“Henri VII – Comte de Paris” et le traitement réservé à “Louis XX duc d’Anjou”.

NDLRB. La Charte de Fontevrault  ne  saurait  cautionner le  ton de certains passages de ce post directement  contraires à un de  ses principes  qui est le respect  dû à tous  les princes en lice pour le trône de France  dans l’attente  du choix de Dieu.

Si elle en a  pour autant accepté la publication , c’est  qu’elle se fait un devoir de tenir informé ses lecteurs  sinon de  tout – la tâche serait herculéenne – du moins  le plus possible , de tout ce qui se passe dans le Roycoland.

Riposte au #ducdOrléans.

Est-ce le naufrage que l’on impute aux ans ? Les bouillonnements irrépressibles d’un sang viscéralement usurpateur ?
Elle est introduite par Monseigneur le prince Henri, duc d’Orléans, et émane de son Secrétariat. Voici, au milieu d’une logorrhée indigeste, les quelques éléments que je désire rectifier.
La note débute par un extrait écrit en « vieux François », et dont l’aridité première de déchiffrage a sans doute semblé à leurs auteurs être à même de servir de caution préliminaire d’érudition à une démonstration bien médiocre, manipulant les demi-vérités avec les contre-sens et les purs mensonges et quelques exactitudes pour la bonne forme, comme le font les charlatans de foire tentant d’attirer l’attention du chaland sur leurs potions frelatées…
« […] Par quoy il s’ensuit que ce est inconvenient et chose desnaturele ou hors nature que un homme soit roy d’un royalme et qu’il soit de estrange païs ».

Rien de nouveau dans cette déclaration qui se veut sans doute définitive et qui doit l’être, à bon droit. Le Roi de France se doit d’être du « lignage » de France, c’est-à-dire du Sang de France qui remonte à Hugues Capet pour la dynastie actuelle, aujourd’hui représentée par le « lignage Bourbon ». Il s’avère que Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, est généalogiquement l’Aîné des descendants actuels du « lignage Bourbon ». Il répond donc parfaitement aux exigences des Lois Fondamentales du Royaume de France qui reconnaissent comme seul héritier légitime de la Couronne de France, le prince aîné du Sang de France. C’est si vrai qu’Henri IV, qui était roi d’un royaume étranger, le Royaume de Navarre, succéda à son lointain cousin Henri III au Trône de France par sa seule appartenance au Sang de France, les légistes du XVIe siècle concevant bien, eux, à l’encontre de Monseigneur le duc d’Orléans, que le concept « d’étranger à la Couronne de France » concernait le Sang du prince et non le territoire sur lequel il pouvait régner.
Suit un court extrait d’une véritable défense des bourreaux de notre sainte Jeanne d’Arc et du parti bourguignon, les uns comme les autres traîtres au légitime Roi de France Charles VII ! Dieu se chargea du rétablissement de la vérité dynastique et je ne suis pas sûr que le choix du pire qui semble être le parti qu’a pris le Secrétariat du duc d’Orléans soit le plus judicieux. Le bon droit ne se défend jamais avec les arguments des bourreaux…
Mais la fibre franc-maçonne et républicaine propre aux Orléans depuis Philippe-Egalité, vibre à nouveau dans le paragraphe suivant.

« C’est par la grâce du code républicain… » Il fallait oser ! #SIC Le duc d’Orléans l’a fait ! C’est un peu fort, ce me semble, dans la plume d’un prince du Sang de France, même situé dans les derniers rangs des successibles…

Ainsi, regrette-t-il que Monseigneur le prince Alphonse de Bourbon, duc de Cadix et duc d’Anjou, soit né Français en 1936, étant le fils de la princesse Emmanuelle de Dampierre, issue d’une très ancienne lignée française dont la filiation noble prouvée remonte à 1405, mais dont la première mention du nom apparaît au XIIe siècle… Excusez du peu… Puis, il poursuit sa démonstration aberrante en s’étonnant qu’un enfant né en Espagne d’un père Français, puisse être reconnu comme Français ! Heureusement pour tous nos expatriés que le droit national reconnaît la progéniture de parents Français née à l’étranger comme naturellement Française ! Enfin, il allègue que, « sous la monarchie, le seul éloignement du territoire pouvait légitimement conduire à la perte de la naturalité française ». Argumentation consternante une fois de plus, qui se retourne d’ailleurs contre son auteur. En effet, si l’on suit l’absurde raisonnement du duc d’Orléans, ce dernier ne serait plus prince Français à double titre : en premier lieu parce qu’il est né en Belgique, à Woluwe-Saint-Pierre, en 1933… en second lieu parce qu’il est né d’un père qui aurait lui-même perdu sa qualité de prince Français après avoir passé près d’un quart de siècle de son existence en exil en Belgique, au Maroc, en Espagne ou au Portugal…
Je passe sur « le Sieur Luis » et autres petites locutions à visée dépréciative qui sont de ces médiocrités en usage au Secrétariat de Monseigneur le duc d’Orléans et dont celui-ci semble s’accommoder assez aisément, y décelant un certain « humour, ami de la liberté… », tant elles sont révélatrices de la qualité du prince qui les cautionne !

En revanche, je m’arrête un instant sur la relecture historique que fait le duc d’Orléans de l’exil de la famille de Monseigneur le prince Louis. En 1830, Louis-Philippe, après avoir usurpé purement et simplement le Trône en n’enregistrant pas les lettres d’abdication que Sa Majesté le Roi Charles X lui avait fait parvenir après l’avoir nommé Lieutenant général du Royaume, car ces lettres nommaient expressément son petit-fils le duc de Bordeaux, comme son légitime successeur Henri V, fit absolument tout pour précipiter l’exil de la Famille Royale. En 1832, les ancêtres de Louis XX sont alors princes du Sang de France, mais n’ont pas reçus l’aînesse dont la loi d’exil frappe immédiatement le titulaire. L’usurpation orléaniste est alors à son apogée et les lois d’exil de 1832 et de 1848 frappent successivement l’Aîné des Capétiens, le Roi légitime : Charles X, Louis XIX et Henri V.

En 1883, Henri V, comte de Chambord, meurt et l’aînesse se transmet au nouvel Aîné des Capétiens : Jean de Bourbon-Anjou (Jean III de France), premier prince de la lignée dite « carliste » des Rois de France. Ce n’est qu’au décès, en 1936, du dernier prince de cette lignée : le prince Alphonse-Charles de Bourbon (Charles XII de France), que l’aînesse revient au bisaïeul de Louis XX : Alphonse XIII d’Espagne (Alphonse Ier de France). A ce moment-là, la loi d’exil s’applique instantanément au roi d’Espagne déchu qui vit à Fontainebleau et il doit quitter le territoire français pour Rome puisqu’il entre dans le cadre de ce que cette loi dispose. Ceci, jusqu’en 1950, où l’abrogation partielle de la loi d’exil permet au prince Jacques-Henri de Bourbon (Henri VI de France) de rentrer en France alors qu’il a fait valoir ses droits à la succession à la Couronne de France.
Ainsi, l’argumentaire développé par le duc d’Orléans, visant à opposer « l’exil doré » des ancêtres de Louis XX à ce que j’imagine être « l’exil noir » des Orléans, est-il une nouvelle fois absurde, toute loi ne pouvant frapper que l’objet qu’elle vise dans ses articles !

Vient ensuite l’évocation du décret pris par Sa Majesté le Roi Juan-Carlos Ier d’Espagne en 1987, en vertu duquel les titres de noblesse appartenant à la Famille Royale ne peuvent être attribués que par le Roi et seront désormais viagers. Non seulement l’on peut discuter de la faculté rétroactive de ce décret de 1987, le prince Louis de Bourbon étant né « Altesse Royale » en 1974, mais surtout, en quoi cette situation toute espagnole aurait-elle une quelconque incidence sur les prérogatives exclusives que le droit monarchique français réserve au prince aîné des Capétiens qu’il reconnaît comme seul successeur légitime à la Couronne de France ? Le prince Louis pourrait même être le dernier des manants en Espagne, les Lois Fondamentales du Royaume de France le font Roi en France !
Dès lors, son fils aîné, le prince Louis de Bourbon, duc de Bourgogne, est Dauphin de France, comme il est d’usage dans la Famille Royale depuis 1349 !

J’en viens maintenant au dénigrement du baptême de nos Enfants de France, cette bassesse atteint au blasphème, le baptême étant un sacrement majeur, faisant entrer l’enfant dans la communauté des Enfants de Dieu ! Qu’il ait lieu en France, au Vatican, dans un Palais ou une étable…, le baptême n’est pas là pour « faire oublier l’état du droit », comme ose le suggérer le duc d’Orléans, il est une grâce que Dieu accorde à ses créatures qu’Il reconnaît dignes de Son amour et de Son pardon ! Cet argument, qui plus est publié un 24 décembre, soir où l’on commémore la naissance du Sauveur, est déshonorant pour son auteur et compromet le prince qui ose le relayer !

Quant au paragraphe suivant évoquant les « usurpations » de Louis XX, je trouve cela plutôt piquant et vous renvoie à « Incorrigibles Orléans ! ». Vous aurez alors une idée plus claire des véritables usurpateurs compulsifs que sont les Orléans, pourtant magnifiquement pourvus en titres, et d’une partie des titres retournés à la Couronne, que seul le prince légitime à en disposer, l’Aîné des Capétiens, Louis XX, peut distribuer à sa guise.
Je passe rapidement sur l’argument affirmant que les deux procès que perdit le duc d’Orléans, qui voulait obtenir que l’Aîné de la Maison de Bourbon, le prince Alphonse d’abord, puis le prince Louis ensuite, ne puissent plus porter les armes pleines de France, devant la justice de la république, ne seraient dus qu’à la soumission de cette dernière aux volontés de l’usurpateur Louis-Philippe, tant il est risible ! Tout de même, le duc d’Orléans devrait se méfier des incongruités dont est capable son Secrétariat !
Quant au fait que le duc d’Orléans ait été reconnu comme le mieux habilité pour représenter la succession du duc de Guise, son grand-père, cela me semble entrer en parfaite cohérence avec son statut de Chef de la Maison d’Orléans ! Cela fait de lui un prince du Sang de France à la juste place qui est la sienne : celle d’une branche latérale et cadette de la lignée royale issue de Louis XIII qui se trouvera la première successible après l’extinction complète de la branche aînée comprenant les Bourbon-Anjou, les Bourbon-Deux-Siciles, les Bourbon-Parme, les Bourbon-Luxembourg, … Mais ne dit-on pas que tout vient à point à qui sait attendre ?
Vient alors une litanie de titulatures diverses et variées que Louis XX « revendiquerait ». Une fois pour toute, comprenez que #LouisXX ne revendique rien, #ILEST ! Il s’est dit disponible pour la France si les Français le lui demandent et dispose, par son État, de tous les titres récents ou antédiluviens retournés à la Couronne ! Suit une succession de raisonnements ineptes, jonglant avec des arguments plus idiots les uns que les autres, que je ne prendrai pas la peine de contredire.

En revanche, le paragraphe mentionnant que le Souverain Grand Maître de l’Ordre du Saint-Esprit ne peut être que le Roi de France et le Chef de la Maison de France et rappelant que Louis XX a été reçu portant tous les attributs de cette fonction en audience privée par Sa Sainteté le Pape Benoit XVI en 2008 reçoit ma totale adhésion. Quand l’on songe à la rigueur extraordinaire avec laquelle les services du Vatican traitent ces questions, étant parfaitement conscients de la résonance qu’ont ces audiences privées pour leur bénéficiaires, cette seule évocation sonne comme une reconnaissance officielle par le Secrétariat de Monseigneur le duc d’Orléans, de la condition insigne que la Providence a réservée à Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou !

https://www.facebook.com/groups/683732621715501/permalink/1195986380490120/

http://www.la-couronne.org/non-classe/note-don-luis-alfonso-de-borbon-y-martinez-bordiu/

Renvoyant à :

http://leblogducomtedeparis.fr/note-sur-m-don-luis-alfonso-de-borbon-y-martinez-bordiu-le-dechu-despagne-et-roi-des-titres-de-fantaisie/

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La Saint Martial des Ardents, vers le 12 novembre, peut -et doit- redevenir la grande fête locale de la ville de Limoges. Ce blog propose plusieurs moyens pour y contribuer dont l'opération "Loupiotes" et " les Rencontres littéraires". Pour y aider , une seule adresse courriel : sm.ardents@orange.fr
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6 Responses to “Henri VII – Comte de Paris” et le traitement réservé à “Louis XX duc d’Anjou”.

  1. alaintexier says:

    Kardaillac sur 31 décembre 2016 à 18 h 18 min

    La photo du prince Henri qu’a choisie le rédacteur de La Couronne illustre les aigreurs d’une vieillesse agitée, tant au sein d’une famille dispersée qu’au-delà du périmètre dynastique. Il est dommage de voir la monarchie sapée par ce genre de brûlot de Noël, car il existe dans le milieu royaliste des constitutionnalistes d’un autre niveau de compétence et de plume que celui qui s’est dissimulé dans le « secrétariat ». J’ose croire que le prince Henri s’est laissé circonvenir dans un mauvais jour par un compilateur graphomane en mal de reconnaissance, et comme par un fait exprès en pleine période électorale où l’avantage d’un changement de régime devrait être médiatisé. Qui voudrait mettre devant l’Opinion un « prétendant » finissant ses jours dans la dispute générale chez lui et chez les autres ? Ce serait un suicide.

    http://www.la-couronne.org/non-classe/note-don-luis-alfonso-de-borbon-y-martinez-bordiu/

  2. alaintexier says:

    Ldesv sur 29 décembre 2016 à 10 h 45 min

    Quelle déception ! En tant que monarchiste j’attends autre chose ! La famille d’Orléans ne cesse de se faire remarquer dans le mauvais sens du terme car après une note sur la succession concernant le prînce jean qui avait déjà été mal venue voici cette mise au point qui enfonce encore plus la branche Orléans dans le ridicule! Il semble qu’à part recueillir des fonds auprès de ses fidèles le comte de Paris ne sache rien faire d’autre. En face nous avons un prînce jeune et qui cherche à rappeler les valeurs de la couronne. Vers qui croyez vous que les quelques monarchistes qui restent en France vont se tourner. J’attendais et j’attends toujours plus de vous monseigneur vous qui êtes en France et qui, si vous le vouliez vraiment pourriez faire tant pour la vigueur monarchiste! On ne soutient pas une couronne par des écrits mais bien par des actes.
    http://www.la-couronne.org/non-classe/note-don-luis-alfonso-de-borbon-y-martinez-bordiu/

  3. alaintexier says:

    Rembarre sur 28 décembre 2016 à 10 h 27 min

    Appelez-nous Monseigneur, nous serons nombreux à nous lever et brandir haut l’étendard fleurdelisé !!
    Pour Dieu, pour la France, pour le Roi !

    http://www.la-couronne.org/non-classe/note-don-luis-alfonso-de-borbon-y-martinez-bordiu/

  4. Pingback: Du suicide français en actes à la grande et vitale dissidence indispensable à notre survie « CRIL17

  5. La ribanbelle de titres exposés par le Prince Henri dans sa note serait la liste de Titres de Noblesse revenant AU ROI DE FRANCE SACRE A REIMS : on n’en est, HELAS, pas encore là.

    Sur le plan Légitime, seul le Roi SACRE A REIMS ET REGNANT OFFICIELLEMENT serait devant Dieu habilité à décider quoi que ce soit sur ce sujet.

    Prions et agissons, agissons et prions -et espérons !- pour le retour de la Royauté en France.

    A lire : Alain Texier, “qu’est-ce que la Noblesse ?” (Tallandier)

  6. Prions et agissons, agissons et prions -et espérons !- pour le retour de la Royauté en France, laissant humblement à Dieu le choix du Roi à venir.

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