Alain TEXIER. Frontières d’hier et d’aujourd’hui. Qu’est-ce que la Noblesse ? LE MONDE | 24.05.1988 à 00h00

Retour  vers le futur.

LA question qu’il pose, et à laquelle il répond avec une grande science ( NDLRB. Grâce aux éditions Tallandier », Alain Texier aurait pu la formuler au passé : qu’est-ce que la noblesse ? Aujourd’hui, une survivance, un petit nombre de généalogies qui se souviennent. Mais hier, c’était autre chose, l’un des arcs-boutants de l’ordre social, une autre manière de vivre. En suivant Alain Texier dans le détail de ses explications, on a moins l’impression de remonter dans le temps que celle d’aborber des rivages inconnus pour y découvrir, à l’instar d’un ethnologue, des moeurs et une hiérarchie sociale qui nous sont devenues étrangères après avoir été les nôtres.

L’auteur examine successivement les fondements historiques et juridiques du Second ordre (parce qu’il venait après celui du clergé), il distingue la noblesse immémoriale, qui avait pignon sur rue, ou plutôt donjon sur campagne, avant le XVIe siècle, et rappelle tous les modes d’acquisition du rang nobiliaire : il y avait la filière des armes, celle de la progression d’un fief, celle des charges municipales et celle qui passait par la voie royale des  » lettres de noblesse « . Ces dernières, s’il leur arrivait de récompenser des mérites réels, étaient le plus souvent accordées moyennant une honnête participation aux finances de Sa Majesté.

Cependant la condition de la noblesse n’était pas homogène. A côté de fortunes considérables, végétait une aristocratie démunie, qui a fourni de nombreux personnages au théâtre et à la littérature. La noblesse n’était pas une classe mais un état qui, sous l’Ancien régime, reposait sur quatre piliers : l’appartenance à un ordre distinct, reconnu par l’Etat, la propriété de privilèges particuliers (en matière d’imposition, de préséance, de juridiction), la notion de race, en ce sens qu’elle se transmettait de génération en génération par les liens du sang, et la disposition de titres de noblesse. Le fait d’arborer des armoiries n’était pas, par exemple, significatif, car tout le monde peut en porter.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/archives/article/1988/05/24/frontieres-d-hier-et-d-aujourd-hui_4096843_1819218.html#ZO8Qh1yXZRZL8U8d.99

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A propos alaintexier

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3 commentaires pour Alain TEXIER. Frontières d’hier et d’aujourd’hui. Qu’est-ce que la Noblesse ? LE MONDE | 24.05.1988 à 00h00

  1. auguy jean dit :

    Chers amis, La production de livres étant pléthorique, il est rare qu’un livre ancien soit proposé aux lecteurs potentiels ! Le livre d’Alain Texier est de ceux qui figure au catalogue de notre maison depuis des années ( voir  » chiré.fr  » ) J’ai particulièrement apprécié que vous en assuriez la relance ; en espérant vous rencontrer à nouveau à l’occasion des prochaines  » Journées Chouannes  » les samedi et dimanche 1 et 2 septembre à Chiré . J. AUGUY

  2. Un livre inégalé à ce jour sur ce sujet particulier..

    Il a étè ércit plus haut :

    -Il y avait la filière des armes, celle de la progression d’un fief, celle des charges municipales et celle qui passait par la voie royale des » lettres de noblesse « . Ces dernières, s’il leur arrivait de récompenser des mérites réels, étaient le plus souvent accordées moyennant une honnête participation aux finances de Sa Majesté.

    C’ètait les charges d’état -notaire, conseillers d’Etat, gouverneur de province,- qui faisait l’objet de ventes, PAS LES TITRES DE NOBLESSE ! Au contraire, Louis XIV décida un jour à l’improviste de vérifier la véricitè des titres de Noblesse et de titre de Chvaliers : une chasse aux faux Nobles.

    Mais on ne peut parler de Noblesse au tout venant sans lui rappeler les Valeurs Françaises: courtoisie, générosité, sens des responsabilités. Ces Valeurs ne peuvent être pleinement vécu que si nous, Français, nous enseignons à nos enfants le Savoir Vivre: respect, galanterie, ponctualité. Aux ados les Belles Valeurs: désintéressement, spiritualité, entraide. Aux plus grands d’entre nous les Valeurs de la Noblesse Française, et c’est Pierre de Rafin, à l’époque Secrétaire Général de l’Association pour la Noblesse Française, qui a définit le mieux dans le N° 2984 de POINT DE VUE -semaine du 28 Septembre au 4 Octobre 2005- les Valeurs de la Noblesse Française :

    -FIDELITE, HONNEUR, PAROLE DONNEE, EDUCATION, SENS DU DEVOIR, RESPECT DE LA MEMOIRE, SERVICE RENDU A LA NATION.

    Dans le même N° de POINT DE VUE, l’ex-ministre Gilles de Robien a dit:

    -CETTE TRANSMISSION DES LIENS PLUS QUE DES BIENS, DE L’HONNEUR PLUS QUE DES HONNEURS ET DE LA NOTION DE SERVICE, EXISTE ENCORE LARGEMENT DANS NOTRE SOCIETE FRANçAISE, BIEN AU-DELA DE L’ARISTOCRATIE. MAIS CETTE DERNIERE PEUT CONTRIBUER A RENFORCER CES VALEURS ESSENTIELLES!

    Tout se tient: la Patrie, le penser droit, la Foi !

  3. Deux mots sur la Chevalerie.

    Un Ordre de Chevalerie sert à deux choses: anoblir un roturier méritant comme on le voit encore en Angleterre, et fidéliser une Noblesse déjà existante comme on le voit encore en Espagne. Pour un vrai Chrétien, seule la Chevalerie peut extraire du chaos actuel un Ordre conforme au plan Divin. Il y eu d‘ailleurs un Ordre des Chevaliers de la Foi pour s‘opposer à Napoléon I°.

    On lira avec fruit l’Ordonnance Royale de Louis XVIII du 16 Avril 1824 relative aux Ordres de Chevaleries Français, où on apprend que l’Ordre de la Légion d’Honneur fut institué par Napoléon I° . On sait aussi que la Légion d’honneur fut maintenue par la Restauration, la Monarchie de Juillet, le Second Empire et la République. Et encore plus l’Instruction du Grand Chancelier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur, pour l’exécution de l’Ordonnance du 16 Avril 1824, et des décisions Royales qui y ont fait suite, concernant les Ordres Français et étrangers.

    Il est dit dans l’Instruction:

    -Les seuls Ordres Royaux avoués (reconnus) sont ceux: 1° du Saint-Esprit; 2° de Saint-Michel; 3° de Saint-Louis; 4° du Mérite Militaire; 5° de la Légion d’Honneur; 6° de Saint-Lazare et du Mont Carmel réunis.

    Certains Ordres continuèrent à être remis durant la Terreur par le Conseil Supérieur de l’Armée Catholique et Royale de Vendée au nom du petit Louis XVII retenu prisonnier au Temple, et Louis XVIII remis également quelques Ordres durant son exil à Hartwel. Le Roi de France à venir se fera un devoir de restaurer ces Ordres. LE SERMENT DU ROI DE MAINTENIR LES ORDRES DE CHEVALERIE FAIT PARTIE DES SERMENTS DU SACRE. Il pourra y rajouter l’Ordre du Lys, créé par Charles X pour la Garde Royale. Et, pourquoi pas, l’Ordre Royal de la Compagnie de Sainte Jeanne d’Arc…

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