De la lute infernale entre le progressisme et la Tradition

 

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La Saint Martial des Ardents, vers le 12 novembre, peut -et doit- redevenir la grande fête locale de la ville de Limoges. Ce blog propose plusieurs moyens pour y contribuer dont l'opération "Loupiotes" et " les Rencontres littéraires". Pour y aider , une seule adresse courriel : sm.ardents@orange.fr
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  1. LE PROVIDENTIALISME, AMI DU TRADITIONALISME

    Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Il est le Seigneur, notre maître, notre sauveur. Telle est la vérité Sacrée, absolue, objective, universelle et définitive, qui renvoie au néant toute théorie et tout sentiment contraires. Qui le croit est dans la vérité, la voie et déjà la vie éternelle. Qui ne le croit pas est dans l’erreur, l’injustice et la voie de la perdition ; quelque tolérance qu’on lui accorde par motif de prudence et volonté de charité, il manque à Dieu, à la communauté fraternelle et à son propre bien ; il n’a pas le droit de demeurer dans cet état, pas plus que les chrétiens ne peuvent se résoudre à l’y laisser.

    N.S. Jésus-Christ est Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs, à la triple couronne, de puissance, de sagesse et d’Amour, en vertu de la création, de la rédemption et de la sanctification de l’humanité. Le Providentialiste se range avec enthousiasme au service du Divin Christ-Roi pour qu’Il règne sur toute chair, dans le monde entier pour les siècles des siècles, absolument, et que tout genoux fléchisse devant lui au Ciel, sur Terre et jusque dans les enfers.

    -L’Église, c’est Jésus-Christ répandu et communiqué (Bossuet).

    Elle est donc, à toutes les époques, la réalisation de ce que Dieu, dans sa prescience et sa prédestination, a fixé selon le dessein mystérieux de sa sagesse. Dès sa fondation et jusqu’à nos jours, dans ses hauts et ses bas, dans les mérites et les crimes de ses membres, Saints ou pécheurs, elle a été en définitive ce que Dieu voulait. Au-delà de sa « volonté signifiée » qui est la norme idéale, révélée par ses commandements, elle a été ce qu’avait de tout temps décrété sa « volonté de bon plaisir », révélée par le cours même des événements. Elle est la manifestation de la gloire du Christ dans le monde et le Roi a pour mission de la protéger: le Providentialiste laissra humblement à Dieu le choix du Roi à venir.

    Aussi toute théorie d’une mutation obligée de l’Église et d’un dépassement de la Chrétienté laissera-t-elle de glace le Providentialiste, persuadé que l’orgueil de Satan inspire ces impatiences et ces révoltes plutôt que l’Esprit du Christ:

    1. Le Providentialiste, s’il est contre tout illuminisme protestant, reconnu à son hostilité latente ou déclarée contre l’autorité ecclésiastique, hiérarchique, cléricale, sait pourtant que l’Esprit-Saint est donné à l’Église corps mystique du Christ en tous ses membres vivants. Chaque fidèle le reçoit avec l’abondance de ses dons. Déjà par le baptême, le Chrétien est illuminé d’en-haut afin de croire à l’Église, à sa Tradition vivante et aux saintes Écritures qu’elle lui explique, afin de reconnaître dans l’Église la manifestation du Christ Jésus et de son Père, afin de recevoir de l’Église la vie des sacrements et toute aide surnaturelle.

    2. Mais désirant comprendre, aimer, aider davantage, le Providentialiste, comme tout Royaliste, a voulu recevoir la confirmation de l’Église et, par ce don de l’Esprit-Saint, les lumières et les énergies nécessaires à un engagement plus dévoué au service de Dieu et au service de ses frères. Dès lors, il n’est plus seulement Catholique pratiquant, pour obtenir la grâce sanctifiante et la vie éternelle, mais Catholique agissant dans la Communion des Saints ou… coresponsabilité ecclésiale, prenant sa part des soucis, des labeurs et des périls de l’Église militante.

    En France, le Royalisme est avant tout une attitude culturelle Catholique, celle de la Tradition: les vrais Providentialistes savent que le Christ a révélé en songe à Maria Valtorta le fait qu’Il désirait que les Royalistes retournassent aux enseignements de Saint-Pie X, ce qu’elle a écrit dans son Evangile révélé. Le Royalisme en politique, c’est le principe d’expension-évangélisation dont Léon XIII reprendra l’idée: tout le contraire de l’actuel euro-mondialisme islamisant! c’est aussi un nationalisme Français et Chrétien : mourir pour la Patrie, comme le pensait Pie IX, c’est mourir pour le salut de la société Française, destabilisée par les idées révolutionnaires. C’est, enfin, face à la masse, l’affirmation de la personne.

    Notons bien que cette pensée traditionaliste inspire le Légitmisme, le Survivantisme et le Parmisme Français mais aussi le Carlisme espagnole, le Miguélisme portugais, le Néo-Bourbonnisme italien, le Jacobitisme écossais et italandais, le Magyarisme hongrois et le National-Catholicisme polonnais.

    Le monde évangélique, libéré de la tutelle de Satan et tout entier régi par la loi du Christ, c’est « la Chrétienté » :

    1. Le Providentialiste refuse la désincarnation, le désengagement de l’Église. Pour lui Église et Chrétienté sont la même terre, les mêmes cités, les mêmes peuples, ici considérés dans leurs communautés, nécessités et traditions, activités et buts temporels d’une Royauté Très Chrétienne interrompue en 1830 (mesage de la Rue du Bac), là dans leurs organisations, leur vie, leur destinée religieuses. Sans l’Église, comme aujourd’hui où elle est cruellement abandonnée par elle, la Royauté ne peut longtemps se maintenir dans son ordre, sa vertu, sa beauté, faute de ce qui lui donnait une âme, un élan, une armature surnaturels: dans le dernières années de son règne, Louis-Philippe a du s’appuyer dur les Ultras. Sans la Royauté, comme en temps de persécution et aujourd’hui de libéralisme et d’anarchie, l’Église est en malaise, et malgré des miracles d’héroïsme constant, exposée à la consomption et à la mort. Le Providentialiste, comme tout vrai Royaliste, travaillera donc à l’union du Trône et de l’Autel restaurée.

    2. Le Providentialiste se gardera de vouloir un monde Chrétien sans soumission ni dévouement envers l’Église qui en est l’inspiratrice, la nourricière et même la régente indispensable. Il se gardera aussi bien de rêver d’une Église toute spirituelle, « informelle », sans aucune communication, sans concorde ni concordat avec la société temporelle, ses autorités, ses lois, exposant par de telles chimères l’une et l’autre société à la ruine.

    3. Le Providentialiste garde un attachement raisonné et fort à la Chrétienté, à son concept Catholique et Royal, à sa gloire passée, à sa réalité présente, à son projet plénier et universel à travers le retour de la Royauté en France. Il ne supporte pas les critiques perfides qui lui sont faites : d’être un ghetto, fermée, jalouse de ses biens spirituels et temporels. Il sait que la Chrétienté qu’il aime n’a de légitimité, de vie, d’avenir, que par la sève mystérieuse de la grâce Divine dont l’Église Catholique romaine est seule dispensatrice : Église de l’ordre, certes ! Mais elle ne saurait être l’inspiratrice et l’animatrice de tout l’ordre humain si elle cessait d’être avant tout l’Église de la grâce, l’Église du salut éternel dont le cœur est ailleurs et loin au-dessus des choses de ce monde, au Ciel où est son époux Jésus-Christ et où elle ne cesse d’élever et de conduire ses enfants.

    Le Providentialiste est donc l’ami du Traditionalisme et prie pour que l’Eglise Catholique revienne de son modernisme et de son libéralisme. Il en combat les dogmes philosophiques judéo-maçonniques, les prétentions scientifiques comme les arguments historiques ; il en dénonce les organisations occultes, groupes de pression, partis politiques, aux inusables alibis philanthropiques et culturels. Il cherche par tous les moyens légitimes, l’interdiction et la disparition de cette Synagogue de Satan pour le triomphe universel de Jésus-Christ. Le grand moyen est le gouvernement pra l’autorité, qu’il opposera au gouvernement par l’opinion.

    Le principe Royal: le Roi est la seule autorité Légitime émanant de Dieu.

    Cet esprit de la Monarchie Chrétienne traditionnelle existe toujours : c’est lui, et lui seul, qui peut encore sauver nos sociétés minées par ces créatures révolutionnaires que sont, le socialisme délétère, le nationalisme haineux et enfin, le libéralisme individualiste dont la forme totalitaire (la technocratie asservie au grand capital) s’impose de plus en plus.

    Depuis quelques années, la pensée traditionaliste connaît un renouveau dû conjointement à sa redécouverte par certains universitaires, à l’enthousiasme qu’elle suscite chez les jeunes gens (quand ceux ci s’aperçoivent de sa richesse, de sa cohérence et de sa générosité), et enfin à la personnalité attachante des descendants actuel de nos Rois.

    Hervé J. VOLTO, CJA, Président honoraire de la Charte de Fontevrault (Président 1991-1994), membre du Chapitre Général et Délégué Officiel pour l’Italie

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