mises à jour dans l’ordre chronologique inverse avec un numéro d’ordre si nécessaire.

Le jour suivant, nous intégrerons les nouvelles informations reconnues comme fiables dans la chronologie ci-dessous ou dans les notes et commentaires. 

L’outil  » discussion sur page » Discussions  doit servir à échanger soit des idées soit des informations temporaires appelées ou non à être conservées selon les cas.

Nous procèderons régulièrement à des purges des messages dans l’outil Discussions dès qu’il n’y aura plus de nécessité de les conserver, pour quelque cause que ce soit. 

Enfin en raison de l’extrême complexité de ce dossier qui peut fort légitimement écoeurer les meilleures bonnes volontés, nous mettrons en haut de page un RESUME TRES SIMPLIFIE de toutes nos conclusions du moment.     

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13/06/2009

  • 4/  Ce que vient de nous apprendre notre archiviste du Roi Louis XVII ajoute un scandale supplémentaire au scandale de l’imposture du coeur Pelletan qualifié de « coeur de Louis XVII  » ! Gravissime en raison des enjeux religieux, politiques et culturels de cette affaire au XIX et XX ème siècle !

Mais aujourd’hui compte tenu de l’absence de toute réaction visible ici ou là, toute cela n’est-il pas devenu dérisoire, voire même pire ? …

 

3 / Examinons maintenant les dires de  Maurice Pascal :

Dans le numéro de  » l’Eclair du 4/3/1898  » Maurice Pascal est pris à partie dans un article de première page au sujet de la remise du cœur et de son authenticité.

Le 8/3/1898 Maurice Pascal rétorque :

 

« ..Mais la princesse (Duchesse d’Angoulême)  croyait si bien à la parfaite authenticité du cœur, qu’elle acceptait les cheveux de Louis XVII, qu’en même temps que le cœur, le docteur Pelletan avait dérobés lors de l’autopsie et qu’il avait donnés à Damont qui, les renfermant dans un coffret en maroquin fleudelysé, en fit don à la Dauphine, qui les accepta et les déposa dans son prie-Dieu, reliquaire où, dans une vitrine, se trouvaient d’autres reliques royales…. »

 

Maurice Pascal est ainsi pris en flagrant délit de mensonge car il est totalement faux de dire que la Duchesse d’Angoulême accepta les cheveux que Damont détenait puisque Damont a essayé de rencontrer la Duchesse mais ne fut pas reçu par elle , son chambellan prétextant qu’elle devait assister à la messe ( dossier aux Archives Nationales dans la série F7). De plus ces cheveux de l’enfant du Temple sont encore dans la famille du descendant de Damont.

 

Ainsi on voit que ceux qui ont voulu  affirmer jadis ou veulent encore maintenant affirmer que l’enfant mort au Temple le 8/6/1795 était Louis XVII sont capables des pires mensonges. pour arriver à leurs fins 

 

 

Maurice Pascal poursuit en disant:

 

« L’auteur de l’article( de l’Eclair du 4/3/1898) s’inquiète de savoir où est actuellement la cravate (qui a servi à cacher le cœur lors du passage à la frontière).

Je puis le tranquilliser à ce sujet : la cravate est toujours en la basilique de Lourdes, où nombre de personnes l’ont vue : mais comme elle excitait une vive curiosité qu’elle n’avait été déposée à Lourdes qu’en témoignage de reconnaissance, et nullement comme objet de réclame, elle fut remontée un peu plus haut qu’elle n’était. »

 

Ce Maurice Pascal est ainsi non seulement un menteur mais aussi un illuminé ayant le culte des reliques utilisant la religion pour convaincre ses auditeurs.

 

Christian CREPIN

 

 

 

 

2 / Est-ce que M le professeur Jean Tulard, qui a apporté sa très haute caution morale et intellectuelle aux conclusions de Philippe Delorme, pourrait nous dire comment il qualifie le parcours du « coeur de Louis XVII  »  entre Venise et le château de Frohsdorff, où ce même coeur a  » rencontré  » le fichu ensanglanté et le bonnet de « sa mère  » , après avoir « rencontré »  le coeur de son frère aîné, à l’archevêché de Paris entre 1828 et 1830-1831 ?…

 

Philippe Delorme a écrit p 76/77 dans son livre « Louis XVII la vérité «  :

«  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  .

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1/ Mais dans quelle source inédite d’une valeur inestimable Philippe Delorme a-t-il découvert la preuve capitale que le fichu ensanglanté et le bonnet que portait la Reine, lors de son exécution faite au nom de la « République Une et Indivisible », étaient conservés au Chateau de Frohsdorff en 1895 ?
Est-ce que cette découverte fera l’objet du prochain livre qu’il doit avoir d’ores et déjà en chantier ? 

Voici ce qu’on peut lire sur cette page :

http://www.archive.org/stream/cataloguedelexp00bapsgoog/cataloguedelexp00bapsgoog_djvu.txt


 » CATALOGUE DE L’EXPOSITION DE   » Marie-Antoinette et son Temps »

PRÉFACE PAR M. GERMAIN BAPST  GALERIE SEDELMEYER
4 bis, RUE DE LA ROCHEFOUCAULD

, 1894

 » …/…
Vingt ans se sont écoulés : le chancelier de France a reçu l’ordre
de rechercher les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Il se
rend au cimetière de la Madeleine, et, en présence des témoins sur-
vivants de l’inhumation, on fait exécuter des fouilles : on rencontre
bientôt un lit de chaux de 10 à 11 pouces d’épaisseur. On y retrouve
l’empreinte très nette d’une bière de 5 pieds et demi : plusieurs morcireaux
de planches sont encore intacts. On voit aussi la tête : d|après
sa position, il est certain qu’elle était détachée du tronc; on aper-
çoit en outre quelques débris de vêtements insignifiants, les restes
des bas de filoselle noire que la reine portait le 16 octobre 1793,
et deux jarretières élastiques très bien conservées qu’on va remettre
à Louis XVIII.

On rassemble pieusement les débris que l’on place dans un
nouveau cercueil.

Les restes de Marie-Antoinette reposent aujourd’hui à la cha-
pelle expiatoire.

Quant aux jarretières dont l’existence.est attestée par le procès-
verbal d’exhumation, on ne sait ce qu’elles sont devenues. Et pour-
tant, il serait intéressant de les retrouver, car, quoi qu’on puisse
dire, ce sont les seuls souvenirs de l’exécution de Marie-Antoinette.
Tous les autres objets de toilette que, même dans les musées les
plus sérieux, on montre comme ayant été portés par la reine le
jour de son exécution, sont faux. Car personne, sauf le gendarme
Maingot, qui fut arrêté et condamné, n’avait pu approcher de
l’échafaud.

GERMAIN BAPST.

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    MAJ 15/06/

4 / Poursuivons notre réflexion sur la contradiction radicale existant entre la thèse de Pelletan et celle des témoins Tillos au sujet du « vol du coeur Pelletan » par Tillos !

De tous les témoignages déposés le 29/03/1817 il ressort une unanimité sur le fait qu’à un moment donné Tillos a eu la garde d’un  » coeur Louis XVII « que Pelletan lui avait confié !

Les seules divergences qui existent entre les uns et les autres, selon les informations que nous devons à notre archiviste du Roi Louis XVII, sont relatives à la date à laquelle Pelletan a confié la garde du coeur à son élève ! L’information dominante qu’il semblerait raisonnable de retenir serait celle d’une année 18.. antérieure à celle du mariage de Tillos survenu en janvier 1810 !

 

Nous croyons nécessaire de faire l’analyse qu’on pourra lire pour la raison principale suivante :
les témoignages du 29/03/1817 de la famille de Tillos et de son entourage, s’ils contredisent la thèse de Pelletan au sujet du vol, il n’en demeure pas moins qu’ils contredisent tout aussi radicalement notre théorie sur l’absence de tout prélèvement du coeur par Pelletan le 9 juin 1795 !

 

Fidèles à notre heuristique qui nous a permis de faire de ce site ce qu’il est devenu, nous nous devons donc de vérifier si nous ne faisons pas une grave erreur que nous devrions corriger immédiatement en abandonnant tout ou partie de notre intime conviction, désormais parfaitement établie ! C’est tout l’enjeu des réflexions qui vont suivre !

 

En outre l’importance de cet enjeu est souligné immédiatement par la lecture de ces pages du livre de Jean Eckard publié en 1818 :

 

Compte tenu de la date de composition de ce livre, il est évident que Jean Eckard ne pouvait présenter les pèces justificatives dont de Beauchesne et tous les archivistes et hhistoriens auront connaissance ultérieurement !


Mais ces pages nous interessent à un double titre !


Jean Eckard témoigne ici encore de sa totale confiance envers Pelletan et en évoquant les enquêtes en cours en 1817 développe son intime conviction selon laquelle la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 devrait être confirmée par le coeur que Pelletan a en sa possession ! …

 

Aussi comme il est particulièrement opportun de mettre en exergue le mensonge flagrant de Pelletan qui a abusé de la confiance d’Eckard, quand on lit ceci :
 » Au moment que tout annonçait le retour de nos Rois, mon élève succomba de phtisie pulmonaire qui le consumait depuis longtemps  … » !

Tillos est décédé en septembre 1812 ! Et il n’est pas vrai qu’à ce moment là la route de Paris était ouverte pour Louis XVIII ! 
Quant au reste de l’argumentation de Pelletan sur ses relations avec Tillos après qu’il se soit aperçu du « vol du coeur de Louis XVII » qu’il avait placé dans un tiroir de son secrétaire, on reste stupéfait par le crédit qu’Eckard a pu accorder à de telles invraisemblances ! …  

Mais ce  » coeur Pelletan  » n’était-il pas destiné à apporter la preuve de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ? Et ceci n’explique-t-il pas cela dans le contexte des années 1816-1817 ?

Et c’est ainsi que se dessine toute la trame de notre hypothèse pour expliquer la contradiction entre Pelletan et les témoins Tillos :

 

a / Pelletan qui vient d’être d’être démis de ses fonctions de chirurgien chef de l’Hotel Dieu, pour fautes professionnelles graves, invente qu’il a été en possession du coeur de Louis XVII et que ce coeur lui a été volé par son éléve particulier, à une date qui donne à ce viscère le maximum d’antériorité historique possible, compte tenu du contexte  ! … ( Même problème que cherchera à résoudre à sa façon le faussaire Lafont d’Aussonne avec son faux-témoignage de l’annotation sur une fausse lettre de Pelletan du 4/12/1818 … et que l’historien, qui a résolu la question louis XVII, reprendra deux siècles plus tard, comme une pièce à conviction capitale qui établirait que Pelletan avait montré le coeur de « Louis XVII » dès 1801 à la marquise de Talaru …).

 

b / Suite aux déclarations de vol du coeur de « Louis XVII » par Tillos, la police est donc obligée d’interroger les témoins de sa famille dans le cadre des enquêtes de 1817 ! Et là surgit un grave problème qui semble insoluble deux siècles après et pour lequel Laure de la Chapelle a esquissé une solution qui ne nous semble pas satisfaisante et à laquelle nous préfèrerons celle-ci ! 

 

b.1 tout d’abord – et jusqu’à preuve du contraire – nous admettrons l’authenticité des témoignages des uns et des autres sur le fait que Pelletan avait confié à Tillos un coeur de sa collection personnelle de viscères, qu’il devait avoir en raison même de ses fonctions !

 

b.2 pour des raisons diverses qui feront l’objet des hypothèses qui suivront, Tillos a crû en toute bonne foi ou non que le coeur que Pelletan lui avait confié était le coeur qu’il prétendait avoir prélevé le 9 juin 1795 ;

 

b.3 après l’arrivée de Louis XVIII, et pour des motifs qu’on peut parfaitement comprendre, la famille de Tillos a crû  de son devoir d’en proposer la restitution à Pelletan qui a présenté le 29/03/1817 un duplicata de reçu daté du 14/04/1814 ! …

 

b.4 les historiens et experts tenants de la mort de Louis XVII au Temple et, de ce fait même, favorables à la thèse de l’authenticité du coeur de Louis XVII, ont négligé de rendre compte de ces témoignages en faveur de la garde du coeur par Tillos, car ils  discréditent à eux seul l’hypocrisie de la soi-disant piété royaliste du révolutionnaire zélé qu’a été Pelletan, « ami de Desault et qui à ce titre avait soigné Louis XVII en son auguste compagnie ! » …  

Comme il l’a fait dire à la duchesse d’Angoulême, le vol du coeur par Tillos « prouvait  » qu’il s’agissait  bien du coeur de « Louis XVII  »  …

 

b.5 la famille Royale qui savait que Louis XVII n’était pas mort au Temple n’a pas eu d’autre choix, elle aussi, que de faire le silence le plus absolu sur la contradiction radicale entre les  témoignages de Pelletan et ceux de la famille Tillos en se refusant d’en tirer argument pour ne pas donner suite aux demandes de Pelletan, comme elle aurait pu … légitimement  le faire ! …
Il eût suffi d’une lettre du Ministère de l’Intérieur à Pelletan pour lui dire qu’il était impossible de croire qu’il ait pu confier la garde d’un coeur ausssi précieux que celui de SM Louis XVII à un de ses élèves qui aurait pu en faire n’importe quoi … et qu’il ne pouvait donc qu’avoir confié à Tillos le coeur soi-disant volé, qu’il avait prélevé en fait parmi d’autres dans un tiroir de son secrétaire, voire même ailleurs …

 

D’où l’utilité très particulière qu’aura plus tard, pour certains auteurs, le coeur du premier Dauphin « heureusement » retrouvé à la mairie du XII ème arrondissement à cette même époque et aussitôt après disparu et qui, par un malheureux concours de circonstances …,  aurait empêché la famille Royale de rendre en même temps l’hommage souhaité aux deux coeurs des fils de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette !…

 

c / Que peut-on conclure aujourd’hui de la confontation de toutes ces contradictions compte tenu de ce que la tradition historique nous a transmis ? 

 

Si Tillos et ses témoins après sa mort en 1812 ont dit vrai, ne devons-nous pas abandonner notre théorie selon laquelle Pelletan n’a fait aucun prélèvement du coeur le 9 juin 1795 et en tirer toutes les conséquences qui en découlent obligatoirement ?

 

On pourrait effectivement l’envisager  et faire toutes les révisions qui apparaîtraient nécessaires  !

Mais cela ne nous semble pas indispensable pour les motifs suivants :

 

1 / Même s’il était vrai que Pelletan ait prélevé le coeur de l’enfant décédé au Temple le 9 juin 1795, rien ne pourrait nous obliger à reconnaître aujourd’hui le coeur de Louis XVII dans le coeur inhumé à Saint Denis, en raison de tous les arguments que nous avons développés ici même depuis plusieurs jours !…

 

2 / Or en l’état actuel de nos connaissances, rien ne nous oblige à admettre que le coeur que Pelletan a confié à Tillos était le coeur qu’il prétendait avoir prélevé sur le corps de l’enfant autopsié !  

Jusqu’à preuve du contraire, on voudra bien nous autoriser à faire l’hypothèse suivante :

une fois les grands orages de la Révolution passés, comme il l’a si bien écrit, Pelletan a pu confier un coeur de sa collection privée à Tillos en lui racontant que c’était le coeur de Louis XVII qu’il ne pouvait pas conserver chez lui, du fait de ses fonctions auprès de l’Empereur !… Pourquoi Tillos qui était reçu régulièrement par Pelletan, même après son mariage et la découverte de son « vol » par Pelletan ne l’aurait-il pas crû en toute bonne foi ? D’où la tradition orale familiale dont rendent compte les dépositions  du 29/03/1817 ! …

Et Gabriel Pelletan, en bon bonapartiste, pourra affirmer en 1854 que c’est pour ne pas nuire à la réputation de la famille Tillos que son père a accepté de se livrer au jeu de la restitution faite par la famille du défunt, suite à sa déclaration in articulo mortis …        

 

Dans l’attente de toute information significative nouvelle, nous continuerons donc à affirmer que Pelletan n’a pas prélevé le coeur de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795 et qu’il a autopsié le 9 juin 1795 !… 

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3 / [ C1 (1789) ] : coeur du premier Dauphin décédé le 4 juin 1789 ! Requiescat in pace ! Voir la MAJ de Christian Crépin !

Nous profitons de cette MAJ pour rappeler, qu’après l’examen approfondi de ce dossier, ( que nous n’avions encore jamais fait de manière aussi rigoureuse, nous étant contentés jusqu’alors de faire confiance à l’étude de Laure de la Chapelle ) , nous croyons nécessaire de souligner aujourd’hui notre divergence par rapport à ses conclusions sur la question de la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archevêché de Paris ! Nous considérons que ce fait qui n’est attesté que par le seul témoignage d’un des principaux responsables de l’opération de juin-juillet 1895, et sans aucune preuve justificative est une invention destinée à accréditer la théorie anti-survivantiste, dans le contexte propre au XIX ème siècle ! 

 

En effet certains ont pu prétendre que la famille Royale voulait, comme la logique la plus élémentaire l’exigeait, que les deux coeurs reçoivent en même temps le même hommage solennel ! Et comme on ne sait pas où serait passé le coeur du premier Dauphin après sa découverte à la mairie du XII ème arrondissement, la famille Royale n’aurait donc pas eu le temps de faire ce qu’elle souhaitait …

 

Quoi qu’il en soit pour nous, l’essentiel est de conclure qu’eu égard à la question de

l’identité du coeur inhumé à saint Denis, peu nous importe que le coeur du premier  Dauphin ait été ou non embaumé en juin 1789 ! A la différence de Laure de la Chapelle nous n’avons aucune raison de penser que ce soit le coeur de Louis Joseph, qui aurait pu être présent à un moment donné à l’archevêché de Paris entre 1817 et 1830 et qui de ce fait aurait pu être échangé avec celui de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, suite au « hourvari glorieux  »  de juillet 1830 ou moins célèbre et plus  » religieux  » de février 1831 ! … 

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2 / comment peut-on expliquer la contradiction radicale existant entre la version de Pelletan du vol du « coeur Pelletan » par Tillos et celle du 29/03/1817 des 10 témoins en faveur de la garde du coeur confiée par Pelletan à Tillos avant 1810 ?

 

Les dépositions des 10 témoins de la famille de Tillos et de son entourage privé ou professionnel immédiat faites le 29/03/1817 dans le cadre de l’enquête du chancelier Pasquier sont des documents historiques dont l’authenticité ne peut être mise en cause en l’état actuel de nos informations ! 


Coment expliquer alors que tous les historiens ou experts de la question Louis XVII les aient totalement ignorés jusqu’à une date très récente ?

Sauf erreur c’est Laure de la Chapelle qui en fait état pour la première fois dans son étude.   

 

Après échange avec notre ami Christian Crépin il semblerait qu’on puisse avancer aujourd’hui l’hypothèse suivante :

* Ces dépositions étaient connues dès que les archives de l’Empire ( série E n°6209 ) ont été accessibles aux chercheurs, mais voici comment Beauchesne en fait état dans son livre paru en 1868 :


 » 1 ° Procès-verbal de l’audition des témoins, d’où il résulte que le coeur conservé chez le sieur Pelletan est effectivement le coeur de S.M Louis XVII  »
2 ° Certificat du sieur Pelletan où il reconnaît où il confirme avoir reçu de la dame veuve Tillos; le coeur conservé par lui de ce jeune Prince.

3 ° Un arrêté du CSG … « 

 

Or voici le libellé précis de la feuille d’inventaire des pièces établi par le marquis de Dreux-Brézé le 4/09/1817, tel que notre archiviste du Roi  Louis XVII nous l’a communiqué :

 » 1 procès-verbal des déclarations tendant à constater la conservation du coeur de S M Louis XVII

2  reçu signé du S Pelletan où il reconnaît que le coeur du jeuen Roi lui a été remis par la Madame Tillos, veuve de l’un de ses anciens élèves
3  arrêté du Comité de Sûreté Générale en date du 17 prairial an 3 …

…/… »

 

1 / Nous allons essayer d’en finir avec ce dossier des  » deux coeurs de Pelletan  » en examinant l’ensemble des détails secondaires que nous n’avons pas encore eu le temps d’étudier. 

En ce qui concerne l’identification du coeur qui est inhumé à Saint Denis, depuis le 8 juin 2004, et qui pourrait seule mettre un terme à cette imposture, il n’est pas dans nos moyens de faire les investigations qui seraient nécessaires en Autriche et en Italie, voire en Grande Bretagne ! … Sauf si un jour des chercheurs de ces pays acceptaient de bien vouloir nous apporter leur concours ! …

 

En attendant nous allons essayer de répondre aux questions encore en suspens, afin de pouvoir reprendre dès que possible nos recherches prioritaires sur la date d’exfiltration de Louis XVII du Temple …

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MAJ 16/06/2009

 2 / Serait-ce en fin 1898 – début 1899 que don Carlos aurait renoncé à ses droits dynastiques à la couronne de France si on en croit cette information extraite de

cette notice biographique de son fils Jacques de Bourbon ou don Jaime, second duc de Madrid ?


« Le 25 Décembre 1898 on apprend au gré d’un communiqué de Don Carlos (dont la rumeur annonçait l’abdication en faveur de son fils) que Don Jaime est à Varsovie avec son régiment. « 

 

Et quand on lit ces informations, sur cette même notice, quel crédit peut-on accorder à la traçabilité du « coeur Pelletan », conservé à  Frohsdorff, depuis une date qui nous est encore inconnue, et qui est donc postérieure au  02/07/1895 ?

 

 » …/… A Saint-Pétersbourg, on annonce que Don Jaime de Bourbon et le Prince Arsène Karageorgevitch se préparent à partir pour l’Extrême-Orient.

Une affaire rocambolesque précède son départ : le 28 Avril, son secrétaire particulier, Ernest Deligne (qui s’était fait passer pour  « Comte de Spa et Prince de Ligne » pour gagner la confiance du Prince) est condamné à dix mois de prison pour avoir mis au clou le collier de diamants de Marie Antoinette, héritage de Don Jaime qu’il avait prêté à sa sœur, la princesse Alice de Bourbon. Celle-ci en avait constaté la disparition lors d’un séjour à Spa.
…/….

Don Jaime sera à Paris en 1909 lorsque son père décèdera et qu’il deviendra Prétendant au trône d’Espagne. C’est l’année où il passe Capitaine de 1ère Classe, toujours aux Hussards de Grodno.

Il quittera alors l’Armée Russe, avec le grade de Colonel et la permission de porter l’uniforme.

Lorsque la guerre de 1914 éclate, Don Jaime est placé aux arrêts dans son château de Frohsdorf – officiellement pour son grade dans l’Armée Russe, en fait pour avoir appelé ses partisans à soutenir la France. Il lui sera donné de choisir entre la captivité pour la durée de la guerre et l’exil – il partira pour la Suisse. 
Il finira ses jours entre l’Autriche et Paris où il décèdera le 2 Octobre 1931. Il est enterré en Italie. »

 

Selon cette notice, Jacques de Bourbon ou don Jaime n’a vécu à Frohsdoff que par très courtes intermittences, durant la période de 1898 à 1931 !

 

Après sa mort, c’est la bibliothèque de Frohsdorff qui a été vendue ! Que sont devenus le « reliquaire de M Martin » reçu par le comte de Chambord et le coeur de « Louis XVII « reçu par don Carlos, s’ils y étaient encore ? …

http://www.vexilla-regis.com/textevr/DroitMonarchique.htm

 » À la mort de don Jaime en 1931 ses sœurs et sa belle-mère (princesse de Rohan) vendirent la bibliothèque de Frohsdorf (voir Luigi BADER, Les Bourbons de France en exil à Gorizia, Paris, 1977, p. 350-351). Le château était alors la propriété de la princesse Fabrizio Massimo (née Marie-Béatrice de Bourbon). On pense que les papiers ont été soit brûlés par la comtesse de Chambord avant sa mort survenue en 1886, soit confiés par elle à son confesseur » [ ce qui nous renvoie par une étrange coïncidence à la publication de l’agenda du Comte de Chambord ( et non pas son « journal intime » , comme annoncé par erreur par le site du Comte de Chambord  ) qui devait être publié le 10 juin par Philippe Delorme et qui très curieusement est une fois encore reporté au 18 juin, alors que c’était prévu à l’origine pour mars ou avril …
Y aurait-il un petit problème dans l’agenda du comte de Chambord ? Pourrait-on y découvrir une trace documentaire directe ou indirecte de la réception par le Comte de Chambord du premier « coeur Pelletan dit de Louis XVII », entre 1871 et 1883 ? …]

 

Et ensuite ce fut le pillage du château de Frohsdorff par les troupes nazies, suivi de celui des troupes soviétiques ! …

 

On est donc obligé de supposer que l’urne et le coeur qui ont été présentés à Paris par les princesses Massimo en avril 1975 étaient en leur possession en Italie, avant le déclenchement de la guerre de 1939-1945 ! Mais depuis quand ? Depuis la vente de la bibliothèque de Frohsdorff, peu après 1931 ?
Dans ce cas, cela corespondrait à peu près à l’information donnée par Philippe Delorme !

  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  

 

Mais après tout, comme il n’y avait à Frohsdorff ni fichu ensanglanté, ni bonnet de la Reine Marie-Antoinette, peut-être n’y avait-il pas non plus le « 2 ème coeur Pelletan » ?

Et après tout est-il certain que le coeur réceptionné avec solennité par don Carlos en 1895 ait été envoyé à Frohsdorff ? Qu’est-ce qui oblige à croire que ce coeur aurait fait un détour par Frohsdorff avant de revenir en Italie ?

Et qui sait, peut-être est-ce ce coeur qui aurait été vendu à Paris et dont fait état l’article paru dans le New York Times du 21 juin 1896 que notre ami Clude Bertin nous a fait découvrir un jour ?

A moins bien sûr que ce ne soit le coeur réceptionné  par le Comte de Chambord ?

A suivre !!!

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1 /Existerait-il par hasard un lien entre cette information puisée dans l’introduction d’Adolphe Lanne à son livre  » Louis XVII et le secret de la Révolution « , écrit au début du XX ème siècle, et  la question de l’authenticité du coeur de « Louis XVII » ?

Ou en d’autres termes, est-ce que don Carlos, duc de Madrid, aurait renoncé à ses droits dynastiques – à une date précise qui nous est encore inconnue, mais postérieure à 1896 – parce qu’il aurait découvert que le coeur qu’il avait accepté, comme tel, le 02/07/1895 n’était pas le coeur de Louis XVII ? 

 » …/…

Pourquoi Don Carlos, après avoir très énergiquement revendiqué ses droits héréditaires à la couronne de France, [ juin 1896 ] a-t-il tout à coup déclaré qu’il renonçait à toute prétention, sous prétexte d’obéissance au Pape ?

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MAJ 17/06

 

5 / Après confrontation de tous les éléments qui ont été développes est-il permis de conclure ainsi ? 

* Un « coeur de Louis XVII » a été proposé, selon toute vraisemblance en 1892, à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot !

* Il est impensable que M Dumont ( propriétaire ), Me Barre qui avait un « coeur Pelletan » dans son coffre depuis 1853, et les légitimistes qui entouraient le comte Urbain de Maillé aient pu oser faire pression sur don Carlos, duc de Madrid pour l’inciter à l’accepter en simulant une vente aux enchères !

* compte tenu des attestations dont il est fait état dans ‘ Temple bar «  et qui rappellent les termes de la lettre du Père Bole, la seule hypothèse qui apparaîsse vraisemblable n’est-elle pas alors celle de la vente du  » coeur Pelletan » que le comte de Chambord avait réceptionné sous l’appellation de  » reliquaire de M Martin  » , de la part de la Vve de Pierre Pelletan ?

 

4 / Après avoir lu et relu toutes les informations que nous avons pu recueillir depuis la découverte de cet article du NYT par notre ami Claude Bertin, il semble que l’interprétation définitive que nous puissions en faire soit désormais celle-ci :

 

* Cet article paru dans le NYT du 21/06/1896 est la reprise d’une information parue auparavant, dans le courant de l’année 1896 ( ou peut-être même en fin d’année 1895 ??? ) dans le périodique anglais « Temple Bar  » !

* A l’origine, cette revue « Temple Bar  » qui s’interessait à la vie parisienne a donc fait état dans son numéro de la vente d’un « coeur Louis XVII » à l’hotel Drouot, trois ans auparavant, soit en 1893  !

* Compte tenu de la controverse que nous avons eue l’an dernier avec « Petit Normand » , nous admettrons que la mise en vente de cette relique royale a pu avoir lieu en 1892-1893 !

* Cela étant admis, il reste à répondre aux questions suivantes ;

La vente effective a-t-elle eu lieu ? Quelle était l’origine de ce  » coeur Louis XVII  » ?

 

3 / Merci à Claude Bertin qui vient de nous envoyer de Mexico l’image de l’article paru dans le New York Times, et que vous trouverez dans les  Fichiers

A_Child’s_Heart_Jun_21_1896.pdf

2 / C’est ce que nous allons pouvoir faire en lisant et relisant un an près ce qui a été posté précédemment dans le forum MSN Louis XVII !

 

1 / Et si on reprenait notre étude de la découverte de l’article du NYT que nous devons à notre ami Claude Bertin ( dont nous aimerions avoir quelques bonnes nouvelles ! Allo Claude, peut-on à nouveau travailler normalement à Mexico ou bien la  » sinistre gouvernance mondiale » maintient-elle toujours Mexico en  » état de siège pandémique » ??? …)  


Temple bar

Par George Augustus Sala, Edmund Hodgson Yates

Publié par Ward and Lock, 1896

Notes sur l’article: vol. 108

 

 

Sauf erreur grave d’interprétation ou confusion, l’article du NYT étant daté du 21/06/1896, la vente de ce ‘ coeur Louis XVII ‘ aurait donc eu lieu en 1892-1893 !

 

Ce ne pourrait donc être que le coeur du « reliquaire de M Martin » que le comte de Chambord avait réceptionné, contraint et forcé entre 1871 et 1883, de la part de la veuve de Pierre Pelletan !…

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1 / comment peut-on expliquer la contradiction radicale existant entre la version de Pelletan du vol du « coeur Pelletan » par Tillos et celle du 29/03/1817 des 10 témoins en faveur de la garde du coeur confiée par Pelletan à Tillos avant 1810 ? 
Question désormais résolue …

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MAJ 19/06/09


En réfléchissant à notre propre objection, faite à l’hypothèse avancée avant-hier, nous étions arrivés à la conclusion provisoire suivante :

 

le coeur de « Louis XVII » de la « filière Pierre Pelletan »  qui a été réceptionné par le Comte de Chambord entre 1871 et 1883  aurait été confié par le prince à un de ses familiers en lui laissant toute liberté d’en faire ce qui lui semblerait le plus opportun, le moment venu …  

Après la mort du comte de Chambord, cette personne ou un de ses héritiers aurait alors présenté le coeur de « Louis XVII » à la vente aux enchères de Drouot en 1892 , avec tous les justificatifs nécessaires en vue de prouver son authenticité …

 

Or en 1892, l’héritier du Comte de Chambord est comme nous l’avons déjà vu don Carlos,  duc de Madrid, qui  a succédé à Jean de Bourbon à sa mort en 1887 ( Pour mémoire la comtesse de Chambord est décédée le 25 mars 1886 ) !

 

D’où la question ;


don Carlos a-t-il pu ignorer cette mise en vente du coeur de « Louis XVII » à Paris en 1892  ?

 

Si un internaute veut bien répondre un jour à cette question :
……………………………….??????…………………………………………………..

 

==> Quelles conséquences devra-t-on en tirer par rapport à l’acceptation par don Carlos du coeur de « Louis XVII », via la filière de Gabriel Pelletan, en 1895 ?
…………………………….??????,…………………………………………………….

2 / toute autre hypothèse d’une vente faite ou autorisée en connaissance de cause par don Carlos nous semble impensable, quel que soit le statut de ce coeur de fausse ou vraie relique, selon la tradition orale ou écrite qui pouvait exister alors à Frohsdorff …

 

Si un internaute a quelques idées complémentaires à nous proposer pour essayer de comprendre comment une telle mise en vente a pu avoir lieu à Paris en 1892, notre reconnaissance lui est acquise …

 

Et suite à toutes nos interrogations, une nouvelle question tout à fait inédite vient de surgir !

Quel a été le comportement des familiers de l’entourage du comte de Chambord, qui étaient encore en vie en 1892, en 1895 et quelque temps après, et qui auraient donc pu réagir à la vente du coeur de « Louis XVII » de 1892 et à la remise solennelle du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en 1895 ?   

 

Or parmi ces fidèles d’entre les fidèles, qui auraient donc dû intervenir dans un sens ou dans un autre, à l’occasion de l’un de cés évènements il y a Joseph du Bourg, qui est décédé en 1936 !

 

Et ici la simple logique n’autorise-t-elle pas d’imaginer les questions suivantes

 

a / Joseph du Bourg a-t-il été informé de la réception du coeur de « Louis XVII » par le comte de Chambord ? …

 

b / Joseph du Bourg a-t-il été informé de la mise en vente de ce même coeur à l’Hotel Drouot en 1892 ?

 

c / Joseph du Bourg a-t-il été informé en temps et heure de l’opération de juin-juillet 1895 de la remise d’un coeur de « Louis XVII » à don Carlos ?

 

d / quelle a été son attitude quand cette affaire a fait l’objet d’une controverse publique, qui ne peut l’avoir laissé indifférent ?

 

Toutes ces questions sont à se poser à l’identique pour tous les autres familiers du comte de Chambord qui lui ont survécu en 1892, 1895 et quelque temps après ! …

A suivre ….

    

MAJ 18/06/09

 

Hier, nous avons écrit :

« * Un « coeur de Louis XVII » a été proposé, selon toute vraisemblance en 1892, à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot !

* Il est impensable que M Dumont ( propriétaire ), Me Barre qui avait un « coeur Pelletan » dans son coffre depuis 1853, et les légitimistes qui entouraient le comte Urbain de Maillé aient pu oser faire pression sur don Carlos, duc de Madrid pour l’inciter à l’accepter en simulant une vente aux enchères !

* compte tenu des attestations dont il est fait état dans ‘ Temple bar  » et qui rappellent les termes de la lettre du Père Bole, la seule hypothèse qui apparaîsse vraisemblable n’est-elle pas alors celle de la vente du  » coeur Pelletan » que le comte de Chambord avait réceptionné sous l’appellation de  » reliquaire de M Martin  » , de la part de la Vve de Pierre Pelletan ? » « 

 

Après mûre réflexion, il est évident qu’il existe a priori une grave objection à cette hypothèse !

N’est-il pas en effet impensable et donc impossible que don Carlos, héritier de Frohsdorff, ait pu autoriser en 1892 la vente du « coeur dit de Louis XVII » , réceptionné auparavant par le comte de Chambord , et qu’ensuite en 1895, il ait accepté le « coeur de Louis XVII  » , offert par M Dumont, selon l’opération menée par Me Barre et Maurice Pascal ? 
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3 / Selon cette source  le chateau de Frohsdorff a été vendu par la Princesse Massimo à la Deutsche Reichspost le 22 avril 1941 !

 

« Am 22. April 1941 verkaufte Beatrix, Prinzessin Massimo das Schloss Frohsdorf an die Deutsche Reichspost. Die Kapelle wurde für die Öffentlichkeit geschlossen. Vor dem Verkauf brachte Prinzessin Massimo kostbare Bilder im Meierhof, wo sie jetzt wohnte, in Sicherheit. Leider brannte der Meierhof nach einen Bombeneinschlag und alle Bilder wurden vernichtet. Die Felder und Wälder behielt die Prinzessin als ihr Eigentum.

Das Schloss wurde nach 1941 als Erholungsheim für Mütter und Frauen von Postangestellten genutzt.

1945 zog Prinzessin Massimo nach Italien, wo sie 1960 starb.

1945 besetzten die russischen Truppen das Schloß Frohsdorf und verwüsteten es ziemlich « 

 

« Le 22 avril 1941 la princesse Massimo a vendu le château de Frohsdorff à la Deutsche Reichspost. La chapelle a été fermée au public. La princesse Massimo a emporté avant la vente des images précieuses à Meierhof, où elle habitait alors en sécurité.  Malheureusement  Meierhof a brûlé après un bombardement et tous les livres ont été détruits. La princesse a gardé la propriété des champs et des forêts.  »

Le chateau de Frohsdorff a été utilisé après 1941 comme maison de retraite pour des mères et des femmes employées par la Poste.

La princesse Massimo est partie en Italie en 1945, où elle est morte en 1960.

Les troupes soviétiques ont occupé le Chateau en 1945 et l’ont dévasté ( NDLR au cours des combats avec les troupes nazies ) .  

 

Si donc la princesse Massimo a emporté le coeur  » Pelletan – Louis XVII  » avec elle, avant le 22/04/1941, de Frohsdorff à Meierhof  ( qui, sauf erreur d’interprétation et de  traduction, serait dans les environs de Graz, soit approximativement à 200 kms au sud de Vienne ) ce serait une nouvelle péripétie dans la traçabilité historique de ce coeur, qui aurait donc échappé aux dévastations de 1945 de Frohsdorff et du bombardement de Meierhof, si on suppose que ce coeur n’a pas été inclus dans le grand déménagement qui a eu lieu à l’occasion de la grande vente de la bibliothèque de Frohsdorff, avant la guerre de 1939 et l’Anschluss de 1938 …

 

Mais comment se fait-il que cette urne ait pu rester intacte de 1895 à 1945, alors qu’il a suffi d’un « hourvari parisien »  pour réduire en morceaux le premier exemplaire dont elle est la copie ?

 

2 / Nous venons de découvrir par ailleurs dans l’analyse de Laure de la Chapelle une précision qui nous interroge :

 

 » Pendant  près d’un siècle, l’existence du cœur offert au duc de Madrid demeura dans la brume épaisse qui recouvrit pour le public l’existence des propriétaires de Frohsdorf .

De don Carlos, usufruitier du domaine, le château revint après sa mort en 1909 à son fils, don Jaime, à qui la comtesse de Chambord en avait fait don en nu-propriété. Il mourut en 1931 sans alliance.

Plus tard, une de ses sœurs, Béatrice, princesse Massimo en hérita et, après elle, ses quatre filles. 

L’une d’entre elles, donna Maria de las Nieves – Madame Percy – emmena le cœur à Rome après la vente de Frohsdorf à l’Etat autrichien, et entreprit des démarches pour le rendre à la France ; »

 

Quand donc a eu lieu la vente de Frohsdorff à l’Etat autrichien qui nous donnerait ainsi un repère essentiel dans la traçabilité historique de ce coeur  » Pelletan – Louis XVII  » dont on ne sait toujours pas avec certitude ce qu’il est devenu après le 02/07/1895 ? 

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1 / L' » anguille-murène  » de Lenotre vient de se retourner et de tuer l’hypothèse que nous avions formulée ( voir en bas de page MAJ 19/06) 

Suite à un examen approfondi fait avec notre archiviste du Roi Louis XVII, nous venons de découvrir que le coeur « Pelletan – Louis XVII  » de la filière  » Gabriel Pelletan  » a été RENDU par Me Barre à Mme Deschamps en 1886, contrairement à ce que nous avions crû vrai à la lecture de l’analyse de Laure de La Chapelle, selon laquelle Me Barre aurait gardé le coeur « Pelletan – Louis XVII  » dans son coffre de  1853 à 1895 ! …

 

 » Craignant peut-être que son frère Pierre ne le lui réclame – n’oublions pas qu’il avait renoncé à la succession de leur père – il le confia à sa mère jusqu’en 1853.

Mais l’année 1853 est précisément celle de l’arrivée aux affaires de son nouveau notaire, Maître Félix Edouard Barre.

…/…
Et pour commencer, après le récit suggéré à son client, il va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895. » »

http://louisxvii.chez.com/les_deux_coeurs.htm 

 

Et comme c’est le cas dans cette affaire Louis XVII, selon le principe même de l’anguille de Lenotre, cela change TOUT ! 

 

Nous reviendrons ultérieurement sur les détails de notre nouvelle analyse, fondée sur une étude rigoureuse des archives en possession de notre archiviste du Roi Louis XVII !


Pour l’instant nous irons droit au but comme on dit à Marseille, selon la devise de l’OM :

Le coeur qui a été mis en vente aux enchères en 1892 n’est pas le coeur « Pelletan – Louis XVII  » réceptionné par le comte de Chambord, via la filière Pierre Pelletan, mais selon TOUTE VRAISEMBLANCE le coeur  » Pelletan-Louis XVII » de la filière Gabriel Pelletan  !

Et toutes les informations en notre possession nous invitent à conclure aujourd’hui que que ce coeur a été mis en vente par M Dumont héritier de Mme Deschamps en 1892 !

Et c’est ensuite en 1895 qu’a été montée l’opération de remise du coeur à don Carlos par l’équipe  » Maurice Pascal – Dumont – Paul Cottin  » …

 

Tous les détails et jusitificatifs vous seront donnés dès que possible …

 

D’où première conséquence :
le coeur  » Pelletan – Louis XVII  » de la filière « Pierre Pelletan  » que le comte de Chambord a réceptionné sous la qualité de « reliquaire de M Martin » était à  Frohsdorff en 1892, 1895 jusqu’en ???? ……

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MAJ 22/06

 

7 / Et don Carlos conclut par cette phrase

 » Mais je ne pourrai oublier que c’est au dévouement de Madame Deschamps, votre mère, et au vôtre, Monsieur, que nous devons de pouvoir recueillir les précieux restes de l’infortuné Louis XVII, malgré tant d’évènements qui semblaient vouloir s’acharner à les éloigner de nous. »

qui, dans une logique implacable, nous renvoie au parcours du coeur, selon la filière dite de Gabriel Pelletan, qui va du 02/07/1895 jusqu’au 23 mai 1828, date de la remise d’un coeur entre les mains de l’archevêque de Paris par Mme Pelletan, épouse du Dr Jean Philippe Pelletan qui devait décéder le 26/09/1829 à Bourg la Reine ! 

 

6 / Comment des royalistes de bonne foi ont-ils pu suggérer au duc de Madrid d’écrire un tel texte ?

 » La remise qui en fut faite à Mgr l’Archevêque de Paris, comte de Quélen, avec l’agrément de Madame la Dauphine, en attendant la décision royale qui devait fixer le lieu du repos définitif du cœur, soit au Val de Grâce, soit à Notre Dame, soit à Saint Denis, projet que la Révolution de 1830 empêcha de réaliser, ainsi que la visite de Madame la duchesse de Berry fit à l’Archevêché, accompagnée de mon Oncle le duc de Bordeaux et de Mademoiselle, depuis duchesse de Parme, prouvent combien à cette époque la Famille Royale s’intéressait au sort de cette relique.  »

Pour ne pas avoir à écrire les commentaires qui viennent spontanément à l’esprit, mot après mot, on voudra bien nous autoriser à passer aux alinéas qui suivent, tant cette 

argumentation porte la trace de l’influence de Maurice Pascal !…


———

5 / Toute l’argumentation fournie à don Carlos par ceux qui ont monté toute l’opération de remise du coeur « Pelletan – Louis XVII » de juin – juillet 1895 est nulle et non avenue !  

 

4 / Et parce que nous voulons  en finir avec ce dossier pour ne plus avoir à y revenir, voici qu’une relecture de la phrase laisserait entendre, selon une analyse grammaticale  rigoureuse, que  « stricto sensu  » il n’est pas interdit de lire que ce ne sont pas les Dr Pelletan et de Lassus qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, mais  Mesdames Tantes elles-mêmes , ce qui par contre est parfaitement exact ! Mais cela change tout !

Ce n’est pas parce que Mesdames Tantes ont connu le Dauphin aux Tuileries et étaient donc en mesure de le reconnaître 4 ans plus tard, que les Dr Pelletan et de Lassus pouvaient eux aussi le faire !

 

 « Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries »

Or cette lettre interpétée selon le sens que nous lui avions donné en premier lieu, n’est-elle pas la pièce à conviction selon laquelle de Lassus aurait connu le Dauphin au Temple et était donc en mesure de le reconnaître le 8 juin 1795 ? C’est stupéfiant !

 

Enfin et surtout, comment ne pas être troublé par ces coïncidences établissant – via de Lassus – un lien fortuit entre  » Louis XVII  » mort le 8 juin 1795 et Mesdames Tantes qui sont impliquées dans le dossier que nous espérons réouvrir très bientôt du Manuscrit de Trieste ! Et n’est-ce pas en 1794 que le Dr de Lassus a quitté Mesdames Tantes alors émigrées en Italie ?…

3 /  » Mais, m’appuyant sur …/… sur la déclaration de Mr Lassus, médecins  de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. « 

Et là à nouveau ! Incroyable découverte faite à l’instant même en temps réél !
LIRE C’EST RELIRE !

Don Carlos n’a pas écrit médecinS au pluriel mais au SIGNULIER ! C’est la main qui a transcrit le texte sur Internet qui a fait l’accord exigé par la grammaire !

Or nouvelle stupéfaction qui va en précéder une autre !

Sur l’image de la lettre manuscrite de don Carlos  » avaient  » inclus dans l’expression  » qui avaient connu » correspondant aux médecins Pelletan et de Lassus a été écrit « avait » avant de faire l’objet d’une surcharge qui a mis le verbe au pluriel ! 

 

Or ce nanodétail n’est pas anodin, quel que soit le niveau de maîtrise du français par don Carlos, qui nous est inconnu ! Libre à qui le veut de mettre cette anomalie au seul compte de l’erreur humaine de quelque nature que ce soit !

Mais ce qui n’est pas admissible c’est de lire que le Dr Pelletan aurait été le docteur des tantes de Louis XVI, filles de Louis XV, Mesdames Sophie et Adélaïde, et qu’à ce titre il aurait donc connu le second Dauphin aux Tuileries !… 

 

De toute évidence don Carlos ne fait que rapporter ce qu’on lui a dit et qui est impossible  à admettre !

 

Quant au Dr de Lassus, la phrase que nous étudions ne peut faire référence qu’au fait établi historiquement selon lequel le dr de Lassus a été effctivement le lédecin de Mesdames les tantes de Louis XVI et grand tantes de Louis XVII, Mesdames Adélaïde et Victoire ! 
De telles erreurs discréditent à elles seules la conclusion induite par hypothèse  logique selon laquelle de Lassus aurait obligatoirement connu le Dauphin aux Tuileries ! On rappellera en outre qu’avant leur départ en émigration au printemps de 1791, Mesdames tantes vivaient non pas aux Tuileries, mais au chateau de Bellevue ! …

 

2 / Nous nous proposons de prendre comme « terminus a quo »  la  » Lettre autographe de Don Carlos à Monsieur Edouard Dumont du 15 juin 1895, signée de Venise «   , pièce à conviction dont nous allons faire l’indispensable critique historique ! Don Carlos a écrit :  

 

 » Si nous avons tant tardé à accepter cette précieuse relique, c’est que nous voulions nous entourer, comme l’ont fait les Rois nos prédécesseurs, de toutes les garanties que nous jugions nécessaires pour acquérir la conviction de son authenticité et anéantir toute interprétation malveillante »

 

Il nous suffira de compléter cet alinéa par celui-ci extrait d’une des  Lettres du docteur Martellière à Edouard Dumont

 

 » Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? »

( Pour mémoire 1890, c’est l’année de la mort du Père Bole, précédée en 1886 de celle de la comtesse de Chambord )

 

Don Carlos poursuit :

 

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan t sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. « 

 

Disséquons cette phrase capitale qui est sans nul doute le coeur même de l’argumentaion du duc de Madrid et de tous ceux qui lui ont présenté ce dossier ! 

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan …/… , il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré.  »

 

Nous savons aujourd’hui que don Carlos a été victime d’un abus de confiance de la part du Dr Pelletan relayé x fois en toute bonne foi …
Le témoignage du Dr Pelletan = ZERO ! …

 

 

 

1 / Comme promis, nous allons donc reprendre toute l’étude du parcours des coeurs « Pelletan » juqu’au « terminus ad quem «  ou « terminus a quo » ( au choix du lecteur ) où nous serons obligés de nous arrêter, faute d’informations fiables ou impossibles à vérifier pour arbitrer nos hypothèses en cours … 

 

Et pour réouvrir le nouveau débat ouvert par notre découverte de la semaine dernière, quelle meilleure introduction que celle qui nous est donnée par « Le Mémorial de France à saint Denis » ?

 » Conforté par l’avis des médecins, Don Carlos accepte ce précieux don qui lui est apporté à Venise au mois de juin 1895, cent ans après le décès de Louis XVII, par le comte de Marichallar et Monsieur Maurice Pascal. »

 

Lire c’est relire ! Pourquoi ce site ne nous dit-il RIEN sur le transfert du coeur de Venise à Frohsdorff ? …

 

Nous avons donc osé écrire la semaine dernière que ce coeur « Louis XVII  » avait fait l’objet d’une péripétie historique ignorée jusque là par nos experts alors que, là encore, il fallait lire attentivement des pièces que nous n’avons pas la prétention de présenter comme inédites, mais que nous voulons seulement étudier sérieusement, notre confiance envers les dits experts ayant été irrémédiablement prise en défaut !

Et si nous prenons le risque d’exposer nos réflexions, quasiment en temps réél, c’est exclusivement pour les soumettre à l’examen critique des internautes de bonne foi qui commenceraient à nous accorder quelque crédit, afin que nous aussi nous ne commettions pas d’erreur !

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MAJ 23/06

4 / Nous avons écrit :

 

 » Mais comment donc et pourquoi Me Barre a-t-il rendu le coeur « Pelletan » à Mme Vve Deschamps en 1886, selon Paul Cottin, véritable témoin et historien contemporain de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos ? »

Or voici ce que nous lisons dans l’étude de Laure de la Chapelle :

. »../… Nous lisons … dans l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 : ***

 » A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

C’est absolument inouï et incroyable ! Nous voici donc confrontés à un nouveau hiatus, voire même une nouvelle rupture dans la transmission du coeur de « Louis XVII  » de Gabriel Pelletan à don Carlos  !

En l’état actuel de nos investigations et de nos vérifications, que nous n’avions encore jamais faites, le coeur qui a été remis à don Carlos le 2 juillet 1895 aurait donc eu pour propriétaires  ou dépositaires les personnes suivantes, par ordre chronologique inverse : 

1 –  don Carlos à Venise le 02/07/1895 !
2 – M Edouard Dumont à Paris,  héritier depuis 1887 à titre de fils d’un premier mariage de  :
3 – Mme Vve Deschamps, veuve héritière de M Deschamps depuis 1881 de :
4 – M Prosper Deschamps, légataire du Docteur Delatour,  propriétaire ( ou dépositaire ) du coeur depuis le ??/??/??? à titre de ??… ? de :
5 – Gabriel Pelletan, décédé en 1879, et propriétaire d’un coeur qui lui a été remis, après le sac de l’archevêché de Paris, par Lescroart, un des émeutiers de février 1831 ( 1ère version de Paul Cottin ) ou de Juillet 1830 ( 2 ème version ) ! …   

Et ce coeur sera ensuite déposé à Frohsdorff à une date inconnue par le chevalier de Heber (???)  selon le seul et unique témoignage « révélé » par une annotation manuscrite de Maurice Pascal sur un obscur périodique de province …

Voilà le coeur de Louis XVII dont la traçabilité historique certaine a été établie par l' »historien qui a résolu la question Louis XVII » !

On reste stupéfait  ! abasourdi ! sans voix ! Allo Monsieur le professeur Jean Tulard ??? …

CIEL ! mais au fait ! A quelle date PRECISE le Dr Martellière dont le Le Mémorial de France à saint Denis  nous offre une lettre que nous avons déjà étudiée, a-t-il eu la curiosité de voir le coeur, évoqué dans cette publication de la Chronique Médicale de 1895 ? 

 » A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur …

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3 / Mais comment donc et pourquoi Me Barre a-t-il rendu le coeur « Pelletan » à Mme Vve Deschamps en 1886, selon Paul Cottin, véritable témoin et historien contemporain de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos ?
Pour d’obscures raisons – [ sur lesquelles il sera peut-être indispensable de se pencher, notre expérience de la  » gangue Louis XVII  » nous ayant appris que là où il y a des obscurités  c’est très rarement le fait du hasard …  ] –  et que Laure de la Chapelle a essayé de découvrir grâce à ses recherches dignes de tous les éloges dans les archives notariales parisiennes, il semblerait que Gabriel Pelletan ait fait un legs à un cousin de sa femme, Jacques Marie Prosper Deschamps.
Ce dernier étant décédé,  semble-t-il,  en 1878-1879 ( ??? ) il est donc logique que  Me Barre ait rendu à sa veuve le coeur dont il devait avoir obligatoirement la garde depuis jj/mm/aaaa , à condition d’admettre qu’il ait existé des dispositions particulières qui faisaient de Jacques Marie Prosper Deschamps le propriétaire du coeur depuis la mort de Gabriel Pelletan en 1879 …  

Pour l’instant nous ne chercherons pas à savoir pourquoi il existe un tel hiatus dans le parcours du coeur dont on nous a dit qu’il avait été certifié par toutes les preuves et certificats délivrés par des propriétaires et des témoins au-dessus de tout soupçon ! ..

 

Dans l’immédiat l’essentiel est désormais ailleurs !

 

En effet, nous avons appris l’an dernier, grâce à notre ami Claude Bertin, notre « correspondant permanent pour les deux Amériques  »  et depuis, après mûre réflexion,  qu’il y a eu une vente d’un coeur « Louis XVII »  en 1892 à l’Hotel Drouot à Paris, selon un article du New York Times du 21 juin 1896 – admirez la coîncidence … – qui a repris une information parue dans un exemplaire d’un périodique anglais  » Temple Bar »  publié en 1896 !

 

D’où le nouveau scénario qu’il est facile d’imaginer pour le coeur et que nous mettons quiconque au défi d’invalider ; Laure de la Chapelle nous a appris :

 » Après M. Prosper Deschamps, décédé octogénaire en 1881, il passa à sa veuve, Mme Deschamps, née Eugénie Brémard. Laquelle mourut en 1887, en laissant le cœur à son fils unique, issu d’un précédent mariage, M. Edouard Dumont. » 

Qu’est-ce qui interdit de penser que :

* pour des motivations que nous nous garderons bien de tenter de percer  et encore moins de juger, M Dumont héritier de Mme Vve Deschamps, et lointain héritier de Gabriel Pelletan a mis en vente le  » coeur de Louis XVII »  à l’Hotel Drouot en 1892 ;
* des royalistes alertés par cette vente sont intervenus et ont persuadé M Dumont de retirer le coeur de « Louis XVII  » de cette vente ;
*  et c’est alors que Maurice Pascal est intervenu et a monté toute l’opération de remise de ce coeur à don Carlos, avec le concours de Paul Cottin et de la Revue Rétrospective en oubliant de nous dire pourquoi et comment ce coeur de Louis XVII a été proposé à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot en 1892 ! …   


Mais cela n’est pas sans conséquence grave en raison de tous les trous et de toutes les ruptures existant dans la traçabilité historique de ce coeur !

Si en effet, comme tout concourt à le penser, Maurice Pascal intervient en 1892-1894  comme le grand ordonnateur de la remise du coeur  » Louis XVII  » à don Carlos en juin – juillet 1895, n’est-ce pas Maurice Pascal qui est aussi le « témoin  » clef et unique de la présence du coeur de Louis-Joseph à l’archevêché de Paris entre 1828 et 1830-1831 et du dépôt du coeur de « Louis XVII » à Frosdorff après le 2 juillet 1895 ? …

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2 / Reprenons notre machine à remonter le temps grâce à la Revue Rétrospective de  1894 qui n’a malheureusement pas été numérisée par Gallica ! …

Voici la synthèse de ce qu’on y lit, dans les dernières pages et dont un détail essentiel avait totalement échappé à notre attention jusqu’à notre découverte de la semaine dernière que nous allons présenter aujourd’hui : 

 

L’auteur de l’article ( selon toute vraisemblance Paul Cottin, responsable de la Revue Rétrospective ) transcrit des documents qui étayent les faits suivants ( voir également l’étude de Laure de la Chapelle ) pour la période qui va de la mort de Gabriel Pelletan en 1879 à juin 1895 !  

 

a / Gabriel Pelletan meurt en 1879 après avoir nommé Me Barre exécuteur testamentaire et M Prosper Deschamps légataire universel !

 

b / Paul Cottin transcrit ensuite un échange de lettres du plus haut intérêt entre Me Barre et Barrande et ensuite avec Huet du Pavillon, d’où il ressort que :
b.1 Barrande chargé d’affaires du comte de Chambord accuse réception par lettre du 11/06/1883 de tous les justificatifs que Me Barre avait pu rassembler, avant la mort de Gabriel Pelletan et promet de les transmettre au prince ;
b.2 Paul Cottin écrit juste après la transcription de cette lettre :

 » Peu après le comte de Chambord mourut, et M Barrande décéda bientôt aussi.Les documents envoyés par Me Barre passèrent entre les mains de M Huet du Pavillon, autre exécuteur testamentaire du prince. Une correspondance assez longue s’établit entre eux.

La dernière lettre de M Huet, en date du 21 janvier 1886  fait référence à une lettre promise par lui-même en date du 25 novembre 1884 et méritera très certainement qu’on y revienne bientôt lorsque nous étudierons le comportement des princes en vue d’esquisser une hypothèse sur ce qui a pu se passer après le 02/07/1895 ! …

Huet du Pavillon renvoie à Me Barre les justificatifs reçus [ que nous appellerons « Mémoire de Me Barre » ] après en avoir fait une copie, selon l’autorisation reçue de l’éxécuteur testamentaire de Gabriel Pelletan !

 

c / Et c’est ici que nous allons découvrir l’information capitale qui, semble-t-il, a échappé à tous nos historiens diplômés et/ou experts es-question Louis XVII !

Paul Cottin écrit ceci juste après la transcription de la lettre de Huet du Pavillon en date du 21 janvier 1886 :

 » M Barre  donna l’autorisation de copier les manuscrits [ que nous appellerons « Mémoire de Gabriel Pelletan » ] qui lui furent ensuite retournés, puis il n’entendit plus parler de rien.

Dans ces conditions le dépôt fait par M Prosper Deschamps entre les mains de M Barre n’ayant plus d’objet, celui-ci s’en fit remettre une décharge notariée par Mme Vve Deschamps. C’est dans cet acte que nous avons puisé les renseignements précédents . Le vase contenant le coeur et dont nous avons reproduit le fac-similé y est ainsi décrit :
…/… [ voir la description …)

 

 

Si les mots ont un sens, la conséquence aussi inédite que capitale à tirer de ce texte est donc la suivante : 

Après réception de la lettre de Huet du Pavillon du 21/01/1886, donc très probablement dans le courant de l’année 1886, Me Barre a restitué à Mme Vve Deschamps le coeur dit de Louis XVII qui lui avait été confié et à propos duquel laure de la Chapelle a écrit :  

[… (Me Barre)  va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895 …/… .]

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1 / Voici le message, en attente d’acceptation, envoyé sur le site

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-25702

 

 » Est-ce qu’un internaute aurait vu dans l’agenda du Comte de Chambord, publié et annoté par M Delorme, s’il existe ou non une trace documentaire de la réception d’un “reliquaire de M Martin”, entre 1871 et 1883 ?

Selon la lettre du Père Bole, découverte par Laure de la Chapelle il s’agirait de la réception d’un coeur dit de “Louis XVII” , venu de l’archevêché de Paris …

http://groups.google.fr/group/louisxvii-info-2/web/chronologie-des–coeurs-pelletan  »

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MAJ 24/06

7 / Et la lecture de la Revue Rétrospective de mars 1894 ( non numérisée par Galica ) permet d’affirmer également que le descriptif du reliquaire, selon la décharge donnée le 22/04/1887 ( source : Philippe Delorme ) par Mme Deschamps ( *** ]  à Me Barre est identique à celle que donnera Urbain de Maillé à M Dumont le 22 juin 1895 !… 

[ Mme Deschamps décèdera en 1887, à une date précise encore inconnue, selon Laure de la Chapelle ] …  

6 / La lecture de la Nouvelle Revue Rétrospective ( 1895 – second semestre ) permet d’affirmer que la description ci-dessous faite par Philippe Delorme concerne non pas la décharge du 22/04/1887 de Mme Deschamps à Me Barre mais la décharge du 22/06/1895 de l’envoyé de don Carlos ( Urbain de Maillé ) à M Dumont !

5 / Mais alors qui se trompe ? Philippe Delorme ou Laure de la Chapelle ?

Si l’erreur est là où nous pensons la voir aujourd’hui, après cette confrontation des textes de l’un et de l’autre, les conséquences en seraient considérables et INEDITES !
Aussi qu’il nous soit permis de réfléchir avant de les exposer ! …
L »anguille-murène  » de Lenotre vient à nouveau de sortir de son trou ! … 

Si Philippe Delorme a confondu la description du reliquaire de 1887 ( Deschamps – Barre ) avec celle de 1895 ( Dumont- Urbain de Maillé ) la découverte par Claude Bertin de la mise en vente aux enchères de 1892, faisant suite à la remise du coeur de 1887 aurait des conséquences considérables  ! …

 

Chers amis, merci de bien vouloir nous faire part de vos observations, dès que vous aurez conclu !…

4 /  Or Philippe Delorme a écrit p 70 :

:

 » Dès lors, me Barre se sent délié de ses obligations, d’autant que Prosper Deschamps est décédé sur ces entrefaites. Le 22 avril 1887, l’ancien notaire remet l’urne de cristal et les papiers des Pelletan à la veuve de l’architecte ( Deschamps). »  ( note 95 )

 

et en note 95, p 184 associé donc à ce texte : 

 

«   » 95. J’ai évoqué la décharge signée à cette occasion, devant Me Tollu dans la note 5. On y lit la description du reliquaire :

« Un vase en cristal, de forme ovoïde, aminci à l’extrémité inférieure, avec un large pied rond, cerclé d’une bordure en cuivre doré arrondie, s’ouvrant vers le milieu, et contenant extérieurement, à sa partie supérieure servant de couvercle, dix-sept étoiles taillées dans le cristal, entre deux rainures cir­culaires également taillées, avec un trou de deux millimètres à l’extrémité supérieure, dans lequel est posée extérieurement une fleur de lys de deux centimètres de haut, en cuivre doré.

« Ce vase contient un coeur desséché tenant à la paroi supé­rieure dudit vase par un petit cylindre de cuivre.

« Au fond intérieur dudit vase se trouvent quinze morceaux de cristal brisés… »

(Cité in Nouvelle revue rétrospective, op. cit., pp. 52 sqq.). »

 

Et en note 5 p 101 on lit :

 » Les documents originaux provenant de la succession du docteur Philippe-Gabriel Pelletan,  ont été déposés le 22 avrtl l887 entre les mains de M » Paul Tollu, notaire à Paris (Archives nationales,Minutier Central, Etude XVIII-35-36 Répertoire).

D’autre part, la liasse XVIII-1540 contient une chemise – hélas vide – portant cette mention:
<< 22 avril l887, décharge du cæur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n°108

acte relié carton n°7 >>.

Lors de la remise du cæur à don Carlos, en 1895, ces papiers sont devenus la propriété du prince espagnol.( Le même répertoire du notaire Tollu garde trace, à la date du 22 juin

1895, d’une décharge [par M. le] duc de Madrid, demeurant au château de Frohsdorf (Autriche), [à M. Pierre-Edouard] Dumont, demeurant à Paris, boulevard Haussmann no 32, du

coeur de Louis XVII >)

3 / Voici le message que Laure de la Chapelle nous avait envoyé et autorisé à publier le 16/01/2006, sur notre forum MSN !

Réponse
Conseiller Supprimer    Message 94 sur 342 dans la discussion
De : <NOBR>raphael_charles</NOBR> Envoyé : 25/03/2006 14:23

 

A l’attention de tous les nouveaux lecteurs qui pourraient  prochainement découvrir notre forum, voici pour mémoire ce que Mme Laure de la Chapelle, Présidente du Cercle d’Etudes Historiques sur la question Louis XVII, nous a écrit dans un message posté le 16 janvier 2006 :

 

<< 1°/Vous me demandez quand j’ai découvert la Revue Rétrospective et la photo de 1894: environ 6 mois avant les analyses ADN, la Revue m’avait été envoyée par un correspondant. Mais, naturellement, ce n’est qu’après la conférence de presse en avril 2000, où l’on a pu voir la photo du coeur analysé, que j’ai commencé les recherches en constatant des différences  inexplicables entre les deux coeurs.

 

 2°/ La tige métallique attachant le coeur 2000 n’est pas d’origine . Elle arrive en haut du coeur, sans qu’on puisse voir à l’image si elle le pénètre  ( très peu ) ou si elle en entoure l’extrémité, et revient – toujours par le haut – pour rejoindre le reste de la tige au bout d’une longueur de quelques centimètres, en décrivant donc une boucle, non visible sur les photos, mais très visible sur le film du prélèvement ( Emission sur France 5, 14 juin 2000, 10h40. Titre de l’émission:

Chasseur de gènes : Louis XVII, coeur de pierre. )

 

3°/ L’attache d’origine du coeur, tout en haut de l’urne, n’était pas une tige, mais un cylindre en cuivre. Voici le texte de M° Tollu, le 22 juin 1895, donnant décharge par le duc de Madrid à Pierre Edouard Dumont, ( dernier détenteur du coeur de Gabriel Pelletan ) :

 

« Un vase en cristal, de forme ovoïde, aminci à l’extrémité inférieure, avec un large pied rond, cerclé d’une bordure de cuivre doré arrondie, s’ouvrant par le milieu, et contenant extérieurement, à sa partie supérieure servant de couvercle, dix-sept étoiles taillées dans le cristal, entre deux rainures circulaires également taillées, avec un trou de deux millimètres à l’extrémité supérieure, dans lequel est posée extérieurement une fleur de lys de deux centimètres de haut en cuivre doré.

Ce vase contient un coeur desséché, tenant à la paroi supérieure dudit vase par un petit cylindre de cuivre.

Au fond intérieur du dit vase se trouvent quinze morceaux de cristal brisés… »

Il est donc évident que le système d’attache du coeur a été modifié et le viscère attaché en partie basse de l’urne après 1895, mais avant l’arrivée à St Denis, lorsque la princesse Massimo en a fait don au Mémorial en l’état  où il se trouve aujourd’hui (cf. reportages et photos de l’époque )

 

Mme Laure de la Chapelle

Présidente du Cercle d’Etudes Historiques sur la Question Louis XVII  >>


…/…

 

2 / ERRATUM :
Hier nous avons écrit :
 »

c / Et c’est ici que nous allons découvrir l’information capitale qui, semble-t-il, a échappé à tous nos historiens diplômés et/ou experts es-question Louis XVII !

Paul Cottin écrit ceci juste après la transcription de la lettre de Huet du Pavillon en date du 21 janvier 1886 :

 » M Barre  donna l’autorisation de copier les manuscrits [ que nous appellerons « Mémoire de Gabriel Pelletan » ] qui lui furent ensuite retournés, puis il n’entendit plus parler de rien.

Dans ces conditions le dépôt fait par M Prosper Deschamps entre les mains de M Barre n’ayant plus d’objet, celui-ci s’en fit remettre une décharge notariée par Mme Vve Deschamps. C’est dans cet acte que nous avons puisé les renseignements précédents . Le vase contenant le coeur et dont nous avons reproduit le fac-similé y est ainsi décrit …/…  »

En fait nous avons fait une simple erreur par déduction logique que nous tenons à corriger immédiatement, en raison de la confiance que nous avons faite jusque là à l’analyse de Laure de la Chapelle qui a écrit :

[… (Me Barre)  va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895 …/… .]

Nous avons pensé A TORT que Laure de la Chapelle, ayant omis de constater le fait de la remise du coeur par Me Barre à Mme Deschamps, après la réception de la lettre courtoise de fin de non recevoir de Huet de Pavillon du 21/01/1886, il en avait été de même pour les autres historiens ou experts es-question Louis XVII ! 
Or il n’en est rien ! Philippe Delorme a écrit dans son livre :

 » Dès lors, me Barre se sent délié de ses obligations, d’autant que Prosper Deschamps est décédé sur ces entrefaites. Le 22 avril 1887, l’ancien notaire remet l’urne de cristal et les papiers des Pelletan à la veuve de l’architecte ( Deschamps). »  


[ En note 95 Philippe Delorme rappelle le texte de la désormais fameuse décharge qui décrit le reliquaire : ]  

 » J’ai évoqué la décharge signée à cette occasion devant Me Tollu dans la note 5. On y lit la description du reliquaire :
Un vase en cristal …/… « 

Mais alors surgit un nouveau et très grave problème !

 

Dans cette longue note 5 ( p 100 à 103 ) on peut lire qu’il existe parfaitement référencée, et correspondant selon toute logique au document ci-dessus  » une chemise – hélas VIDE – portant cette mention :  » 22 avril 1887 , décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n°7  »  

 

Mais à quelle décharge fait référence la description du reliquaire qui est rapportée ou … évoquée ici par Philippe Delorme ? … Est-il question de la décharge du 22/04/1887 qu’aurait apparemment ignorée Laure de la Chapelle ou de celle du 22 juin 1895 faite pour le compte du duc de Madrid à M Dumont ? 


Au secours ! notre archiviste du Roi Louis XVII !!! … 

1 / ERRATUM – LIRE C’EST RELIRE !

Hier nous avons lu sur :
http://www.memorialdefrance.org/LettreautographedeDonCarlos.php

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. »


Et la lecture de « médecins  » au pluriel dans la transcription du texte nous a conduit à faire une grave erreur d’interprétation et à poser des questions qui n’avaient pas lieu d’être !


En relisant le texte de la lettre autographe de don Carlos, le doute n’est plus permis !
Le prince connaissait parfaitement le français  et les règles de la grammaire et a surchargé  » avait » en  » avaient  » lorsqu’il s’est rendu compte de son erreur !

Il faut lire non pas ce qui a été transcrit par erreur par Le Mémorial de France à saint Denis  mais ceci :

 

 »   » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecin de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. »

C’est bien M de Lassus qui avait été le médecin de Mesdames Adélaïde ( et non Sophie ! …) et Victoire de France, qui, elles, avaient connu le Dauphin aux Tuileries !
Et ce n’est pas parce que Mesdames les grandes tantes de don Carlos auraient pu reconnaître louis XVII au Temple le 8 juin 1795 qu’il en était de même pour le Dr de Lassus, dont le Dr Pelletan appellera ensuite le témoignage posthume pour essayer de faire valider son imposture par la famille Royale …

EXIT la théorie selon laquelle le Dr de Lassus aurait pu reconnaître Louis XVII au Temple le 8 juin 1795, parce qu’il l’aurait connu aux Tuileries !

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MAJ 25/06

 » Nul doute, nous sommes-nous dit, qu’à la lecture de l’acte notarié il sera possible d’arbitrer sur le champ qui du Littoral de la Somme ou de la Chronique Médicale et donc par voie de conséquence qui de Philippe Delorme ou de Laure de la Chapelle a commis une erreur en indiquant que les époux Deschamps avaient reçu le [ Coeur Lescroart ] de l’un des deux docteurs Gabriel Pelletan ou Gabriel Delatour !  

ET LA STUPEUR !!!  … A suivre …   » avons-nous écrit ! en effet

Il suffit de se reporter aux pages de la Nouvelle Revue Rétrospective que nous avons publiées hier ( voir en bas de page ) pour conclure à l’évidence que la Chronique Médicale de 1895 a commis une très grave erreur en reproduisant l’attestation du Dr de la Martellière, selon laquelle le coeur détenu par M Dumont aurait été légué à M et Mme Deschamps par le Dr Delatour au lieu du Dr Gabriel Pelletan !

 

Et là coup de théâtre hallucinant ! Avant de conclure sur ce point précis, afin de pouvoir refermer ce dossier qui finit par nous écoeurer, nous vérifions ce que Philippe Delorme a écrit dans son livre !

En voici la transcription précise : 
note 101 p 189 :
 » Dans sa  Nouvelle revue rétrospective ( op cit p 50 ) Paul Cottin donne la transcription de l’acte notarié du 22 juin, AUJOURD’HUI INTROUVABLE au Minutier Central ( cf note 5 )   »

[ OUI AUJOURD’HUI INTROUVABLE est-il écrit !!!]

Et au milieu d’une longue note 5 ( p 100 – 103 ! on peut lire ceci :
 »

Les documents originaux, provenant de la succession du docteur Philippe-Gabriel Pelletan, ont été déposés le 22 avril 1887 entre les mains de Me Paul Tollu, notaire à Paris (Archives natio­nales, Minutier Central, Etude XVIII-35-36 Répertoire). D’autre part, la liasse XVIII-1540 contient une chemise – hélas vide – portant cette mention : « 22 avril 1887, décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n° 7 ».

Lors de la remise du coeur à don Carlos, en 1895, ces papiers sont devenus la propriété du prince espagnol. (Le même répertoire du notaire Tollu garde trace, à la date du 22 juin 1895, d’une « décharge [par M. le] duc de Madrid, demeurant au château de Frohsdorf (Autriche), [à M. Pierre-Edouard] Dumont, demeurant à Paris, boulevard Haussmann n° 32, du coeur de Louis XVII ».)

Une lettre d’Edouard Dumont à Maurice Pascal, datée du 2 juin 1898 (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, Manuscrit 14029/17), le confirme : « La vie manuscrite du docteur Philippe-Jean Pelletan écrite par lui-même fait partie des papiers déposés en l’étude de M’ Paul Tollu, et que j’ai donnés à Don Carlos. M. le comte Urbain de Maillé a seul le pouvoir de donner l’autorisation de consulter lesdits papiers. »

Nous ignorons où se trouvent aujourd’hui ces originaux.

Ont-ils été déposés à Frohsdorf, ont-ils été vendus, perdus ou appartiennent-ils à l’un des descendants de don Carlos ? Sont-ils restés dans la famille du comte Urbain de Maillé ? »

 

VOILA LES INFORMATIONS QUE PHILIPPE DELORME DONNE EN COMPLEMENT A SA NOTE n°101 ( p 189 ) où il est écrit :

 » Dans sa  Nouvelle revue rétrospective ( op cit p 50 ) Paul Cottin donne la transcription de l’acte notarié du 22 juin, AUJOURD’HUI INTROUVABLE au Minutier Central ( cf note 5 )   » Nous en avons déjà extrait plusieurs passages, mais ce DOCUMENT CAPITAL mérité d’être cité à nouveau ici dans son intégralité :
… / …

CETTE IMPOSTURE PELLETAN EST AUJOURD’HUI ETAYEE

PAR DES DOCUMENTS FANTOMES !

OU EST LA CHIMERE EVOQUEE PAR CAMBACERES LE 22

JANVIER 1795 ?

DANS L’ARGUMENTATION DE PHILIPPE DELORME ?


OU DANS CELLE QUI VIENT DE VOUS ETRE PRESENTEE

SUR CE SITE AU NOM DE TOUTE L’EQUIPE DU CRIL17

( Cellule de Recherches sur Internet de Louis XVII ) ?
———————– 

5 / Nous avons écrit ci-dessous :

 » 11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan propriétaire du  [ Coeur Lescroart ]

 

[ Mais à quel titre le [ Coeur Lescroart ] conservé selon toute apparence, jusqu’en 1886-1887 ( et non jusqu’en 1895 ) , dans le coffre de Me Barre, devient-il la propriété de Prosper Deschamps avant de devenir celle de M Dumont après le décès de Mme Deschamps en 1887, à une date qu’il serait opportun de pouvoir établir  ??? … ]

Une réponse circonstanciée et très précise s’impose d’autant plus que nous venons de découvrir une nouvelle énigme, surgie d’une lecture attentive de l’analyse de Laure de la Chapelle qui a écrit : 

 

 » Nous lisons en effet dans l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 :

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 
Or au lieu de ce texte on lit ceci dans Le littoral de la Somme ( repris par Philippe Delorme en note 102 p 193 )  :

 

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Pelletan à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 

Où est l’erreur ??? Dans le texte du « Littoral de la Somme » ou dans celui de la « Chronique Médicale  »  »

Mais il y a plus grave ! Au moment même où nous allions poster la question Scoooooop du jour :

Gabriel Pelletan a-t-il confié la garde – à moins que ce coeur ne lui ait été volé comme cela serait arrivé à son père ??? – au docteur Delacour, dont on trouve diverses traces documentaires dans la base de données de la BIUM pour les années 1870 ? … 
nous avons voulu vérifier ce que nous dit Philippe Delorme dans son livre ! Et là nouvelle STUPEUR qui s’ajoute à toutes celles des jours précédents ! .. 

On lit en effet dans la « Nouvelle Revue Rétrospective  » de 1895 le texte intégral de l’acte passé devant Me Tollu le 22/06/1895 et après avoir remarqué la très curieuse note de bas de page 53 où il est écrit :

 » Nous avons donné un fac-similé du vase et du coeur dans le numéro de la   Revue Rétrospective du 01/03/184 «   

[ Cela est VRAI mais il y a aussi une omission grave : pourquoi Paul Cottin oublie-t-il de rappeler qu’il a donné également –  par anticipation peut-être ???… – le  descriptif du 22/06/1895 que Philippe Delorme nous présente dans son livre comme étant aussi le descriptif du reliquaire lors de la décharge de Mme Deschamps à Me Barre en date du 22/04/1886, mais hélas aujourd’hui DISPARUE ?

Nous étions donc sur le point de poster ces réflexions lorsque nous avons voulu vérifier un « nanodétail » …
Que dit l’acte notarié du 22/06/1895 sur les antécédents de propriété du coeur remis au comte Urbain de Maillé, mandaté par don Carlos ?

Nul doute, nous sommes-nous dit, qu’à la lecture de l’acte notarié il sera possible d’arbitrer sur le champ qui du Littoral de la Somme ou de la Chronique Médicale et donc par voie de conséquence qui de Philippe Delorme ou de Laure de la Chapelle a commis une erreur en indiquant que les époux Deschamps avaient reçu le [ Coeur Lescroart ] de l’un des deux docteurs Gabriel Pelletan ou Gabriel Delatour !  

ET LA STUPEUR !!!  … A suivre …  

 

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4 /   » Le journaliste et historien Philippe Delorme, spécialisé dans les dynasties, vient de retrouver et d’éditer son journal « 

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/06/25/03005-20090625ARTFIG00418-on-a-retrouve-le-journal-du-comte-de-chambord-.php

 

Merci à tout internaute qui pourrait en faire la lecture de nous dire ce qu’on peut y lire – ou ne pas lire … – pour la période 1871 – 1873 ( en priorité ) et qui pourrait avoir un rapport avec la réception par le comte de Chambord du « reliquaire de M Martin » évoqué par la lettre du Père Bole du 16/11/1885 au Père de Boislève, conservée par les Jésuites de Vanves …

 

Pour ne rien ajouter au malheur du monde  royaliste [ pour paraphraser Albert Camus dont les manants du Roi nous rappellent aujourd’hui la si magnifique formulation :  »  » Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».] est-ce qu’on pourrait nous dire également s’il s’agit de « l’agenda du comte de Chambord ou de son journal intime  » SVP ?

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Voir ci-dessous in version 0.1 le SCOOOP du jour dans l’attente de vérifications ( selon une information reçue hier soir par téléphone, d’une source très autorisée et digne de foi, mais nous craignons seulement d’avoir mal entendu ) …
JJ/MM/AAAA : dépôt à Frohsdorff  du [ Coeur Lescroart ] …/…

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2 / Il est donc URGENT que nous résumions le nouvel état de la question de la traçabilité historique du coeur  » Louis XVII  » inhumé à saint Denis, par un « Zoom » sur la période 1830 – 1895 ! 

 

En premier lieu de la confrontation des sources disponibles il ressort – sauf erreur ou omission que nous prions tout internaute qui la constaterait de corriger aussitôt :

 

Rappelons tout d’abord qu’il est essentiel d’avoir l’esprit que 1894 est comme nous le rappelle cet article une année de nouvelles fouilles dans le cimetière de sainte Marguerite  … ce qui nous renvoie aussitôt à l’étude que nous avons faite sur le forum MSN   et dont nous devrons peut-être reprendre ici les éléments essentiels, si cela s’avérait nécessaire …

1 / Comme nous l’avons écrit dans Bienvenue et informations diverses le 18/06
« Il se passe quelque chose d’important en ce moment par rapport à la question Louis XVII !

Notre message ( n° 98 ) posté sur
http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-25702

a été accepté !

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  • MAJ 26/06

6 /  On pourra lire les renseignements précieux que Laure de la Chapelle nous donne au sujet de Gabriel Pelletan et la fausse hypothèse qu’elle fait au sujet du nom de sa mère inconnue que nous venons juste de rejeter …

Quant à Philippe Delorme, voici ce qu’il a écrit p 68 sur le point très précis qui nous interesse ici :

 » Philippe-Gabriel Pelletan – qui n’a pas d’enfant –a nommé pour exécuteur testamentaire Me Edouard Barre, notaire honoraire, et pour son légataire uni­versel un cousin de sa femme, l’architecte Prosper Deschamps. En procédant à l’inventaire de la suc­cession, Barre retrouve le coeur de Louis XVII enfermé dans son vase de cristal, tel que le docteur Pelleta lui avait montré quelques années auparavant ( note 90 )  »

Et en ( note 90 ) on peut lire p 181 le récapitulatif publié par la Nouvelle revue rétrospective 1895 qu’on pourra lire à nouveau en page 51 et 52 que nous avons déjà publiées ( voir bas de page ) :

Or qu’est-il dit sur le fait que le coeur aurait été confié à la garde de la mère de Gabriel Pelletan de 1830 à 1853 avant d’apparaître dans l’étude de Me Barre pour y être mis dans le coffre ? RIEN !

En remontant dans le temps on a la simple succession apparente suivante pour les dépositaires-propriétaires du coeur :
Dumont =>  sa mère, Mme Vve Deschamps => son mari Prosper Deschamps => légataire universel de  Philippe – Gabriel Pelletan => héritier de son père Philippe Jean Pelletan !

 

D’où la nouvelle question iconoclaste que nous osons poser :

Qu’est-ce qui interdit de penser qu’en 1853 Gabriel Pelletan aurait eu l’idée  d’inventer un coeur de « Louis XVII » , qu’il aurait pris dans une quelconque collection publique ou privée et qu’il aurait mis dans une urne de cristal après avoir pu, sans difficulté, l’attacher au haut du vase par une tige, comme on le voit sur le fac similé de 1894 ? 
Cette même opération n’aurait-elle pas été impossible en août 1830 avec un coeur desséché depuis plus de 20 ans, comme cela aurait dû être le cas, si les  conditions dans lesquelles le [ Coeur Lescroart ] aurait été retrouvé, n’étaient pas absolument invraisemblables et irrecevables ?…  

chrono accessoires et fausses reliques 0.4

 

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)] . Le détail très important à noter ici est l’absence de toute attache du coeur au haut du vase, composé de deux parties qui semblent scellées  » par un cercle de vermeil dentelé à l’endroit où elles se rapprochent. L’une et l’autre partie sont enfin réunies par un ruban blanc de soye (sic), scellé du cachet de M Pelletan qui empêche d’ouvrir le bocal. « 

 

1853 : selon la déclaration faite le 12/02/1854 Gabriel Pelletan nous dit qu’il a récupèré le coeur qu’il avait confié à sa mère et on  ne sait même pas qui était sa mère puisqu’il est établi qu’il est un enfant naturel de Philippe Pelletan ! 

Où est la preuve que sa mère inconnue était en possession d’un coeur en 1853 et ce depuis quand ?  …    mais c’est HALLUCINANT !


12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan qui ne sera connu que le 01/03/1894 grâce à la Revue Rétrospective !
mais pour quelles raisons Gabriel Pelletan a-t-il écrit ce récit à cette date et à destination de qui ?
Où est la preuve qu’avant cette date Gabriel Pelletan ait été en possession d’un coeur ?

Qu’est-ce qui interdit de penser que le récit qu’il fait le 12/02/1854 est destiné tout simplement à accompagner son invention d’un nouveau coeur de « Louis XVII » , dont on ne verra le fac-similé que dans la revue rétrospective du 01/03/1894 ? 
Comment se fait-il en effet que le billet de Lescroart ait été conservé – si on en croit Paul Cottin –  alors que Gabriel Pelletan écrit qu’il ne sait pas où il a caché les autres documents justificatifs en sa possession, qui ont été établis en août 1830 ?  

 

01/03/1894 : publication par la Revue Rétrospective du récit de Gabriel Pelletan. du 12/02/1854 ! …  Dans ce document on trouve la transcription du billet remis par Lescroart à Pelletan où il est écrit :

 » Un singulier hasard m’ayant fait (tomber) entre les mains des pièces relatives aux (restes ) 1 du roi Louis XVII qui ont été déposés à l’Archevêché … »
en note 1 de bas de page, Paul Cottin a précisé : 
 » un des coins du billet est déchiré »     

La NR poursuit ensuite avec le récit extravagant de Gabriel Pelletan qui est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le rapporter une fois encore ! …

 

Nous nous bornerons à préciser :

* 1 * que ce récit est irrecevable non seulement par lui-même, car Gabriel Pelletan à la différence de son demi-frère Pierre Pelletan n’a aucune sensibilité royaliste qui puisse justifier son comportement – on peut même supposer que ce qu’il fera ensuite sera pure dérision de sa part à l’égard de la famille royale et en bon bonapartiste de l’époque à l’égard des royalistes en général …

* 2 * que ce récit est irrecevable ensuite en raison de tous les faux témoignages et invraisemblances de toutes sortes qui ont servi à étayer le montage de cette honteuse manipulation …  

* 3 * enfin, après mûre reflexion et confrontation de toutes les sources documentaires disponibles – sous toutes réserves de preuves contraires à découvrir – nous acceptons provisoirement l’explication de Paul Cottin dans sa publication de la Nouvelle revue rétrospective de 1895, selon laquelle une erreur d’impression a été commise dans la première version du 01/03/1894 et qu’il fallait bien lire août 1830 et non février 1831 au sujet de la découverte de Lescroart …

Mais nous ajoutons aussitôt que selon les documents disponibles ( Revue Rétrospective 1894 et 1895 ) Lescroart n’a remis à Gabriel Pelletan que  » des pièces relatives aux (restes ) du roi Louis XVII  »  ! Il n’est question en aucun cas de remise d’un coeur ! Et on ne peut que s’étonner de voir l’expression  » roi Louis XVII  » sous la plume d’un des acteurs du sac de l’archevêché de Paris …

 

jj/mm/1894 : le Dr Martelière voit le coeur dans l’urne chez Gabriel Pelletan

 

——

5 / Une remarque préalable s’impose immédiatement :

n’ayant aucune connaissance médicale, nous nous garderons bien de nous aventurer dans la confrontation et l’étude des analyses des experts qui ont donné leur avis sur l’âge possible de la personne à qui a appartenu le viscère et sur ses divers aspects ( taille, présence ou non de tel ou tel élément du coeur … ) au fil des jours du XIX ème siècle !… 

Après avoir rappelé qu’il y a les plus radicales contradictions entre les avis des uns et des autres, nous bornerons notre étude aux seuls éléments extèrieurs aux 2 coeurs, et qui en jalonnent tout le parcours ( urne, accessoires divers, documents, attaches, position … ).


4 / Enfin , pour conclure définitivement, comment ne pas être stupéfait de constater qu’il  n’ait été tiré aucune conséquence d’un fait que peut constater tout chercheur, pouvant accéder à la
Revue Rétrospective du 01/03/1894 !   

Dans le récépissé de Mgr de Quelen à Pelletan du 23/05/1828 ( p 196 – 198 )  comme dans  la note de Mgr de Quelen remise à Charles X en 1829 (p 198 – 200 )  il n’est fait aucune mantion de la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archvêché de Paris !

Or s’il est logique qu’il n’en ait pas été fait mention dans le récépissé du 23/05/1828, il est invraisemblable que Mgr de Quelen ait omis d’évoquer la présence de ce coeur à l’archevêché en 1829, compte tenu de ce qui est explicitement proposé eu Roi !  

Ce serait absurde ! Mais peut-être Mgr de Quelen ne savait-il pas que le coeur du premier Dauphin avait été transféré de la mairie du XII ème arrondissement à l’archevêché ? Ou s’il le savait, peut-être en a-t-il confié le secret à Lescroart seul lors de sa visite à l’archevêché à l’occasion du « hourvari »  de juillet 1830 et ainsi d’écho indirect en écho indirect Maurice Pascal a-t-il pu apprendre à tous les historiens qui l’avaient ignoré pendant près de 70 ans que :

 » …/… au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur  de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dûs, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs-, au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution.
Ce qui retarda la remise du
coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva »  

 

Et si Philippe Delorme écrit effectivement /

«  … l’auteur ( Maurice Pascal ) se trompe en affirmant que le coeur du premier Dauphin a été déposé au Val-de-Grâce  »

où a-t-il lu que
 » … Nous savons simplement que l’intention de Mgr de Quelen et du comte de Clermont-Tonnerre était de placer les deux coeurs au Val-de-Grâce, ce qui d’évidence n’a pas eu lieu «    

alors qu’il écrit ensuite :

 » Si le reliquaire a été effectivement déposé à l’archevêché – ce dont je doute – il est à craindre que le coeur du fils aîné de Louis XVI y ait été détruit lors du sac «  ??? …

 

DONT ACTE ! Nous pouvons donc passer maintenant à l’étude du suivi des divers accessoires qui jalonnent l’histoire de ces « coeurs Pelletan-Louis XVII  » dont on pourrait dire à l’instar d’une célébre formule populaire  »  plus invraisemblable aujourd’hui qu’hier et moins que demain …

 

 

3 / Avec les notes précédentes nous sommes au coeur même de l’imposture du témoignage de Maurice Pascal qu’il est aujourd’hui essentiel de disséquer afin que l’autopsie de la thèse encore dominante soit définitive !

 

On lit en effet :

 » II [ Maurice Pascal ] se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan.  »

C’est donc en 1895 qu’on apprend, grâce à « Maurice Pascal qui se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan « qui les a exposés pour la première fois en 1854 – mais qui a malheureusement perdu tous ses justificatifs écrits quu’il ne retrouve plus parce qu’il les a trop bien cachés … – que le coeur du premier Dauphin aurait été présent à l’archevêché de Paris entre 1816 et 1830 ! …

Et en fait, c’est A CAUSE de la présence de ce coeur de Louis Joseph à l’Archevêché de Paris – dont Philippe Delorme doute fortement lui-même à si juste titre – que, par suite des circonstances politiques que nous connaissons, le coeur de « Louis XVII  » n’a pas pu recevoir les honneurs que la famille royale avaient décidé de lui octroyer !
C’est ce MENSONGE QUI FONDE TOUTE LA DEMARCHE DE Maurice Pascal et on ne peut qu’être profondément affligé de voir la liste de ceux qui malheureusement lui ont fait confiance, pour des raisons que nous ne souhaitons pas examiner …

Ainsi que nous l’avons déjà abondamment cité, le Dr Martelière s’est lui-même gravement interrogé sur cette certitude, historiquement établie, du refus par la famille royale du coeur « Pelletan  » :  

« Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? »


Et ici il est peut-être opportun de rappeler que les Orléans, aussi bien feu Mgr le comte de Paris que l’actuel chef des Orléans, ont refusé de reconnaître le coeur « Pelletan « , comme étant celui de Louis XVII ou de Louis Charles Capet ! … 

—————————

2 / Rappel pour mémoire :
M Delorme a écrit ( p 76 – 77 )

 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle de Frohsdorff ( note 104 ) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fchu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de son exécution »

note 104 ( p 205 ) on lit :

 » L’exemplaire de la BNF de l’article du «  Littoral de la Somme «  ( cf note 80 ) comporte à la fin cette mention de la main de Maurice Pascal :  » Le coeur royal fut porté, de Venise à Froshdorff (sic ), par le chevalier de Héber. M.P.  »   

En fait Philippe Delorme aurait dû écrire, selon l’information reçue au téléphone de notre source digne de foi :

 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle de Frohsdorff ( note 104 ) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie d’épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris,  du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de son exécution »

Et pour être aussi complet que possible, voici ce qui est écrit en note 80 ( p 172-173 ) , citée ci-dessus : 

 »   » 80.Voir l’extrait du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 (Louis XVII, fin de l’odyssée  d’un coeur royal, tiré à part  « offert à la Bibliothèque nationale par M.
Maurice Pascal, licencié en droit, 76, rue de la Victoire, Paris. 11 juillet 1898
», Lb39 11691). Ce long article, fort edocumenté, a sans doute été rédigé – ou inspiré – par l’érudit Maurice  Pascal lui-même, à l’occasion de la remise du coeur à don Carlos. II se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan. On peut y lire notamment :

« Il est également utile de faire remarquer [..1 qu’au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur  de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dûs, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs-, au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution. Ce qui retarda la remise du coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva. » Cet exposé mérite quelques commentaires …/… >> .

Nous renvoyons nos lecteurs au livre de Philippe Delorme pour y découvrir les doutes de l’auteur dont nous avons déjà fait état lorsque nous nous sommes interrogés la première fois sur le destin du coeur du premier dauphin découvert dans la mairie du XII ème arrondissement …
Pour notre part nous nous contenterons d’ajouter ce qui va suivre et qui sera notre conclusion définitive sur ce dossier très précis du coeur du premeir Dauphin !
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1 / ### Nous confirmons l’information donnée hier sous toutes réserves et reçue d’une source très autorisée et digne de foi :

Il est écrit ( selon toute vraisemblance par Maurice Pascal ) que le coeur de Louis XVII [  » après avoir « rencontré le coeur de son frère aîné »  à l’archevêché de Paris ] s’est retrouvé, outre les insignes reliques de « sa mére  » évoquées ci-dessus  » en compagnie d' » épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris » !

On comprend que Philippe Delorme se soit bien gardé de reprendre cette information d’une manière ou d’une autre dans son livre  » Louis XVII la vérité  » , car elle discrédite à elle seule tout l’argumentation fondée sur l’intervention – ô combien stratégique – de Maurice Pascal et son témoignage unique, dans toute cette affaire de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 !  ####

Et parce que nous voulons en finir avec ce dossier des coeurs Pelletan pour ne plus avoir à y revenir, nous allons poursuivre toutes nos investigations et réflexions jusqu’à l’extrême limite de ce qui est à notre portée !

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Chers amis qui suivez attentivement les messages postés sur cette page,  nous pourrions arrêter ici nos investigations et clore définitivement ce dossier après les dernières découvertes que nous venons de faire et qui ne sont que le fruit de notre réflexion sur des documents connus de tous les chercheurs depuis plusieurs années !

 

Mais l’expérience nous ayant appris qu’il fallait toujours achever un travail en cours, nous allons donc aller jusqu’au terme ultime des investigations qui sont possibles, compte tenu des moyens dérisoires qui sont les nôtres !

 

En effet il nous faudrait aller en Italie et en Autriche pour pouvoir identifier avec une précision indispensable, à la mesure de l’enjeu, quel a été le parcours précis du coeur  » Louis XVII  » entre Venise et Paris du 02/07/1895 à 1975 afin d’essayer d »établir à qui appartient le coeur inhumé à Saint Denis ! …

 

Mais peut-être cela sera-t-il possible un jour grâce à un financement par des dons versés via paypal sur le compte qui sera bientôt ouvert sur notre site laboratoire n°1, dans lequel celui-ci est désormais intégré via le menu d’accueil, comme vous pourrez le voir dans la marge gauche de  http://www.louisxvii.info … 

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27/06/09

Chers amis, voici la preuve de la pertinence de l’hypothèse que nous avons osé faire depuis quelques jours et que je viens de découvrir à l’instant

!

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-26049

 

99

Philippe DELORME
25 juin 2009 à 20:06

Il ne s’agit pas d’un “reliquaire de M. Martin” (on ne voit pas d’ailleurs pourquoi le prince aurait nommé aussi bizarrement le coeur de Louis XVII ) mais le “reliquat de M. Martin”.
C’est cette formule qui figure dans une lettre du comte de Chambord, conservée par Roch de Coligny, l’expert chargé de ces archives
(http://expert.over-blog.com/pages/Archives_du_Comte_de_Chambord-1468568.html )

  1. de COligny m’a d’ailleurs dit avoir eu un contact avec MMe de la Chapelle à ce sujet.

D’autre part, je confirme que rien, dans le Journal que je viens d’éditer, ne laisse supposer que le comte de Chambord aurait pu recevoir un hypothétique “coeur de Louis XVII” à Frohsdorf.

Enfin, les rares fois où il évoque Louis XVII sont pour stigmatiser l’imposture de Naundorff et de Richemont (autre faux dauphin fort connu dans son temps).

Désolé de détuire encore quelques-uns de vos beaux rêves…

Mais au fait, mon cher Bories, pourquoi ne pas acheter le livre ?

Philippe DELORME
http://phidelorme.blog.lu

100

Charles Bories
27 juin 2009 à 20:56 Your comment is awaiting moderation.

Cher Monsieur Philippe Delorme !

Mille mercis pour cette divine surprise !

Un dialogue serait-il enfin possible entre mes rêves que je cherche en vain à détruire depuis plusieurs années et vos certitudes ?

Si tel était le cas je serai infiniment heureux de vous passer commande de votre livre en vous priant de bien vouloir y ajouter une dédicace !

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Chers amis, nous approchons du terme de nos recherches sur ce dossier !

Tout nous porte désormais à faire l’hypothèse suivante :

Le 12/02/1854 le Dr Gabriel Pelletan a prétendu avoir récupéré le [ coeur Lescroart ] après en avoir confié la garde, depuis une date indéterminée, à sa mère dont l’identité est aujourd’hui encore inconnue.

Le 12/02/1854 Gabriel Pelletan a fait un récit imaginaire de sa découverte du [ coeur Lescroart ] qu’il  prétend avoir faite à la date du 05/08/1830, date à laquelle il n’a pu retrouver que les papiers et autres objets remis par son père à Mgr de Quelen, le 23/05/1828,  et qui avaient pu échapper au pillage de l’archevêché de Paris des derniers jours de juillet 1830.

 

En 1854 Gabriel Pelletan a confié à Me Barre le prétendu [ coeur Lescroart ] qui était en fait celui d’une personne récemment autopsiée.

Ainsi qu’on peut le voir sur le fac-similé publié par la Revue rétrospective du 01/03/1894 le coeur a pu être attaché au haut de l’urne grâce à un cylindre de cuivre, ce qui aurait été impossible avec le coeur desséché, que son père a prétendu avoir prélevé sur le corps de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, sous le nom de Louis XVII.

Nous allons donc nous employer désormais à confronter cette hypothèse avec tous les faits et documents qui pourraient lui être contraires. Est-il nécessaire d’ajouter que notre plus chaleureuse reconnaissance est acquise à tout internaute qui nous permettrait de valider ou d’abandonner définitivement cette hypothèse, afin que nous puissions reprendre nos recherches prioritaires dès que possible ?
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MAJ 27/06                                          EN  RESUME

 

4 / Un de nos amis vient de nous poser une excellente question par téléphone :

En définitive combien y-a-t-il de coeurs rééls dans cette affaire ?

 

En l’état actuel de nos réflexions nous pouvons répondre ceci, en identifiant chaque coeur par le  ou les noms de celui ou de ceux qui l’ont eu en dépôt à un moment ou à un autre : 

 

I / coeur « ??? – Philippe Pelletan – Tillos – Philippe Pelletan – Mgr de Quelen – Pierre Pelletan – comte de Chambord – …   » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est inconnu …

 

II / coeur  » 1854 – Gabriel Pelletan – 1895 – don Carlos – ….  » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est tout aussi inconnu que pour le premier …

 

III / coeur  » … – princesse Massimo – 1975 –  Mémorial de France à St Denis –  …  »  

 

Pour la suite, merci de bien vouloir patienter jusqu’à la semaine prochaine ou de vous reporter à ce qui a déjà été affiché sur le forum MSN

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3 / Après confrontation de toutes les informations disponibles il nous semble tout à fait raisonnable de faire l’hypothèse contraire à celle de Laure de la Chapelle au sujet de la visite d’un fils du Dr Pelletan à Holyrood en 1832 ! 

 

Une lecture très attentive permet – nous semble-t-il – de conclure que c’est Pierre Pelletan, de sensibilité royaliste, qui a rendu visite à la duchesse d’Angoulême et non son demi-frère Gabriel, qui était bonapartiste *** note *** selon les indices que Laure de la Chapelle elle-même nous donne dans son étude ! 

 

Nous reviendrons la semaine prochaine sur les détails de notre argumentation faite à partir des textes disponibles ici ou là, mais hélas avec les réserves exigées par l’impossibilité de vérifier nos conclusions par confrontation avec les sources manuscrites …

Enfin, nous devrions être en mesure de clore ce dossier dans le courant de la semaine prochaine, par une synthèse chronologqiue globale que nous proposerons à l’attention de ceux qui nous honorent de leur confiance, et en terminant par la question des questions :

mais comment peut-on expliquer alors que les analyses ADN d’avril 2000 aient pu révéler que le profil ADN mt du coeur analysé soit le même que celui de la Reine Marie – Antoinette ?

 

[ *** Note *** : A ce sujet, si on replace la démarche en 1853-1854 de Gabriel Pelletan dans le contexte politique de l’époque – ( pour mémoire il existe encore aujourd’hui des bonapartistes qui osent écrire que Louis XVI a mérité la mort pour cause de trahison de la France …)  – compte tenu des haines féroces qui existaient alors entre royalistes et bonapartistes, il n’est pas déraisonnable d’imaginer que Gabriel Pelletan a réalisé une opération de dérision envers la famille royale et les royalistes en général, perpétuant ainsi à sa manière la haine révolutionnaire contre la Royauté capétienne  ! …]

 

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2 / Pour essayer de résoudre cette nouvelle énigme, nous rassemblerons dans un premier temps toutes les pièces du puzzle, constituées de toutes les traces documentaires laissées par les témoignages des uns et des autres.

Dans toute la mesure où cela sera possible, nous nous efforcerons de faire cette esquisse dans l’ordre chronologique au fil de chaque MAJ …

On comprendra facilement que nous ne puissions pas reprendre ici tous les éléments de la controverse que nous avons largement développée sur le forum MSN

1853 : Me Barre prend ses fonctions de notaire et Gabriel Pelletan lui confie le [  coeur Lescroart ] qu’il conservera dans son coffre jusqu’à sa remise à Mme Vve Deschamps ( 04/1887 ) 

 

12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan sur la découverte du [ coeur Lescroart ]

08/1875 : Gabriel Pelletan désigne Me Barre comme exécuteur testamentaire

1877 : Me Barre cesse ses fonctions de notaire et devient notaire honoraire

11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan

01/03/1894 : publication du récit du 12/02/1854 de Gabriel Pelletan qui décrit le coeur qu’il aurait retrouvé sur un tas de sable après le très violent orage de la nuit du 04/ au 05/08/1830 :
 » le coeur entièrement intact avait encore conservé son odeur d’esprit de vin  »

Cette description sera complétée ainsi par Maurice Pascal dans le Littoral de la Somme ( 16/11/1895 ) ( repris en note 87 p 179 Philippe Delorme )
 » M Pelletan …/…. reconnut le coeur à sa couleur rouge foncé ( le dr Pelletan n’en avait pas exprimé le sang ) …/… « 

 

22/06/1895 Dans la décharge donnée à Edouard Dumont  par le duc de Madrid M° Paul  Tollu note soigneusement la remise

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis. Cette boîte, fendue en deux endroits, de bas en haut, est retenue d’un côté par une bordure de papier blanc collée au bois et deux fils de laiton en cuivre serrant latéralement en bas et en haut ladite boîte ; laquelle est garnie intérieurement de velours grenat ;

2° Enfin de cinq morceaux du même bois jaune et verni paraissant être la partie supérieure du cylindre de la boîte ci-dessus ; sur l’un de ces morceaux, non garnis de velours, on lit, en caractères d’une écriture difficile et à la main

« Boîte brisée du cœur de L. »

Ces débris sont accompagnés d’un fil de laiton de cuivre semblable à ceux ci-dessus décrits, et d’un autre fil de coton avec une petite bande de soie sur laquelle est un petit cachet en cire noire aux initiales G.P ».

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1 / Tout récemment nous avons évoqué le récent article de Laure de la Chapelle, paru dans les « Cahiers Louis XVII  » ( juin 2009, n°41 ) selon lequel Gabriel Pelletan a rendu visite à la duchesse d’Angoulême à Holyrood pour lui présenter le coeur récupéré après le sac de l’archevêché de juillet 1830 !

Dans un premier temps nous avions adopté cette conclusion de Laure de la Chapelle, mais il est évident aujourd’hui qu’un tel fait, s’il s’avérait exact, serait en contradiction radicale avec l’hypothèse que nous avons formulée hier pour la première fois et que nous serions donc dans l’obligation d’abandonner aussitôt formulée !

Mais que madame la Présidente du CEHQL17 veuille bien nous pardonner ! Malgré la profonde estime et la reconnaissance que nous avons pour ses recherches et l’ensemble de ses travaux nous avons pu constater que tout comme n’importe quel chercheur de bonne foi, il pouvait arriver qu’elle fasse des erreurs d’interprétation en raison de la complexité inouïe de cette énigme Louis XVII !

D’où la question :

est-il sûr et certain que ce soit Gabriel Pelletan qui soit allé à Holyrood pour faire agréer le coeur trouvé à l’archevêché de Paris ?

ne serait-ce pas plutôt Pierre Pelletan dont Laure de la Chapelle a d’ailleurs établi, qu’à la différence de son demi-frère il avait été de sensibilité très royaliste ? 

Dans ce cas , tout deviendrait limpide !

C’est donc la question que nous allons étudier en priorité par confrontation de toutes les informations et sources disponibles ! 

 

chrono accessoires et fausses reliques 0.5

 

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)] . Le détail très important à noter ici est l’absence de toute attache du coeur au haut du vase, composé de deux parties qui semblent scellées «  par un cercle de vermeil dentelé à l’endroit où elles se rapprochent. L’une et l’autre partie sont enfin réunies par un ruban blanc de soye (sic), scellé du cachet de M Pelletan qui empêche d’ouvrir le bocal. « 

 

1853 : selon la déclaration faite le 12/02/1854 Gabriel Pelletan nous dit qu’il a récupèré le coeur qu’il avait confié à sa mère et on  ne sait même pas qui était sa mère puisqu’il est établi qu’il est un enfant naturel de Philippe Pelletan ! 
Où est la preuve que sa mère inconnue était en possession d’un coeur en 1853 et ce depuis quand ?  …

12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan qui ne sera connu que le 01/03/1894 grâce à la Revue Rétrospective !
Mais pour quelles raisons Gabriel Pelletan a-t-il écrit ce récit à cette date et à destination de qui ?
Où est la preuve qu’avant cette date Gabriel Pelletan ait été en possession d’un coeur ?

Qu’est-ce qui interdit de penser que le récit qu’il fait le 12/02/1854 est destiné tout simplement à accompagner son invention d’un nouveau coeur de « Louis XVII » , dont on ne verra le fac-similé que dans la revue rétrospective du 01/03/1894 ? 
Comment se fait-il en effet que le billet de Lescroart ait été conservé – si on en croit Paul Cottin –  alors que Gabriel Pelletan écrit qu’il ne sait pas où il a caché les autres documents justificatifs en sa possession, qui ont été établis en août 1830 ?  

 

01/03/1894 : publication par la Revue Rétrospective du récit de Gabriel Pelletan. du 12/02/1854 ! …  Dans ce document on trouve la transcription du billet remis par Lescroart à Pelletan où il est écrit :

 » Un singulier hasard m’ayant fait (tomber) entre les mains des pièces relatives aux (restes ) 1 du roi Louis XVII qui ont été déposés à l’Archevêché … »
en note 1 de bas de page, Paul Cottin a précisé :
 » un des coins du billet est déchiré »     

La NR poursuit ensuite avec le récit extravagant de Gabriel Pelletan qui est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le rapporter une fois encore ! …

 

Nous nous bornerons à préciser :

* 1 * que ce récit est irrecevable non seulement par lui-même, car Gabriel Pelletan à la différence de son demi-frère Pierre Pelletan n’a aucune sensibilité royaliste, qui puisse justifier son comportement – on peut même supposer que ce qu’il fera ensuite sera pure dérision de sa part à l’égard de la famille royale et en bon bonapartiste de l’époque à l’égard des royalistes en général …

* 2 * que ce récit est irrecevable ensuite en raison de tous les faux témoignages et invraisemblances de toutes sortes qui ont servi à étayer le montage de cette honteuse manipulation …  

* 3 * nous acceptons toutefois – à titre provisoire – la version de la Nouvelle revue rétrospective de 1895 au sujet de la datation d’août 1830 au lieu de février 1831

Mais nous ajoutons aussitôt que selon les documents disponibles ( Revue Rétrospective 1894 et 1895 ) Lescroart n’a remis à Gabriel Pelletan que  » des pièces relatives aux (restes ) du roi Louis XVII «   ! Il n’est question en aucun cas de remise d’un coeur ! Et on ne peut que s’étonner de voir l’expression  » roi Louis XVII  » sous la plume d’un des acteurs du sac de l’archevêché de Paris …

*4 * enfin et surtout – pour étayer notre pauvre argumentation,  nous ne pouvons pas nous empêcher de rappeler la pieuse démonstration de Philippe Delorme qui nous émeut jusqu’à l’âme quand il écrit p 67 :

 » Gabriel Pelletan ne tardera pas à renfermer la relique royale – miraculeusement préservée – dans une nouvelel urne, identique à l’ancienne, et au fond de laquelle il place les quinze morceaux de cristal pieusement ramassés dans les décombres de l’archevêché  » Comme pour l’épisode Tillos, je serais tenté de dire que l’aventure est trop incroyable pour … être fausse !  » 

Voilà la méthode historique de l’historien qui a résolu la question Louis XVII et qui a insulté publiquement ses contradicteurs survivantistes en les qualifiant de « mystico-dingos, monomaniaques et négationnistes de tous poils  » .

jj/mm/1894 : le Dr Martelière voit le coeur dans l’urne chez Gabriel Pelletan

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MAJ 29/06/09

5 / Dans le récepissé de Mgr de Quelen il n’est donné aucune précision sur la dimension du vase de cristal que lui a remis Mme Pelletan !

Or le descriptif de Me Tollu semble suggérer – sauf erreur – que la boîte décrite ci-dessous contenait le coeur réceptionné par Mgr de Quelen :

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis »

Mais comment le coeur dont le Dr Martelière nous dit en 1895 qu’il faisait 8 cm de longueur  pouvait -il être contenu dans un vase tel que décrit par Mgr de Quelen, et qui a dû en outre être mis en sécurité dans une boîte cylindrique en bois dur de 10 cm de hauteur ? C’est à nouveau invraisemblable !

Par contre le récit du Dr Dureau découvert par Laure de la Chapelle semble tout à fait vraisemblable  à condition de considérer qu’il s’agit de Pierre Pelletan ! 

  

 » Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte . »

 

Ce qui nous permet de conclure logiquement que Gabriel Peleltan ayant pu récupérer le Mémoire de son père a eu la « base de données   » indispensable pour inventer son histoire de la découverte du  » [ coeur Lescroart ] …

 

Et c’est ici qu’on retrouve un indice décisif qui, associé à tous les autres indices que nous avons déjà évoqués, nous autorise à conclure par cette hypothèse qu’il nous est encore impossible de vérifier :

 

Selon la tradition qui rapporte l’entretien qui a eu lieu en 1832 entre la duchesse d’Angoulême et le colonel Georges Mac Donell, dont fait état Laure de la Chapelle, il a été dit ;

 » … Grâce à son uniforme de garde national ( Pelletan ) put visiter les lieux ( de l’archevêché saccagé ) à son aise … »  

 

Or , d’une part – et sauf erreur à corriger immédiatement – nulle source documentaire connue n’établit que le Dr Gabriel Pelletan était garde national en juillet 1830 !

Et d’autre part le Dr Dureau rapporte ce détail très révélateur et décisif :

 » …/…l’archevêché ayant été pillé, la nouvelle en parvint à Pierre Pelletan,[ qui habitait à proximité ]  qui, pendant la bataille même, se rendit à l’archevêché occupé par la Garde Nationale.

Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte .  »

 

Selon notre hypothèse étayée par les éléments que nous avons déjà exposés  et repris de l’analyse de Laure de la Chapelle, c’est donc cette boîte intacte contenant le vase de cristal remis à Mgr de Quelen le 23/05/1828 qui a été offerte en vain à Holyrood, par Pierre Pelletan à la duchesse d’Angoulême qui l’a refusée !

 

Et compte tenu de ses sentiments royalistes et des aléas de la vie qui l’ont conduit à la ruine, après cet échec, Pierre Pelletan a donc abandonné toute démarche de reconnaissance de ce coeur par la famille royale  !
Selon toute vraisemblance, ce n’est qu’après la mort de Pierre Pelletan ( 1845) et celle de la duchesse d’Angoulême ( 1851 ) que la seconde épouse et veuve de Pierre Pelletan, et Jules Kinkelin, ( issu d’un premier  veuvage de  la première épouse de Pierre Pelletan, qui l’avait adopté, d’où son nom de Jules Kinkelin Pelletan ) ont repris l’initiative auprès du comte de Chambord pour faire agréer le coeur qui avait été réceptionné sous conditions par Mge de Quelen  …

 

Et pendant ce temps Gabriel Pelletan menait son opération avec le concours de Me Barre, qui la poursuivit après sa mort avec le concours de Maurice Pascal et de Paul Cottin …

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4 / Pourquoi – à l’encontre de la conclusion de Laure de la Chapelle – pensons-nous que c’est Pierre Pelletan, et non son demi-frère Gabriel, qui a cherché à remettre le coeur récupéré après le sac de l’Archevêché à la duchesse d’Angoulême à Holyrood ?


4.1 Tout d’abord la réalité de la visite d’un fils Pelletan à la duchesse d’Angoulême entre 1830 et 1832 nous semble tout à fait établie par la qualité du témoin Georges Mac Donell, colonel d’un régiment d’Ecosse, personnage historique parfaitement identifié, à la différence de l’illustre inconnu de Maurice Pascal, le chevalier de Heber qui aurait apporté le [ coeur Lescroart ] à Frohsdorff à une date inconnue …

4.2 Dans le témoignage qui est parvenu jusqu’à nous, le prénom du fils Pelletan n’est pas donné de façon explicite par Mac Donell : or quelle que soit la conclusion qu’on pouvait avoir au sujet de l’authenticité du coeur, il n’avait existé qu’une seule transmission du [ coeur Lescroart ] à don Carlos : c’était celle qui avait été assurée par Gabriel Pelletan. 
ET c’est l’immense mérite de Laure de la Chapelle de nous avoir appris qu’il avait existé une seconde filière en parallèle.

C’est pourquoi les divers intervenants qui ont rapporté l’entretien qui a eu lieu à Holyrood en 1832 entre la duchesse d’Angoulême et le colonel Mac Donell ont, semble-t-il, inconsciemment  interprété certains éléments plus ou moins explicites des faits rapportés, en les greffant sur la tradition de la  » filière Gabriel Pelletan  » !

 

Or de cette tradition, la seule quasi-certitude qu’on puisse retenir est celle qui nous est apportée par l’acte de Me Tollu du 22 juin 1895 [  – sous la réserve expresse qu’il est impossible aujourd’hui à quiconque de vérifier quoi que ce soit, puisque nul ne sait ( ? ) où se trouve aujourd’hui l’original de cet acte qui ne pouvait être consulté en 1895 qu’avec l’autorisation du comte Urbain de Maillé ] , selon laquelle M Dumont héritier de Gabriel Pelletan a fait remise à don Carlos, par l’entremise de comte Urbain de Maillé :

 

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis. Cette boîte, fendue en deux endroits, de bas en haut, est retenue d’un côté par une bordure de papier blanc collée au bois et deux fils de laiton en cuivre serrant latéralement en bas et en haut ladite boîte ; laquelle est garnie intérieurement de velours grenat ;

2° Enfin de cinq morceaux du même bois jaune et verni paraissant être la partie supérieure du cylindre de la boîte ci-dessus ; sur l’un de ces morceaux, non garnis de velours, on lit, en caractères d’une écriture difficile et à la main

« Boîte brisée du cœur de L. »

Ces débris sont accompagnés d’un fil de laiton de cuivre semblable à ceux ci-dessus décrits, et d’un autre fil decoton avec une petite bande de soie sur laquelle est un petit cachet en cire noire aux initiales G.P ».

 

3 / En attendant que Philippe Delorme réagisse ( éventuellemnt ) à notre message n°101 posté sur le site « noblesse et royautés  » nous allons donc poursuivre paisiblement nos recherches et nos réflexions sur ce dossier des ‘ coeurs Pelletan « , avec le ferme espoir de pouvoir conclure d’ici la fin de la semaine ! …

 

2 / Après avoir lu et relu le texte manuscrit du Comte de Chambord, nous n’arrivons pas à voir comment on peut discerner le mot  » reliquat  » là où nous lisons effecetivement  » reliquaire ‘ ! 
Désolé, cher Monsieur Philippe Delorme, mais vous faites erreur !
Certes votre interrogation sur la qualification de « reliquaire de ( ou à ?  ) M Martn  » pour un reliquaire qui serait vensé contenir le coeur de Louis XVII est parfaitement légitime !

Mais ici nous suivrons l’argumentation de Laure de la Chapelle en y ajoutant ceci à partir des éléments qu’elle nous donne par ailleurs !
Si nous avons bien compris – sauf erreur à corriger – ne serait-ce pas Jules Kinkelin Pelletan qui aurait transmis au comte de Chambord le coeur récupéré par son père, Pierre Pelletan ?

Si le comte de Chambord n’a eu qu’une très vague connaissance de l’intervention de Jules de Kinkelin dans cette affaire, on comprendrait alors facilement qu’il ait pu qualifier le reliquaire contenant le coeur récupéré par Pierre Pelletan, durant les émeutes de juillet 1830, de « reliquaire de M Martin »
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1 / Suite au fait nouveau de la réponse de Philippe Delorme à notre interrogation parue sur ce site , nous devrions vérifier très rapidement si nous avons fait un beau rêve en espérant qu’il soit possible de vivre un dialogue intellectuellement honnête entre royalistes de bonne foi, ayant des conclusions radicalement opposées et irréconciliables sur la question Louis XVII, si on veut bien considérer qu’il a existé une SEULE ET UNIQUE REALITE HISTORIQUE, dont nous cherchons à faire le compte rendu !  

Qui se trompe ? Philippe Delorme ou notre CRIL17 dont ce site exprime les conclusions au fil de nos recherches et de nos réflexions ? 

 

La logique la plus élémentaire nous invite donc à chercher à vérifier si ce que Philippe Delorme vient d’écrire le 25/06/2009, en réponse à notre question, est VRAI FAUX ou INCERTAIN 

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25 juin 2009 à 20:06

Il ne s’agit pas d’un “reliquaire de M. Martin” (on ne voit pas d’ailleurs pourquoi le prince aurait nommé aussi bizarrement le coeur de Louis XVII ) mais le “reliquat de M. Martin”.
C’est cette formule qui figure dans une lettre du comte de Chambord, conservée par Roch de Coligny, l’expert chargé de ces archives

(http://expert.over-blog.com/pages/Archives_du_Comte_de_Chambord-1468568.html ) »

 

Il se trouve en effet que nous avons un premier moyen de vérification grâce à la LETTRE AUTOGRAPHE DU COMTE DE CHAMBORD , envoyée de Suisse à Frohsdorf le 21 janvier 1871  (voir l’original ICI)  d’où nous extrayons la page qui nous interesse ici, en priant Laure de la Chapelle et le responsable du musée Louis XVII de bien vouloir nous autoriser à l’afficher :

 

D’où les deux questions auxquelles nous avons à répondre ( sauf si un internaute veut mettre en cause sous sa responsabilité l’authenticité de l’image numérisée ci-dessus ) :

*1 * Le comte de Chambord a-t-il écrit  » reliquat  » au lieu de  » reliquaire  » ? 
Réponse ;
VRAI ( 1 ) FAUX ( 0 ) INCERTAIN ou IMPOSSIBLE A ARBITRER ( 9 )

* 2 * Dans l’un comme dans l’autre cas :

2.1 de quel « reliquat » le comte de Chambord attend-il l’envoi de M Martin ?
2.2 de quel reliquaire de M Martin peut-il s’agir ?
——-

 

 » Un de nos amis vient de nous poser une excellente question par téléphone :

En définitive combien y-a-t-il de coeurs rééls dans cette affaire ?

 

 …/..

I / coeur « 

 Voici en 30 secondes l’état de la question :   

 

13/07/09  / Suite à la nouvelle controverse en cours avec¨Philippe Delorme :

 

1 / La lettre du comte de Chambord du 21/01/1871 et celle du père Bole du 17/10/1885 au père de Boyslève attestent que le comte de Chambord a reçu de son vivant un coeur dit de « Louis XVII »  !

 

2 / C’est pourquoi, conclure que les résultats des analyses ADN d’avril 2000, associés à l’étude de la traçabilité historique du coeur inhumé à Saint Denis, établissent avec certitude que ce coeur est celui de Louis XVII, est un SOPHISME ! 

 

3 / Prétendre que l’énigme Louis XVII a été enfin résolue par l’union des méthodes scientifique et historique est une IMPOSTURE !

CRIL17
                                                 Cellule de Recherches sur Internet de Louis XVII
      13/07/2009

——————————————SOMMAIRE DE CETTE PAGE —————————-


Nous espérons terminer, d’ici le 14/07/2009, la mise en forme de la synthèse de l’ensemble des informations puisées dans les deux principales sources documentaires de référence ( Philippe Delorme  » Louis XVII La vérité «  ; Laure de la Chapelle  » Les deux coeurs de Louis XVII «  et les
Cahiers Louis XVII ( CEHQL17, n°41, juin 2009 ) que nous avons confrontées avec la documentation privée exceptionnelle, que notre « archiviste du roi Louis XVII », Christian Crépin, a eu l’extrême obligeance de mettre à notre disposition, dans le cadre de nos recherches et réflexions, menées dans un véritable esprit d’équipe qui seul peut nous permettre de résoudre un jour cette énigme de deux siècles …   

II / QUESTIONS EN ATTENTE DE REPONSE

III / RESUME TRES SIMPLIFIE DU DOSSIER, pour internautes pressés qui souhaitent comprendre rapidement quelles sont les causes du débat en cours


IV / CHRONOLOGIE SIMPLIFIEE

V / CHRONOLOGIE EN COURS DE CONSTRUCTION


VI /  OBSERVATIONS PUBLIEES AU FIL DES JOURS
En raison de l’absence de l’outil qui renvoie d’un lieu précis du texte à un mot ou une expression indexée, toutes ces informations – ( affichées actuellement dans l’ordre chronologique inerse, les plus récentes étant en bas de page ) – seront  intégrées directement  dans la chronologie ci-dessus, en utilisant un graphisme particulier pour en faciliter la lecture !
 

VII SOURCES DOCUMENTAIRES
Sauf cas particuliers de transcription du texte des sources documentaires, les images numérisées des sources, utilisées dans ce dossier sont classées par ordre chronologique croissant sur cette page.

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II Questions en attente de réponse :

 

1 / Qu’est devenu le coeur du premier Dauphin Louis Joseph, décédé le 4 juin 1789 ; voir note [ 1 ]  ?

2 / Quelle est l’identité de la personne à qui appartient le coeur inhumé à Saint Denis depuis le 8 juin 2004 et qui, en l’état actuel de nos recherches et de nos réflexions, ne peut, en aucun cas, être ni le premier Dauphin, Louis Joseph, ni le second  Dauphin, Louis Charles, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette ?

 

3 / Est-ce que M le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, pourrait nous dire quelle a été la nature précise de la restauration effectuée par les services du Patrimoine de la basilique Saint Denis, cause de  l’observation faite par l’experte du Louvre, le 15/12/1999, selon laquelle la colle, qui assurait la jonction des deux sphères de l’urne qu’elle essayait d’ouvrir, avait moins de 10 ans d’ancienneté?

4 / Quel a été le parcours historique précis du coeur qui a été solennellement remis au duc de Madrid don Carlos, le 02/07/1895 à Venise, et qui aurait dû être inhumé à Göritz, selon la volonté de son donateur, M Dumont, lointain héritier du Dr Gabriel Pelletan, fils naturel du Dr Philippe Pelletan, qui a réalisé le 09/06/1795 l’autopsie de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, sous le nom de Louis Charles Capet ou Louis XVII, pour nous royalistes ? 

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                           III RESUME TRES SIMPLIFIE DE CE DOSSIER
( PAR APPLICATION 
DU PRINCIPE DU RASOIR D’OCCAM      

                         

Les analyses d’avril 2000, qui concluent au même profil ADN mitochondrial pour la Reine Marie Antoinette et le coeur inhumé dans la basilique Saint Denis depuis le 8 juin 2004, ne permettent pas de conclure qu’il s’agit du coeur de Louis XVII, mort au Temple le 8 juin 1795. 

 

Il n’existe en effet aucune traçabilité historique certaine pour le viscère. sur lequel a été effectué le prélèvement du 15/12/1999.  

Tout au plus peut-on affirmer aujourd’hui ceci, à partir des documents historiquement établis et irréfutables :

 

* le coeur que le Dr  Philippe Jean Pelletan a prétendu avoir prélevé le 9 juin 1795 a été remis le 23/05/1828 par Mme Pelletan, entre les mains de Mgr de Quelen, Archevêque de Paris, qui l’a reçu à la condition expresse qu’il puisse être accepté un jour par la famille royale ; ce qui n’a jamais été le cas durant toute la période du 23/05/1828 au 19/11/1851, date du décès de la duchesse d’Angoulême.

* grâce à la famille de l’un des fils de Philippe-Jean Pelletan, Pierre Pelletan qui l’a récupéré en juillet 1830, ce coeur reçu par Mgr de Quelen a été ensuite réceptionné par le Comte de Chambord après le 21/01/1871 et à une date encore indéterminée à ce jour avec la précision souhaitable.

 

* quant au coeur dont Gabriel Pelletan, second fils du Dr Philippe-Jean Pelletan, a été mis en possession dans des conditions très obscures, il a été solennellement remis le 02/07/1895 entre les mains du duc de Madrid, et on ne sait pas, aujourd’hui encore, avec certitude ce qu’il est devenu …; en effet selon la volonté de celui qui en était alors le dépositaire, à titre d’héritier lointain de Gabriel Pelletan, ce coeur auraît dû être déposé dans le tombeau du comte de Chambord au lieu du château de Frohsdorff …

En conséquence, en l’absence de toute preuve documentaire de la remise du  » coeur Pelletan  » à Frohsdoff, qui a été faite à une date non précisée dans le témoignage de manuscrit de Maurice Pascal, on est autorisé à conclure que le duc de Madrid a été informé après le 02/07/1895 que la relique qu’il avait acceptée comme étant le coeur de Louis XVII était pour le moins douteuse et ne pouvait pas être inhumée dans le tombeau du comte de Chambord, comme il en avait pris l’engagement.

 

Cette hypothèse est étayée en outre par le témoignage du représentant  de don Carlos en France, le prince de Valori qui a été destitué de ses fonctions en 1892 et remplacé en 1895 par le comte Urbain de Maillé ! 

Le duc de Madrid a dû, selon toute vraisemblance, se désinteresser de cette fausse relique royale qui aurait été récupérée et portée à Frohsdorff, avant 1898 mais à une date encore indéterminée, par le chevalier de Heber, « illustre inconnu », selon une formule populaire qui, en l’espèce, n’a jamais autant mérité son nom …

 

* Affirmer aujourd’hui que le coeur inhumé à Saint Denis est le coeur de Louis XVII est un paralogisme, ainsi que nous en apportons la preuve sur ce site !

 

* Aussi pensons-nous qu’il est raisonnable d’affirmer que  » ce coeur dit de Louis XVII  » n’est le coeur d’aucun des deux Dauphins, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette ; selon toute vraisemblance, c’est celui d’un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine, à moins que, par un extraordinaire hasard que la Science n’exclut pas, ce ne soit celui d’une personne n’ayant aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette …

 

Arrivés au terme de nos recherches et de nos réflexions possibles en fonction des informations fiables que nous avons pu rassembler, nous pouvons affirmer en résumé, sans crainte d’être démenti par qui que ce soit, que les analyses ADN d’avril 2000 n’ont rien résolu, en raison de l’absence de toute traçabilité historique du coeur inhumé à saint Denis depuis le 8 juin 2004, sous le nom de  » coeur de Louis XVII ». 

 

Aussi emprunterons nous à M le duc de Bauffremont les propos rapportés par Philippe Delorme dans son livre  » Louis XVII la vérité  » ( p 89/90 ) à l’occasion de l’opération de prélèvement du 15/12/1999

 » A l’heure actuelle le mystère reste entier  « 
                                                                                                      11/07/2007 CRIL17
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IV Chronologie simplifiée 
 

[ C1 (1789) ] : coeur du premier Dauphin décédé le 4 juin 1789 ! [ 1 ] 

[ C2 (1795) ] : coeur que Pelletan a prétendu avoir prélevé lors de l’autopsie du 9 juin 1795 et mis ensuite dans un  tiroir de son secrétaire 

 

[ C? (18??) ] : coeur transféré à une date inconnue du domicile de Pelletan à celui de Tillos et restitué ensuite le 14/04/1814 à Pelletan, selon une attestation présentée le 29/03/1817, « en conformité  » avec un faux du  01/05/1814 ! 

 
02/05/1814-28/01/1815 : le Dr Jean-Philippe Pelletan fait en vain de multiples démarches pour faire agréer par la famille Royale le coeur qu’il prétend avoir prélevé le 9 juin 1795, lors de l’autopsie de l’enfant décédé la veille au Temple.

28/01/1815 : la duchesse d’Angoulême a un entretien avec le Dr Pelletan

 

13/06/1816 : dans une déposition faite auprès du Chancelier Pasquier, le Dr Pelletan confirme les termes de son entretien avec la duchesse d’Angoulême, au sujet du coeur qu’il prétend avoir prélevé le 9/06/1795 

 

[ C3 (1817) ] : coeur du « premier Dauphin » qui aurait été remis à la mairie du XII ème arrondissement de Paris

 

[ C4 (1828) ] : coeur remis à Mgr de Quelen par Mme Pelletan

23/05/1828 : Mgr de Quelen accepte de recevoir le « coeur dit de Louis XVII » des mains  de Mme Pelletan, épouse de Philippe Pelletan, sous la condition explicite de pouvoir le faire accepter par la famille royale, comme le coeur de Louis XVII ! 

 

fin juillet 1830 : au cours de l’émeute, le Dr Pierre Pelletan, premier  fils du Dr Jean-Philippe Pelletan, qui habite près de la Cathédrale de Paris, réussit à sauver le coeur remis en mai 1828 à Mgr de Quelen.

[ C5 (1830) ] : le coeur déposé à l’Archevêché en 1828 est  récupéré par Pierre Pelletan au cours du sac de l’archevêché de Paris en juillet 1830

[ C6 bis (1830 ) ] : coeur découvert par Lescroart sur un tas de sable en août 1830, selon la 2 ème version donnée par Paul Cottin in Nouvelle Revue Rétrospective en 1895.

[ C6 (1831) ] : coeur découvert par Lescroart sur un tas de sable en février 1831, selon la 1ère version donnée par la Revue Rétrospective en 1894


[ C6 bis (1831) ] = [ C6 (1830)] = [ C6 (Lescroart ]  

 

12/02/1854 : Gabriel Pelletan,  fils naturel du Dr Jean-Philippe Pelletan, révèle qu’un des émeutiers, Lescroart, a sauvé en février 1831, ( date remplacée ensuite par « août 1830 » )  le coeur prélevé par son père le 9/06/1795 et déposé ensuite à l’archevêché le 23/05/1828 , alors qu’il se trouvait « miraculeusement » sur un tas de sable, après le « hourvari » ou sac de l’archevêché de février 1831 ( de juillet 1830, selon la 2 ème version de la Nouvelle Revue Rétrospective qui a publié en 1894 une première transcription du document ) .

 

21/01/871-24/08/1883 : le comte de Chambord reçoit le coeur [ C5 (1830) ]  par l’intermédiaire de la famille de Pierre Pelletan, décédé en 1845. 
Cet évènement est attesté par la lettre du père Bole du 17/10/1885 et la lettre du comte de Chambord du 21/01/1871, où ce coeur est évoqué par l’expression  » reliquaire de M Martin  »  
 

 

[ C7(1885) ] : 16/11/1885 : lettre du Père Bole qui confirme la remise d’un coeur  avec justificatifs au comte de Chambord

 

[ C8(1892) ] : proposition de mise en vente à l’Hotel Drouot d’un coeur de Louis XVII ( source Temple Bar et New York Times juin 1896 )

22/06/1895 : remise du [ C6(Lescroart ] entre les mains d’un représentant de don Carlos, qui l’accepte personnellement, le 02/07/1895 à Venise, comme étant le coeur de Louis XVII .


[ C6 (Lescroart ] : 
ou « coeur de Louis XVII »  remis à don Carlos le 2/07/1895 1895, et correspondant à ce fac-similé paru dans la Revue Rétrospective du 01/03/184 

[ C9 (1972 ) ] : proposition de vente d’un coeur « Louis XVII  » en 1972, les informations publiées sur ce fac-similé

[ C10 (1975) ] remise solennelle d’un  » coeur  Louis XVII  »  au Mémorial de France à Saint Denis en avril 1975   ; selon la logique ce coeur serait  le coeur  [ C6 (Lescroart ] 


[ C11 (1999) ] prélèvement effectué le 15/12/1999, en vue des analyses ADN dont les résultats seront publiés en avril 2000 

15/12/1999 :  à l’occasion du prélèvement en la basilique Saint Denis,  l’experte du Louvre, chargée de l’ouverture de l’urne, constate avec surprise que la colle présente à la jonction des deux sphères a moins de 10 ans d’ancienneté ( selon la vidéo réalisée par « Gédéon programmes  » ).

 

[ C11 (1999) ] : c’est le coeur de Louis XVII, selon la  proclamation faite par les médias en avril 2000 ; l’énigme Louis XVII est résolue

[ C11 (1999) ] Déposition solennelle à Saint Denis le 8/06/2004 


Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette thèse encore dominante est un véritable paralogisme, provoqué par une très grave erreur de raisonnement !

Il existe deux hypothèses qui peuvent expliquer pourquoi le profil ADN mt du coeur analysé en l’an 2000 s’est révélé être le même que celui de la Reine Marie-Antoinette :

 

* soit le coeur  » dit de Louis XVII » appartient à une personne qui n’a aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette ; cette hypothèse fondée scientifiquement et avancée dès l’an 2000 par le praticien du CHU de Nantes, M Pascal, a été confirmée dans une sinistre et sordide affaire criminelle, qui a motivé l’intervention du Procureur de la République de Mühlhouse le 27 mars 2009 ( jour anniversaire de la naissance de Louis Charles, duc de Normandie le 27 mars 1785 )  !…

* soit, pour une cause encore inconnue à ce jour, le coeur « dit de Louis XVII » est un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine ; cette hypothèse est fondée sur l’histoire chaotique du château de Frohsdorff au cours du XX ème siècle et sur la grave incertitude que nous prions le Ministère de la Culture, qui a autorisé l’inhumation à saint Denis du 8 juin 2004, de bien vouloir lever au plus tôt.  ( Voir question n° 2 ci-dessus )

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 V CHRONOLOGIE EN COURS DE CONSTRUCTION  

01/02/1777 : mariage de Philippe Jean Pelletan et de Elisabeth Julie DUBUS

6/01/1782 : naissance de Pierre Pelletan au 10 rue St Christophe ( actuellement Parvis Notre Dame )

 

06/01/1787 : décès d’Elisabeth Julie DUBUS, épouse Pelletan

 [ C1 (1789) ] : coeur de Louis-Joseph-François-Xavier, premier Dauphin,
décédé le 4 juin 1789 ! [ 1 ]
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[ *1* ] Question capitale : qu’est devenu ce coeur  » C1(1789) »  ?                                      
A-t-il été profané et détruit par la folie révolutionnaire qui n’aurait conservé  » par miracle (?) que  »
la seule boîte en plomb en forme de cœur, comme le montre          l’étiquette en cuivre arrondie qui la recouvrait et qui est conservée au Musée Crozatier,  au Puy en Velay ; le tout protégé par un reliquaire en vermeil (argent doré) «  ( qui a           disparu ??? ) …                                                                                                               
Ou bien a-t-il été gardé par le citoyen Legoy et est-ce ce coeur  » C1(1789) » qui a   fait l’objet du rapport au Roi du Ministre de l’Intérieur en 1817 [ C3(1817) ] ? Voir 30/08/1817  
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  • 12/06/1789 : transport du coeur du premier Dauphin  » C1(1789) »  au Val de Grâce [ *2*]

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[ *2*]   » Révolutions de Paris, publ. par le sieur [L.M.] Prudhomme »Par Révolutions de Paris Publié 1793

  • «  C’est en décembre 1792 que l’abbaye du Val de Grâce a été profanée par les « héros immortels de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité »  ! « 

 

Et cette information sur la profanation de l’abbaye du Val de Grâce durant le procès de Louis XVI est reprise ensuite par Gorges Duval ! …

 

« Souvenirs de la terreur de 1788 à 1793″, par Georges Duval

Par George Labiche

Publié 1841

      
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10/01/1792 : naissance de Gabriel Pelletan de mère inconnue ….

16/02/1795 ( 28 pluviose an III) : contrat de remariage de Philippe Jean Pelletan avec Denise Françoise VERCUREUR        

  • 09/06/1795 ( 21 prairial an III) : Autopsie de l’enfant décédé la veille au Temple, par les Drs Pelletan, Dumangin, de Lassus et Jeanroy ; prélèvement du coeur [C2(1795)] [ *3 * ]
    ————————————————————————————————————————————-

 [ * 3 * ] Pelletan prétendra plus tard avoir prélevé le coeur  [ C2 (1795) ] de l’enfant autopsié, l’avoir mis dans un bocal rempli d’esprit de vin sur une rangée de sa bibliothèque et 8 à 10 ans plus tard, après dessication complète, l’avoir mis dans un tiroir de son secrétaire.  Selon Michel Jaboulay, dont nous partageons les conclusions, Pelletan n’a pas prélevé le coeur de l’enfant autopsié ; pour mémoire il n’existe aucun témoignage direct du vivant d’un des témoins de l’autopsie ] 
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10/06/1795 ( 22 prairial an III) Inhumation de l’enfant autopsié dans une fosse commune du cimetière Sainte-Marguerite.

 

22/06/1797 naissance d’Elisabeth Françoise Pelletan, issue du second mariage  de Pelletan

 

23/02/1802 : ( 4 ventose an X ) Pelletan est Chirugien chef de l’Hotel Dieu.

 

1803-1805 : Pelletan met le coeur [ C2(1795) ]  dans un tiroir de son secrétaire

 

20/09/1808 : Napoléon demande à Fouché de faire arrêter Navailles qui rapporte des propos d’un fils Pelletan, selon lesquels Pelletan aurait avoué que ce n’était pas Louis XVII qui était mort au Temple ( voir L’aveu de Pelletan  – à vérifier l’identité précise : est-ce Gabriel ou Pierre ? Comment Napoléon peut-il faire arrêter une personne qui serait en relations avec le fils d’un médecin, qu’il va honorer publiquement de sa confiance en 1810 ??? )

 

??/??/??? : à une date encore inconnue à ce jour, transfert du coeur [ C?(18??)] du domicile de Pelletan à celui de Tillos, par vol de Tillos ou demande de garde de Pelletan à Tillos. [ 3 bis ]  Qu’est-ce qui prouve que ce coeur C?(18??) est le même que C2(1795) ? Rien à ce jour !    

——————- 
[ 3 bis ] A compléter
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29/01/1810 : mariage de  Jean-Henry Tillos ( élève du Dr Pelletan) 

 

16/12/1810 : Pelletan est fait chevalier par lettres patentes de Napoléon et chirurgien consultant de l’Empereur ; il est professeur à la Faculté de Médecine, membre de l’Institut et de l’Académie des Sciences. 

 

15/09/1812 : décès de Jean-Henry Tillos

 

14/04/1814 : Accusé de réception, daté de ce jour de Pelletan, suite à la remise du coeur [ C?(18??)]  par la famille de Tillos, son ancien élève, à qui il en aurait confié la garde. 

 

01/05/1814 : Faux témoignage signé de Pelletan sous le titre de  » Sommaire du mémoire ….  » publié en 1894 par la Revue Rétrospective ( Voir autour du témoignage Pelletan-Lafont d’Aussonne …)

 

28/01/1815 : la duchesse d’Angoulême rencontre Pelletan à l’Hotel-Dieu ;  selon le compte rendu que Pelletan en fera le 13/06/1816, la Duchesse d’Angoulême a reconnu que « le vol du coeur [ C?(18??)]  dont il avait été victime de la part de son ancien élève était le signe de son authenticité » . 

 

6/09/1815 : Par décision du Conseil Général des Hospices, Pelletan « cesse d’être en activité de service à l’Hôtel-Dieu. » [ 3 bis ]  suite à de très graves fautes professionnelles, que Dupuytren s’est crû obligé de devoir dénoncer.

[ 3 bis ] Avant 1815 Philippe Jean Pelletan a essayé de faire nommer son fils Gabriel, ancien chirurgien de la Garde Impériale comme chirurgien à l’Hotel Dieu ! Pelletan a concouru à faire nommer Bonaparte comme membre de l’Académie des Sciences … 

 

12/06/1816 : suspension sine die par Louis XVIII des fouilles de Sainte-Marguerite 

 

13/06/1816 : dans sa déposition auprès du chancelier Pasquier, Pelletan fait le compte rendu de son entretien du 28/01/1815 avec la duchesse d’Angoulême, et révèle ce qu’il lui a dit au sujet du coeur [ C2(1795)]  qu’il prétend avoir prélevé et de la section du crâne qu’il a pratiquée, qui permettrait de reconnaître de manière certaine l’identité de l’enfant inhumé dans le cimetière Sainte Marguerite. 

 

29/03/1817 : déposition de plusieurs témoins de l’entourage familial et privé de feu Tillos, selon lesquels, le défunt aurait déclaré qu’à la demande de Pelletan, il était devenu le dépositaire du coeur [ C?(18??)] , depuis une date variant selon les témoins, mais que la plupart ont donné comme étant antérieure à l’année 1810 de son mariage.

 

30/08/1817 : rapport au Roi sur la remise d’un coeur [ C3(1817) ] par Thévenin au maire du XII ème arrondissement, joint à une lettre du GARDE DES SCEAUX PASQUIER AU VICOMTE LAINE, MINISTRE DE L’INTERIEUR EN DATE DU 30/08/1817 [4]
Rien n’oblige à conclure que ce coeur est celui du premier Dauphin
[1] =>
[ C3(1817) ] # [C1(1789)]

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[ 4  ] Ainsi que nous l’avons déjà esquissé, le coeur de la forgerie sur laquelle est construite la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos est dans la gravissime erreur ( ou faux témoignage ??? ) de Maurice Pascal que, ni Laure de la Chapelle, ni Philippe Delorme n’ont relevée et qui se trouve dans ces lignes extraites de   http://louisxvii.chez.com/les_deux_coeurs.htm :

  •  » En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen, embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête …/…  de faire déposer le cœur ( reçu en mai 1828) soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. 
    …/…  
  • Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le cœur du Premier Dauphin ?

Il avait très probablement précédé le cœur Pelletan à l’Archevêché. « 

Les deux experts de la question Louis XVII, que sont Laure de la Chapelle et Philippe Delorme  admettent – mais avec des nuances et des conséquences differentes – la recevabilité de la même source documentaire qui affirme sans preuve documentaire que le coeur du premier Dauphin aurait été remis par le sieur Thevenin au maire du XII ème arrondisement de Paris en 1817 ! [ Pour mémoire la profanation du Val de Grâce a eu lieu en décembre 1792 et non en octobre 1793 et tous les détails du compte rendu de la traçabilité historique de ce coeur sont aussi invraisemblables les uns que les autres quand on songe à la folie et à la furie des profanations des tombeaux royaux à Saint Denis en octobre 1793 ! On croirait presque que Legoy a assisté à l’enlèvement du coeur du premier Dauphin, comme s’il avait été au cinéma … Voir [ 2 ]

Pour Laure de la Chapelle, ce coeur du premier Dauphin sauvé du saccage du Val de Grâce se serait donc retrouvé avec le coeur de son frère cadet à l’Archevêché de Paris !

Pour Philippe Delorme, qui lui aussi ne met  pas en cause la fiabilité de l’attestation de la remise du coeur du premier Dauphin à la mairie du XII arrondissement par le sieur Thevenin, il est douteux que ce coeur ait pu être remis à l’Archevêché de Paris et s’il l’a été, il est probable, selon cet auteur, que ce coeur n’aura pas bénéficié de la même chance « miraculeuse  » que celui de « Louis XVII » et qu’il a très probablement été détruit lors de l’émeute de 1830 ! 

 

Mais tout cela devient encore plus invraisemblable quand on découvre que toute cette tradition sur la présence possible, vraisemblable ou très probable du coeur du premier Dauphin à l’Archévêché de Paris repose sur les témoignages plus ou moins supposés et plus ou moins associés de Maurice Pascal et de Gabiel Pelletan !   

 

Et pour ajouter à notre vertige, comme tout devient simple, quand on réalise que ni le coeur de Louis XVII, ni le coeur du premier Dauphin ne se sont retrouvés ensemble à l’Archevêché de Paris avant comme après 1830 ou 1831, principe du rasoir d’Occam oblige ! 

Extrait du rapport au Roi :

 

 » En brumaire de l’an 2 (octobre 1793), lors de la spoliation des tombeaux de la famille des Bourbons, au Val de Grâce, un sieur Legoy, Secrétaire du Comité de l’Observatoire assistant à cet enlèvement, recueillit un cœur, qui, suivant l’indication gravée sur la double enveloppe de plomb et de vermeil dont il était recouvert, était celui de S.A.R. Mgr le Dauphin, Louis, Joseph, Xavier, François, fils aîné de S.M. Louis XVI, né à Versailles le 22 octobre 1781 et mort à Meudon le 4 juin 1789. » 
Laure de la Chapelle a écrit « Que devint le cœur du Premier Dauphin ?  » après avoir évoqué le rapport au Roi du 30/08/1817, sur la possession d’un coeur par le maire du XII ème arrondissement et qui est identifié comme étant celui du Premier Dauphin ?
 » Il avait très probablement précédé le cœur Pelletan à l’Archevêché. »  

 

Pardonnez-nous, Madame la Présidente du CEHQL17, mais en l’état actuel de nos informations, et contrairement à ce que nous avions pu penser a priori jusqu’à maintenant, sans avoir cherché à acquérir des certitudes, il ne nous est pas possible de vous suivre dans l’adhésion à cette simple probabilité, fondée sur un document, certes authentique et irréfutable mais peu crédible, et sur l’affirmation sans preuve, parue dans « Le littoral de la Somme  » du 16/11/1895, sous la signature de l’un des responsables de la remise du coeur Pelletan à Don Carlos de cette même année !  

  

 » C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du « Littoral de la Somme » du 16 novembre 1895 :

            « Il est inutile de faire remarquer…qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Cœur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;

or, en cela le Cœur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Cœur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Cœur de Louis XVII y rencontra le cœur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné … »


  • Quel crédit peut-on accorder désormais à cette attestation de Legoy sur une prétendue sauvegarde du coeur du Premier Dauphin réalisée le 2 octobre 1793, comme s’il assistait à l’enlèvement » ? Tout cela est invraisemblable !

 

ET on comprend que l’enquête administrative, évoquée par Laure de la Chapelle suite au rapport au Roi de son ministre de l’Intérieur du 30/08/1817 n’ait eu aucune suite et que seule l’étiquette arrondie en forme de coeur qui recouvrait la boîte soit conservée à ce jour au musée Crozatier du Puy en Velay !  

Mais dans quoi était donc conservé ce soi-disant coeur du premier dauphin que nous codifierons par [ C3(1817) ] et que le sieur Thévenin a remis au maire du XII ème arrondissement de Paris, alors que les enveloppes, dans lesquelles il était conservé selon les pièces d’archives de juin 1789, ont disparu, à l’exception de l’étiquette ? 

 » Il vient d’être fait remise au Maire du 12ème arrondissement de Paris, par un sieur Thévenin, qui en était dépositaire, du cœur de S.A.R Mgr le Dauphin, fils aîné de S.M. Louis XVI.  » 
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  • 30/11/1818 :  » notes de Pelletan pour la marquise de Talaru » [ Apocryphe ]

 

04/12/1818 : lettre de Pelletan à la duchesse d’Angoulême [ Apocryphe ]

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)]  ! [ C’est la première apparition publique certaine du coeur dit de Louis XVII, selon la version de Pelletan ! On notera en passant que de la lecture attentive de la décharge de Mgr de Quelen il ressort que le coeur desséché n’était pas attaché au haut de l’urne mais devait reposer sur le fond de l’urne ! Voir Autour des questions d’urnes et d’attaches ] Jusqu’à preuve du contraire rien ne prouve que [ C4(1828)] = [ C2(1795) ] !

  • 26/09/1829 : décès de Philippe Jean Pelletan à Bourg-la-Reine

 

fin juillet 1830 : enlèvement par Pierre Pelletan d’un coeur [ C5(1830)] dans la bibliothèque de l’archevêché  [ 5 ]

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[ 5 ] : qu’est-ce qui interdit de penser que le coeur enlevé par Pierre Pelletan en juillet 1830 dans la bibliothèque de l’archevêché serait le coeur qui a été réceptionné par le comte de Chambord et dont fait état la lettre du Père BOLE ?

Le document selon lequel Pierre Pelletan aurait récupéré le coeur remis à Mgr de Quelen en 1828 nous semble donc rendre compte d’un évènement tout à fait vraisemblable et compatible avec toutes les informations fiables en notre possession.   

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août 1830 :  découverte d’un coeur [ C6 bis (1830) ] sur un tas de sable par Lescroart, après le sac de l’Archevêché de Paris [ 3 quater *] selon la 2 ème version de Paul Cottin ( Revue rétrospective de 1895 )

février 1831 : découverte d’un coeur [ C6 (1831) ] sur un tas de sable par Gabriel Pelletan grâce à Lescroart, après le sac de l’Archevêché de Paris [ 5 bis ] selon la la 1ère version de Paul Cottin ( Revue rétrospective de 1894 )  
———————–
[ 5 bis ] Le récit en sera fait en 1854 par Gabriel Pelletan ! La première date de cette découverte  » février 1831  » sera remplacée par « août 1830″ dans la » Revue Rétrospective » de 1895, au motif que Gabriel Pelletan aurait fait une erreur de mémoire, parce qu’il ne retrouvait plus son dossier constitué de toutes les attestations requises qu’il avait trop bien cachées ! …
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07/1830-24/071832 : Pierre Pelletan se rend à Holyrood, pour présenter à la duchesse d’Angoulême le coeur [ C5(1830)] qu’il a récupéré à l’archevêché 

1832 : décès de la marquise de Talaru

15/07/1836 : annotation de Lafont d’Aussonne sur la lettre signée de Pelletan à la duchesse d’Angoulême du 04/12/1818,  qui certifie que Philippe Pelletan a dit en 1801 à la marquise de Talaru qu’il était en possession du coeur de Louis XVII [ C4 (1828) ] [ Faux témoignage ] Voir autour du témoignage Pelletan-Lafont d’Aussonne 

1836 : Lafont d’Aussonne publie son livre  » Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la Reine de France » où il écrit : 
« Le docteur Pelletan, qui avait présidé à l’autopsie, possédait et m’a montré le cœur du jeune roi Louis XVII et sa jolie chevelure blonde. M. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris. »  [ 5 ter ]
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[ 5 ter ]  Nous admettrons la seconde partie de cette affirmation de Lafont d’Aussonne, « M. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris » , car elle est compatible avec le fait que Pierre Pelletan possédait un coeur après février 1831 !

Mais la précision que nous apporte Lafont d’Aussonne est pour nous d’une importance considérable ! En effet, ainsi que nous l’ont appris les recherches exemplaires, faites par Laure de la Chapelle dans les archives notariales parisiennes, c’est Pierre Pelletan qui, après le décès de son père, habite près de la Cathédrale de Paris, au 10 de la rue St Christophe, aujourd’hui  » parvis de Notre Dame – place Jean Paul II  » !
En l’état actuel de nos réflexions ce serait donc, selon toute vraisemblance, le coeur récupéré par Pierre Pelletan en juillet 1830  [ C5(1830)] , qui aurait été remis au Comte de Chambord et que nous avons codifié [ C7(1885) ] AVANT la remise à don Carlos du coeur C8(1895) ] !…     
———————–
12/08/1845 : décès de Pierre Pelletan à Bruxelles

novembre 1846 : fouilles du cimetière de Sainte Marguerite et exhumation des restes de l’enfant du Temple autopsié par Pelletan, avec le crâne qui en porte les stigmates 

1850 : décès du marquis de Talaru, sans héritier

19/11/1851 : décès de la duchesse d’Angoulême

1853 : Gabriel Pelletan affirme avoir récupéré le coeur  [ C6bis (1830) ]  = [ C6 (1831) ] = [ C6 (Lescroart) ] qu’il avait donné en garde à sa mère – dont le nom nous est encore inconnu à ce jour …  et le confie au notaire Barre, qui vient de prendre ses fonctions et le met dans son coffre ! 

12 février 1854 : récit de Gabriel Pelletan sur la découverte du coeur  [ C6 (Lescroart)  ] ; ce récit est fait de mémoire à partir d’un document et de preuves que Gabriel Pelletan s’est dit « incapable de retrouver, pour les avoir trop bien cachés  » ! Ce récit est repris ensuite par Maurice Pascal dans le « Littoral de la Somme  » du 16/11/1895   … 

1868 : dans son livre sur Louis XVII ( p 531 ) , de Beauchesne reprend en résumé le récit de Gabriel Pelletan, en faisant référence au sac de l’archevêché de Paris de juillet 1830.

22/02/1868 : décès d’Elisabeth Pelletan, après avoir institué son demi-frère Gabriel, légataire universel de ses biens le 28 janvier 1864, au détriment donc de son demi-frère légitime Pierre ; Elisabeth Pelletan, restée célibataire vécut avec son père et habitait avec lui rue St André des Arts.  

21/01/1871 : lettre du comte de Chambord adressée de Suisse à Frohsdorff où on lit :  » le reliquaire de M Martin n’est pas arrivé «  [ 6.0 ]
——————
[ 6.0 ]
 Voir IV La nouvelle controverse en cours d’où nous extrayons :

 » 7 juillet 2009 à 8:58 Your comment is awaiting moderation.
Ainsi donc le document découvert par Laure de la Chapelle dans les
archives conservées à Lucques et que nous avons eu l’autorisation de
publier sur notre site, est :
* appelé par la Présidente du CEHQL17 ” lettre autographe du Comte de
Chambord, envoyée de Suisse à Frohsdorf le 21 janvier 1871 ” ;
* qualifié par Philippe Delorme de ” brouillon ou note griffonnée à la
hâte par le prince, lui ayant servi à écrire une lettre originale,
beaucoup plus complète et lisible, [ datée du ??/??/???? et envoyée
de ???? ] , qui est conservée aujourd’hui par M. Roch de Coligny dans
les registres de correspondance du comte de Chambord ” en un lieu X …

JUSQU’A PREUVE DU CONTRAIRE la soi-disant « lettre originale du comte de Chambord  » sur laquelle- selon les dires de Philippe Delorme – on peut lire de manière irréfutable le mot « reliquat » au lieu de « reliquaire » , comme on peut le voir sur la lettre autographe du comte de Chambord du 21/01/1871, découverte par Laure de La Chapelle et qualifiée par Philippe Delorme de « brouillon ou note rédigée à la hâte par le prince  »  N’EXISTE PAS !
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08/07/09
Claude Bertin a écrit :
« Il serait bon de ne pas oublier que le comte de Chambord était
francais et utilisait la langue de Molière avec plus de respect que certains
voudraient le faire croire. Voici ce qu’Emile Littré (Dictionnaire de la
Langue Francaise. Editions de la Fontaine au Roi. Paris. ISBN 2-907057-02)
nou s donne pour le mot « *Reliquat* »: « (Lat. Reliquatum) s.m. Ce qui reste
dû après un arrêté de compte. // Reste d’une maladie incomplêtement guérie.
// Au pl. Les reliquats d’un repas, ce qui en reste. // Vieux en ce dernier
sens. »
Alors, parlons nous d’un solde à payer, d’une maladie non encore guérie ou
bien des restes d’un repas? NON, il s’agit bien d’un « *Reliquaire* »: « Sorte
de boîte, de coffret, etc. où l’on enchasse des reliques. » (idem).
Enfin, faites un agrandissement de la copie de la lettre: tous les accents
et points sont déplacés vers la droite et on ne peut lire que « Reliquaire »
(le « e » final invisible, mais le point du dernier « i » très nettement
perfilé). Ce dernier détail n’étant que la conséquence d’utiliser un crayon
« gras » plutôt qu’un « HB No 2″!  »

Cette observation illustre une fois encore la pertinence de la devise de notre site  » lire c’est relire  » !
En effet, même si on admettait l’hypothèse que PhD, aveuglé par son
paralogisme, a été obligé d’inventer, le comte de Chambord, au lieu
d’écrire   » dire que le reliquat de M Martin n’est pas arrivé  » aurait
écrit :  » Dire QUE LE REGLEMENT DU RELIQUAT DE M Martin  » n’est pas  arrivé
 »  !
Et ce, quel que soit le sens du règlement qui aurait été dû, soit par
le comte de Chambord à M Martin ou vice-versa, comme PhD en a fait
l’hypothèse !

  • —————-

 

Si on comprend bien l’argumentation de PhD au sujet de la prétendue lettre du Comte de Chambord, découverte par Laure de la Chapelle, et qui ne serait donc qu’ ‘ »une note griffonnée ou un brouillon », le prince aurait eu besoin de faire un brouillon sur lequel il aurait écrit  » je vous embrasse  » ???…  
Mais comment PhD peut-il oser se moquer ainsi de nous ? …

Aux observations pertinentes de Laure de la Chapelle – [ à qui nous tenons à exprimer une fois encore notre reconnaissance la plus vive pour ses recherches, même si nous ne partageons pas toutes ses conclusions, liberté de la recherche oblige … – ] nous ajouterons ceci au sujet de l’écriture du comte de Chambord :

Les mots « reliquaire » et « reliquat » ont leurs 7 premières lettres absolument identiques ! 
Le problème consiste à identifier de manière irréfutable les lettres qui sont à la fin du mot sur sur sa lettre du 21/01/1871 et à arbitrer le débat entre les 2 options suivantes possibles :
* est-ce que le comte de Chambord a écrit un  » t  » comme on pourrait après tout le  lire ?

ou bien 
* est-ce que le comte de Chambord a voulu écrire  « ire » et la copie numérisée ne nous donne que le « i » et une esquisse de  » re  » ?

 

Si on lit attentivement la lettre, que nous avons reproduite ci-dssous, nulle part ailleurs on ne peut voir un  » t  » qui soit écrit de la même manière que la lettre que nous essayons de déchiffrer ! Si un lecteur voit un « t » écrit comme la lettre finale du mot que nous étudions, nous le prions instamment de bien vouloir nous en faire part !…

 

Par contre, comment nier qu’on lit de toute évidence un « i » avec le même point sur le « i » décalé à droite comme sur d’autres  » i  » incontestables, tels le premier « i » du mot en cause ? 


Enfin depuis quand le comte de Chambord s’occupait-il du suivi de la comptabilité d’illustres inconnus ? Le comte de Chambord aurait-il été un boutiquier qui aurait dû veiller à l’évolution de ses « comptes clients » ? 

Est-ce que M Roch de Coligny aurait dans ses registres la facture originale qu »un M Martin aurait adressée au comte de Chambord, à moins bien sûr que ce ne soit le comte de Chambord qui ait facturé M Martin pour une prestation qu’on souhaiterait connaitre,  dure Loi de l’Histoire exige ? …
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06/07/2009 

 

Voici la copie du courrier privé reçu la semaine dernière de Laure de la Chapelle, qui vient de nous autoriser à en publier l’intégralité :

 

 » J’ai déjà eu un échange avec M. Roch de Coligny à ce sujet ( échange de courrier que je n’ai pas en … [ NDLR : lieu de résidence privé actuel  ].

L’histoire de « reliquat »  pour reliquaire est loin d’être nouvelle ! C’est l’interprétation de M. de Coligny, qui n’a pas vu le document. Voilà qui arrange bien M. Delorme.

Je veux bien répondre brièvement. La lettre de Chambord est écrite au crayon, dont le graphite est usé ( voir le M. majuscule de M. Martin). Reliquaire comporte deux i ; nous avons donc deux points traînés dans le mot. Si le terme était reliquat, vous auriez une lettre en trop après le « a ». Par contre, il manque le « e » final » pour « reliquaire » ; mais le crayon marquait mal : voir le M majuscule.

Quant au sens, j’ai expliqué que le comte de Chambord ne voulait à aucun prix parler de L. XVII; il ne croyait pas au coeur Pelletan, il en parle donc avec un certain dédain. M. Martin est un terme générique : le coeur de n’importe qui. (voir mes articles à ce sujet )

J’ai déjà expliqué également que le comte de Chambord n’employait pas le terme  M. (Monsieur) habituellement .Il donnait leur titre aux aristocrates : voir « le prince de Rohan » et appelait les autres soit par leur prénom, soit par leur nom de famille : Moricet, Frémond etc…

De toute manière,  nous savons que le coeur se trouvait encore en 1872 chez Eugène Pelletan; lequel l’a montré au  jeune docteur Labonne, à qui le comte de Bardi a certifié au cours d’un voyage en Islande en 1885 que les princes de Parme en avaient hérité à la mort de Chambord, Donc,le fait est là : en 1871, le comte de Chambord n’avait pas reçu de coeur. La cause en étant sans doute le décès en avril 1871, de la veuve de Pierre Pelletan, chez qui se trouvait le coeur trouvé par son mari.

La discussion sur ce texte du comte de Chambord perd donc de son intérêt, puisque nous sommes maintenant au courant de la suite de l’histoire.

Vous pouvez publier la lettre de Chambord si vous voulez, en n’oubliant pas qu’il s’agit d’un texte écrit au crayon (le document est très pâle, la photocopie l’ayant foncé abusivement)

../…

Cordialement      Laure de La Chapelle

 

La lettre de Chambord n’est pas « conservée par Roch de Coligny » . Elle se trouve aux archives de Lucques, et c’est moi qui en ai demandé la photocopie au conservateur en 2003.Je l’ai donc observée  » de visu »  . Il s’agit d’une lettre de très petit format, d’un style négligé, écrite avec un crayon usé. MM. Coligny et Delorme, ne l’ayant pas vue, ne peuvent en juger.

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Voici la copie de la lettre numérisée du Comte de Chambord du 21 janvier 1871, que nous publions avec l’autorisation de Laure de la Chapelle :

 

 

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> 1871 –  1873 < : remise du coeur [ C4 (1828) ] [ C5 (1830) ] [ C7 (1885 )]  au comte de Chambord par Jules Kinkelin, fils adoptif de Pierre Pelletan

1872-1873 ( ??? date à vérifier: le comte de Chambord ordonne une enquête à Barrande son homme d’affaires sur le dossier du coeur de Louis XVII 

1873 : décès de Jules Kinkelin Pelletan

07/1875 : Gabriel Pelletan nomme Me Barre exécuteur testamentaire 

1876 : au terme de diverses dispositions testamentaires, ( dont Laure de la Chapelle nous donne le détail ) Me Barre, pourvu de fonds importants,  entame des recherches historiques sur le [ Coeur Lescroart ] , qui est dans son coffre depuis 1853 … et entre en contact avec Barrande …  

15/06/1877 : publication des « notes de Pelletan pour la marquise de Talaru » dans la  Gazette hebdomadaire de médecine … (1877) !  

11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan propriétaire du coeur  [ C6 (Lescroart ]

1881 : décès de Prosper Deschamps propriétaire du coeur  [ C6 (Lescroart ) ]

11/06/1883 : lettre d’accusé de réception de Barrande, administrateur des biens du  comte de Chambord, en réponse à la lettre de Me Barre du 05/06/1883 

24/08/1883 : décès du comte de Chambord 

05/10/1883 : décès à Frohsdorff de Barrande  

1884 : publication par Le Normant des Varannes de son livre sur le résultat des fouilles de 1846 

17/10/1885 : lettre du Père Bole ( découverte au XX ème siècle ) qui révèle qu’un coeur dit de « Louis XVII » [ C7(1885) ] = [ C5 (1830) ] avec justificatifs a été reçu par le Comte de Chambord [*5 quater *]
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 [ 5 quater  ] Quel est donc ce coeur [ C7(1885)]  décrit par la lettre du Père Bole  au Père de Boyslève découverte par Laure de la Chapelle ( Archives de la Compagnie de Jésus à Vanves )

  • Troisième page de la lettre autographe envoyée de Froshdorf le 17 octobre 1885

… « Je connais parfaitement tout ce que vous me dites de Louis XVII ; vous croyez à son évasion, moi non, sans entrer dans le fond de la question qui du reste a été traitée parfaitement et jugée plusieurs fois en pleine connaissance de cause, comme on peut le voir dans les considérants du jugement condamnant Naundorf et les plaignants.

Trois choses me donnent une certitude morale de la mort de Louis XVII au Temple.

* C’est d’abord la persuasion qu’en ont eu tous les membres de la famille royale. Ni Charles X, ni le duc ni la duchesse d’Angoulême ni H V (Henri V) ni sa sœur n’ont jamais élevé le moindre doute là-dessus et tous les Princes et Princesses sont morts sans l’ombre de remords, que dis-je ? sans même y penser. De plus, ces jours derniers, j’entendais Madame (la Comtesse de Chambord) répéter pour la centième fois que la duchesse d’Angoulême avait toujours affirmé de la manière la plus formelle et la plus énergique la mort de son frère au Temple, qu’elle n’en était, hélas ! que trop certaine !

            * Ensuite les procès-verbaux des 4 médecins désignés pour faire l’autopsie du cadavre et dont deux ont déclaré avoir parfaitement reconnu l’identité du jeune  Prince.
*  Enfin l’enlèvement du cœur
(souligné dans le texte) de ce royal enfant par le Dr Pelletan chargé par ses collègues de faire l’autopsie, pieux larcin fait au péril de sa vie.

Se serait-il exposé à un si grand danger s’il n’avait pas été absolument certain que le cœur était bien celui du Prince qu’il avait connu et soigné ?

Ce cœur, Monseigneur (le comte de Chambord) l’a reçu après avoir fait examiner toutes les pièces et documents qui en constatent l’authenticité. »

Premières réflexions nées :
Le père Bole emploie des expressions et un vocabulaire qui renvoient de toute évidence à toute la tradition, née du témoignage de Pelletan et associée au parcours du ( ou des ) coeurs C2(1795), C?(18??),  C4(1828)

Il y a donc une CONTRADICTION RADICALE ET ABSOLUE avec la réception,  par don Carlos le 2 juillet 1895, du coeur [ C8(1895) ] qui selon les organisateurs de cette opération serait le même coeur dont nous avons identifié le parcours par les repères ou codes  C2(1795), C?(18??),  C4(1828) ! 

Cette CONTRADICTION RADICALE ET ABSOLUE NE PEUT ËTRE RESOLUE EN L’ETAT ACTUEL DE NOS INFORMATIONS QUE PAR UNE SEULE CONCLUSION :

[ C7(1885) ] = [C5(1830)] = [C4(1828)]
[C8(1895)] = [C(Lescroart] = forgerie

Quelle peut être la nature de cette manipulation ?

5.q.1 / La découverte « miraculeuse  » d’un coeur Pelletan sur un tas de sable par Lescroart est une affabulation de Gabriel Pelletan !
Et comme on comprend facilement que cette affabulation ait pu donner lieu à une erreur qui aurait été corrigée ensuite !
En effet d’après la Revue Rétrospective de 1894 c’est en février 1831 que Lescroart aurait fait cette découverte « miraculeuse » , d’après le récit de Gabriel Pelletan qui n’a été connu qu’en 1854 !  Et ce n’est que dans une édition ultérieure que cette Revue a jugé nécessaire de corriger la date de cette découverte qui aurait été faite en août 1830 après les journées révolutionnaires de juillet 1830 ! Tout s’expliquerait  ! 

5.q.2 / C’est en toute bonne foi, par contre, que Pierre Pelletan, pour toutes les raisons que nous donne Laure de la Chapelle, a cherché à remettre à la duchesse d’Angoulême le coeur que son père a prétendu avoir prélevé sur le corps de Louis XVII !

5.q.3 / Mais à la difference de ce que développe Laure de la Chapelle dans sa dernière étude, dans les
Cahiers Louis XVII de juin 2009, nous pensons que c’est Pierre Pelletan et non son demi-frère Gabriel Pelletan ( se présentant comme le neveu de son père …) qui a fait une démarche avant 1832, pour faire accepter le coeur par la duchesse d’Angoulême, réfugiée à Holyrood en Ecosse et qui le refusera !

[ * 5.q.4 * ] Toute la forgerie inventée en 1894-1894 par X,Y, Z peut se résumer semble-t-il au scénario suivant, qui a même trompé Laure de la Chapelle !

a / on a inventé la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archevéché de Paris ;

b / c’est cette présence virtuelle qui associée au contexte politique de l’époque, et par suite d’un malheureux concours de circonstances, aurait provoqué le report de toute cérémonie  officielle de reconnaissance de ce coeur et de celui de  » Louis XVII »,  qui selon la pensée prêtée mensongèrement à la famille royale par Maurice Pascal  aurait dû être nécessairement conjointe  … ; et survint la révolution de juillet 1830 qui l’aurait la rendue définitivement impossible …

c / avec la révolution de juillet 1830,  on a donc pu inventer que le coeur du premier  Dauphin avait définitivement disparu,  alors que celui de « Louis XVII » avait pu  être sauvé « miraculeusement  » par un émeutier … qui s’était souvenu qu’il avait été bien soigné par le Dr Pelletan, à qui il aurait voulu témoigner sa reconnaissance, en lui rapportant un coeur découvert, après une marée basse d’équinoxe de la Seine …

Enfin, il n’est pas sans intérêt de faire au passage une critique sévère du témoignage du Père Bole en faveur de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ! 
Le Père Bole – trahissant ainsi une fois encore, et sans en avoir conscience …(???)  la mission dévolue aux Jésuites de propager la dévotion au Sacré Coeur de Jésus ….-  présente un ensemble de 3 arguments qui devraient suffire à clore le débat !
Or il se trouve que chaque argument pris séparément ne réssite pas à un examen sérieux ! Depeuis 2 siècles la critique historique a établi pour tout esprit libre et de bonne foi ne cherchant que la vérité que :
* la famille royale a douté de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ;
* il est faux d’affirmer que deux des quatre médecins ayant pratiqué l’autopsie ont reconnu Louis XVII ;
* quant au prélèvement du coeur de  » Louis XVII  » par Pelletan au risque de sa vie, c’est au risque de mourir de rire qu’on est aujourd’hui obligé de lire cette affirmation …

Mais par un effet habituel en matière de critique historique, la prise de position du Père Bole en faveur de Pelletan donne une force incontournable à son témoignage au sujet de l’authenticité de l’évènement qui nous interesse ici :
Le comte de Chambord a réceptionné un coeur Pelletan avant le 24 aout 1883 !
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21/06/1886 : lettre de fin de non – recevoir à Me Barre de Huet du Pavillon ( successeur de Barrande, comme exécuteur testamentaire du comte de Chambord )

22/04/1887 : remise du coeur [ C6 (Lescroart) ] par Me Barre à Mme Deschamps, héritière de son mari décédé ;  PhD précise dans son livre que la chemise d’archives est VIDE et porte la mention  »  décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n°7 «  !

Mais il y a un sérieux problème : selon Philippe Delorme, la décharge délivrée à cette occasion contient un descriptif du reliquaire, dont Paul Cottin donne la transcription seule – sans aucune indication de nom, dans la Revue Rétrospective du 01/03/1894 et qui est exactement la même que celle du descriptif inclus dans la décharge de M Dumont à Urbain de Maillé, le 22/06/1895, dont la Nouvelle Revue Rétrospective semble donner l’intégralité ! …  Or l’original de l’acte notarié du 22/06/1895 est INTROUVABLE ! Est-ce parce que le comte Urbain de Maillé avait seul le pouvoir d’en autoriser la consultation ? …

07/07/1887 : décès de Mme Vve Deschamps, héritère de son mari  

1890 : décès du Père Bole  [ 6 ] 
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[ 6 ] est-ce que par hasard ce décès du Père Bole en 1890 expliquerait cette réflexion du Dr de la Martelière ( Questions en instance de réponses )
« 
Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? » ?

 

 Lettre du 27 mars 1894 du Dr Martellière à Monsieur Edouard Dumont, Paris

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1891 : Publication du Témoignage du Dr Alexis Antoine Emmanuel DUREAU (1831-1904) in Gazette Médicale de Paris , 62ème année, 7ème série. Cote 90182.)  découvert par Laure de la Chapelle [ 7 ] :

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 [7 ]
« M. le professeur Tillaux, sympathique à tous, a inauguré son cours de clinique chirurgicale par une leçon très bien faite dans laquelle il a jeté un coup d’œil sur l’histoire de cette clinique. Un détail de cette leçon nous a intéressé tout particulièrement : il s’agit du cœur de Louis XVII. L’on sait que Philippe Jean Pelletan, le grand chirurgien, émule et successeur de Desault, avait été chargé de faire l’autopsie du pauvre enfant mort au Temple et qu’il avait conservé le cœur du dauphin.

  • Pendant la restauration, Pelletan fit toutes les démarches nécessaires pour rendre à la famille royale le cœur conservé, mais d’une part, il n’était pas bien en cour, de l’autre il fallait démontrer l’authenticité de l’organe et Pelletan mourut en 1829, laissant à son fils, professeur comme lui, le soin de continuer les démarches.
  1. le professeur Tillaux demande, avec notre confrère Corlieu, ce que le cœur de Louis XVII est devenu, je puis le leur dire

            En juillet 1830, il se trouvait sur le bureau de l’archevêque de Paris, de Quelen, et, l’archevêché ayant été pillé, la nouvelle en parvint à Pierre Pelletan, qui, pendant la bataille même, se rendit à l’archevêché occupé par la Garde Nationale.

Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte .

Pelletan, pour obéir à la volonté de son père, une fois les événements politiques accomplis, se mit en devoir de reconstituer le dossier perdu, et au bout d’un certain temps, il entama avec le comte de Chambord,[ 7.a ]  des négociations analogues à celles commencées avec Louis XVIII et Charles X, mais il mourut en 1845 .

Son frère Gabriel, Pelletan, que nous avons tous connu, est mort en 1879, laissant à ses héritiers, avec une belle fortune, le soin de poursuivre les négociations entamées, soin qui était une sorte de condition du legs.

J’ai eu l’occasion,  à cette époque, de voir le notaire chargé de régler cette succession (M° Barre) ; devenu notaire honoraire depuis peu, il s’était chargé, comme l’un des exécuteurs testamentaires, de continuer la restitution du dossier réclamé par la famille du comte de Chambord et il a copié, à l’Académie, les divers documents du temps que je lui ai mis sous les yeux ; il paraissait satisfait de ses recherches, mais la mort du comte de Chambord est survenue sur ces entrefaites. Le cœur de l’infortuné Louis XVII est peut-être encore relégué dans quelque vieux carton d’étude de notaire. »

[ 7.a ] Nous avons ici un véritable cas d’école et s’il nous est permis de faire cet humour un peu facile, quel exemple de substitution d’un frère à un autre !

Mais avant d’entrer dans le détail de notre argumentation, nous tenons à préciser que nous ne pouvons le faire qu’à la lumière de l’étude et des recherches de Laure de la Chapelle, sans lesquelles cela aurait mission impossible !

Enfin, avant de corriger le texte du Dr Dureau, il est essentiel d’avoir à l’esprit la succession légitimiste qui est rappelée en bas de cette page :
Charles X ( 1824 – 1836 ) –
Louis XIX ( 1836 – 1844 ) –
Henri V ou Comte de Chambord (  1844 – 1883 ) !

Si le Dr Dureau avait su ce que nous savons aujourd’hui, n’aurait-il pas écrit ceci ?

 »  Pierre Pelletan, par piété filiale et royaliste se fit un devoir de remettre le coeur à la duchesse d’Angoulême et lui rendit visite entre 1830 et 1832 à Holyrood.
Suite à la fin de non recevoir qui lui a été opposée, Pierre Pelletan abandonna toute démarche jusqu’à sa mort en 1845.

 

Suite à un concours de circonstances qui pour l’instant nous est encore inconnu avec la précision et la certitude requises, son demi-frère Gabriel Pelletan,  a été en mesure de reconstituer le dossier perdu, constitué par son père et que Pierre Pelletan n’avait pas eu le temps de récupérer en juillet 1830, au cours de l’émeute. 

En 1853/1854 Gabriel Pelletan inventa le [ coeur Lescroart ] Gabriel Pelletan, que nous avons tous connu, est mort en 1879, laissant à ses héritiers, avec une belle fortune, le soin de poursuivre les négociations entamées.

J’ai eu l’occasion,  à cette époque, de voir le notaire chargé de régler cette succession (M° Barre) qui entama avec le comte de Chambord des négociations analogues à celles commencées par Philippe Pelletan avec Louis XVIII et Charles X. Devenu notaire honoraire depuis 1877, Me Barre s »était chargé, comme l’un des exécuteurs testamentaires de Gabriel Pelletan, de continuer la restitution du dossier réclamé par la famille du comte de Chambord et il a copié, à l’Académie, les divers documents du temps que je lui ai mis sous les yeux ; il paraissait satisfait de ses recherches, mais la mort du comte de Chambord est survenue sur ces entrefaites. Le cœur de l’infortuné Louis XVII est en ce moment ( 1891 ) entre les mains de M Dumont, lointain héritier de Gabriel Pelletan. » ???

Le Dr Dureau a écrit :

 » Pelletan mourut en 1829, laissant à son fils, professeur comme lui, le soin de continuer les démarches. « 

Or nous lisons dans le  » Dictionnaire biographique 1794-1939  » des « professeurs de la Faculté de Médecine de Paris » ( Editions CNRS 1991 ) que SEULS Philippe-Jean PELLETAN et Pierre PELLETAN y sont mentionnés,  avec la mention capitale suivante pour  »
 » Pierre Pelletan :
…/…

1823 : professeur de physique médicale. »

 

Gabriel Pelletan est ABSENT de ce dictionnaire biographique des professeurs de la Faculté de Médecine de Paris !

Sur la foi de toute la documentation rassemblée par Laure de la Chapelle et par notre correspondante parisienne du CRIL17  ( Gazette médicale 1891 et Dictionnaire biographique des Professeurs de la Faculté de Médecine de Paris 1991 )   nous pouvons donc affirmer que c’est bien Pierre PELLETAN qui, au cours du sac de l’archevêché de Paris de juillet 1830, a récupéré la boîte intacte dans laquelle se trouvait le coeur que son père a prétendu avoir prélevé le 9 juin 1795 ! …

 

 

Autres indices qui étayent notre hypothèse – en l’absence de toute preuve documentaire certaine … – selon laquelle c’est Pierre Pelletan qui a rendu visite à la duchesse d’Angoulême à Holyrood :

Pierre Pelletan a été professeur à la Faculté de Médecine de Paris de 1823 à 1830 et après sa destitution politique provoquée par la révolution de juillet 1830, est à nouveau institué professeur de physique médicale le 19 mars 1831 ( Dictionnaire biographique op. cit. ).

En outre Laure de la Chapelle nous apprend que Pierre Pelletan avait pour beau-père :
« 
Antoine Barthès, seigneur de Marmorières, était en 1784 premier maréchal des logis des Gardes Suisses, Gouverneur honoraire des pages de Madame et surtout secrétaire particulier de Monseigneur, Comte d’Artois . »

ET comme on comprend que ce soit Pirre Pelletan – et non son demi-frère Gabriel Pelletan – qui soit allé en vain proposer le  coeur « Louis XVII  » à la duchesse d’Angoulême, à Holyrood  entre 1830 et 1832 !

Pierre Pelletan n’a donc eu aucune difficulté pour être introduit auprès de la duchesse d’Angoulême, et nous prions la Présidente du CEHQL17 de bien vouloir nous pardonner de faire une hypothèse totalement contraire à la sienne sur l’identité du fils Pelletan à qui la duchesse d’Angoulême a accordé une audience.

N’est-il pas permis de penser que le colonel Mac Donell a mal compris ou mal traduit la présentation que Pierre Pelletan a pu faire de lui-même en l’interprétant par le vocable de  » neveu  » de Philippe Pelletan ?

Enfin, n’avons nous-pas une datation précieuse qui nous est donnée par Laure de la Chapelle elle-même, avec cette information ?

 » Après la mort de Sophie de Barthès, le 24 avril 1832, Pierre Pelletan épousa en secondes noces Lucile SANTOIR de VARENNE, fille d’un peintre paysagiste, Charles de Varenne. »

N’est-on pas en droit de dater la visite de Pierre Pelletan à Holyrood entre juillet 1830 et le 24 avril 1832 ?


Et ensuite ce qu’on peut savoir de la biographie de Pierre Pelletan permet de comprendre qu’après cet échec, il n’ait pas renouvelé sa démarche auprès de la famille pour faire agréer le coeur qu’il avait récupéré à l’archevêché de Paris en juillet 1830 !

Ce n’est donc, semble-t-il, qu’après sa mort en 1845, que d’autres vont chercher à donner un lendemain à ce coeur et à un autre …
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1892 ( ??? ) : mise en vente d’un coeur « Louis XVII » [ C8 (1892) ]  à l’Hotel Drouot ( source « New York Times » et « Temple Bar » 1896 )
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Selon une source naundorffiste [ La Plume ] le représentant  de don Carlos en France, le prince de Valori ( qui a été destitué de ses fonctions en 1892 et remplacé en 1895 par le comte Urbain de Maillé en 1895 ) a témoigné que le duc de Madrid avait douté de l’authenticité du coeur qu’il recevra ensuite au grand étonnement de certains familiers de la famille royale à Frohsdorff du vivant du comte de Chambord !
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1894 : nouvelles fouilles au cimetière sainte Marguerite

01/03/1894 : «  fac – similé du vase contenant le coeur de Louis XVII et les débris de l’ancien vase, brisé en 1831. Le tout appartient à M Edouard Dumont. «  in la Revue Rétrospective, qui publie un longue étude sur la question du coeur de Louis XVII.

22/06/1895: remise solennelle à Paris du coeur  [ C6 (Lescroart) ] par Dumont à l’envoyé de don Carlos, le comte Urbain de Maillé  

02/07/1895 : remise solennelle du coeur  [ C6 (Lescroart) ] à don Carlos à Venise  

2ème semestre 1895 : compte rendu de la remise du coeur [ C6 (Lescroart)  ] in  la « Nouvelle Revue Rétrospective » , sous la signature de Paul Cottin, ‘ »épilogue du coeur Louis XVII  »  avec un ERRATUM qui remplace  » brisé en 1831 par brisé en 1830″ ( suite à une erreur de copie, est-il écrit … ) 

16/11/1895  Le rédacteur du « Littoral de la Somme  » ( probablement Maurice Pascal ?? ?) écrit :

« Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de son frère aîné » [ Il n’existe aucune preuve justificative  de cet évènement sorti de l’imagination de Maurice Pascal [8]  et/ou de Gabriel Pelletan ] [ voir supra ] 
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[ 8 ] Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

  • C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du « Littoral de la Somme » du 16 novembre 1895:

« Il est inutile de faire remarquer…qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Cœur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;

or, en cela le Cœur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Cœur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Cœur de Louis XVII y rencontra le cœur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné … »

Toute la forgerie de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos du 02/07/1895 repose sur cette affirmation publique sans aucune preuve documentaire justificative du 16/11/1895 ! [ Où est le document qui atteste que le coeur du premier Dauphin a été transféré de la mairie du XII ème arrondissement dans la bibliothèque de l’archevêché de Paris, entre le 30/08/1818 et le 28 juillet 1830 ?… ] .
La douane française ou italienne aurait-elle oublié de rendre ce si précieux document à Maurice Pascal, lorsque celui-ci a dû passer la frontière franco-italienne à Modane, avec le coeur de « Louis XVII » dans sa cravatte, en juin 1895 ?
Maurice Pascal n’était pas n’importe qui ! Il était le neveu de Mgr de la Fare, un des personnages, dont le témoignage constitue une des clefs de l’énigme Louis XVII, selon qu’on lui accorde ou non une quelconque crédibilité ! …

Or très curieusement Laure de la Chapelle croit sur parole Maurice Pascal pour le motif suivant :

  • M. de Reiset, dans un article du Gaulois de 1906, nous en apprend  en effet davantage sur la personne de Pascal :

« …/… Mais en outre, le petit neveu de Mgr de La Fare, M. Maurice Pascal, qui est en possession de tous les papiers de son grand-oncle, m’a affirmé de la façon la plus formelle que le cardinal n’avait jamais rien dit ni écrit qui pût faire supposer qu’à aucune époque il eût reçu de la duchesse d’Angoulême pareille confidence, ni qu’il eût ajouté foi à l’authenticité d’aucun des nombreux faux dauphins. »

Petit neveu et héritier du confesseur de la duchesse d’Angoulême, Maurice Pascal était certainement très bien placé pour savoir comment la belle-fille de Charles X avait décidé, de concert avec le roi, de disposer du cœur du premier Dauphin.

alors qu’elle rappelle juste après :

« Et tant pis si le petit neveu ignorait les confidences faites par son grand oncle, sous la Restauration, au général d’ Andigné, qui les révéla dans ses Mémoires (publiés, très tard, il est vrai, en 1901 chez Plon) :

  • « Sous la Restauration, j’en parlai au cardinal de La Fare, archevêque de Sens ; il me répondit que madame la Dauphine était persuadée que son malheureux frère n’était pas mort au Temple, et qu’ainsi nous ne pourrions que renouveler ses douleurs sans la convaincre. » « 
    ———————————-
    JJ/MM/AAAA : dépôt à Frohsdorff  du coeur [ C6 (Lescroart ] à une date inconnue par une personne inconnue du nom de « Chevalier de Héber  » , selon l’unique témoignage de Maurice Pascal accepté et rapporté par Philippe Delorme qui a écrit :
  •  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution « 

Il est même écrit ( selon toute vraisemblance par Maurice Pascal ) que le coeur de Louis XVII [  » après avoir « rencontré le coeur de son frère aîné »  à l’archevêché de Paris ] s’est retrouvé, en plus des insignes reliques de « sa mére  » évoquées ci-dessus,  » « en compagnie d’épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris »

Cette information discrédite à elle seule tout le témoignage de Maurice Pascal et toute l’argumentation fondée sur son intervention à l’origine de toute cette affaire de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 !  

1895 : erreur de transcription de l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 ( par le Dr Cabanès ?) :

  • « A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour [ faux ; c’est Gabriel Pelletan ] à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 
Le littoral de la Somme a écrit :  

 

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Pelletan à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ». 
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30/03/1898 : article de l’ICC signé par maurice Pascal [ 9 ]

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[ 9 ] Et aussitôt surgissent de nouvelles interrogations !

[ 9.1 ]
Selon Maurice Pascal et cet article de l’ICC du 30/03/1898, le [ coeur Lescroart ] « a été déposé entre le 2/07/1895 et le 30/03/1898, dans la chapelle de Frohsdorff « ! mais où est passé le chevalier de Héber ?

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61475f.image.r=Louis+XVII.f240.langFR

[ 9.2 ]La forgerie de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 aurait-elle eu pour raison d’être l’une ou l’autre des motivations suivantes, suite à un  concours malheureux ou non de circonstances ?

Aurait-elle été organisée par des royalistes qui,  pour des motifs de notoriété publique, refusaient de se rallier aux Orléans, après la mort du comte de Chambord ?

Ces royalistes auraient-ils eté abusés par un dossier de pièces justificatives erronées établies de bonne foi ?

Ou bien ces royalistes, à qui il était tout aussi impossible de se rallier aux Orléans qu’aux faux-dauphins connus au XIX ème siècle, auraient-ils fait preuve d’un grave défaut de discernement en se laissant manipuler par des pièces falsifiées par d’habiles faussaires, qui, en connaissance de cause ou non, voulaient faire échec à la théorie de la survivance de Louis XVII ?   

Et y aurait-il une hypothèse plus grave encore  à examiner, suite à la découverte d’un article de l’ICC où Maurice Pascal nous révèle son témoignage sur sa visite à Rome faite auprès du Cardinal Rampolla, dans cet article de l’ICC du  30/03/1898 ? …  
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61475f.image.r=Louis+XVII.f240.langFR

 » … je puis affirmer qu’en 1896, me trouvant à Rome, dans son cabinet, le Cardinal Rampolla m’affirma après des recherches ordonnées par lui dans les archives publiques et secrétes du Vatican que …/… « 

Remarquons tout d’abord que tout chercheur, même  amateur, sait qu’il n’existe pas d’archives publiques ET secrétes du Vatican ! TOUTES LES ARCHIVES DU VATICAN SONT APPELEES « ARCHIVES SECRETES » …   http://www.vatican.va/phome_fr.htm

Et quel français dans cette lettre solennelle adressée à la rédaction de l’ICC, où on lit   la répétition du verbe  » affirmer » dans la même phrase !  Sans être psychologue diplômé, ne pourrait-on pas y voir une illustration du proverbe populaire «  qui veut trop prouver ne prouve rien  » … et peut même apporter la preuve contraire comme ici ? 

Comment des royalistes de bonne foi ont-ils pu se laisser abuser par Maurice Pascal ? C’est aussi consternant qu’invraisemblable ! Ou alors fallait-il que leur désarroi à l’idée de devoir se rallier aux Orléans, après la mort du comte de Chambord, ait été tel qu’ils aient perdu tout esprit de discernement ?

Quel curieux retournement de l’histoire, vis-à-vis de ceux qui n’ont pas eu assez de mépris pour se moquer et tourner en dérision les royalistes qui, traumatisés par la catastrophe de la Révolution, se sont tournés vers Naundorff ou d’autres faux dauphins au cours du XIX ème siècle !

Enfin quelle étrange coïncidence sous la plume de Maurice Pascal qui a écrit  qu’il a été   » à Rome dans le cabinet du Cardinal Rampolla «  ?
Le  nom de ce Cardinal n’a-t-il pas été au coeur d’une des plus terribles controverses sur le fonctionnement de la Curie Romaine à la fin du XIX ème siècle ? …

Cet article de l’ICC du 30/03/1898,  nous ouvrirait-il la porte d’une incroyable piste de recherches qui nous permettrait peut-être de comprendre TOUTE l’histoire de ces « coeurs Pelletan » du 9 juin 1795 à aujourd’hui ?…

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[ C9 (1972 ) ] proposition de vente d’un coeur ( Musée Carnavalet ) 
D »où sort ce coeur [ C9 (1972 ) ] qui a été proposé à la vente vers 1972 et qu’on peut voir sur la reproduction ci-dessous ? Serait-ce le même coeur que [ C10(1975) ] et [ C11(1999) ] ? Sinon, qu’est-il devenu et où est-il aujourd’hui ?

[ C10 (1975) ] remise solennelle d’un  » coeur  Louis XVII  »  au Mémorial de France à Saint Denis en avril 1975   ; selon la logique ce coeur serait  le coeur  [ C6 (Lescroart ] 


[ C11 (1999) ] prélèvement effectué le 15/12/1999, en vue des analyses ADN dont les résultats seront publiés en avril 2000 

15/12/1999 :  à l’occasion du prélèvement en la basilique Saint Denis,  l’experte du Louvre, chargée de l’ouverture de l’urne, constate avec surprise que la colle présente à la jonction des deux sphères a moins de 10 ans d’ancienneté ( selon la vidéo réalisée par « Gédéon programmes  » ).

Que signifie l’échange spontané de réflexions qui a eu lieu le 15/12/1999 entre l’experte du Louvre et Philippe Delorme, au moment du prélèvement de l’échantillon du coeur qui allait être analysé et que nous avons présenté sur notre forum MSN Louis XVII comme suit, à partir de l’enregistrement vidéo réalisé par  » Gédéon Programmes » en complément à ce que  Philippe Delorme a écrit dans son livre  » Louis XVII, La vérité » p 90 ?

 » … Mme Béatrice Beillard, restauratrice des Musées nationaux,  se voit confier la tâche délicate le disjoindre les deux hémisphères du vase de cristal, qui ont été hermétiquement scellés – sans doute vers  1975 , époque  du retour du reliquaire en France. Aprés bien des tentatives, Mme Beillard parvient à dissoudre – à grand renfort d`acétone – l`épaisse couche de colle. …/… » 

Réponse
Conseiller  Message 258 sur 345 dans la discussion
De : ouestpassélouis17 Envoyé : 05/12/2006 16:20

 

Je viens de retrouver et de visionner la cassette vidéo de l’enregistrement que j’avais fait de l’émission de TV sur France 5 du vendredi 14/6/2002 à 10h40 « les chasseurs de gênes, Louis XVII le cœur de pierre » et qui dure environ 25 mn., émission TV dont la coproduction est « Gédéon programme » de 2000 et qui diffuse aussi la conférence de presse du 19/4/2000.

Vers la 5ème à 6ème mn et en regardant au ralenti comme le ferait un policier dans une enquête on voit la spécialiste du Musée du Louvre ouvrir l’urne  et qui dit en passant un pinceau imbibé de solvant sur la  colle fermant les 2 parties de l’urne en son milieu :

« Ce type de collage ne me parait pas très ancien. C’est une colle qui a dix ans tout au plus »

Et on entend une personne derrière elle dire :

« Elle a au moins 15 ans, on n’y a pas touché depuis »

 

Alors chers amis que voit on ?

1-Au sommet du cœur il n’y a aucune trace de trou de cylindre.

2-aucune échancrure en haut du coeur

3-A 1cm environ du haut du cœur, le fil de métal traverse le cœur de sa partie droite vers sa partie gauche, puis les  2 parties du fil sortant du cœur se rejoignent en torsade pour ne plus former qu’un seul fil qui s’élève vers le haut de la coupole supérieure de l’urne.

Nous avons ainsi la preuve que ce cœur n’est pas le cœur prélevé par Pelletan. Nous ne pouvons contester l’analyse ADN , mais nous avons affaire à un autre cœur qui n’est pas celui qui a fait l’objet de l’acte notarié de Mtre Tollu du 22/6/1895 et par le fait même n’est pas celui de l’enfant mort au Temple le 8/6/1795.

Donc Mr Delorme n’a pas prouvé la traçabilité historique de ce cœur comme il le dit.

Notre forum a ainsi sa raison d’être et d’exister.

La vérité est en train d’éclater au grand jour et c’est la seule recherche de la vérité qui doit tous nous animer et être notre but comme cela doit l’être de tout historien.

OEPL17

Et c’est ici qu’il est particulièrement opportun de revenir à la récente découverte de cette intervention de Philippe Delorme , extraite d’un forum royaliste de référence :

 » Lors de l’ouverture de l’urne de cristal, en décembre 1999, la spécialiste du Louvre, Mme Béatrice Beillard, a fait la remarque que la colle utilisée était récente, et donc que la fermeture hermétique de l’urne ne devait pas être ancienne. J’ai répondu alors qu’à ma connaissance, l’urne n’avait pas été déplacée depuis 15 ans (en fait je me suis trompé, c’était 25 ans que je voulais dire, c’est-à-dire depuis 1975, son arrivée à Saint-Denis). Cela étant, il n’est pas impossible que les services de la basilique aient décidé de coller les deux parties de l’urne depuis 1975.*** Mais cela ne signifie pas que quelqu’un ait alors substitué le coeur de Louis-Joseph (d’où viendrait-il d’ailleurs ?) au coeur originel.Une telle affirmation de la part de ** est d’ailleurs diffamatoire, intentatoire à la réputation et à la simple honnêteté des services du musée de la basilique de Saint-Denis, comme à celles de M. le duc de Bauffremont, président du Mémorial de France, et à ses amis  qui affirment que  le coeur analysé en 2000 est bien le même qu’ils ont reçus des mains des princesses Massimo en 1975. « 
http://www.vexilla-regis.com/textevr/Louis%20XVII.htm

Compte tenu des impostures et mensonges de toutes natures que nous avons découverts dans l’histoire de deux siècles de ce dossier, nous osons donc réitérer ce que nous avons déjà écrit :

 

Il devrait être possible de retrouver une trace documentaire de l’ intervention, évoquée ci-dessus par Philippe Delorme,  des services de la basilique de Saint Denis sur l’urne apportée en 1975 et qui avait fait alors l’objet d’une protestation solennelle de Jean-Pascal Romain, dont France-Dimanche s’était fait l’écho ! …
Aussi prions – nous le nouveau Ministre de la Culture, Frédéric Mitterand, de bien vouloir ordonnancer une enquête auprès des services de la basilique saint Denis pour savoir en quoi a pu consister très précisément l’opération sur l’urne de cristal, évoquée ci-dessus par Philippe Delorme et qui aurait pu avoir lieu après 1975 !

Dans l’attente d’une réponse qui ne viendra peut-être jamais, on nous permettra en effet d’être très étonné par la coïncidence , fondée sur l’avis de l’experte des Musées nationaux qui nous donne l’année 1989 comme année la plus tardive de pose de la colle sur le pourtour de l’urne, à l’intersection des deux sphères – [ le fait que cette colle ait été particulièrement difficle à enlever n’en serait-il pas un indice supplémentaire ?… ] – avec l’évènement suivant :

c’est au cours des annnées 1980 que la crédibilité des analyses ADN a été mondialement reconnue pour l’identification des personnes dans des affaires criminelles !

 

Or à cette très étrange coïncidence s’ajoute la très curieuse erreur que Philippe Delorme nous dit avoir commise le 15/12/1999, et qui est censée corriger une erreur qui aurait été commise par l’experte du Louvre, sur la foi de l’enregistrement vidéo de « Gédéon Programmes  » !

Est-ce que « J’ai répondu  » est la bonne formulation ? Ne serait-ce pas plutôt «  j’ai répliqué aussitôt pour m’opposer à l’avis erroné donné par l’experte Mme Beillard  » quil conviendrait de lire ?

Et pourquoi PhD juge-t-il nécessaire  d’ajouter cette curieuse expression « l’urne n’avait pas été déplacée  » ? Ce n’est pas l’objet du débat ! Et comment Philippe Delorme le sait-il ? Aurait-il été de garde à la Basilique Saint Denis de jour comme de nuit, entre 1975 et 1999, pour assurer la protection et la sécurité de cette fause relique royale, fruit d’un soi-disant « pieux larcin » ?

La question cruciale est aujourd’hui de savoir s’il est possible ou non, qu’à l’insu de tous, une main criminelle ait pu – sans pour autant déplacer l’urne !… – remplacer le coeur de « Louis XVII  » aux origines incertaines,  par un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine.

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[ C11 (1999) ] : c’est le coeur de Louis XVII, selon la  proclamation faite par les médias en avril 2000 ; l’énigme Louis XVII est résolue


Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette thèse encore dominante est un véritable paralogisme, provoqué par une très grave erreur de raisonnement !

Il existe deux hypothèses qui peuvent expliquer pourquoi le profil ADN mt du coeur analysé en l’an 2000 s’est révélé être le même que celui de la Reine Marie-Antoinette :

 

* soit le coeur  » dit de Louis XVII » appartient à une personne qui n’a aucun lien de parenté avec la Reine Marie-Antoinette ; cette hypothèse fondée scientifiquement et avancée dès l’an 2000 par le praticien du CHU de Nantes, M Pascal, a été confirmée dans une sinistre et sordide affaire criminelle, qui a motivé l’intervention du Procureur de la République de Mühlhouse le 27 mars 2009 ( jour anniversaire de la naissance de Louis Charles, duc de Normandie le 27 mars 1785 )  !…

* soit, pour une cause encore inconnue à ce jour, le coeur « dit de Louis XVII » est un coeur Habsbourg, issu d’une lignée exclusivement féminine ; cette hypothèse est fondée sur l’histoire chaotique du château de Frohsdorff au cours du XX ème siècle et sur la grave incertitude que nous prions le Ministère de la Culture, qui a autorisé l’inhumation à saint Denis du 8 juin 2004, de bien vouloir lever au plus tôt.  ( Voir question n° 2 ci-dessus ) 

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VI ELEMENTS PELE-MELE A  INTEGRER DANS LA CHRONOLOGIE  CI-DESSUS  

 


Parce que seule la recherche de la vérité nous anime, nous prendrons le risque de rappeler ici une coïncidence absolument incroyable qui nous avait stupéfait lorsque nous l’avions découverte avant d’aller de découvertes en découvertes sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement, dès que nous le pourrons ! Il ne nous est pas possible d’explorer toutes les pistes en même temps !

 » Curieuse coïncidence:  Jean Antoine OGEZ est décédé cinq jours exactement avant  la première apparition officielle du coeur présumé de Louis XVII lors de sa remise à l’Archevêque de Paris, par le docteur Pelletan, le 23 mai 1828 ….
Mes grand-tantes m’ont rapporté que le médecin qui avait soigné Jean Antoine Ogez dans ses derniers jours, avait prélevé son coeur après sa mort; elles avaient précisé qu’il avait emporté l’organe dans une saucière !!!

http://hpin.club.fr/index.htm

Compte tenu de la coîncidence troublante la question à résoudre ici serait bien sûr de savoir qui était ce docteur qui a soigné Jean Antoine OGEZ ! …
C’est un sujet que nous avons déjà traité et sur lequel nous reviendrons en temps et heure, car il pourrait y avoir un lien direct avec Pelletan via  ….
 .

  • —————-

2 / Voici ci dessous le texte de la « Nouvelle revue rétrospective » de juillet-décembre 1895  p49:

 

« M.Edouard Dumont répondit qu’il était prêt à accomplir ce qu’en dehors de toute préoccupation politique , il considérait comme son devoir ; qu’il consentirait à se déposséder de la relique en faveur de M. le duc de Madrid, dans le but de rendre à des personnes auxquelles il appartenait légitimement un objet qui leur était précieux à plus d’un titre, mais cela à deux conditions, savoir :

1 Que la restitution se ferait par acte passé devant notaire ;

2° Que le cœur serait déposé dans le tombeau du comte de Chambord.

Ces conditions ayant été soumises à M.le duc de Madrid et acceptées par lui, le cœur a été remis à Neuilly-sur-Seine, où il se trouvait depuis 1887 aux représentants du prince, le samedi 22 juin dernier, par acte passé devant Mtres Paul Tollu et Félix Morel d’Arleux, notaires à Paris, en présence de nombreux témoins…

Le cœur doit être prochainement porté à Frohsdorf ou à Goritz par l’ordre de M. le duc de Madrid auquel il a préalablement été présenté à Venise. »

 

Qu’on ne vienne pas nous dire que Mr Delorme n’ a pas lu cette  page 49 puisqu’en pages 176 et 189 de son livre « Louis XVII la vérité » il en mentionne la page 50  et  également en p175  il fait référence à la page 55.

 

Alors pourquoi occulte -t-il cette vérité de la page 49 de cette revue qui est claire et précise à ce sujet ?

 

Christian Crépin

 

1 / 

Pour des raisons très personnelles, qu’il n’y a pas lieu de développer ici, mais qui sont liées à notre devoir de mémoire à l’égard du très regretté prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix , il est inimaginable que le duc de Madrid ait pu trahir l’engagement pris de déposer le « coeur dit de Louis XVII » dans le tombeau du comte de Chambord qui, comme chacun le sait, n’était pas à Frohsdorff !  

 

Pour l’honneur de la cause légitimlste ( que nous prenons la liberté de qualifier de « cause légitimiste légaliste  » par discrimination avec « la cause légitimiste survivantiste » qui est celle que nous servons ici sur ce site dans la recherche de la seule vérité historique ) nous osons penser que toutes les opérations,  depuis celle de la déposition en 1895 du  » coeur dit de Louis XVII », entre les mains du duc de Madrid, don Carlos, jusqu’à la publication des résultats des analyses ADN d’avril 2000, ont été réalisées en toute bonne foi par des royalistes  qui ont été abusés par de faux témoignages, faits en toute connaissance de cause par des personnages qui ont ainsi manifesté leur mépris et leur dérision à l’égard des Lois Fondamentales du Royaume de France ! ….

 

Pour notre part, en raison même de l’enjeu, nous chercherons à faire toute la lumière possible et nécessaire sur cette fantastique imposture qui a permis l’inhumation dans la basilique Saint Denis,

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ATTENTION AU SCOOP DU JOUR !  (09/06)

Alfred Bégis dans la revue de l’ICC ( « Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux », juillet 1895 ) numérisée ci dessous (merci de cliquer plusieurs fois sur la 2ème image de cette revue pour l’agrandir) ne fait que répéter La Nouvelle Revue Rétrospective indiquant les conditions  pour la remise du coeur en  juin 1895 .

 

L’une de ces conditions acceptée par Don Carlos duc de Madrid reprise dans la « Nouvelle Revue Rétrospective  » de juillet-Décembre 1895  p49 était que « le coeur serait déposé dans le tombeau du comte de Chambord » (à Goritz)

 

 

Ainsi le coeur analysé en 2000 ne peut être le coeur de 1895 supposé prélevé par Pelletan et l’énigme Louis XVII n’est toujours pas résolue comme le prétend Mr Delorme.

   Christian CREPIN

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61470q.zoom.r=Tillos.f49.langFR

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61470q.zoom.r=Tillos.f70.langFR

 

Je laisse à notre archiviste du Roi Louis XVII le soin de faire les premiers  rapprochements utiles avec sa magnifique documentation personnelle, construite au cours de près de 40 années de  recherches …

 

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  • Le document suivant écrit par Laure de La Chapelle vu sur le site du Musée Louis XVII montre que le coeur  Pierre Pelletan n’est pas encore arrivé le 21/1/1871. Christian CREPIN

DOCUMENT HISTORIQUE DÉCOUVERT AUX ARCHIVES DE LUCQUES (ITALIE) EN OCTOBRE 2003

 

 

CIEL !

Le 10 juin 2009 Philippe Delorme va-t-il nous donner lui-même la réponse à la question :

 

Quand le comte de Chambord a-t-il reçu le « coeur Pelletan », dont fait état la lettre du Père Bole du 16/11/1885, qui contredit radicalement la thèse selon laquelle le coeur de « Louis XVII »  a été reçu par don Carlos en 1895 ? 

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  • MAJ 11/06/2009

 

5 / Enfin dernière question du jour, jaillie d’une observation de notre archiviste du Roi Louis XVII : 

jusqu’à preuve du contraire il est impensable que le duc de Madrid n’ait pas respecté l’engagement pris en fonction de l’exigence de M Dumont, dépositaire du  » coeur Pelletan  » en 1895, à titre d’héritier de Gabriel Pelletan ! 

Et si on examine attentivement l’extraordinaire preuve documentaire du transfert du coeur de Venise à Frohsdorff, selon Maurice Pascal et Philippe Delorme , on constate qu’il n’existe aucune date sur cette source, qui n’est autre qu’une simple annotation manuscrite sur un exemplaire d’un obscur journal de province ! Ce qui est proprement hallucinant quand on songe à l’enjeu historique de la question et à la valeur capitale ( voire même inestimable pour d’autres inédits de la même catégorie ) qui lui est attribuée par l' »historien, maître de l’Histoire de Louis XVII »  !  

Lisons et relisons cette « certification irréfutable « de la traçabilité historique du « coeur de Louis XVII  » établie par un érudit selon les dires d’un inconnu, sans aucune indication de date !

 » L’exemplaire de la Bibliothèque nationale de France   de l’article du Littoral de la Somme ( cf note 80 ) comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :

 » le coeur royal fut porté de Venise à Froshdorff (sic), par le chevalier de Héber.M.P. « 

 

D’où la nouvelle question qui jaillit de cette source documentaire  » miraculeuse  » !

 

 » Est-ce que par un « malheureux hasard » le duc de Madrid n’aurait pas appris, très peu de temps après le 2/07/1895 et de son propre entourage qui aurait été tenu jusqu’alors éloigné de cette opération, que ce coeur Pelletan était une fausse relique ?

Dans cette hypothèse on comprendrait alors que le duc de Madrid ne se soit plus considéré tenu par son engagement d’inhumer le  » coeur de Louis XVII » dans le tombeau du comte de Chambord ! 

Et s’en étant ensuite totalement désinteressé, est-il déraisonnable de penser qu’un « preux chevalier blanc »,  au nom jusqu’alors totalement inconnu, aurait alors porté la fausse relique à Frohsdorff avant de sortir à nouveau de l’Histoire, tel un nouveau   Melchisedech ? 

 

Et comme on comprend que Maurice Pascal en ait fait le compte rendu, sans donner la moindre précision de date, principe de précaution oblige ! 

 

4 / Et voici une nouvelle interrogation née de l’association que nous avons lue du  » coeur Pelletan dit de Louis XVII »  avec  »  le fichu ensanglanté et le bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  !

 

Comment se fait-il que le Comte de Chambord ne fasse aucune mention spécifique des ces reliques royales dans le texte intégral de son testament publié dans le livre de Luigi Bader «  Le comte de Chambord et les siens en exil » ( DUC, s.d.) ? 

 

Qu’on n’y trouve pas mention du  » reliquaire de M Martin »  qu’il a été obligé de réceptionner, rien d’étonnant à cela ! Mais ces reliques de la Reine, dont on aimerait savoir où elles sont et comment elles sont arrivées entre les mains de ceux qui les possèdent aujourd’hui, comment le comte de Chambord a-t-il pu ne pas en faire la mention explicite, quand on sait quelle était la force de sa « religion royale  » ? … 

 

Si comme nous l’a appris M Delorme  » La précieuse relique ( a été ) transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «   en bonne logique, ces poignantes reliques ne devraient elles pas être en possession de la famille qui a remis le « coeur de Louis XVII  »  au  Mémorial de France à Saint Denis  le 10 avril 1975 ? 
Et si ce n’est pas le cas, pourrait – on nous expliquer pourquoi, tels les « deux coeurs de Louis XVII  » à l’Archevêché de Paris de Laure de la Chapelle, leurs destins auraient divergé après avoir demeuré ensemble au château de Frohsdorff ?        

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3 / Notre doute sur la seule référence avancée comme preuve documentaire par Philippe Delorme est aggravé par les éléments suivants :

 

3.1 Maurice Pascal est également l’unique et exclusive source donnée par les thuriféraires du  » coeur de Louis XVII  » ( et acceptée même par Laure de la Chapelle   qui s’y oppose ) qui prétendent que le coeur du premier Dauphin aurait été déposé un moment à l’Archevêché de Paris après sa découverte dans la mairie du XII ème arrondissement !

Et pourquoi les uns et les autres font-ils confiance à cet érudit ?
Parce qu’il était le neveu du Cardinal de la Fare et qu’il aurait eu de ce fait accès à toutes ses archives ! Mais où est donc la source documentaire qui atteste que le coeur du premier Dauphin  » aurait rencontré  » celui de son frère cadet, entre 1817 et 1830 ? Il n’y en a pas ! 

3.2 Où sont enfin « le fichu ensanglanté et le bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «   et qui étaient conservés avec le « coeur Pelletan » au château de Frohsdorff ? Qui en sont aujourd’hui les dépositaires ?

Pourquoi ne nous les a-t-on pas présentés – sauf erreur – lors de la grande exposition Marie Antoinette qui a eu lieu l’an dernier à Paris ?  
Nos hauts-responsables de la Culture et de la Communication auraient-ils pensé qu’il s’agirait de fausses reliques royales ou bien se seraient-ils révélés incapables d’obtenir un prêt de leurs dépositaires actuels, car ils auraient été tétanisés par la crainte de montrer au Peuple Souverain de 2008 l’oeuvre bienfaitrice et salvatrice des assassins et des malades mentaux de 1793, qui voulaient régénérer l’Humanité entière au nom de la « République Une et Indivisible », grâce à la puissance du Royaume de France en 1789 ?
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2 / Comment sait-on que le coeur remis au duc de Madrid le 02/07/1895, en son palais Loredan à Venise, aurait été déposé au château de Frohsdorff, en contradiction radicale avec l’engagement qui avait été pris, conformément à l’une des 2 conditions fixées par l’héritier de Gabriel Pelletan, son dépositaire jusqu’alors ?

P 76, Philippe Delorme écrit après le compte rendu de la remise solennelle du coeur au duc de Madrid :


 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  .

En note 104 : on peut lire :

 » L’exemplaire de la Bibliothèque nationale de France   de l’article du Littoral de la Somme ( cf note 80 ) comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :

 » le coeur royal fut porté de Venise à Froshdorff (sic), par le chevalier de Héber.M.P. «  

 

Comment ne pas être stupéfait par le caractère dérisoire de cette preuve documentaire, en contradiction avec la solennité des actes du 22 juin 1895 et du 2 juillet 1895 !

 

Et comme si cela ne suffisait pas, comment ne pas être saisi de stupeur à la découverte du nom de celui qui a porté le « coeur royal » de Venise à Frohsdorff, au lieu de le faire inhumer solennellement dans le tombeau du comte de Chambord à Goritz !

Qui est ce chevalier de Héber dont Maurice Pascal nous fait découvrir l’existence ?

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1 / A partir d’aujourd’hui nous allons enrichir cette page selon la méthode suivante :

 

En haut de page nous mettrons les dernieres mises à jour dans l’ordre chronologique inverse avec un numéro d’ordre si nécessaire.

Le jour suivant, nous intégrerons les nouvelles informations reconnues comme fiables dans la chronologie ci-dessous ou dans les notes et commentaires. 

L’outil  » discussion sur page » Discussions  doit servir à échanger soit des idées soit des informations temporaires appelées ou non à être conservées selon les cas.

Nous procèderons régulièrement à des purges des messages dans l’outil Discussions dès qu’il n’y aura plus de nécessité de les conserver, pour quelque cause que ce soit. 

Enfin en raison de l’extrême complexité de ce dossier qui peut fort légitimement écoeurer les meilleures bonnes volontés, nous mettrons en haut de page un RESUME TRES SIMPLIFIE de toutes nos conclusions du moment.     

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13/06/2009

  • 4/  Ce que vient de nous apprendre notre archiviste du Roi Louis XVII ajoute un scandale supplémentaire au scandale de l’imposture du coeur Pelletan qualifié de « coeur de Louis XVII  » ! Gravissime en raison des enjeux religieux, politiques et culturels de cette affaire au XIX et XX ème siècle !

Mais aujourd’hui compte tenu de l’absence de toute réaction visible ici ou là, toute cela n’est-il pas devenu dérisoire, voire même pire ? …

 

3 / Examinons maintenant les dires de  Maurice Pascal :

Dans le numéro de  » l’Eclair du 4/3/1898  » Maurice Pascal est pris à partie dans un article de première page au sujet de la remise du cœur et de son authenticité.

Le 8/3/1898 Maurice Pascal rétorque :

 

« ..Mais la princesse (Duchesse d’Angoulême)  croyait si bien à la parfaite authenticité du cœur, qu’elle acceptait les cheveux de Louis XVII, qu’en même temps que le cœur, le docteur Pelletan avait dérobés lors de l’autopsie et qu’il avait donnés à Damont qui, les renfermant dans un coffret en maroquin fleudelysé, en fit don à la Dauphine, qui les accepta et les déposa dans son prie-Dieu, reliquaire où, dans une vitrine, se trouvaient d’autres reliques royales…. »

 

Maurice Pascal est ainsi pris en flagrant délit de mensonge car il est totalement faux de dire que la Duchesse d’Angoulême accepta les cheveux que Damont détenait puisque Damont a essayé de rencontrer la Duchesse mais ne fut pas reçu par elle , son chambellan prétextant qu’elle devait assister à la messe ( dossier aux Archives Nationales dans la série F7). De plus ces cheveux de l’enfant du Temple sont encore dans la famille du descendant de Damont.

 

Ainsi on voit que ceux qui ont voulu  affirmer jadis ou veulent encore maintenant affirmer que l’enfant mort au Temple le 8/6/1795 était Louis XVII sont capables des pires mensonges. pour arriver à leurs fins 

 

 

Maurice Pascal poursuit en disant:

 

« L’auteur de l’article( de l’Eclair du 4/3/1898) s’inquiète de savoir où est actuellement la cravate (qui a servi à cacher le cœur lors du passage à la frontière).

Je puis le tranquilliser à ce sujet : la cravate est toujours en la basilique de Lourdes, où nombre de personnes l’ont vue : mais comme elle excitait une vive curiosité qu’elle n’avait été déposée à Lourdes qu’en témoignage de reconnaissance, et nullement comme objet de réclame, elle fut remontée un peu plus haut qu’elle n’était. »

 

Ce Maurice Pascal est ainsi non seulement un menteur mais aussi un illuminé ayant le culte des reliques utilisant la religion pour convaincre ses auditeurs.

 

Christian CREPIN

 

 

 

 

2 / Est-ce que M le professeur Jean Tulard, qui a apporté sa très haute caution morale et intellectuelle aux conclusions de Philippe Delorme, pourrait nous dire comment il qualifie le parcours du « coeur de Louis XVII  »  entre Venise et le château de Frohsdorff, où ce même coeur a  » rencontré  » le fichu ensanglanté et le bonnet de « sa mère  » , après avoir « rencontré »  le coeur de son frère aîné, à l’archevêché de Paris entre 1828 et 1830-1831 ?…

 

Philippe Delorme a écrit p 76/77 dans son livre « Louis XVII la vérité «  :

«  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  .

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1/ Mais dans quelle source inédite d’une valeur inestimable Philippe Delorme a-t-il découvert la preuve capitale que le fichu ensanglanté et le bonnet que portait la Reine, lors de son exécution faite au nom de la « République Une et Indivisible », étaient conservés au Chateau de Frohsdorff en 1895 ?
Est-ce que cette découverte fera l’objet du prochain livre qu’il doit avoir d’ores et déjà en chantier ? 

Voici ce qu’on peut lire sur cette page :

http://www.archive.org/stream/cataloguedelexp00bapsgoog/cataloguedelexp00bapsgoog_djvu.txt


 » CATALOGUE DE L’EXPOSITION DE   » Marie-Antoinette et son Temps »

PRÉFACE PAR M. GERMAIN BAPST  GALERIE SEDELMEYER
4 bis, RUE DE LA ROCHEFOUCAULD

, 1894

 » …/…
Vingt ans se sont écoulés : le chancelier de France a reçu l’ordre
de rechercher les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Il se
rend au cimetière de la Madeleine, et, en présence des témoins sur-
vivants de l’inhumation, on fait exécuter des fouilles : on rencontre
bientôt un lit de chaux de 10 à 11 pouces d’épaisseur. On y retrouve
l’empreinte très nette d’une bière de 5 pieds et demi : plusieurs morcireaux
de planches sont encore intacts. On voit aussi la tête : d|après
sa position, il est certain qu’elle était détachée du tronc; on aper-
çoit en outre quelques débris de vêtements insignifiants, les restes
des bas de filoselle noire que la reine portait le 16 octobre 1793,
et deux jarretières élastiques très bien conservées qu’on va remettre
à Louis XVIII.

On rassemble pieusement les débris que l’on place dans un
nouveau cercueil.

Les restes de Marie-Antoinette reposent aujourd’hui à la cha-
pelle expiatoire.

Quant aux jarretières dont l’existence.est attestée par le procès-
verbal d’exhumation, on ne sait ce qu’elles sont devenues. Et pour-
tant, il serait intéressant de les retrouver, car, quoi qu’on puisse
dire, ce sont les seuls souvenirs de l’exécution de Marie-Antoinette.
Tous les autres objets de toilette que, même dans les musées les
plus sérieux, on montre comme ayant été portés par la reine le
jour de son exécution, sont faux. Car personne, sauf le gendarme
Maingot, qui fut arrêté et condamné, n’avait pu approcher de
l’échafaud.

GERMAIN BAPST.

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    MAJ 15/06/

4 / Poursuivons notre réflexion sur la contradiction radicale existant entre la thèse de Pelletan et celle des témoins Tillos au sujet du « vol du coeur Pelletan » par Tillos !

De tous les témoignages déposés le 29/03/1817 il ressort une unanimité sur le fait qu’à un moment donné Tillos a eu la garde d’un  » coeur Louis XVII « que Pelletan lui avait confié !

Les seules divergences qui existent entre les uns et les autres, selon les informations que nous devons à notre archiviste du Roi Louis XVII, sont relatives à la date à laquelle Pelletan a confié la garde du coeur à son élève ! L’information dominante qu’il semblerait raisonnable de retenir serait celle d’une année 18.. antérieure à celle du mariage de Tillos survenu en janvier 1810 !

 

Nous croyons nécessaire de faire l’analyse qu’on pourra lire pour la raison principale suivante :
les témoignages du 29/03/1817 de la famille de Tillos et de son entourage, s’ils contredisent la thèse de Pelletan au sujet du vol, il n’en demeure pas moins qu’ils contredisent tout aussi radicalement notre théorie sur l’absence de tout prélèvement du coeur par Pelletan le 9 juin 1795 !

 

Fidèles à notre heuristique qui nous a permis de faire de ce site ce qu’il est devenu, nous nous devons donc de vérifier si nous ne faisons pas une grave erreur que nous devrions corriger immédiatement en abandonnant tout ou partie de notre intime conviction, désormais parfaitement établie ! C’est tout l’enjeu des réflexions qui vont suivre !

 

En outre l’importance de cet enjeu est souligné immédiatement par la lecture de ces pages du livre de Jean Eckard publié en 1818 :

 

Compte tenu de la date de composition de ce livre, il est évident que Jean Eckard ne pouvait présenter les pèces justificatives dont de Beauchesne et tous les archivistes et hhistoriens auront connaissance ultérieurement !


Mais ces pages nous interessent à un double titre !


Jean Eckard témoigne ici encore de sa totale confiance envers Pelletan et en évoquant les enquêtes en cours en 1817 développe son intime conviction selon laquelle la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 devrait être confirmée par le coeur que Pelletan a en sa possession ! …

 

Aussi comme il est particulièrement opportun de mettre en exergue le mensonge flagrant de Pelletan qui a abusé de la confiance d’Eckard, quand on lit ceci :
 » Au moment que tout annonçait le retour de nos Rois, mon élève succomba de phtisie pulmonaire qui le consumait depuis longtemps  … » !

Tillos est décédé en septembre 1812 ! Et il n’est pas vrai qu’à ce moment là la route de Paris était ouverte pour Louis XVIII ! 
Quant au reste de l’argumentation de Pelletan sur ses relations avec Tillos après qu’il se soit aperçu du « vol du coeur de Louis XVII » qu’il avait placé dans un tiroir de son secrétaire, on reste stupéfait par le crédit qu’Eckard a pu accorder à de telles invraisemblances ! …  

Mais ce  » coeur Pelletan  » n’était-il pas destiné à apporter la preuve de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ? Et ceci n’explique-t-il pas cela dans le contexte des années 1816-1817 ?

Et c’est ainsi que se dessine toute la trame de notre hypothèse pour expliquer la contradiction entre Pelletan et les témoins Tillos :

 

a / Pelletan qui vient d’être d’être démis de ses fonctions de chirurgien chef de l’Hotel Dieu, pour fautes professionnelles graves, invente qu’il a été en possession du coeur de Louis XVII et que ce coeur lui a été volé par son éléve particulier, à une date qui donne à ce viscère le maximum d’antériorité historique possible, compte tenu du contexte  ! … ( Même problème que cherchera à résoudre à sa façon le faussaire Lafont d’Aussonne avec son faux-témoignage de l’annotation sur une fausse lettre de Pelletan du 4/12/1818 … et que l’historien, qui a résolu la question louis XVII, reprendra deux siècles plus tard, comme une pièce à conviction capitale qui établirait que Pelletan avait montré le coeur de « Louis XVII » dès 1801 à la marquise de Talaru …).

 

b / Suite aux déclarations de vol du coeur de « Louis XVII » par Tillos, la police est donc obligée d’interroger les témoins de sa famille dans le cadre des enquêtes de 1817 ! Et là surgit un grave problème qui semble insoluble deux siècles après et pour lequel Laure de la Chapelle a esquissé une solution qui ne nous semble pas satisfaisante et à laquelle nous préfèrerons celle-ci ! 

 

b.1 tout d’abord – et jusqu’à preuve du contraire – nous admettrons l’authenticité des témoignages des uns et des autres sur le fait que Pelletan avait confié à Tillos un coeur de sa collection personnelle de viscères, qu’il devait avoir en raison même de ses fonctions !

 

b.2 pour des raisons diverses qui feront l’objet des hypothèses qui suivront, Tillos a crû en toute bonne foi ou non que le coeur que Pelletan lui avait confié était le coeur qu’il prétendait avoir prélevé le 9 juin 1795 ;

 

b.3 après l’arrivée de Louis XVIII, et pour des motifs qu’on peut parfaitement comprendre, la famille de Tillos a crû  de son devoir d’en proposer la restitution à Pelletan qui a présenté le 29/03/1817 un duplicata de reçu daté du 14/04/1814 ! …

 

b.4 les historiens et experts tenants de la mort de Louis XVII au Temple et, de ce fait même, favorables à la thèse de l’authenticité du coeur de Louis XVII, ont négligé de rendre compte de ces témoignages en faveur de la garde du coeur par Tillos, car ils  discréditent à eux seul l’hypocrisie de la soi-disant piété royaliste du révolutionnaire zélé qu’a été Pelletan, « ami de Desault et qui à ce titre avait soigné Louis XVII en son auguste compagnie ! » …  

Comme il l’a fait dire à la duchesse d’Angoulême, le vol du coeur par Tillos « prouvait  » qu’il s’agissait  bien du coeur de « Louis XVII  »  …

 

b.5 la famille Royale qui savait que Louis XVII n’était pas mort au Temple n’a pas eu d’autre choix, elle aussi, que de faire le silence le plus absolu sur la contradiction radicale entre les  témoignages de Pelletan et ceux de la famille Tillos en se refusant d’en tirer argument pour ne pas donner suite aux demandes de Pelletan, comme elle aurait pu … légitimement  le faire ! …
Il eût suffi d’une lettre du Ministère de l’Intérieur à Pelletan pour lui dire qu’il était impossible de croire qu’il ait pu confier la garde d’un coeur ausssi précieux que celui de SM Louis XVII à un de ses élèves qui aurait pu en faire n’importe quoi … et qu’il ne pouvait donc qu’avoir confié à Tillos le coeur soi-disant volé, qu’il avait prélevé en fait parmi d’autres dans un tiroir de son secrétaire, voire même ailleurs …

 

D’où l’utilité très particulière qu’aura plus tard, pour certains auteurs, le coeur du premier Dauphin « heureusement » retrouvé à la mairie du XII ème arrondissement à cette même époque et aussitôt après disparu et qui, par un malheureux concours de circonstances …,  aurait empêché la famille Royale de rendre en même temps l’hommage souhaité aux deux coeurs des fils de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette !…

 

c / Que peut-on conclure aujourd’hui de la confontation de toutes ces contradictions compte tenu de ce que la tradition historique nous a transmis ? 

 

Si Tillos et ses témoins après sa mort en 1812 ont dit vrai, ne devons-nous pas abandonner notre théorie selon laquelle Pelletan n’a fait aucun prélèvement du coeur le 9 juin 1795 et en tirer toutes les conséquences qui en découlent obligatoirement ?

 

On pourrait effectivement l’envisager  et faire toutes les révisions qui apparaîtraient nécessaires  !

Mais cela ne nous semble pas indispensable pour les motifs suivants :

 

1 / Même s’il était vrai que Pelletan ait prélevé le coeur de l’enfant décédé au Temple le 9 juin 1795, rien ne pourrait nous obliger à reconnaître aujourd’hui le coeur de Louis XVII dans le coeur inhumé à Saint Denis, en raison de tous les arguments que nous avons développés ici même depuis plusieurs jours !…

 

2 / Or en l’état actuel de nos connaissances, rien ne nous oblige à admettre que le coeur que Pelletan a confié à Tillos était le coeur qu’il prétendait avoir prélevé sur le corps de l’enfant autopsié !  

Jusqu’à preuve du contraire, on voudra bien nous autoriser à faire l’hypothèse suivante :

une fois les grands orages de la Révolution passés, comme il l’a si bien écrit, Pelletan a pu confier un coeur de sa collection privée à Tillos en lui racontant que c’était le coeur de Louis XVII qu’il ne pouvait pas conserver chez lui, du fait de ses fonctions auprès de l’Empereur !… Pourquoi Tillos qui était reçu régulièrement par Pelletan, même après son mariage et la découverte de son « vol » par Pelletan ne l’aurait-il pas crû en toute bonne foi ? D’où la tradition orale familiale dont rendent compte les dépositions  du 29/03/1817 ! …

Et Gabriel Pelletan, en bon bonapartiste, pourra affirmer en 1854 que c’est pour ne pas nuire à la réputation de la famille Tillos que son père a accepté de se livrer au jeu de la restitution faite par la famille du défunt, suite à sa déclaration in articulo mortis …        

 

Dans l’attente de toute information significative nouvelle, nous continuerons donc à affirmer que Pelletan n’a pas prélevé le coeur de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795 et qu’il a autopsié le 9 juin 1795 !… 

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3 / [ C1 (1789) ] : coeur du premier Dauphin décédé le 4 juin 1789 ! Requiescat in pace ! Voir la MAJ de Christian Crépin !

Nous profitons de cette MAJ pour rappeler, qu’après l’examen approfondi de ce dossier, ( que nous n’avions encore jamais fait de manière aussi rigoureuse, nous étant contentés jusqu’alors de faire confiance à l’étude de Laure de la Chapelle ) , nous croyons nécessaire de souligner aujourd’hui notre divergence par rapport à ses conclusions sur la question de la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archevêché de Paris ! Nous considérons que ce fait qui n’est attesté que par le seul témoignage d’un des principaux responsables de l’opération de juin-juillet 1895, et sans aucune preuve justificative est une invention destinée à accréditer la théorie anti-survivantiste, dans le contexte propre au XIX ème siècle ! 

 

En effet certains ont pu prétendre que la famille Royale voulait, comme la logique la plus élémentaire l’exigeait, que les deux coeurs reçoivent en même temps le même hommage solennel ! Et comme on ne sait pas où serait passé le coeur du premier Dauphin après sa découverte à la mairie du XII ème arrondissement, la famille Royale n’aurait donc pas eu le temps de faire ce qu’elle souhaitait …

 

Quoi qu’il en soit pour nous, l’essentiel est de conclure qu’eu égard à la question de

l’identité du coeur inhumé à saint Denis, peu nous importe que le coeur du premier  Dauphin ait été ou non embaumé en juin 1789 ! A la différence de Laure de la Chapelle nous n’avons aucune raison de penser que ce soit le coeur de Louis Joseph, qui aurait pu être présent à un moment donné à l’archevêché de Paris entre 1817 et 1830 et qui de ce fait aurait pu être échangé avec celui de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, suite au « hourvari glorieux  »  de juillet 1830 ou moins célèbre et plus  » religieux  » de février 1831 ! … 

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2 / comment peut-on expliquer la contradiction radicale existant entre la version de Pelletan du vol du « coeur Pelletan » par Tillos et celle du 29/03/1817 des 10 témoins en faveur de la garde du coeur confiée par Pelletan à Tillos avant 1810 ?

 

Les dépositions des 10 témoins de la famille de Tillos et de son entourage privé ou professionnel immédiat faites le 29/03/1817 dans le cadre de l’enquête du chancelier Pasquier sont des documents historiques dont l’authenticité ne peut être mise en cause en l’état actuel de nos informations ! 


Coment expliquer alors que tous les historiens ou experts de la question Louis XVII les aient totalement ignorés jusqu’à une date très récente ?

Sauf erreur c’est Laure de la Chapelle qui en fait état pour la première fois dans son étude.   

 

Après échange avec notre ami Christian Crépin il semblerait qu’on puisse avancer aujourd’hui l’hypothèse suivante :

* Ces dépositions étaient connues dès que les archives de l’Empire ( série E n°6209 ) ont été accessibles aux chercheurs, mais voici comment Beauchesne en fait état dans son livre paru en 1868 :


 » 1 ° Procès-verbal de l’audition des témoins, d’où il résulte que le coeur conservé chez le sieur Pelletan est effectivement le coeur de S.M Louis XVII  »
2 ° Certificat du sieur Pelletan où il reconnaît où il confirme avoir reçu de la dame veuve Tillos; le coeur conservé par lui de ce jeune Prince.

3 ° Un arrêté du CSG … « 

 

Or voici le libellé précis de la feuille d’inventaire des pièces établi par le marquis de Dreux-Brézé le 4/09/1817, tel que notre archiviste du Roi  Louis XVII nous l’a communiqué :

 » 1 procès-verbal des déclarations tendant à constater la conservation du coeur de S M Louis XVII

2  reçu signé du S Pelletan où il reconnaît que le coeur du jeuen Roi lui a été remis par la Madame Tillos, veuve de l’un de ses anciens élèves
3  arrêté du Comité de Sûreté Générale en date du 17 prairial an 3 …

…/… »

 

1 / Nous allons essayer d’en finir avec ce dossier des  » deux coeurs de Pelletan  » en examinant l’ensemble des détails secondaires que nous n’avons pas encore eu le temps d’étudier. 

En ce qui concerne l’identification du coeur qui est inhumé à Saint Denis, depuis le 8 juin 2004, et qui pourrait seule mettre un terme à cette imposture, il n’est pas dans nos moyens de faire les investigations qui seraient nécessaires en Autriche et en Italie, voire en Grande Bretagne ! … Sauf si un jour des chercheurs de ces pays acceptaient de bien vouloir nous apporter leur concours ! …

 

En attendant nous allons essayer de répondre aux questions encore en suspens, afin de pouvoir reprendre dès que possible nos recherches prioritaires sur la date d’exfiltration de Louis XVII du Temple …

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MAJ 16/06/2009

 2 / Serait-ce en fin 1898 – début 1899 que don Carlos aurait renoncé à ses droits dynastiques à la couronne de France si on en croit cette information extraite de

cette notice biographique de son fils Jacques de Bourbon ou don Jaime, second duc de Madrid ?


« Le 25 Décembre 1898 on apprend au gré d’un communiqué de Don Carlos (dont la rumeur annonçait l’abdication en faveur de son fils) que Don Jaime est à Varsovie avec son régiment. « 

 

Et quand on lit ces informations, sur cette même notice, quel crédit peut-on accorder à la traçabilité du « coeur Pelletan », conservé à  Frohsdorff, depuis une date qui nous est encore inconnue, et qui est donc postérieure au  02/07/1895 ?

 

 » …/… A Saint-Pétersbourg, on annonce que Don Jaime de Bourbon et le Prince Arsène Karageorgevitch se préparent à partir pour l’Extrême-Orient.

Une affaire rocambolesque précède son départ : le 28 Avril, son secrétaire particulier, Ernest Deligne (qui s’était fait passer pour  « Comte de Spa et Prince de Ligne » pour gagner la confiance du Prince) est condamné à dix mois de prison pour avoir mis au clou le collier de diamants de Marie Antoinette, héritage de Don Jaime qu’il avait prêté à sa sœur, la princesse Alice de Bourbon. Celle-ci en avait constaté la disparition lors d’un séjour à Spa.
…/….

Don Jaime sera à Paris en 1909 lorsque son père décèdera et qu’il deviendra Prétendant au trône d’Espagne. C’est l’année où il passe Capitaine de 1ère Classe, toujours aux Hussards de Grodno.

Il quittera alors l’Armée Russe, avec le grade de Colonel et la permission de porter l’uniforme.

Lorsque la guerre de 1914 éclate, Don Jaime est placé aux arrêts dans son château de Frohsdorf – officiellement pour son grade dans l’Armée Russe, en fait pour avoir appelé ses partisans à soutenir la France. Il lui sera donné de choisir entre la captivité pour la durée de la guerre et l’exil – il partira pour la Suisse. 
Il finira ses jours entre l’Autriche et Paris où il décèdera le 2 Octobre 1931. Il est enterré en Italie. »

 

Selon cette notice, Jacques de Bourbon ou don Jaime n’a vécu à Frohsdoff que par très courtes intermittences, durant la période de 1898 à 1931 !

 

Après sa mort, c’est la bibliothèque de Frohsdorff qui a été vendue ! Que sont devenus le « reliquaire de M Martin » reçu par le comte de Chambord et le coeur de « Louis XVII « reçu par don Carlos, s’ils y étaient encore ? …

http://www.vexilla-regis.com/textevr/DroitMonarchique.htm

 » À la mort de don Jaime en 1931 ses sœurs et sa belle-mère (princesse de Rohan) vendirent la bibliothèque de Frohsdorf (voir Luigi BADER, Les Bourbons de France en exil à Gorizia, Paris, 1977, p. 350-351). Le château était alors la propriété de la princesse Fabrizio Massimo (née Marie-Béatrice de Bourbon). On pense que les papiers ont été soit brûlés par la comtesse de Chambord avant sa mort survenue en 1886, soit confiés par elle à son confesseur » [ ce qui nous renvoie par une étrange coïncidence à la publication de l’agenda du Comte de Chambord ( et non pas son « journal intime » , comme annoncé par erreur par le site du Comte de Chambord  ) qui devait être publié le 10 juin par Philippe Delorme et qui très curieusement est une fois encore reporté au 18 juin, alors que c’était prévu à l’origine pour mars ou avril …
Y aurait-il un petit problème dans l’agenda du comte de Chambord ? Pourrait-on y découvrir une trace documentaire directe ou indirecte de la réception par le Comte de Chambord du premier « coeur Pelletan dit de Louis XVII », entre 1871 et 1883 ? …]

 

Et ensuite ce fut le pillage du château de Frohsdorff par les troupes nazies, suivi de celui des troupes soviétiques ! …

 

On est donc obligé de supposer que l’urne et le coeur qui ont été présentés à Paris par les princesses Massimo en avril 1975 étaient en leur possession en Italie, avant le déclenchement de la guerre de 1939-1945 ! Mais depuis quand ? Depuis la vente de la bibliothèque de Frohsdorff, peu après 1931 ?
Dans ce cas, cela corespondrait à peu près à l’information donnée par Philippe Delorme !

  » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle du château de Frohsdorff », (note 104)  où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de l’exécution «  

 

Mais après tout, comme il n’y avait à Frohsdorff ni fichu ensanglanté, ni bonnet de la Reine Marie-Antoinette, peut-être n’y avait-il pas non plus le « 2 ème coeur Pelletan » ?

Et après tout est-il certain que le coeur réceptionné avec solennité par don Carlos en 1895 ait été envoyé à Frohsdorff ? Qu’est-ce qui oblige à croire que ce coeur aurait fait un détour par Frohsdorff avant de revenir en Italie ?

Et qui sait, peut-être est-ce ce coeur qui aurait été vendu à Paris et dont fait état l’article paru dans le New York Times du 21 juin 1896 que notre ami Clude Bertin nous a fait découvrir un jour ?

A moins bien sûr que ce ne soit le coeur réceptionné  par le Comte de Chambord ?

A suivre !!!

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1 /Existerait-il par hasard un lien entre cette information puisée dans l’introduction d’Adolphe Lanne à son livre  » Louis XVII et le secret de la Révolution « , écrit au début du XX ème siècle, et  la question de l’authenticité du coeur de « Louis XVII » ?

Ou en d’autres termes, est-ce que don Carlos, duc de Madrid, aurait renoncé à ses droits dynastiques – à une date précise qui nous est encore inconnue, mais postérieure à 1896 – parce qu’il aurait découvert que le coeur qu’il avait accepté, comme tel, le 02/07/1895 n’était pas le coeur de Louis XVII ? 

 » …/…

Pourquoi Don Carlos, après avoir très énergiquement revendiqué ses droits héréditaires à la couronne de France, [ juin 1896 ] a-t-il tout à coup déclaré qu’il renonçait à toute prétention, sous prétexte d’obéissance au Pape ?

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MAJ 17/06

 

5 / Après confrontation de tous les éléments qui ont été développes est-il permis de conclure ainsi ? 

* Un « coeur de Louis XVII » a été proposé, selon toute vraisemblance en 1892, à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot !

* Il est impensable que M Dumont ( propriétaire ), Me Barre qui avait un « coeur Pelletan » dans son coffre depuis 1853, et les légitimistes qui entouraient le comte Urbain de Maillé aient pu oser faire pression sur don Carlos, duc de Madrid pour l’inciter à l’accepter en simulant une vente aux enchères !

* compte tenu des attestations dont il est fait état dans ‘ Temple bar «  et qui rappellent les termes de la lettre du Père Bole, la seule hypothèse qui apparaîsse vraisemblable n’est-elle pas alors celle de la vente du  » coeur Pelletan » que le comte de Chambord avait réceptionné sous l’appellation de  » reliquaire de M Martin  » , de la part de la Vve de Pierre Pelletan ?

 

4 / Après avoir lu et relu toutes les informations que nous avons pu recueillir depuis la découverte de cet article du NYT par notre ami Claude Bertin, il semble que l’interprétation définitive que nous puissions en faire soit désormais celle-ci :

 

* Cet article paru dans le NYT du 21/06/1896 est la reprise d’une information parue auparavant, dans le courant de l’année 1896 ( ou peut-être même en fin d’année 1895 ??? ) dans le périodique anglais « Temple Bar  » !

* A l’origine, cette revue « Temple Bar  » qui s’interessait à la vie parisienne a donc fait état dans son numéro de la vente d’un « coeur Louis XVII » à l’hotel Drouot, trois ans auparavant, soit en 1893  !

* Compte tenu de la controverse que nous avons eue l’an dernier avec « Petit Normand » , nous admettrons que la mise en vente de cette relique royale a pu avoir lieu en 1892-1893 !

* Cela étant admis, il reste à répondre aux questions suivantes ;

La vente effective a-t-elle eu lieu ? Quelle était l’origine de ce  » coeur Louis XVII  » ?

 

3 / Merci à Claude Bertin qui vient de nous envoyer de Mexico l’image de l’article paru dans le New York Times, et que vous trouverez dans les  Fichiers

A_Child’s_Heart_Jun_21_1896.pdf

2 / C’est ce que nous allons pouvoir faire en lisant et relisant un an près ce qui a été posté précédemment dans le forum MSN Louis XVII !

 

1 / Et si on reprenait notre étude de la découverte de l’article du NYT que nous devons à notre ami Claude Bertin ( dont nous aimerions avoir quelques bonnes nouvelles ! Allo Claude, peut-on à nouveau travailler normalement à Mexico ou bien la  » sinistre gouvernance mondiale » maintient-elle toujours Mexico en  » état de siège pandémique » ??? …)  


Temple bar

Par George Augustus Sala, Edmund Hodgson Yates

Publié par Ward and Lock, 1896

Notes sur l’article: vol. 108

 

 

Sauf erreur grave d’interprétation ou confusion, l’article du NYT étant daté du 21/06/1896, la vente de ce ‘ coeur Louis XVII ‘ aurait donc eu lieu en 1892-1893 !

 

Ce ne pourrait donc être que le coeur du « reliquaire de M Martin » que le comte de Chambord avait réceptionné, contraint et forcé entre 1871 et 1883, de la part de la veuve de Pierre Pelletan !…

  • —————-

1 / comment peut-on expliquer la contradiction radicale existant entre la version de Pelletan du vol du « coeur Pelletan » par Tillos et celle du 29/03/1817 des 10 témoins en faveur de la garde du coeur confiée par Pelletan à Tillos avant 1810 ? 
Question désormais résolue …

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MAJ 19/06/09


En réfléchissant à notre propre objection, faite à l’hypothèse avancée avant-hier, nous étions arrivés à la conclusion provisoire suivante :

 

le coeur de « Louis XVII » de la « filière Pierre Pelletan »  qui a été réceptionné par le Comte de Chambord entre 1871 et 1883  aurait été confié par le prince à un de ses familiers en lui laissant toute liberté d’en faire ce qui lui semblerait le plus opportun, le moment venu …  

Après la mort du comte de Chambord, cette personne ou un de ses héritiers aurait alors présenté le coeur de « Louis XVII » à la vente aux enchères de Drouot en 1892 , avec tous les justificatifs nécessaires en vue de prouver son authenticité …

 

Or en 1892, l’héritier du Comte de Chambord est comme nous l’avons déjà vu don Carlos,  duc de Madrid, qui  a succédé à Jean de Bourbon à sa mort en 1887 ( Pour mémoire la comtesse de Chambord est décédée le 25 mars 1886 ) !

 

D’où la question ;


don Carlos a-t-il pu ignorer cette mise en vente du coeur de « Louis XVII » à Paris en 1892  ?

 

Si un internaute veut bien répondre un jour à cette question :
……………………………….??????…………………………………………………..

 

==> Quelles conséquences devra-t-on en tirer par rapport à l’acceptation par don Carlos du coeur de « Louis XVII », via la filière de Gabriel Pelletan, en 1895 ?
…………………………….??????,…………………………………………………….

2 / toute autre hypothèse d’une vente faite ou autorisée en connaissance de cause par don Carlos nous semble impensable, quel que soit le statut de ce coeur de fausse ou vraie relique, selon la tradition orale ou écrite qui pouvait exister alors à Frohsdorff …

 

Si un internaute a quelques idées complémentaires à nous proposer pour essayer de comprendre comment une telle mise en vente a pu avoir lieu à Paris en 1892, notre reconnaissance lui est acquise …

 

Et suite à toutes nos interrogations, une nouvelle question tout à fait inédite vient de surgir !

Quel a été le comportement des familiers de l’entourage du comte de Chambord, qui étaient encore en vie en 1892, en 1895 et quelque temps après, et qui auraient donc pu réagir à la vente du coeur de « Louis XVII » de 1892 et à la remise solennelle du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en 1895 ?   

 

Or parmi ces fidèles d’entre les fidèles, qui auraient donc dû intervenir dans un sens ou dans un autre, à l’occasion de l’un de cés évènements il y a Joseph du Bourg, qui est décédé en 1936 !

 

Et ici la simple logique n’autorise-t-elle pas d’imaginer les questions suivantes

 

a / Joseph du Bourg a-t-il été informé de la réception du coeur de « Louis XVII » par le comte de Chambord ? …

 

b / Joseph du Bourg a-t-il été informé de la mise en vente de ce même coeur à l’Hotel Drouot en 1892 ?

 

c / Joseph du Bourg a-t-il été informé en temps et heure de l’opération de juin-juillet 1895 de la remise d’un coeur de « Louis XVII » à don Carlos ?

 

d / quelle a été son attitude quand cette affaire a fait l’objet d’une controverse publique, qui ne peut l’avoir laissé indifférent ?

 

Toutes ces questions sont à se poser à l’identique pour tous les autres familiers du comte de Chambord qui lui ont survécu en 1892, 1895 et quelque temps après ! …

A suivre ….

    

MAJ 18/06/09

 

Hier, nous avons écrit :

« * Un « coeur de Louis XVII » a été proposé, selon toute vraisemblance en 1892, à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot !

* Il est impensable que M Dumont ( propriétaire ), Me Barre qui avait un « coeur Pelletan » dans son coffre depuis 1853, et les légitimistes qui entouraient le comte Urbain de Maillé aient pu oser faire pression sur don Carlos, duc de Madrid pour l’inciter à l’accepter en simulant une vente aux enchères !

* compte tenu des attestations dont il est fait état dans ‘ Temple bar  » et qui rappellent les termes de la lettre du Père Bole, la seule hypothèse qui apparaîsse vraisemblable n’est-elle pas alors celle de la vente du  » coeur Pelletan » que le comte de Chambord avait réceptionné sous l’appellation de  » reliquaire de M Martin  » , de la part de la Vve de Pierre Pelletan ? » « 

 

Après mûre réflexion, il est évident qu’il existe a priori une grave objection à cette hypothèse !

N’est-il pas en effet impensable et donc impossible que don Carlos, héritier de Frohsdorff, ait pu autoriser en 1892 la vente du « coeur dit de Louis XVII » , réceptionné auparavant par le comte de Chambord , et qu’ensuite en 1895, il ait accepté le « coeur de Louis XVII  » , offert par M Dumont, selon l’opération menée par Me Barre et Maurice Pascal ? 
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3 / Selon cette source  le chateau de Frohsdorff a été vendu par la Princesse Massimo à la Deutsche Reichspost le 22 avril 1941 !

 

« Am 22. April 1941 verkaufte Beatrix, Prinzessin Massimo das Schloss Frohsdorf an die Deutsche Reichspost. Die Kapelle wurde für die Öffentlichkeit geschlossen. Vor dem Verkauf brachte Prinzessin Massimo kostbare Bilder im Meierhof, wo sie jetzt wohnte, in Sicherheit. Leider brannte der Meierhof nach einen Bombeneinschlag und alle Bilder wurden vernichtet. Die Felder und Wälder behielt die Prinzessin als ihr Eigentum.

Das Schloss wurde nach 1941 als Erholungsheim für Mütter und Frauen von Postangestellten genutzt.

1945 zog Prinzessin Massimo nach Italien, wo sie 1960 starb.

1945 besetzten die russischen Truppen das Schloß Frohsdorf und verwüsteten es ziemlich « 

 

« Le 22 avril 1941 la princesse Massimo a vendu le château de Frohsdorff à la Deutsche Reichspost. La chapelle a été fermée au public. La princesse Massimo a emporté avant la vente des images précieuses à Meierhof, où elle habitait alors en sécurité.  Malheureusement  Meierhof a brûlé après un bombardement et tous les livres ont été détruits. La princesse a gardé la propriété des champs et des forêts.  »

Le chateau de Frohsdorff a été utilisé après 1941 comme maison de retraite pour des mères et des femmes employées par la Poste.

La princesse Massimo est partie en Italie en 1945, où elle est morte en 1960.

Les troupes soviétiques ont occupé le Chateau en 1945 et l’ont dévasté ( NDLR au cours des combats avec les troupes nazies ) .  

 

Si donc la princesse Massimo a emporté le coeur  » Pelletan – Louis XVII  » avec elle, avant le 22/04/1941, de Frohsdorff à Meierhof  ( qui, sauf erreur d’interprétation et de  traduction, serait dans les environs de Graz, soit approximativement à 200 kms au sud de Vienne ) ce serait une nouvelle péripétie dans la traçabilité historique de ce coeur, qui aurait donc échappé aux dévastations de 1945 de Frohsdorff et du bombardement de Meierhof, si on suppose que ce coeur n’a pas été inclus dans le grand déménagement qui a eu lieu à l’occasion de la grande vente de la bibliothèque de Frohsdorff, avant la guerre de 1939 et l’Anschluss de 1938 …

 

Mais comment se fait-il que cette urne ait pu rester intacte de 1895 à 1945, alors qu’il a suffi d’un « hourvari parisien »  pour réduire en morceaux le premier exemplaire dont elle est la copie ?

 

2 / Nous venons de découvrir par ailleurs dans l’analyse de Laure de la Chapelle une précision qui nous interroge :

 

 » Pendant  près d’un siècle, l’existence du cœur offert au duc de Madrid demeura dans la brume épaisse qui recouvrit pour le public l’existence des propriétaires de Frohsdorf .

De don Carlos, usufruitier du domaine, le château revint après sa mort en 1909 à son fils, don Jaime, à qui la comtesse de Chambord en avait fait don en nu-propriété. Il mourut en 1931 sans alliance.

Plus tard, une de ses sœurs, Béatrice, princesse Massimo en hérita et, après elle, ses quatre filles. 

L’une d’entre elles, donna Maria de las Nieves – Madame Percy – emmena le cœur à Rome après la vente de Frohsdorf à l’Etat autrichien, et entreprit des démarches pour le rendre à la France ; »

 

Quand donc a eu lieu la vente de Frohsdorff à l’Etat autrichien qui nous donnerait ainsi un repère essentiel dans la traçabilité historique de ce coeur  » Pelletan – Louis XVII  » dont on ne sait toujours pas avec certitude ce qu’il est devenu après le 02/07/1895 ? 

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1 / L' » anguille-murène  » de Lenotre vient de se retourner et de tuer l’hypothèse que nous avions formulée ( voir en bas de page MAJ 19/06) 

Suite à un examen approfondi fait avec notre archiviste du Roi Louis XVII, nous venons de découvrir que le coeur « Pelletan – Louis XVII  » de la filière  » Gabriel Pelletan  » a été RENDU par Me Barre à Mme Deschamps en 1886, contrairement à ce que nous avions crû vrai à la lecture de l’analyse de Laure de La Chapelle, selon laquelle Me Barre aurait gardé le coeur « Pelletan – Louis XVII  » dans son coffre de  1853 à 1895 ! …

 

 » Craignant peut-être que son frère Pierre ne le lui réclame – n’oublions pas qu’il avait renoncé à la succession de leur père – il le confia à sa mère jusqu’en 1853.

Mais l’année 1853 est précisément celle de l’arrivée aux affaires de son nouveau notaire, Maître Félix Edouard Barre.

…/…
Et pour commencer, après le récit suggéré à son client, il va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895. » »

http://louisxvii.chez.com/les_deux_coeurs.htm 

 

Et comme c’est le cas dans cette affaire Louis XVII, selon le principe même de l’anguille de Lenotre, cela change TOUT ! 

 

Nous reviendrons ultérieurement sur les détails de notre nouvelle analyse, fondée sur une étude rigoureuse des archives en possession de notre archiviste du Roi Louis XVII !


Pour l’instant nous irons droit au but comme on dit à Marseille, selon la devise de l’OM :

Le coeur qui a été mis en vente aux enchères en 1892 n’est pas le coeur « Pelletan – Louis XVII  » réceptionné par le comte de Chambord, via la filière Pierre Pelletan, mais selon TOUTE VRAISEMBLANCE le coeur  » Pelletan-Louis XVII » de la filière Gabriel Pelletan  !

Et toutes les informations en notre possession nous invitent à conclure aujourd’hui que que ce coeur a été mis en vente par M Dumont héritier de Mme Deschamps en 1892 !

Et c’est ensuite en 1895 qu’a été montée l’opération de remise du coeur à don Carlos par l’équipe  » Maurice Pascal – Dumont – Paul Cottin  » …

 

Tous les détails et jusitificatifs vous seront donnés dès que possible …

 

D’où première conséquence :
le coeur  » Pelletan – Louis XVII  » de la filière « Pierre Pelletan  » que le comte de Chambord a réceptionné sous la qualité de « reliquaire de M Martin » était à  Frohsdorff en 1892, 1895 jusqu’en ???? ……

———————-

MAJ 22/06

 

7 / Et don Carlos conclut par cette phrase

 » Mais je ne pourrai oublier que c’est au dévouement de Madame Deschamps, votre mère, et au vôtre, Monsieur, que nous devons de pouvoir recueillir les précieux restes de l’infortuné Louis XVII, malgré tant d’évènements qui semblaient vouloir s’acharner à les éloigner de nous. »

qui, dans une logique implacable, nous renvoie au parcours du coeur, selon la filière dite de Gabriel Pelletan, qui va du 02/07/1895 jusqu’au 23 mai 1828, date de la remise d’un coeur entre les mains de l’archevêque de Paris par Mme Pelletan, épouse du Dr Jean Philippe Pelletan qui devait décéder le 26/09/1829 à Bourg la Reine ! 

 

6 / Comment des royalistes de bonne foi ont-ils pu suggérer au duc de Madrid d’écrire un tel texte ?

 » La remise qui en fut faite à Mgr l’Archevêque de Paris, comte de Quélen, avec l’agrément de Madame la Dauphine, en attendant la décision royale qui devait fixer le lieu du repos définitif du cœur, soit au Val de Grâce, soit à Notre Dame, soit à Saint Denis, projet que la Révolution de 1830 empêcha de réaliser, ainsi que la visite de Madame la duchesse de Berry fit à l’Archevêché, accompagnée de mon Oncle le duc de Bordeaux et de Mademoiselle, depuis duchesse de Parme, prouvent combien à cette époque la Famille Royale s’intéressait au sort de cette relique.  »

Pour ne pas avoir à écrire les commentaires qui viennent spontanément à l’esprit, mot après mot, on voudra bien nous autoriser à passer aux alinéas qui suivent, tant cette 

argumentation porte la trace de l’influence de Maurice Pascal !…


———

5 / Toute l’argumentation fournie à don Carlos par ceux qui ont monté toute l’opération de remise du coeur « Pelletan – Louis XVII » de juin – juillet 1895 est nulle et non avenue !  

 

4 / Et parce que nous voulons  en finir avec ce dossier pour ne plus avoir à y revenir, voici qu’une relecture de la phrase laisserait entendre, selon une analyse grammaticale  rigoureuse, que  « stricto sensu  » il n’est pas interdit de lire que ce ne sont pas les Dr Pelletan et de Lassus qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, mais  Mesdames Tantes elles-mêmes , ce qui par contre est parfaitement exact ! Mais cela change tout !

Ce n’est pas parce que Mesdames Tantes ont connu le Dauphin aux Tuileries et étaient donc en mesure de le reconnaître 4 ans plus tard, que les Dr Pelletan et de Lassus pouvaient eux aussi le faire !

 

 « Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries »

Or cette lettre interpétée selon le sens que nous lui avions donné en premier lieu, n’est-elle pas la pièce à conviction selon laquelle de Lassus aurait connu le Dauphin au Temple et était donc en mesure de le reconnaître le 8 juin 1795 ? C’est stupéfiant !

 

Enfin et surtout, comment ne pas être troublé par ces coïncidences établissant – via de Lassus – un lien fortuit entre  » Louis XVII  » mort le 8 juin 1795 et Mesdames Tantes qui sont impliquées dans le dossier que nous espérons réouvrir très bientôt du Manuscrit de Trieste ! Et n’est-ce pas en 1794 que le Dr de Lassus a quitté Mesdames Tantes alors émigrées en Italie ?…

3 /  » Mais, m’appuyant sur …/… sur la déclaration de Mr Lassus, médecins  de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. « 

Et là à nouveau ! Incroyable découverte faite à l’instant même en temps réél !
LIRE C’EST RELIRE !

Don Carlos n’a pas écrit médecinS au pluriel mais au SIGNULIER ! C’est la main qui a transcrit le texte sur Internet qui a fait l’accord exigé par la grammaire !

Or nouvelle stupéfaction qui va en précéder une autre !

Sur l’image de la lettre manuscrite de don Carlos  » avaient  » inclus dans l’expression  » qui avaient connu » correspondant aux médecins Pelletan et de Lassus a été écrit « avait » avant de faire l’objet d’une surcharge qui a mis le verbe au pluriel ! 

 

Or ce nanodétail n’est pas anodin, quel que soit le niveau de maîtrise du français par don Carlos, qui nous est inconnu ! Libre à qui le veut de mettre cette anomalie au seul compte de l’erreur humaine de quelque nature que ce soit !

Mais ce qui n’est pas admissible c’est de lire que le Dr Pelletan aurait été le docteur des tantes de Louis XVI, filles de Louis XV, Mesdames Sophie et Adélaïde, et qu’à ce titre il aurait donc connu le second Dauphin aux Tuileries !… 

 

De toute évidence don Carlos ne fait que rapporter ce qu’on lui a dit et qui est impossible  à admettre !

 

Quant au Dr de Lassus, la phrase que nous étudions ne peut faire référence qu’au fait établi historiquement selon lequel le dr de Lassus a été effctivement le lédecin de Mesdames les tantes de Louis XVI et grand tantes de Louis XVII, Mesdames Adélaïde et Victoire ! 
De telles erreurs discréditent à elles seules la conclusion induite par hypothèse  logique selon laquelle de Lassus aurait obligatoirement connu le Dauphin aux Tuileries ! On rappellera en outre qu’avant leur départ en émigration au printemps de 1791, Mesdames tantes vivaient non pas aux Tuileries, mais au chateau de Bellevue ! …

 

2 / Nous nous proposons de prendre comme « terminus a quo »  la  » Lettre autographe de Don Carlos à Monsieur Edouard Dumont du 15 juin 1895, signée de Venise «   , pièce à conviction dont nous allons faire l’indispensable critique historique ! Don Carlos a écrit :  

 

 » Si nous avons tant tardé à accepter cette précieuse relique, c’est que nous voulions nous entourer, comme l’ont fait les Rois nos prédécesseurs, de toutes les garanties que nous jugions nécessaires pour acquérir la conviction de son authenticité et anéantir toute interprétation malveillante »

 

Il nous suffira de compléter cet alinéa par celui-ci extrait d’une des  Lettres du docteur Martellière à Edouard Dumont

 

 » Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? »

( Pour mémoire 1890, c’est l’année de la mort du Père Bole, précédée en 1886 de celle de la comtesse de Chambord )

 

Don Carlos poursuit :

 

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan t sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. « 

 

Disséquons cette phrase capitale qui est sans nul doute le coeur même de l’argumentaion du duc de Madrid et de tous ceux qui lui ont présenté ce dossier ! 

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan …/… , il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré.  »

 

Nous savons aujourd’hui que don Carlos a été victime d’un abus de confiance de la part du Dr Pelletan relayé x fois en toute bonne foi …
Le témoignage du Dr Pelletan = ZERO ! …

 

 

 

1 / Comme promis, nous allons donc reprendre toute l’étude du parcours des coeurs « Pelletan » juqu’au « terminus ad quem «  ou « terminus a quo » ( au choix du lecteur ) où nous serons obligés de nous arrêter, faute d’informations fiables ou impossibles à vérifier pour arbitrer nos hypothèses en cours … 

 

Et pour réouvrir le nouveau débat ouvert par notre découverte de la semaine dernière, quelle meilleure introduction que celle qui nous est donnée par « Le Mémorial de France à saint Denis » ?

 » Conforté par l’avis des médecins, Don Carlos accepte ce précieux don qui lui est apporté à Venise au mois de juin 1895, cent ans après le décès de Louis XVII, par le comte de Marichallar et Monsieur Maurice Pascal. »

 

Lire c’est relire ! Pourquoi ce site ne nous dit-il RIEN sur le transfert du coeur de Venise à Frohsdorff ? …

 

Nous avons donc osé écrire la semaine dernière que ce coeur « Louis XVII  » avait fait l’objet d’une péripétie historique ignorée jusque là par nos experts alors que, là encore, il fallait lire attentivement des pièces que nous n’avons pas la prétention de présenter comme inédites, mais que nous voulons seulement étudier sérieusement, notre confiance envers les dits experts ayant été irrémédiablement prise en défaut !

Et si nous prenons le risque d’exposer nos réflexions, quasiment en temps réél, c’est exclusivement pour les soumettre à l’examen critique des internautes de bonne foi qui commenceraient à nous accorder quelque crédit, afin que nous aussi nous ne commettions pas d’erreur !

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MAJ 23/06

4 / Nous avons écrit :

 

 » Mais comment donc et pourquoi Me Barre a-t-il rendu le coeur « Pelletan » à Mme Vve Deschamps en 1886, selon Paul Cottin, véritable témoin et historien contemporain de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos ? »

Or voici ce que nous lisons dans l’étude de Laure de la Chapelle :

. »../… Nous lisons … dans l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 : ***

 » A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

C’est absolument inouï et incroyable ! Nous voici donc confrontés à un nouveau hiatus, voire même une nouvelle rupture dans la transmission du coeur de « Louis XVII  » de Gabriel Pelletan à don Carlos  !

En l’état actuel de nos investigations et de nos vérifications, que nous n’avions encore jamais faites, le coeur qui a été remis à don Carlos le 2 juillet 1895 aurait donc eu pour propriétaires  ou dépositaires les personnes suivantes, par ordre chronologique inverse : 

1 –  don Carlos à Venise le 02/07/1895 !
2 – M Edouard Dumont à Paris,  héritier depuis 1887 à titre de fils d’un premier mariage de  :
3 – Mme Vve Deschamps, veuve héritière de M Deschamps depuis 1881 de :
4 – M Prosper Deschamps, légataire du Docteur Delatour,  propriétaire ( ou dépositaire ) du coeur depuis le ??/??/??? à titre de ??… ? de :
5 – Gabriel Pelletan, décédé en 1879, et propriétaire d’un coeur qui lui a été remis, après le sac de l’archevêché de Paris, par Lescroart, un des émeutiers de février 1831 ( 1ère version de Paul Cottin ) ou de Juillet 1830 ( 2 ème version ) ! …   

Et ce coeur sera ensuite déposé à Frohsdorff à une date inconnue par le chevalier de Heber (???)  selon le seul et unique témoignage « révélé » par une annotation manuscrite de Maurice Pascal sur un obscur périodique de province …

Voilà le coeur de Louis XVII dont la traçabilité historique certaine a été établie par l' »historien qui a résolu la question Louis XVII » !

On reste stupéfait  ! abasourdi ! sans voix ! Allo Monsieur le professeur Jean Tulard ??? …

CIEL ! mais au fait ! A quelle date PRECISE le Dr Martellière dont le Le Mémorial de France à saint Denis  nous offre une lettre que nous avons déjà étudiée, a-t-il eu la curiosité de voir le coeur, évoqué dans cette publication de la Chronique Médicale de 1895 ? 

 » A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur …

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3 / Mais comment donc et pourquoi Me Barre a-t-il rendu le coeur « Pelletan » à Mme Vve Deschamps en 1886, selon Paul Cottin, véritable témoin et historien contemporain de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos ?
Pour d’obscures raisons – [ sur lesquelles il sera peut-être indispensable de se pencher, notre expérience de la  » gangue Louis XVII  » nous ayant appris que là où il y a des obscurités  c’est très rarement le fait du hasard …  ] –  et que Laure de la Chapelle a essayé de découvrir grâce à ses recherches dignes de tous les éloges dans les archives notariales parisiennes, il semblerait que Gabriel Pelletan ait fait un legs à un cousin de sa femme, Jacques Marie Prosper Deschamps.
Ce dernier étant décédé,  semble-t-il,  en 1878-1879 ( ??? ) il est donc logique que  Me Barre ait rendu à sa veuve le coeur dont il devait avoir obligatoirement la garde depuis jj/mm/aaaa , à condition d’admettre qu’il ait existé des dispositions particulières qui faisaient de Jacques Marie Prosper Deschamps le propriétaire du coeur depuis la mort de Gabriel Pelletan en 1879 …  

Pour l’instant nous ne chercherons pas à savoir pourquoi il existe un tel hiatus dans le parcours du coeur dont on nous a dit qu’il avait été certifié par toutes les preuves et certificats délivrés par des propriétaires et des témoins au-dessus de tout soupçon ! ..

 

Dans l’immédiat l’essentiel est désormais ailleurs !

 

En effet, nous avons appris l’an dernier, grâce à notre ami Claude Bertin, notre « correspondant permanent pour les deux Amériques  »  et depuis, après mûre réflexion,  qu’il y a eu une vente d’un coeur « Louis XVII »  en 1892 à l’Hotel Drouot à Paris, selon un article du New York Times du 21 juin 1896 – admirez la coîncidence … – qui a repris une information parue dans un exemplaire d’un périodique anglais  » Temple Bar »  publié en 1896 !

 

D’où le nouveau scénario qu’il est facile d’imaginer pour le coeur et que nous mettons quiconque au défi d’invalider ; Laure de la Chapelle nous a appris :

 » Après M. Prosper Deschamps, décédé octogénaire en 1881, il passa à sa veuve, Mme Deschamps, née Eugénie Brémard. Laquelle mourut en 1887, en laissant le cœur à son fils unique, issu d’un précédent mariage, M. Edouard Dumont. » 

Qu’est-ce qui interdit de penser que :

* pour des motivations que nous nous garderons bien de tenter de percer  et encore moins de juger, M Dumont héritier de Mme Vve Deschamps, et lointain héritier de Gabriel Pelletan a mis en vente le  » coeur de Louis XVII »  à l’Hotel Drouot en 1892 ;
* des royalistes alertés par cette vente sont intervenus et ont persuadé M Dumont de retirer le coeur de « Louis XVII  » de cette vente ;
*  et c’est alors que Maurice Pascal est intervenu et a monté toute l’opération de remise de ce coeur à don Carlos, avec le concours de Paul Cottin et de la Revue Rétrospective en oubliant de nous dire pourquoi et comment ce coeur de Louis XVII a été proposé à la vente aux enchères de l’Hotel Drouot en 1892 ! …   


Mais cela n’est pas sans conséquence grave en raison de tous les trous et de toutes les ruptures existant dans la traçabilité historique de ce coeur !

Si en effet, comme tout concourt à le penser, Maurice Pascal intervient en 1892-1894  comme le grand ordonnateur de la remise du coeur  » Louis XVII  » à don Carlos en juin – juillet 1895, n’est-ce pas Maurice Pascal qui est aussi le « témoin  » clef et unique de la présence du coeur de Louis-Joseph à l’archevêché de Paris entre 1828 et 1830-1831 et du dépôt du coeur de « Louis XVII » à Frosdorff après le 2 juillet 1895 ? …

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2 / Reprenons notre machine à remonter le temps grâce à la Revue Rétrospective de  1894 qui n’a malheureusement pas été numérisée par Gallica ! …

Voici la synthèse de ce qu’on y lit, dans les dernières pages et dont un détail essentiel avait totalement échappé à notre attention jusqu’à notre découverte de la semaine dernière que nous allons présenter aujourd’hui : 

 

L’auteur de l’article ( selon toute vraisemblance Paul Cottin, responsable de la Revue Rétrospective ) transcrit des documents qui étayent les faits suivants ( voir également l’étude de Laure de la Chapelle ) pour la période qui va de la mort de Gabriel Pelletan en 1879 à juin 1895 !  

 

a / Gabriel Pelletan meurt en 1879 après avoir nommé Me Barre exécuteur testamentaire et M Prosper Deschamps légataire universel !

 

b / Paul Cottin transcrit ensuite un échange de lettres du plus haut intérêt entre Me Barre et Barrande et ensuite avec Huet du Pavillon, d’où il ressort que :
b.1 Barrande chargé d’affaires du comte de Chambord accuse réception par lettre du 11/06/1883 de tous les justificatifs que Me Barre avait pu rassembler, avant la mort de Gabriel Pelletan et promet de les transmettre au prince ;
b.2 Paul Cottin écrit juste après la transcription de cette lettre :

 » Peu après le comte de Chambord mourut, et M Barrande décéda bientôt aussi.Les documents envoyés par Me Barre passèrent entre les mains de M Huet du Pavillon, autre exécuteur testamentaire du prince. Une correspondance assez longue s’établit entre eux.

La dernière lettre de M Huet, en date du 21 janvier 1886  fait référence à une lettre promise par lui-même en date du 25 novembre 1884 et méritera très certainement qu’on y revienne bientôt lorsque nous étudierons le comportement des princes en vue d’esquisser une hypothèse sur ce qui a pu se passer après le 02/07/1895 ! …

Huet du Pavillon renvoie à Me Barre les justificatifs reçus [ que nous appellerons « Mémoire de Me Barre » ] après en avoir fait une copie, selon l’autorisation reçue de l’éxécuteur testamentaire de Gabriel Pelletan !

 

c / Et c’est ici que nous allons découvrir l’information capitale qui, semble-t-il, a échappé à tous nos historiens diplômés et/ou experts es-question Louis XVII !

Paul Cottin écrit ceci juste après la transcription de la lettre de Huet du Pavillon en date du 21 janvier 1886 :

 » M Barre  donna l’autorisation de copier les manuscrits [ que nous appellerons « Mémoire de Gabriel Pelletan » ] qui lui furent ensuite retournés, puis il n’entendit plus parler de rien.

Dans ces conditions le dépôt fait par M Prosper Deschamps entre les mains de M Barre n’ayant plus d’objet, celui-ci s’en fit remettre une décharge notariée par Mme Vve Deschamps. C’est dans cet acte que nous avons puisé les renseignements précédents . Le vase contenant le coeur et dont nous avons reproduit le fac-similé y est ainsi décrit :
…/… [ voir la description …)

 

 

Si les mots ont un sens, la conséquence aussi inédite que capitale à tirer de ce texte est donc la suivante : 

Après réception de la lettre de Huet du Pavillon du 21/01/1886, donc très probablement dans le courant de l’année 1886, Me Barre a restitué à Mme Vve Deschamps le coeur dit de Louis XVII qui lui avait été confié et à propos duquel laure de la Chapelle a écrit :  

[… (Me Barre)  va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895 …/… .]

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1 / Voici le message, en attente d’acceptation, envoyé sur le site

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-25702

 

 » Est-ce qu’un internaute aurait vu dans l’agenda du Comte de Chambord, publié et annoté par M Delorme, s’il existe ou non une trace documentaire de la réception d’un “reliquaire de M Martin”, entre 1871 et 1883 ?

Selon la lettre du Père Bole, découverte par Laure de la Chapelle il s’agirait de la réception d’un coeur dit de “Louis XVII” , venu de l’archevêché de Paris …

http://groups.google.fr/group/louisxvii-info-2/web/chronologie-des–coeurs-pelletan  »

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MAJ 24/06

7 / Et la lecture de la Revue Rétrospective de mars 1894 ( non numérisée par Galica ) permet d’affirmer également que le descriptif du reliquaire, selon la décharge donnée le 22/04/1887 ( source : Philippe Delorme ) par Mme Deschamps ( *** ]  à Me Barre est identique à celle que donnera Urbain de Maillé à M Dumont le 22 juin 1895 !… 

[ Mme Deschamps décèdera en 1887, à une date précise encore inconnue, selon Laure de la Chapelle ] …  

6 / La lecture de la Nouvelle Revue Rétrospective ( 1895 – second semestre ) permet d’affirmer que la description ci-dessous faite par Philippe Delorme concerne non pas la décharge du 22/04/1887 de Mme Deschamps à Me Barre mais la décharge du 22/06/1895 de l’envoyé de don Carlos ( Urbain de Maillé ) à M Dumont !

5 / Mais alors qui se trompe ? Philippe Delorme ou Laure de la Chapelle ?

Si l’erreur est là où nous pensons la voir aujourd’hui, après cette confrontation des textes de l’un et de l’autre, les conséquences en seraient considérables et INEDITES !
Aussi qu’il nous soit permis de réfléchir avant de les exposer ! …
L »anguille-murène  » de Lenotre vient à nouveau de sortir de son trou ! … 

Si Philippe Delorme a confondu la description du reliquaire de 1887 ( Deschamps – Barre ) avec celle de 1895 ( Dumont- Urbain de Maillé ) la découverte par Claude Bertin de la mise en vente aux enchères de 1892, faisant suite à la remise du coeur de 1887 aurait des conséquences considérables  ! …

 

Chers amis, merci de bien vouloir nous faire part de vos observations, dès que vous aurez conclu !…

4 /  Or Philippe Delorme a écrit p 70 :

:

 » Dès lors, me Barre se sent délié de ses obligations, d’autant que Prosper Deschamps est décédé sur ces entrefaites. Le 22 avril 1887, l’ancien notaire remet l’urne de cristal et les papiers des Pelletan à la veuve de l’architecte ( Deschamps). »  ( note 95 )

 

et en note 95, p 184 associé donc à ce texte : 

 

«   » 95. J’ai évoqué la décharge signée à cette occasion, devant Me Tollu dans la note 5. On y lit la description du reliquaire :

« Un vase en cristal, de forme ovoïde, aminci à l’extrémité inférieure, avec un large pied rond, cerclé d’une bordure en cuivre doré arrondie, s’ouvrant vers le milieu, et contenant extérieurement, à sa partie supérieure servant de couvercle, dix-sept étoiles taillées dans le cristal, entre deux rainures cir­culaires également taillées, avec un trou de deux millimètres à l’extrémité supérieure, dans lequel est posée extérieurement une fleur de lys de deux centimètres de haut, en cuivre doré.

« Ce vase contient un coeur desséché tenant à la paroi supé­rieure dudit vase par un petit cylindre de cuivre.

« Au fond intérieur dudit vase se trouvent quinze morceaux de cristal brisés… »

(Cité in Nouvelle revue rétrospective, op. cit., pp. 52 sqq.). »

 

Et en note 5 p 101 on lit :

 » Les documents originaux provenant de la succession du docteur Philippe-Gabriel Pelletan,  ont été déposés le 22 avrtl l887 entre les mains de M » Paul Tollu, notaire à Paris (Archives nationales,Minutier Central, Etude XVIII-35-36 Répertoire).

D’autre part, la liasse XVIII-1540 contient une chemise – hélas vide – portant cette mention:
<< 22 avril l887, décharge du cæur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n°108

acte relié carton n°7 >>.

Lors de la remise du cæur à don Carlos, en 1895, ces papiers sont devenus la propriété du prince espagnol.( Le même répertoire du notaire Tollu garde trace, à la date du 22 juin

1895, d’une décharge [par M. le] duc de Madrid, demeurant au château de Frohsdorf (Autriche), [à M. Pierre-Edouard] Dumont, demeurant à Paris, boulevard Haussmann no 32, du

coeur de Louis XVII >)

3 / Voici le message que Laure de la Chapelle nous avait envoyé et autorisé à publier le 16/01/2006, sur notre forum MSN !

Réponse
Conseiller Supprimer    Message 94 sur 342 dans la discussion
De : <NOBR>raphael_charles</NOBR> Envoyé : 25/03/2006 14:23

 

A l’attention de tous les nouveaux lecteurs qui pourraient  prochainement découvrir notre forum, voici pour mémoire ce que Mme Laure de la Chapelle, Présidente du Cercle d’Etudes Historiques sur la question Louis XVII, nous a écrit dans un message posté le 16 janvier 2006 :

 

<< 1°/Vous me demandez quand j’ai découvert la Revue Rétrospective et la photo de 1894: environ 6 mois avant les analyses ADN, la Revue m’avait été envoyée par un correspondant. Mais, naturellement, ce n’est qu’après la conférence de presse en avril 2000, où l’on a pu voir la photo du coeur analysé, que j’ai commencé les recherches en constatant des différences  inexplicables entre les deux coeurs.

 

 2°/ La tige métallique attachant le coeur 2000 n’est pas d’origine . Elle arrive en haut du coeur, sans qu’on puisse voir à l’image si elle le pénètre  ( très peu ) ou si elle en entoure l’extrémité, et revient – toujours par le haut – pour rejoindre le reste de la tige au bout d’une longueur de quelques centimètres, en décrivant donc une boucle, non visible sur les photos, mais très visible sur le film du prélèvement ( Emission sur France 5, 14 juin 2000, 10h40. Titre de l’émission:

Chasseur de gènes : Louis XVII, coeur de pierre. )

 

3°/ L’attache d’origine du coeur, tout en haut de l’urne, n’était pas une tige, mais un cylindre en cuivre. Voici le texte de M° Tollu, le 22 juin 1895, donnant décharge par le duc de Madrid à Pierre Edouard Dumont, ( dernier détenteur du coeur de Gabriel Pelletan ) :

 

« Un vase en cristal, de forme ovoïde, aminci à l’extrémité inférieure, avec un large pied rond, cerclé d’une bordure de cuivre doré arrondie, s’ouvrant par le milieu, et contenant extérieurement, à sa partie supérieure servant de couvercle, dix-sept étoiles taillées dans le cristal, entre deux rainures circulaires également taillées, avec un trou de deux millimètres à l’extrémité supérieure, dans lequel est posée extérieurement une fleur de lys de deux centimètres de haut en cuivre doré.

Ce vase contient un coeur desséché, tenant à la paroi supérieure dudit vase par un petit cylindre de cuivre.

Au fond intérieur du dit vase se trouvent quinze morceaux de cristal brisés… »

Il est donc évident que le système d’attache du coeur a été modifié et le viscère attaché en partie basse de l’urne après 1895, mais avant l’arrivée à St Denis, lorsque la princesse Massimo en a fait don au Mémorial en l’état  où il se trouve aujourd’hui (cf. reportages et photos de l’époque )

 

Mme Laure de la Chapelle

Présidente du Cercle d’Etudes Historiques sur la Question Louis XVII  >>


…/…

 

2 / ERRATUM :
Hier nous avons écrit :
 »

c / Et c’est ici que nous allons découvrir l’information capitale qui, semble-t-il, a échappé à tous nos historiens diplômés et/ou experts es-question Louis XVII !

Paul Cottin écrit ceci juste après la transcription de la lettre de Huet du Pavillon en date du 21 janvier 1886 :

 » M Barre  donna l’autorisation de copier les manuscrits [ que nous appellerons « Mémoire de Gabriel Pelletan » ] qui lui furent ensuite retournés, puis il n’entendit plus parler de rien.

Dans ces conditions le dépôt fait par M Prosper Deschamps entre les mains de M Barre n’ayant plus d’objet, celui-ci s’en fit remettre une décharge notariée par Mme Vve Deschamps. C’est dans cet acte que nous avons puisé les renseignements précédents . Le vase contenant le coeur et dont nous avons reproduit le fac-similé y est ainsi décrit …/…  »

En fait nous avons fait une simple erreur par déduction logique que nous tenons à corriger immédiatement, en raison de la confiance que nous avons faite jusque là à l’analyse de Laure de la Chapelle qui a écrit :

[… (Me Barre)  va mettre en sûreté le cœur que Gabriel Pelletan réclama à sa mère en 1853 : ce cœur restera dans le coffre de l’étude jusqu’à sa remise par M. Edouard Dumont à l’envoyé de Don Carlos en 1895 …/… .]

Nous avons pensé A TORT que Laure de la Chapelle, ayant omis de constater le fait de la remise du coeur par Me Barre à Mme Deschamps, après la réception de la lettre courtoise de fin de non recevoir de Huet de Pavillon du 21/01/1886, il en avait été de même pour les autres historiens ou experts es-question Louis XVII ! 
Or il n’en est rien ! Philippe Delorme a écrit dans son livre :

 » Dès lors, me Barre se sent délié de ses obligations, d’autant que Prosper Deschamps est décédé sur ces entrefaites. Le 22 avril 1887, l’ancien notaire remet l’urne de cristal et les papiers des Pelletan à la veuve de l’architecte ( Deschamps). »  


[ En note 95 Philippe Delorme rappelle le texte de la désormais fameuse décharge qui décrit le reliquaire : ]  

 » J’ai évoqué la décharge signée à cette occasion devant Me Tollu dans la note 5. On y lit la description du reliquaire :
Un vase en cristal …/… « 

Mais alors surgit un nouveau et très grave problème !

 

Dans cette longue note 5 ( p 100 à 103 ) on peut lire qu’il existe parfaitement référencée, et correspondant selon toute logique au document ci-dessus  » une chemise – hélas VIDE – portant cette mention :  » 22 avril 1887 , décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n°7  »  

 

Mais à quelle décharge fait référence la description du reliquaire qui est rapportée ou … évoquée ici par Philippe Delorme ? … Est-il question de la décharge du 22/04/1887 qu’aurait apparemment ignorée Laure de la Chapelle ou de celle du 22 juin 1895 faite pour le compte du duc de Madrid à M Dumont ? 


Au secours ! notre archiviste du Roi Louis XVII !!! … 

1 / ERRATUM – LIRE C’EST RELIRE !

Hier nous avons lu sur :
http://www.memorialdefrance.org/LettreautographedeDonCarlos.php

 » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecins de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. »


Et la lecture de « médecins  » au pluriel dans la transcription du texte nous a conduit à faire une grave erreur d’interprétation et à poser des questions qui n’avaient pas lieu d’être !


En relisant le texte de la lettre autographe de don Carlos, le doute n’est plus permis !
Le prince connaissait parfaitement le français  et les règles de la grammaire et a surchargé  » avait » en  » avaient  » lorsqu’il s’est rendu compte de son erreur !

Il faut lire non pas ce qui a été transcrit par erreur par Le Mémorial de France à saint Denis  mais ceci :

 

 »   » Mais, m’appuyant sur le serment et sur la grande honorabilité incontestée de Mrs Pelletan et sur la déclaration de Mr Lassus, médecin de mes grandes tantes Madame Sophie et Madame Victoire de France, qui avaient connu le Dauphin aux Tuileries, moi, le Chef des Bourbons, il me semble en conscience que je ne pouvais sans manquer à la mémoire du malheureux Roi, ne pas accepter un dépôt aussi sacré. »

C’est bien M de Lassus qui avait été le médecin de Mesdames Adélaïde ( et non Sophie ! …) et Victoire de France, qui, elles, avaient connu le Dauphin aux Tuileries !
Et ce n’est pas parce que Mesdames les grandes tantes de don Carlos auraient pu reconnaître louis XVII au Temple le 8 juin 1795 qu’il en était de même pour le Dr de Lassus, dont le Dr Pelletan appellera ensuite le témoignage posthume pour essayer de faire valider son imposture par la famille Royale …

EXIT la théorie selon laquelle le Dr de Lassus aurait pu reconnaître Louis XVII au Temple le 8 juin 1795, parce qu’il l’aurait connu aux Tuileries !

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MAJ 25/06

 » Nul doute, nous sommes-nous dit, qu’à la lecture de l’acte notarié il sera possible d’arbitrer sur le champ qui du Littoral de la Somme ou de la Chronique Médicale et donc par voie de conséquence qui de Philippe Delorme ou de Laure de la Chapelle a commis une erreur en indiquant que les époux Deschamps avaient reçu le [ Coeur Lescroart ] de l’un des deux docteurs Gabriel Pelletan ou Gabriel Delatour !  

ET LA STUPEUR !!!  … A suivre …   » avons-nous écrit ! en effet

Il suffit de se reporter aux pages de la Nouvelle Revue Rétrospective que nous avons publiées hier ( voir en bas de page ) pour conclure à l’évidence que la Chronique Médicale de 1895 a commis une très grave erreur en reproduisant l’attestation du Dr de la Martellière, selon laquelle le coeur détenu par M Dumont aurait été légué à M et Mme Deschamps par le Dr Delatour au lieu du Dr Gabriel Pelletan !

 

Et là coup de théâtre hallucinant ! Avant de conclure sur ce point précis, afin de pouvoir refermer ce dossier qui finit par nous écoeurer, nous vérifions ce que Philippe Delorme a écrit dans son livre !

En voici la transcription précise : 
note 101 p 189 :
 » Dans sa  Nouvelle revue rétrospective ( op cit p 50 ) Paul Cottin donne la transcription de l’acte notarié du 22 juin, AUJOURD’HUI INTROUVABLE au Minutier Central ( cf note 5 )   »

[ OUI AUJOURD’HUI INTROUVABLE est-il écrit !!!]

Et au milieu d’une longue note 5 ( p 100 – 103 ! on peut lire ceci :
 »

Les documents originaux, provenant de la succession du docteur Philippe-Gabriel Pelletan, ont été déposés le 22 avril 1887 entre les mains de Me Paul Tollu, notaire à Paris (Archives natio­nales, Minutier Central, Etude XVIII-35-36 Répertoire). D’autre part, la liasse XVIII-1540 contient une chemise – hélas vide – portant cette mention : « 22 avril 1887, décharge du coeur de Louis XVII par Mme Deschamps à M. Barre n° 108 acte relié carton n° 7 ».

Lors de la remise du coeur à don Carlos, en 1895, ces papiers sont devenus la propriété du prince espagnol. (Le même répertoire du notaire Tollu garde trace, à la date du 22 juin 1895, d’une « décharge [par M. le] duc de Madrid, demeurant au château de Frohsdorf (Autriche), [à M. Pierre-Edouard] Dumont, demeurant à Paris, boulevard Haussmann n° 32, du coeur de Louis XVII ».)

Une lettre d’Edouard Dumont à Maurice Pascal, datée du 2 juin 1898 (Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, Manuscrit 14029/17), le confirme : « La vie manuscrite du docteur Philippe-Jean Pelletan écrite par lui-même fait partie des papiers déposés en l’étude de M’ Paul Tollu, et que j’ai donnés à Don Carlos. M. le comte Urbain de Maillé a seul le pouvoir de donner l’autorisation de consulter lesdits papiers. »

Nous ignorons où se trouvent aujourd’hui ces originaux.

Ont-ils été déposés à Frohsdorf, ont-ils été vendus, perdus ou appartiennent-ils à l’un des descendants de don Carlos ? Sont-ils restés dans la famille du comte Urbain de Maillé ? »

 

VOILA LES INFORMATIONS QUE PHILIPPE DELORME DONNE EN COMPLEMENT A SA NOTE n°101 ( p 189 ) où il est écrit :

 » Dans sa  Nouvelle revue rétrospective ( op cit p 50 ) Paul Cottin donne la transcription de l’acte notarié du 22 juin, AUJOURD’HUI INTROUVABLE au Minutier Central ( cf note 5 )   » Nous en avons déjà extrait plusieurs passages, mais ce DOCUMENT CAPITAL mérité d’être cité à nouveau ici dans son intégralité :
… / …

CETTE IMPOSTURE PELLETAN EST AUJOURD’HUI ETAYEE

PAR DES DOCUMENTS FANTOMES !

OU EST LA CHIMERE EVOQUEE PAR CAMBACERES LE 22

JANVIER 1795 ?

DANS L’ARGUMENTATION DE PHILIPPE DELORME ?


OU DANS CELLE QUI VIENT DE VOUS ETRE PRESENTEE

SUR CE SITE AU NOM DE TOUTE L’EQUIPE DU CRIL17

( Cellule de Recherches sur Internet de Louis XVII ) ?
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5 / Nous avons écrit ci-dessous :

 » 11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan propriétaire du  [ Coeur Lescroart ]

 

[ Mais à quel titre le [ Coeur Lescroart ] conservé selon toute apparence, jusqu’en 1886-1887 ( et non jusqu’en 1895 ) , dans le coffre de Me Barre, devient-il la propriété de Prosper Deschamps avant de devenir celle de M Dumont après le décès de Mme Deschamps en 1887, à une date qu’il serait opportun de pouvoir établir  ??? … ]

Une réponse circonstanciée et très précise s’impose d’autant plus que nous venons de découvrir une nouvelle énigme, surgie d’une lecture attentive de l’analyse de Laure de la Chapelle qui a écrit : 

 

 » Nous lisons en effet dans l’attestation du docteur Martellière, publiée dans la Chronique Médicale de 1895 :

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Delatour à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 
Or au lieu de ce texte on lit ceci dans Le littoral de la Somme ( repris par Philippe Delorme en note 102 p 193 )  :

 

« A l’occasion des fouilles opérées dans le cimetière Sainte Marguerite, qui firent découvrir les ossements d’un jeune homme de 16 ans environ, sachant que le cœur de Louis XVII légué par le docteur Gabriel Pelletan à Monsieur et madame Prosper Deschamps, actuellement possédé par monsieur Edouard Dumont, était à Neuilly, rue Perronet, j’eus la curiosité de demander à voir ce cœur … ».

 

Où est l’erreur ??? Dans le texte du « Littoral de la Somme » ou dans celui de la « Chronique Médicale  »  »

Mais il y a plus grave ! Au moment même où nous allions poster la question Scoooooop du jour :

Gabriel Pelletan a-t-il confié la garde – à moins que ce coeur ne lui ait été volé comme cela serait arrivé à son père ??? – au docteur Delacour, dont on trouve diverses traces documentaires dans la base de données de la BIUM pour les années 1870 ? … 
nous avons voulu vérifier ce que nous dit Philippe Delorme dans son livre ! Et là nouvelle STUPEUR qui s’ajoute à toutes celles des jours précédents ! .. 

On lit en effet dans la « Nouvelle Revue Rétrospective  » de 1895 le texte intégral de l’acte passé devant Me Tollu le 22/06/1895 et après avoir remarqué la très curieuse note de bas de page 53 où il est écrit :

 » Nous avons donné un fac-similé du vase et du coeur dans le numéro de la   Revue Rétrospective du 01/03/184 «   

[ Cela est VRAI mais il y a aussi une omission grave : pourquoi Paul Cottin oublie-t-il de rappeler qu’il a donné également –  par anticipation peut-être ???… – le  descriptif du 22/06/1895 que Philippe Delorme nous présente dans son livre comme étant aussi le descriptif du reliquaire lors de la décharge de Mme Deschamps à Me Barre en date du 22/04/1886, mais hélas aujourd’hui DISPARUE ?

Nous étions donc sur le point de poster ces réflexions lorsque nous avons voulu vérifier un « nanodétail » …
Que dit l’acte notarié du 22/06/1895 sur les antécédents de propriété du coeur remis au comte Urbain de Maillé, mandaté par don Carlos ?

Nul doute, nous sommes-nous dit, qu’à la lecture de l’acte notarié il sera possible d’arbitrer sur le champ qui du Littoral de la Somme ou de la Chronique Médicale et donc par voie de conséquence qui de Philippe Delorme ou de Laure de la Chapelle a commis une erreur en indiquant que les époux Deschamps avaient reçu le [ Coeur Lescroart ] de l’un des deux docteurs Gabriel Pelletan ou Gabriel Delatour !  

ET LA STUPEUR !!!  … A suivre …  

 

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4 /   » Le journaliste et historien Philippe Delorme, spécialisé dans les dynasties, vient de retrouver et d’éditer son journal « 

http://www.lefigaro.fr/livres/2009/06/25/03005-20090625ARTFIG00418-on-a-retrouve-le-journal-du-comte-de-chambord-.php

 

Merci à tout internaute qui pourrait en faire la lecture de nous dire ce qu’on peut y lire – ou ne pas lire … – pour la période 1871 – 1873 ( en priorité ) et qui pourrait avoir un rapport avec la réception par le comte de Chambord du « reliquaire de M Martin » évoqué par la lettre du Père Bole du 16/11/1885 au Père de Boislève, conservée par les Jésuites de Vanves …

 

Pour ne rien ajouter au malheur du monde  royaliste [ pour paraphraser Albert Camus dont les manants du Roi nous rappellent aujourd’hui la si magnifique formulation :  »  » Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».] est-ce qu’on pourrait nous dire également s’il s’agit de « l’agenda du comte de Chambord ou de son journal intime  » SVP ?

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Voir ci-dessous in version 0.1 le SCOOOP du jour dans l’attente de vérifications ( selon une information reçue hier soir par téléphone, d’une source très autorisée et digne de foi, mais nous craignons seulement d’avoir mal entendu ) …
JJ/MM/AAAA : dépôt à Frohsdorff  du [ Coeur Lescroart ] …/…

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2 / Il est donc URGENT que nous résumions le nouvel état de la question de la traçabilité historique du coeur  » Louis XVII  » inhumé à saint Denis, par un « Zoom » sur la période 1830 – 1895 ! 

 

En premier lieu de la confrontation des sources disponibles il ressort – sauf erreur ou omission que nous prions tout internaute qui la constaterait de corriger aussitôt :

 

Rappelons tout d’abord qu’il est essentiel d’avoir l’esprit que 1894 est comme nous le rappelle cet article une année de nouvelles fouilles dans le cimetière de sainte Marguerite  … ce qui nous renvoie aussitôt à l’étude que nous avons faite sur le forum MSN   et dont nous devrons peut-être reprendre ici les éléments essentiels, si cela s’avérait nécessaire …

1 / Comme nous l’avons écrit dans Bienvenue et informations diverses le 18/06
« Il se passe quelque chose d’important en ce moment par rapport à la question Louis XVII !

Notre message ( n° 98 ) posté sur
http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-25702

a été accepté !

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  • MAJ 26/06

6 /  On pourra lire les renseignements précieux que Laure de la Chapelle nous donne au sujet de Gabriel Pelletan et la fausse hypothèse qu’elle fait au sujet du nom de sa mère inconnue que nous venons juste de rejeter …

Quant à Philippe Delorme, voici ce qu’il a écrit p 68 sur le point très précis qui nous interesse ici :

 » Philippe-Gabriel Pelletan – qui n’a pas d’enfant –a nommé pour exécuteur testamentaire Me Edouard Barre, notaire honoraire, et pour son légataire uni­versel un cousin de sa femme, l’architecte Prosper Deschamps. En procédant à l’inventaire de la suc­cession, Barre retrouve le coeur de Louis XVII enfermé dans son vase de cristal, tel que le docteur Pelleta lui avait montré quelques années auparavant ( note 90 )  »

Et en ( note 90 ) on peut lire p 181 le récapitulatif publié par la Nouvelle revue rétrospective 1895 qu’on pourra lire à nouveau en page 51 et 52 que nous avons déjà publiées ( voir bas de page ) :

Or qu’est-il dit sur le fait que le coeur aurait été confié à la garde de la mère de Gabriel Pelletan de 1830 à 1853 avant d’apparaître dans l’étude de Me Barre pour y être mis dans le coffre ? RIEN !

En remontant dans le temps on a la simple succession apparente suivante pour les dépositaires-propriétaires du coeur :
Dumont =>  sa mère, Mme Vve Deschamps => son mari Prosper Deschamps => légataire universel de  Philippe – Gabriel Pelletan => héritier de son père Philippe Jean Pelletan !

 

D’où la nouvelle question iconoclaste que nous osons poser :

Qu’est-ce qui interdit de penser qu’en 1853 Gabriel Pelletan aurait eu l’idée  d’inventer un coeur de « Louis XVII » , qu’il aurait pris dans une quelconque collection publique ou privée et qu’il aurait mis dans une urne de cristal après avoir pu, sans difficulté, l’attacher au haut du vase par une tige, comme on le voit sur le fac similé de 1894 ? 
Cette même opération n’aurait-elle pas été impossible en août 1830 avec un coeur desséché depuis plus de 20 ans, comme cela aurait dû être le cas, si les  conditions dans lesquelles le [ Coeur Lescroart ] aurait été retrouvé, n’étaient pas absolument invraisemblables et irrecevables ?…  

chrono accessoires et fausses reliques 0.4

 

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)] . Le détail très important à noter ici est l’absence de toute attache du coeur au haut du vase, composé de deux parties qui semblent scellées  » par un cercle de vermeil dentelé à l’endroit où elles se rapprochent. L’une et l’autre partie sont enfin réunies par un ruban blanc de soye (sic), scellé du cachet de M Pelletan qui empêche d’ouvrir le bocal. « 

 

1853 : selon la déclaration faite le 12/02/1854 Gabriel Pelletan nous dit qu’il a récupèré le coeur qu’il avait confié à sa mère et on  ne sait même pas qui était sa mère puisqu’il est établi qu’il est un enfant naturel de Philippe Pelletan ! 

Où est la preuve que sa mère inconnue était en possession d’un coeur en 1853 et ce depuis quand ?  …    mais c’est HALLUCINANT !


12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan qui ne sera connu que le 01/03/1894 grâce à la Revue Rétrospective !
mais pour quelles raisons Gabriel Pelletan a-t-il écrit ce récit à cette date et à destination de qui ?
Où est la preuve qu’avant cette date Gabriel Pelletan ait été en possession d’un coeur ?

Qu’est-ce qui interdit de penser que le récit qu’il fait le 12/02/1854 est destiné tout simplement à accompagner son invention d’un nouveau coeur de « Louis XVII » , dont on ne verra le fac-similé que dans la revue rétrospective du 01/03/1894 ? 
Comment se fait-il en effet que le billet de Lescroart ait été conservé – si on en croit Paul Cottin –  alors que Gabriel Pelletan écrit qu’il ne sait pas où il a caché les autres documents justificatifs en sa possession, qui ont été établis en août 1830 ?  

 

01/03/1894 : publication par la Revue Rétrospective du récit de Gabriel Pelletan. du 12/02/1854 ! …  Dans ce document on trouve la transcription du billet remis par Lescroart à Pelletan où il est écrit :

 » Un singulier hasard m’ayant fait (tomber) entre les mains des pièces relatives aux (restes ) 1 du roi Louis XVII qui ont été déposés à l’Archevêché … »
en note 1 de bas de page, Paul Cottin a précisé : 
 » un des coins du billet est déchiré »     

La NR poursuit ensuite avec le récit extravagant de Gabriel Pelletan qui est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le rapporter une fois encore ! …

 

Nous nous bornerons à préciser :

* 1 * que ce récit est irrecevable non seulement par lui-même, car Gabriel Pelletan à la différence de son demi-frère Pierre Pelletan n’a aucune sensibilité royaliste qui puisse justifier son comportement – on peut même supposer que ce qu’il fera ensuite sera pure dérision de sa part à l’égard de la famille royale et en bon bonapartiste de l’époque à l’égard des royalistes en général …

* 2 * que ce récit est irrecevable ensuite en raison de tous les faux témoignages et invraisemblances de toutes sortes qui ont servi à étayer le montage de cette honteuse manipulation …  

* 3 * enfin, après mûre reflexion et confrontation de toutes les sources documentaires disponibles – sous toutes réserves de preuves contraires à découvrir – nous acceptons provisoirement l’explication de Paul Cottin dans sa publication de la Nouvelle revue rétrospective de 1895, selon laquelle une erreur d’impression a été commise dans la première version du 01/03/1894 et qu’il fallait bien lire août 1830 et non février 1831 au sujet de la découverte de Lescroart …

Mais nous ajoutons aussitôt que selon les documents disponibles ( Revue Rétrospective 1894 et 1895 ) Lescroart n’a remis à Gabriel Pelletan que  » des pièces relatives aux (restes ) du roi Louis XVII  »  ! Il n’est question en aucun cas de remise d’un coeur ! Et on ne peut que s’étonner de voir l’expression  » roi Louis XVII  » sous la plume d’un des acteurs du sac de l’archevêché de Paris …

 

jj/mm/1894 : le Dr Martelière voit le coeur dans l’urne chez Gabriel Pelletan

 

——

5 / Une remarque préalable s’impose immédiatement :

n’ayant aucune connaissance médicale, nous nous garderons bien de nous aventurer dans la confrontation et l’étude des analyses des experts qui ont donné leur avis sur l’âge possible de la personne à qui a appartenu le viscère et sur ses divers aspects ( taille, présence ou non de tel ou tel élément du coeur … ) au fil des jours du XIX ème siècle !… 

Après avoir rappelé qu’il y a les plus radicales contradictions entre les avis des uns et des autres, nous bornerons notre étude aux seuls éléments extèrieurs aux 2 coeurs, et qui en jalonnent tout le parcours ( urne, accessoires divers, documents, attaches, position … ).


4 / Enfin , pour conclure définitivement, comment ne pas être stupéfait de constater qu’il  n’ait été tiré aucune conséquence d’un fait que peut constater tout chercheur, pouvant accéder à la
Revue Rétrospective du 01/03/1894 !   

Dans le récépissé de Mgr de Quelen à Pelletan du 23/05/1828 ( p 196 – 198 )  comme dans  la note de Mgr de Quelen remise à Charles X en 1829 (p 198 – 200 )  il n’est fait aucune mantion de la présence du coeur du premier Dauphin à l’Archvêché de Paris !

Or s’il est logique qu’il n’en ait pas été fait mention dans le récépissé du 23/05/1828, il est invraisemblable que Mgr de Quelen ait omis d’évoquer la présence de ce coeur à l’archevêché en 1829, compte tenu de ce qui est explicitement proposé eu Roi !  

Ce serait absurde ! Mais peut-être Mgr de Quelen ne savait-il pas que le coeur du premier Dauphin avait été transféré de la mairie du XII ème arrondissement à l’archevêché ? Ou s’il le savait, peut-être en a-t-il confié le secret à Lescroart seul lors de sa visite à l’archevêché à l’occasion du « hourvari »  de juillet 1830 et ainsi d’écho indirect en écho indirect Maurice Pascal a-t-il pu apprendre à tous les historiens qui l’avaient ignoré pendant près de 70 ans que :

 » …/… au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur  de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dûs, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs-, au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution.
Ce qui retarda la remise du
coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva »  

 

Et si Philippe Delorme écrit effectivement /

«  … l’auteur ( Maurice Pascal ) se trompe en affirmant que le coeur du premier Dauphin a été déposé au Val-de-Grâce  »

où a-t-il lu que
 » … Nous savons simplement que l’intention de Mgr de Quelen et du comte de Clermont-Tonnerre était de placer les deux coeurs au Val-de-Grâce, ce qui d’évidence n’a pas eu lieu «    

alors qu’il écrit ensuite :

 » Si le reliquaire a été effectivement déposé à l’archevêché – ce dont je doute – il est à craindre que le coeur du fils aîné de Louis XVI y ait été détruit lors du sac «  ??? …

 

DONT ACTE ! Nous pouvons donc passer maintenant à l’étude du suivi des divers accessoires qui jalonnent l’histoire de ces « coeurs Pelletan-Louis XVII  » dont on pourrait dire à l’instar d’une célébre formule populaire  »  plus invraisemblable aujourd’hui qu’hier et moins que demain …

 

 

3 / Avec les notes précédentes nous sommes au coeur même de l’imposture du témoignage de Maurice Pascal qu’il est aujourd’hui essentiel de disséquer afin que l’autopsie de la thèse encore dominante soit définitive !

 

On lit en effet :

 » II [ Maurice Pascal ] se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan.  »

C’est donc en 1895 qu’on apprend, grâce à « Maurice Pascal qui se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan « qui les a exposés pour la première fois en 1854 – mais qui a malheureusement perdu tous ses justificatifs écrits quu’il ne retrouve plus parce qu’il les a trop bien cachés … – que le coeur du premier Dauphin aurait été présent à l’archevêché de Paris entre 1816 et 1830 ! …

Et en fait, c’est A CAUSE de la présence de ce coeur de Louis Joseph à l’Archevêché de Paris – dont Philippe Delorme doute fortement lui-même à si juste titre – que, par suite des circonstances politiques que nous connaissons, le coeur de « Louis XVII  » n’a pas pu recevoir les honneurs que la famille royale avaient décidé de lui octroyer !
C’est ce MENSONGE QUI FONDE TOUTE LA DEMARCHE DE Maurice Pascal et on ne peut qu’être profondément affligé de voir la liste de ceux qui malheureusement lui ont fait confiance, pour des raisons que nous ne souhaitons pas examiner …

Ainsi que nous l’avons déjà abondamment cité, le Dr Martelière s’est lui-même gravement interrogé sur cette certitude, historiquement établie, du refus par la famille royale du coeur « Pelletan  » :  

« Mais pourquoi ces refus obstinés de la famille royale de 1814 à 1890 ? »


Et ici il est peut-être opportun de rappeler que les Orléans, aussi bien feu Mgr le comte de Paris que l’actuel chef des Orléans, ont refusé de reconnaître le coeur « Pelletan « , comme étant celui de Louis XVII ou de Louis Charles Capet ! … 

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2 / Rappel pour mémoire :
M Delorme a écrit ( p 76 – 77 )

 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle de Frohsdorff ( note 104 ) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fchu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de son exécution »

note 104 ( p 205 ) on lit :

 » L’exemplaire de la BNF de l’article du «  Littoral de la Somme «  ( cf note 80 ) comporte à la fin cette mention de la main de Maurice Pascal :  » Le coeur royal fut porté, de Venise à Froshdorff (sic ), par le chevalier de Héber. M.P.  »   

En fait Philippe Delorme aurait dû écrire, selon l’information reçue au téléphone de notre source digne de foi :

 » La précieuse relique sera ensuite transférée dans la chapelle de Frohsdorff ( note 104 ) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie d’épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris,  du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie Antoinette portait le jour de son exécution »

Et pour être aussi complet que possible, voici ce qui est écrit en note 80 ( p 172-173 ) , citée ci-dessus : 

 »   » 80.Voir l’extrait du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 (Louis XVII, fin de l’odyssée  d’un coeur royal, tiré à part  « offert à la Bibliothèque nationale par M.
Maurice Pascal, licencié en droit, 76, rue de la Victoire, Paris. 11 juillet 1898
», Lb39 11691). Ce long article, fort edocumenté, a sans doute été rédigé – ou inspiré – par l’érudit Maurice  Pascal lui-même, à l’occasion de la remise du coeur à don Carlos. II se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan. On peut y lire notamment :

« Il est également utile de faire remarquer [..1 qu’au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeur  de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dûs, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs-, au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution. Ce qui retarda la remise du coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva. » Cet exposé mérite quelques commentaires …/… >> .

Nous renvoyons nos lecteurs au livre de Philippe Delorme pour y découvrir les doutes de l’auteur dont nous avons déjà fait état lorsque nous nous sommes interrogés la première fois sur le destin du coeur du premier dauphin découvert dans la mairie du XII ème arrondissement …
Pour notre part nous nous contenterons d’ajouter ce qui va suivre et qui sera notre conclusion définitive sur ce dossier très précis du coeur du premeir Dauphin !
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1 / ### Nous confirmons l’information donnée hier sous toutes réserves et reçue d’une source très autorisée et digne de foi :

Il est écrit ( selon toute vraisemblance par Maurice Pascal ) que le coeur de Louis XVII [  » après avoir « rencontré le coeur de son frère aîné »  à l’archevêché de Paris ] s’est retrouvé, outre les insignes reliques de « sa mére  » évoquées ci-dessus  » en compagnie d' » épines de la couronne du Christ qui étaient auparavant à la Sainte Chapelle à Paris » !

On comprend que Philippe Delorme se soit bien gardé de reprendre cette information d’une manière ou d’une autre dans son livre  » Louis XVII la vérité  » , car elle discrédite à elle seule tout l’argumentation fondée sur l’intervention – ô combien stratégique – de Maurice Pascal et son témoignage unique, dans toute cette affaire de la remise du coeur de « Louis XVII » à don Carlos en juin-juillet 1895 !  ####

Et parce que nous voulons en finir avec ce dossier des coeurs Pelletan pour ne plus avoir à y revenir, nous allons poursuivre toutes nos investigations et réflexions jusqu’à l’extrême limite de ce qui est à notre portée !

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Chers amis qui suivez attentivement les messages postés sur cette page,  nous pourrions arrêter ici nos investigations et clore définitivement ce dossier après les dernières découvertes que nous venons de faire et qui ne sont que le fruit de notre réflexion sur des documents connus de tous les chercheurs depuis plusieurs années !

 

Mais l’expérience nous ayant appris qu’il fallait toujours achever un travail en cours, nous allons donc aller jusqu’au terme ultime des investigations qui sont possibles, compte tenu des moyens dérisoires qui sont les nôtres !

 

En effet il nous faudrait aller en Italie et en Autriche pour pouvoir identifier avec une précision indispensable, à la mesure de l’enjeu, quel a été le parcours précis du coeur  » Louis XVII  » entre Venise et Paris du 02/07/1895 à 1975 afin d’essayer d »établir à qui appartient le coeur inhumé à Saint Denis ! …

 

Mais peut-être cela sera-t-il possible un jour grâce à un financement par des dons versés via paypal sur le compte qui sera bientôt ouvert sur notre site laboratoire n°1, dans lequel celui-ci est désormais intégré via le menu d’accueil, comme vous pourrez le voir dans la marge gauche de  http://www.louisxvii.info … 

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27/06/09

Chers amis, voici la preuve de la pertinence de l’hypothèse que nous avons osé faire depuis quelques jours et que je viens de découvrir à l’instant

!

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=12650#comment-26049

 

99

Philippe DELORME
25 juin 2009 à 20:06

Il ne s’agit pas d’un “reliquaire de M. Martin” (on ne voit pas d’ailleurs pourquoi le prince aurait nommé aussi bizarrement le coeur de Louis XVII ) mais le “reliquat de M. Martin”.
C’est cette formule qui figure dans une lettre du comte de Chambord, conservée par Roch de Coligny, l’expert chargé de ces archives
(http://expert.over-blog.com/pages/Archives_du_Comte_de_Chambord-1468568.html )

  1. de COligny m’a d’ailleurs dit avoir eu un contact avec MMe de la Chapelle à ce sujet.

D’autre part, je confirme que rien, dans le Journal que je viens d’éditer, ne laisse supposer que le comte de Chambord aurait pu recevoir un hypothétique “coeur de Louis XVII” à Frohsdorf.

Enfin, les rares fois où il évoque Louis XVII sont pour stigmatiser l’imposture de Naundorff et de Richemont (autre faux dauphin fort connu dans son temps).

Désolé de détuire encore quelques-uns de vos beaux rêves…

Mais au fait, mon cher Bories, pourquoi ne pas acheter le livre ?

Philippe DELORME
http://phidelorme.blog.lu

100

Charles Bories
27 juin 2009 à 20:56 Your comment is awaiting moderation.

Cher Monsieur Philippe Delorme !

Mille mercis pour cette divine surprise !

Un dialogue serait-il enfin possible entre mes rêves que je cherche en vain à détruire depuis plusieurs années et vos certitudes ?

Si tel était le cas je serai infiniment heureux de vous passer commande de votre livre en vous priant de bien vouloir y ajouter une dédicace !

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Chers amis, nous approchons du terme de nos recherches sur ce dossier !

Tout nous porte désormais à faire l’hypothèse suivante :

Le 12/02/1854 le Dr Gabriel Pelletan a prétendu avoir récupéré le [ coeur Lescroart ] après en avoir confié la garde, depuis une date indéterminée, à sa mère dont l’identité est aujourd’hui encore inconnue.

Le 12/02/1854 Gabriel Pelletan a fait un récit imaginaire de sa découverte du [ coeur Lescroart ] qu’il  prétend avoir faite à la date du 05/08/1830, date à laquelle il n’a pu retrouver que les papiers et autres objets remis par son père à Mgr de Quelen, le 23/05/1828,  et qui avaient pu échapper au pillage de l’archevêché de Paris des derniers jours de juillet 1830.

 

En 1854 Gabriel Pelletan a confié à Me Barre le prétendu [ coeur Lescroart ] qui était en fait celui d’une personne récemment autopsiée.

Ainsi qu’on peut le voir sur le fac-similé publié par la Revue rétrospective du 01/03/1894 le coeur a pu être attaché au haut de l’urne grâce à un cylindre de cuivre, ce qui aurait été impossible avec le coeur desséché, que son père a prétendu avoir prélevé sur le corps de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795, sous le nom de Louis XVII.

Nous allons donc nous employer désormais à confronter cette hypothèse avec tous les faits et documents qui pourraient lui être contraires. Est-il nécessaire d’ajouter que notre plus chaleureuse reconnaissance est acquise à tout internaute qui nous permettrait de valider ou d’abandonner définitivement cette hypothèse, afin que nous puissions reprendre nos recherches prioritaires dès que possible ?
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MAJ 27/06                                          EN  RESUME

 

4 / Un de nos amis vient de nous poser une excellente question par téléphone :

En définitive combien y-a-t-il de coeurs rééls dans cette affaire ?

 

En l’état actuel de nos réflexions nous pouvons répondre ceci, en identifiant chaque coeur par le  ou les noms de celui ou de ceux qui l’ont eu en dépôt à un moment ou à un autre : 

 

I / coeur « ??? – Philippe Pelletan – Tillos – Philippe Pelletan – Mgr de Quelen – Pierre Pelletan – comte de Chambord – …   » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est inconnu …

 

II / coeur  » 1854 – Gabriel Pelletan – 1895 – don Carlos – ….  » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est tout aussi inconnu que pour le premier …

 

III / coeur  » … – princesse Massimo – 1975 –  Mémorial de France à St Denis –  …  »  

 

Pour la suite, merci de bien vouloir patienter jusqu’à la semaine prochaine ou de vous reporter à ce qui a déjà été affiché sur le forum MSN

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3 / Après confrontation de toutes les informations disponibles il nous semble tout à fait raisonnable de faire l’hypothèse contraire à celle de Laure de la Chapelle au sujet de la visite d’un fils du Dr Pelletan à Holyrood en 1832 ! 

 

Une lecture très attentive permet – nous semble-t-il – de conclure que c’est Pierre Pelletan, de sensibilité royaliste, qui a rendu visite à la duchesse d’Angoulême et non son demi-frère Gabriel, qui était bonapartiste *** note *** selon les indices que Laure de la Chapelle elle-même nous donne dans son étude ! 

 

Nous reviendrons la semaine prochaine sur les détails de notre argumentation faite à partir des textes disponibles ici ou là, mais hélas avec les réserves exigées par l’impossibilité de vérifier nos conclusions par confrontation avec les sources manuscrites …

Enfin, nous devrions être en mesure de clore ce dossier dans le courant de la semaine prochaine, par une synthèse chronologqiue globale que nous proposerons à l’attention de ceux qui nous honorent de leur confiance, et en terminant par la question des questions :

mais comment peut-on expliquer alors que les analyses ADN d’avril 2000 aient pu révéler que le profil ADN mt du coeur analysé soit le même que celui de la Reine Marie – Antoinette ?

 

[ *** Note *** : A ce sujet, si on replace la démarche en 1853-1854 de Gabriel Pelletan dans le contexte politique de l’époque – ( pour mémoire il existe encore aujourd’hui des bonapartistes qui osent écrire que Louis XVI a mérité la mort pour cause de trahison de la France …)  – compte tenu des haines féroces qui existaient alors entre royalistes et bonapartistes, il n’est pas déraisonnable d’imaginer que Gabriel Pelletan a réalisé une opération de dérision envers la famille royale et les royalistes en général, perpétuant ainsi à sa manière la haine révolutionnaire contre la Royauté capétienne  ! …]

 

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2 / Pour essayer de résoudre cette nouvelle énigme, nous rassemblerons dans un premier temps toutes les pièces du puzzle, constituées de toutes les traces documentaires laissées par les témoignages des uns et des autres.

Dans toute la mesure où cela sera possible, nous nous efforcerons de faire cette esquisse dans l’ordre chronologique au fil de chaque MAJ …

On comprendra facilement que nous ne puissions pas reprendre ici tous les éléments de la controverse que nous avons largement développée sur le forum MSN

1853 : Me Barre prend ses fonctions de notaire et Gabriel Pelletan lui confie le [  coeur Lescroart ] qu’il conservera dans son coffre jusqu’à sa remise à Mme Vve Deschamps ( 04/1887 ) 

 

12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan sur la découverte du [ coeur Lescroart ]

08/1875 : Gabriel Pelletan désigne Me Barre comme exécuteur testamentaire

1877 : Me Barre cesse ses fonctions de notaire et devient notaire honoraire

11/10/1879 : décès de Gabriel Pelletan

01/03/1894 : publication du récit du 12/02/1854 de Gabriel Pelletan qui décrit le coeur qu’il aurait retrouvé sur un tas de sable après le très violent orage de la nuit du 04/ au 05/08/1830 :
 » le coeur entièrement intact avait encore conservé son odeur d’esprit de vin  »

Cette description sera complétée ainsi par Maurice Pascal dans le Littoral de la Somme ( 16/11/1895 ) ( repris en note 87 p 179 Philippe Delorme )
 » M Pelletan …/…. reconnut le coeur à sa couleur rouge foncé ( le dr Pelletan n’en avait pas exprimé le sang ) …/… « 

 

22/06/1895 Dans la décharge donnée à Edouard Dumont  par le duc de Madrid M° Paul  Tollu note soigneusement la remise

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis. Cette boîte, fendue en deux endroits, de bas en haut, est retenue d’un côté par une bordure de papier blanc collée au bois et deux fils de laiton en cuivre serrant latéralement en bas et en haut ladite boîte ; laquelle est garnie intérieurement de velours grenat ;

2° Enfin de cinq morceaux du même bois jaune et verni paraissant être la partie supérieure du cylindre de la boîte ci-dessus ; sur l’un de ces morceaux, non garnis de velours, on lit, en caractères d’une écriture difficile et à la main

« Boîte brisée du cœur de L. »

Ces débris sont accompagnés d’un fil de laiton de cuivre semblable à ceux ci-dessus décrits, et d’un autre fil de coton avec une petite bande de soie sur laquelle est un petit cachet en cire noire aux initiales G.P ».

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1 / Tout récemment nous avons évoqué le récent article de Laure de la Chapelle, paru dans les « Cahiers Louis XVII  » ( juin 2009, n°41 ) selon lequel Gabriel Pelletan a rendu visite à la duchesse d’Angoulême à Holyrood pour lui présenter le coeur récupéré après le sac de l’archevêché de juillet 1830 !

Dans un premier temps nous avions adopté cette conclusion de Laure de la Chapelle, mais il est évident aujourd’hui qu’un tel fait, s’il s’avérait exact, serait en contradiction radicale avec l’hypothèse que nous avons formulée hier pour la première fois et que nous serions donc dans l’obligation d’abandonner aussitôt formulée !

Mais que madame la Présidente du CEHQL17 veuille bien nous pardonner ! Malgré la profonde estime et la reconnaissance que nous avons pour ses recherches et l’ensemble de ses travaux nous avons pu constater que tout comme n’importe quel chercheur de bonne foi, il pouvait arriver qu’elle fasse des erreurs d’interprétation en raison de la complexité inouïe de cette énigme Louis XVII !

D’où la question :

est-il sûr et certain que ce soit Gabriel Pelletan qui soit allé à Holyrood pour faire agréer le coeur trouvé à l’archevêché de Paris ?

ne serait-ce pas plutôt Pierre Pelletan dont Laure de la Chapelle a d’ailleurs établi, qu’à la différence de son demi-frère il avait été de sensibilité très royaliste ? 

Dans ce cas , tout deviendrait limpide !

C’est donc la question que nous allons étudier en priorité par confrontation de toutes les informations et sources disponibles ! 

 

chrono accessoires et fausses reliques 0.5

 

23/05/1828 : décharge de Mgr de Quelen à Madame Pelletan, suite à la remise d’un mémoire de Pelletan et d’ « un vase de cristal rempli d’esprit de vin, renfermant un cœur desséché «  [ C4(1828)] . Le détail très important à noter ici est l’absence de toute attache du coeur au haut du vase, composé de deux parties qui semblent scellées «  par un cercle de vermeil dentelé à l’endroit où elles se rapprochent. L’une et l’autre partie sont enfin réunies par un ruban blanc de soye (sic), scellé du cachet de M Pelletan qui empêche d’ouvrir le bocal. « 

 

1853 : selon la déclaration faite le 12/02/1854 Gabriel Pelletan nous dit qu’il a récupèré le coeur qu’il avait confié à sa mère et on  ne sait même pas qui était sa mère puisqu’il est établi qu’il est un enfant naturel de Philippe Pelletan ! 
Où est la preuve que sa mère inconnue était en possession d’un coeur en 1853 et ce depuis quand ?  …

12/02/1854 : récit de Gabriel Pelletan qui ne sera connu que le 01/03/1894 grâce à la Revue Rétrospective !
Mais pour quelles raisons Gabriel Pelletan a-t-il écrit ce récit à cette date et à destination de qui ?
Où est la preuve qu’avant cette date Gabriel Pelletan ait été en possession d’un coeur ?

Qu’est-ce qui interdit de penser que le récit qu’il fait le 12/02/1854 est destiné tout simplement à accompagner son invention d’un nouveau coeur de « Louis XVII » , dont on ne verra le fac-similé que dans la revue rétrospective du 01/03/1894 ? 
Comment se fait-il en effet que le billet de Lescroart ait été conservé – si on en croit Paul Cottin –  alors que Gabriel Pelletan écrit qu’il ne sait pas où il a caché les autres documents justificatifs en sa possession, qui ont été établis en août 1830 ?  

 

01/03/1894 : publication par la Revue Rétrospective du récit de Gabriel Pelletan. du 12/02/1854 ! …  Dans ce document on trouve la transcription du billet remis par Lescroart à Pelletan où il est écrit :

 » Un singulier hasard m’ayant fait (tomber) entre les mains des pièces relatives aux (restes ) 1 du roi Louis XVII qui ont été déposés à l’Archevêché … »
en note 1 de bas de page, Paul Cottin a précisé :
 » un des coins du billet est déchiré »     

La NR poursuit ensuite avec le récit extravagant de Gabriel Pelletan qui est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le rapporter une fois encore ! …

 

Nous nous bornerons à préciser :

* 1 * que ce récit est irrecevable non seulement par lui-même, car Gabriel Pelletan à la différence de son demi-frère Pierre Pelletan n’a aucune sensibilité royaliste, qui puisse justifier son comportement – on peut même supposer que ce qu’il fera ensuite sera pure dérision de sa part à l’égard de la famille royale et en bon bonapartiste de l’époque à l’égard des royalistes en général …

* 2 * que ce récit est irrecevable ensuite en raison de tous les faux témoignages et invraisemblances de toutes sortes qui ont servi à étayer le montage de cette honteuse manipulation …  

* 3 * nous acceptons toutefois – à titre provisoire – la version de la Nouvelle revue rétrospective de 1895 au sujet de la datation d’août 1830 au lieu de février 1831

Mais nous ajoutons aussitôt que selon les documents disponibles ( Revue Rétrospective 1894 et 1895 ) Lescroart n’a remis à Gabriel Pelletan que  » des pièces relatives aux (restes ) du roi Louis XVII «   ! Il n’est question en aucun cas de remise d’un coeur ! Et on ne peut que s’étonner de voir l’expression  » roi Louis XVII  » sous la plume d’un des acteurs du sac de l’archevêché de Paris …

*4 * enfin et surtout – pour étayer notre pauvre argumentation,  nous ne pouvons pas nous empêcher de rappeler la pieuse démonstration de Philippe Delorme qui nous émeut jusqu’à l’âme quand il écrit p 67 :

 » Gabriel Pelletan ne tardera pas à renfermer la relique royale – miraculeusement préservée – dans une nouvelel urne, identique à l’ancienne, et au fond de laquelle il place les quinze morceaux de cristal pieusement ramassés dans les décombres de l’archevêché  » Comme pour l’épisode Tillos, je serais tenté de dire que l’aventure est trop incroyable pour … être fausse !  » 

Voilà la méthode historique de l’historien qui a résolu la question Louis XVII et qui a insulté publiquement ses contradicteurs survivantistes en les qualifiant de « mystico-dingos, monomaniaques et négationnistes de tous poils  » .

jj/mm/1894 : le Dr Martelière voit le coeur dans l’urne chez Gabriel Pelletan

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MAJ 29/06/09

5 / Dans le récepissé de Mgr de Quelen il n’est donné aucune précision sur la dimension du vase de cristal que lui a remis Mme Pelletan !

Or le descriptif de Me Tollu semble suggérer – sauf erreur – que la boîte décrite ci-dessous contenait le coeur réceptionné par Mgr de Quelen :

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis »

Mais comment le coeur dont le Dr Martelière nous dit en 1895 qu’il faisait 8 cm de longueur  pouvait -il être contenu dans un vase tel que décrit par Mgr de Quelen, et qui a dû en outre être mis en sécurité dans une boîte cylindrique en bois dur de 10 cm de hauteur ? C’est à nouveau invraisemblable !

Par contre le récit du Dr Dureau découvert par Laure de la Chapelle semble tout à fait vraisemblable  à condition de considérer qu’il s’agit de Pierre Pelletan ! 

  

 » Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte . »

 

Ce qui nous permet de conclure logiquement que Gabriel Peleltan ayant pu récupérer le Mémoire de son père a eu la « base de données   » indispensable pour inventer son histoire de la découverte du  » [ coeur Lescroart ] …

 

Et c’est ici qu’on retrouve un indice décisif qui, associé à tous les autres indices que nous avons déjà évoqués, nous autorise à conclure par cette hypothèse qu’il nous est encore impossible de vérifier :

 

Selon la tradition qui rapporte l’entretien qui a eu lieu en 1832 entre la duchesse d’Angoulême et le colonel Georges Mac Donell, dont fait état Laure de la Chapelle, il a été dit ;

 » … Grâce à son uniforme de garde national ( Pelletan ) put visiter les lieux ( de l’archevêché saccagé ) à son aise … »  

 

Or , d’une part – et sauf erreur à corriger immédiatement – nulle source documentaire connue n’établit que le Dr Gabriel Pelletan était garde national en juillet 1830 !

Et d’autre part le Dr Dureau rapporte ce détail très révélateur et décisif :

 » …/…l’archevêché ayant été pillé, la nouvelle en parvint à Pierre Pelletan,[ qui habitait à proximité ]  qui, pendant la bataille même, se rendit à l’archevêché occupé par la Garde Nationale.

Pelletan se fit connaître de l’officier commandant, et, accompagné par lui, se rendit de suite dans le cabinet de l’archevêque où, au milieu des papiers et objets divers qui jonchaient la pièce, il put retrouver la boîte intacte qui contenait le précieux viscère ; il le remporta chez lui, n’ayant pas le temps de chercher le volumineux dossier qui, jadis, avait accompagné la boîte .  »

 

Selon notre hypothèse étayée par les éléments que nous avons déjà exposés  et repris de l’analyse de Laure de la Chapelle, c’est donc cette boîte intacte contenant le vase de cristal remis à Mgr de Quelen le 23/05/1828 qui a été offerte en vain à Holyrood, par Pierre Pelletan à la duchesse d’Angoulême qui l’a refusée !

 

Et compte tenu de ses sentiments royalistes et des aléas de la vie qui l’ont conduit à la ruine, après cet échec, Pierre Pelletan a donc abandonné toute démarche de reconnaissance de ce coeur par la famille royale  !
Selon toute vraisemblance, ce n’est qu’après la mort de Pierre Pelletan ( 1845) et celle de la duchesse d’Angoulême ( 1851 ) que la seconde épouse et veuve de Pierre Pelletan, et Jules Kinkelin, ( issu d’un premier  veuvage de  la première épouse de Pierre Pelletan, qui l’avait adopté, d’où son nom de Jules Kinkelin Pelletan ) ont repris l’initiative auprès du comte de Chambord pour faire agréer le coeur qui avait été réceptionné sous conditions par Mge de Quelen  …

 

Et pendant ce temps Gabriel Pelletan menait son opération avec le concours de Me Barre, qui la poursuivit après sa mort avec le concours de Maurice Pascal et de Paul Cottin …

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4 / Pourquoi – à l’encontre de la conclusion de Laure de la Chapelle – pensons-nous que c’est Pierre Pelletan, et non son demi-frère Gabriel, qui a cherché à remettre le coeur récupéré après le sac de l’Archevêché à la duchesse d’Angoulême à Holyrood ?


4.1 Tout d’abord la réalité de la visite d’un fils Pelletan à la duchesse d’Angoulême entre 1830 et 1832 nous semble tout à fait établie par la qualité du témoin Georges Mac Donell, colonel d’un régiment d’Ecosse, personnage historique parfaitement identifié, à la différence de l’illustre inconnu de Maurice Pascal, le chevalier de Heber qui aurait apporté le [ coeur Lescroart ] à Frohsdorff à une date inconnue …

4.2 Dans le témoignage qui est parvenu jusqu’à nous, le prénom du fils Pelletan n’est pas donné de façon explicite par Mac Donell : or quelle que soit la conclusion qu’on pouvait avoir au sujet de l’authenticité du coeur, il n’avait existé qu’une seule transmission du [ coeur Lescroart ] à don Carlos : c’était celle qui avait été assurée par Gabriel Pelletan. 
ET c’est l’immense mérite de Laure de la Chapelle de nous avoir appris qu’il avait existé une seconde filière en parallèle.

C’est pourquoi les divers intervenants qui ont rapporté l’entretien qui a eu lieu à Holyrood en 1832 entre la duchesse d’Angoulême et le colonel Mac Donell ont, semble-t-il, inconsciemment  interprété certains éléments plus ou moins explicites des faits rapportés, en les greffant sur la tradition de la  » filière Gabriel Pelletan  » !

 

Or de cette tradition, la seule quasi-certitude qu’on puisse retenir est celle qui nous est apportée par l’acte de Me Tollu du 22 juin 1895 [  – sous la réserve expresse qu’il est impossible aujourd’hui à quiconque de vérifier quoi que ce soit, puisque nul ne sait ( ? ) où se trouve aujourd’hui l’original de cet acte qui ne pouvait être consulté en 1895 qu’avec l’autorisation du comte Urbain de Maillé ] , selon laquelle M Dumont héritier de Gabriel Pelletan a fait remise à don Carlos, par l’entremise de comte Urbain de Maillé :

 

« 1° D’une boîte cylindrique en bois dur, jaune et verni, ayant dix centimètres de hauteur, non compris un centimètre en retrait, avec pas de vis. Cette boîte, fendue en deux endroits, de bas en haut, est retenue d’un côté par une bordure de papier blanc collée au bois et deux fils de laiton en cuivre serrant latéralement en bas et en haut ladite boîte ; laquelle est garnie intérieurement de velours grenat ;

2° Enfin de cinq morceaux du même bois jaune et verni paraissant être la partie supérieure du cylindre de la boîte ci-dessus ; sur l’un de ces morceaux, non garnis de velours, on lit, en caractères d’une écriture difficile et à la main

« Boîte brisée du cœur de L. »

Ces débris sont accompagnés d’un fil de laiton de cuivre semblable à ceux ci-dessus décrits, et d’un autre fil decoton avec une petite bande de soie sur laquelle est un petit cachet en cire noire aux initiales G.P ».

 

3 / En attendant que Philippe Delorme réagisse ( éventuellemnt ) à notre message n°101 posté sur le site « noblesse et royautés  » nous allons donc poursuivre paisiblement nos recherches et nos réflexions sur ce dossier des ‘ coeurs Pelletan « , avec le ferme espoir de pouvoir conclure d’ici la fin de la semaine ! …

 

2 / Après avoir lu et relu le texte manuscrit du Comte de Chambord, nous n’arrivons pas à voir comment on peut discerner le mot  » reliquat  » là où nous lisons effecetivement  » reliquaire ‘ ! 
Désolé, cher Monsieur Philippe Delorme, mais vous faites erreur !
Certes votre interrogation sur la qualification de « reliquaire de ( ou à ?  ) M Martn  » pour un reliquaire qui serait vensé contenir le coeur de Louis XVII est parfaitement légitime !

Mais ici nous suivrons l’argumentation de Laure de la Chapelle en y ajoutant ceci à partir des éléments qu’elle nous donne par ailleurs !
Si nous avons bien compris – sauf erreur à corriger – ne serait-ce pas Jules Kinkelin Pelletan qui aurait transmis au comte de Chambord le coeur récupéré par son père, Pierre Pelletan ?

Si le comte de Chambord n’a eu qu’une très vague connaissance de l’intervention de Jules de Kinkelin dans cette affaire, on comprendrait alors facilement qu’il ait pu qualifier le reliquaire contenant le coeur récupéré par Pierre Pelletan, durant les émeutes de juillet 1830, de « reliquaire de M Martin »
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1 / Suite au fait nouveau de la réponse de Philippe Delorme à notre interrogation parue sur ce site , nous devrions vérifier très rapidement si nous avons fait un beau rêve en espérant qu’il soit possible de vivre un dialogue intellectuellement honnête entre royalistes de bonne foi, ayant des conclusions radicalement opposées et irréconciliables sur la question Louis XVII, si on veut bien considérer qu’il a existé une SEULE ET UNIQUE REALITE HISTORIQUE, dont nous cherchons à faire le compte rendu !  

Qui se trompe ? Philippe Delorme ou notre CRIL17 dont ce site exprime les conclusions au fil de nos recherches et de nos réflexions ? 

 

La logique la plus élémentaire nous invite donc à chercher à vérifier si ce que Philippe Delorme vient d’écrire le 25/06/2009, en réponse à notre question, est VRAI FAUX ou INCERTAIN 

———
25 juin 2009 à 20:06

Il ne s’agit pas d’un “reliquaire de M. Martin” (on ne voit pas d’ailleurs pourquoi le prince aurait nommé aussi bizarrement le coeur de Louis XVII ) mais le “reliquat de M. Martin”.
C’est cette formule qui figure dans une lettre du comte de Chambord, conservée par Roch de Coligny, l’expert chargé de ces archives

(http://expert.over-blog.com/pages/Archives_du_Comte_de_Chambord-1468568.html ) »

 

Il se trouve en effet que nous avons un premier moyen de vérification grâce à la LETTRE AUTOGRAPHE DU COMTE DE CHAMBORD , envoyée de Suisse à Frohsdorf le 21 janvier 1871  (voir l’original ICI)  d’où nous extrayons la page qui nous interesse ici, en priant Laure de la Chapelle et le responsable du musée Louis XVII de bien vouloir nous autoriser à l’afficher :

 

D’où les deux questions auxquelles nous avons à répondre ( sauf si un internaute veut mettre en cause sous sa responsabilité l’authenticité de l’image numérisée ci-dessus ) :

*1 * Le comte de Chambord a-t-il écrit  » reliquat  » au lieu de  » reliquaire  » ? 
Réponse ;
VRAI ( 1 ) FAUX ( 0 ) INCERTAIN ou IMPOSSIBLE A ARBITRER ( 9 )

* 2 * Dans l’un comme dans l’autre cas :

2.1 de quel « reliquat » le comte de Chambord attend-il l’envoi de M Martin ?
2.2 de quel reliquaire de M Martin peut-il s’agir ?
——-

 

 » Un de nos amis vient de nous poser une excellente question par téléphone :

En définitive combien y-a-t-il de coeurs rééls dans cette affaire ?

 

 …/..

I / coeur « ??? – Philippe Pelletan – Tillos – Philippe Pelletan – Mgr de Quelen – Pierre Pelletan – comte de Chambord – …   » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est inconnu …

 

II / coeur  » 1854 – Gabriel Pelletan – 1895 – don Carlos – ….  » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est tout aussi inconnu que pour le premier …

 

III / coeur  » … – princesse Massimo – 1975 –  Mémorial de France à St Denis –  … « 

??? – Philippe Pelletan – Tillos – Philippe Pelletan – Mgr de Quelen – Pierre Pelletan – comte de Chambord – …   » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est inconnu …

 

II / coeur  » 1854 – Gabriel Pelletan – 1895 – don Carlos – ….  » ; ce coeur est aujourd’hui en un lieu qui nous est tout aussi inconnu que pour le premier …

 

III / coeur  » … – princesse Massimo – 1975 –  Mémorial de France à St Denis –  … « 

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