Comte de Paris. De la necessité de remettre en mémoire la symbolique de la construction de notre être dans la quête de la royauté intérieure de chacun.

Billet de Monseigneur le comte de Paris: « À la recherche de l’âme perdue, ou mise de côté »

H72

A notre époque où tout marche à l’envers, sinon la tête en bas, il me semble nécessaire de remettre en mémoire la symbolique de la construction de notre être dans la quête de la royauté intérieure de chacun.

La Bible nous raconte que le Roi Salomon dit au Seigneur : » Tu m’as ordonné de construire le Temple en Ton Saint Nom, ainsi qu’un autel en la cité où Tu habites, d’après le modèle du Tabernacle très Saint que Tu avais préparé dés l’origine. » En effet le Roi David avait transmis à son fils Salomon les règles reçues de Dieu, qui président à l’érection du Temple:  » Il lui donna le modèle des portiques, des maisons, de ses cabinets intérieurs et du lieu propitiatoire, et le modèle de toutes choses qui lui avaient été inspirées par l’Esprit qui était en lui… ils Me feront un sanctuaire, dit Yaveh et J’habiterai au milieu d’eux et ils le feront conformément à tout ce que Je vais montrer, selon le modèle du Tabernacle.

 » Dans la pensée traditionnelle la conception du Temple de Dieu, simple Eglise ou Cathédrale, n’est pas abandonnée à l’inspiration personnelle de l’architecte, elle est donnée et ordonnée par Dieu. Autrement dit le temple terrestre est réalisé d’après un archétype céleste, communiqué aux hommes par le canal d’un prophète, ce qui fonde la légitimité de la tradition architecturale. Le Livre de l’Apocalypse présente le temple comme le reflet sur terre du modèle archétype, et les dimensions prototypes de cette Jérusalem sont calculées par un Ange architecte grâce à un roseau d’or. Sainte Thérèse d’Avila n’a-t-elle pas reçu une vision resplendissante du plan du « Château intérieur »?

Car tout édifice sacré est forcément cosmique, c’est à dire qu’il est fait à l’exemple de l’univers créé par Dieu. Le temple dans sa structure planifiée horizontale n’est pas seulement une image réaliste du monde, mais bien plus encore une image structurale. En d’autres termes, il reproduit la structire intime, mathématique de l’univers; les Pyramides, le Parthenon ou la Cathédrale de Reims sont encore là pour nous le rappeler. En cela réside la source de la sublime perfection. La beauté de la forme, comme celle des objets vivants ou de leur reproduction, se réfère à quelque chose de rectiligne et de circulaire, car ces formes, nous dit Platon, ne sont pas comme les autres, belles sous certaines conditions, mais sont belles toujours en elles-même.

La forme de la Jérusalem céleste de l’Apocalypse est directement en relation avec le principe même de la construction du temple, puisque toute architecture sacrée se ramène à l’opération de la quadrature du cercle, à la transformation du cercle en carré. Traditionnellement,en effet,la fondation de l’édifice commence par son orientation, laquelle en soi est déjà un rite puisqu’elle établit le juste rapport entre l’ordre cosmique et l’ordre terrestre, l’ordre divin et l’ordre humain. Les fondements du temple sont orientés grâce au « gnomon », instrument ancien qui permettait de tracer dans l’espace les deux axes: Decumanus et Cardo. Au centre de l’emplacement choisi, s’érige l’axe vertical, un mât dont on retrouve le souvenir en France, à travers l’arbre de mai… Autour de ce mât est tracé un grand cercle, puis on observe sur ce cercle l’ombre portée du mât et l’écart maximum entre l’ombre projetée du matin et celle du soir. Deux autres cercles centrés sur l’intersection du Decumanus et du premier cercle indiquent, par leur nouvelle intersection, les angles du carré. Ce dernier est la quadrature du cercle solaire.

Le cercle et le carré sont des symboles primordiaux. Au niveau le plus élevé, dans l’ordre métaphysique, ils représentent la perfection Divine sous ses deux aspects: le cercle ou la sphère, dont tous les points sont à égale distance du centre, est sans commencement ni fin, elle représente l’unité illimitée de Dieu, Son infinité et la force de la totalité de Sa perfection et le chemin proposé aux humains, à notre humanité à qui dés ses origines fut accordé sa liberté de choix ; le carré ou le cube, forme de toute assise stable, est l’image de Son immobilité, de Son éternité et Dante ajoute: « le symbole de Son Amour » et la force incommensurable de sa puissance, c’est pourquoi Il se présente à Moïse sous forme
d’un buisson ardent….

L’Homme… le voici donc à la croisée du Decumanus et du Cardo, au centre du Temple à construire, au pied de l’axe vertical. Comme son nom primordial l’indique il se trouve écartelé. En effet en Grec les quatre lettres du mot ADAM sont les initiales des quatre points cardinaux:
A natole – D ysme = Orient –
Occident = Decumanus
A rctos – M esembria
=Septentrion – Midi = Cardo

Cette disposition statique, horizontale doit se dynamiser, se retourner dans l’axe vertical, pour naître en haut, seule voie nécessaire pour édifier notre royauté intérieure. cette renaissance, cet accouchement ne peuvent s’accomplir que par et dans la gestation silencieuse, pure et sans tache, à l’image de la virginité mariale. Si la Vierge Marie, à Fatima ou ailleurs, nous laisse voir ses larmes, c’est parce que tout ce que je viens d’écrire semble oublié, moqué, vilipendé. Nous sommes entrés dans l’ère du Kaliyuga, l’ère de la chienlit, selon une ancienne prophétie Hindoue, l’ère de la destruction, de la déstructuration de notre civilisation, de toutes les civilisations. Notre civilisation , dans son ensemble, est devenue sourde à la parole du Fils de la Vierge, aveugle à la beauté de notre Terre et muette face à la sauvagerie, à la barbarie « l’ innocence en moins » de l’homme moderne.

En cinquante ans, un demi siècle, les grandes terres à blé des Etats Unis, d’Ukraine, de Russie et de France ont été appauvries, parfois détruites par une agriculture extensive et intensive.De nos jours un agriculteur qui ne possède pas au moins une centaine d’hectares ne reçoit pas de subventions. Les premières sont actuellement sous perfusion d’OGM, livrées au monopole aberrant et mortifère de produits chimiques qui rendent toutes céréales, blé, riz ou maïs, impropre à la reproduction, donc sous la tutelle de quelques grands groupes industriels qui nous tiennent à la gorge: industries chimiques, pharmaceutiques et agro-alimentaires. Si, en outre, on sait qu’il est interdit de conserver des semences pour replanter ses propres légumes, on peut se poser la question: à qui profite le crime? L’appauvrissement en oligoéléments de notre nourriture, à la longue, détruit les défenses immunitaires de l’être humain. Serait-ce pour mieux contrôler les « ilotes » qui votent, en les affaiblissant et les rendre plus réceptifs aux messages subliminaux qu’on leur fait avaler. C’est la raison de mon combat contre le futur traité transatlantique que l’on voudrait nous imposer.

Il existe une autre nourriture, passée sous silence. C’est celle de l’âme, la culture. La survie de notre civilisation millénaire fondée sur la recherche de la beauté, de la bonté, de la justesse dépend de notre combat pour préserver l’avenir de nos enfants, mais également pour construire notre existence en harmonie avec nos croyances et avec les valeurs qui ont fondé notre civilisation. Ce sera peut être notre ultime combat, ainsi que l’imaginait André Malraux lorsqu’il disait que « le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas »…la Mort. Le Christ lui-même nous dit que personne ne peut devenir son disciple « s’il ne laisse son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs et soi-même. » C’est à dire s’il n’a pas appris l’abandon de toutes les fausses paternités, l’engendrement des idoles de ce monde, l’adultère avec les idéologies du moment, nos façons de penser et nos habitudes perverties et consenties, nos oeuvres mortes et nos relations douteuses, autant de pères, mères, frères, soeurs, enfants qui nous possèdent.

Actuellement une idéologie sectaire, rampante tente d’étouffer nos racines chrétiennes, petit à petit et pour toujours. Une grande partie de la jeunesse de France comme d’ailleurs l’a bien perçu. Elle lutte pacifiquement contre cette marée nauséabonde. Mais on ne pourra l’arrêter que si le pouvoir politique sait en prendre la mesure et évidement les moyens pour l’arrêter et surtout l’éradiquer. Ces moyens, le Pape François nous les indique, pour l’instant avec douceur et fermeté. Mais plus on tarde plus la réponse risque de devenir dramatique, car lorsque la tourbe vous aspire vers le fond, c’est la mort. Déjà les nouvelles guerres de « religion » s’étendent sur le pourtour méditerranéen et elles se propagent très vite dans un ailleurs proche. Personne n’ose prendre la dimension de ce raz de marée pour l’arrêter. Nous possédons pourtant des lois répondant à cet état de fait. Mais ces lois ont été inversées, sciemment mal interprétées pour des raisons idéologiques, cet ainsi que le pire peut être craint. Lucifer peut se réjouir de sa proche victoire… Mais remettons nous en mémoire le mythe de la Grèce antique, lorsque Prométhée dérobe le feu aux dieux et sa punition! Il n’est jamais trop tard pour agir .La paix des coeurs et la force de nos convictions doivent être nos armes pour construire un espace nécessaire à notre âme, pour notre être et l’avenir de notre humanité.

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Paroles du Chef de la Maison royale de France,

Mgr. le Comte de Paris, de jure Henri VII de France

http://www.la-couronne.org/blog/paroles-de-princes/monseigneur-le-comte-de-paris-a-la-recherche-de-l-ame-perdue-ou-mise-de-cote.html

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Un commentaire pour Comte de Paris. De la necessité de remettre en mémoire la symbolique de la construction de notre être dans la quête de la royauté intérieure de chacun.

  1. Ce qui est du domaine du Sacré l’est aussi du politique: le Royalisme, c’est la transcendance du politique. L’opinion populaire est avide de transcendance. Les frustrations des évènements, les déceptions de l’existance font qu’un jour on veuille faire appel -comme en Espagne en 1976- au Roi Perdu, inspiré par sa dignité éternelle et Providentielle: quête d’absolu et de vérité, rêve d’éternité, Royauté!

    Car le Roi, c’est l’incarnation de la Nation, son chef naturel. Chaque nation a un chef naturel suscité par Dieu (Eccl. 17:14). Même les gitans ont un Roi! Le Roi est un point de rencontre, un “axe du monde” reliant le ciel et la Terre: Lieutenant de Dieu sur Terre, il fait descendre les Grâces du Ciel sur son peuple et, chef naturel de sa nation, il fait remonter les prières de son peuple vers le Ciel.

    En Grande-Bretagne et dans toutes les Monarchies du Nord, on en a parfaitement conscience. A l’image de l’Italie, beaucoups de pays européens encore en république savent qui est leur Roi et l‘attendent, voire pour certains, préparent même leur retrour.

    Hervé J. VOLTO, CJA

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