Louis XVII. Capreolus considère qu’à force de trop vouloir prouver Philippe Delorme ne prouve rien.

Texte de Capreolus reçu en commentaire  sous  : https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/06/09/frederic-de-natal-lenigme-louis-xvii-appartient-desormais-aux-pages-resolues-des-mysteres-de-lhistoire/

Pour Frédéric de Natal, Philippe Delorme a donné le coup de grâce au survivantisme :

« (…) Le cœur qui a été soumis à l’analyse de l’ADN ne montrait pas de traces d’embaumement ou d’un traitement respectueux de la personnalité du Dauphin. On peut donc penser, si l’on fait confiance à l’analyse ADN (procédé reconnu par la justice), que Louis-Charles est bien mort au Temple le 8 juin 1795 ».

Autrement dit : étant donné que le cœur qui a été soumis à l’analyse ADN (même ADN que celui de la reine Marie-Antoinette) ne comportait aucune trace d’embaument – plus exactement, on parle d’un traitement de thanatopraxie – il ne pouvait pas s’agir du cœur du premier Dauphin, Louis-Joseph (1781-1789)* , ce dernier cœur ayant subi un tel traitement. Tel est l’argument.

Oui mais voilà… le coup de grâce delormesque fait pschitt, pour la bonne et simple raison que le cœur du premier Dauphin, Louis-Joseph, n’a pas pu subir en 1789 un traitement qui a vu le jour en 1813 !

De plus, je confirme que les embaumements de cette époque [1789] étaient de très “mauvaises qualité”, les liquides de conservation n’étant pas injectés dans le système vasculaire : les corps se conservaient très mal et, par conséquent, le cœur n’était lui non plus pas “injecté” mais nettoyé (?) et placé dans un bocal dans un produit conservateur, alcool, esprit-de-vin, par exemple, ou bien l’un des nombreux produits cités pour l’embaumement de la Dauphine tels que citron, orange, ou autres qui ne servaient strictement à rien.

“C’est Jean-Nicolas Gannal (pharmacien) qui le premier effectua les premiers embaumements par injection dans le système vasculaire (1813-1814) (après les travaux de Ruysh et les découvertes sur la circulation du sang) en revenant de la campagne de Russie où il avait constaté de très près la décomposition des soldats tués au combat, même lorsqu’ils étaient dans la glace. […]

“Concernant le cœur du premier fils de Louis XVI, il fut, à mon avis, simplement lavé et desséché après son extraction, et placé sans doute un certain temps dans un bocal avant d’être enveloppé dans un voile d’argent et placé dans un petit cercueil (ou plutôt une urne).”

Jacques Marette, créateur de la Fondation internationale des associations de thanatologie, lettre à Philippe Boiry, reproduite in Ph Boiry, Le Dossier Louis XVII, une affaire de cœurs, éd. François-Xavier de Guibert, 2000, p. 199.

L’hypothèse d’une confusion (ou d’un échange) entre le cœur du premier Dauphin et le cœur de l’enfant mort au Temple le 8 juin 1795 ne peut donc pas être rejetée d’un delormesque revers de main. Surtout au regard du parcours rocambolesque subi par le cœur prélevé par Pelletan sur l’enfant mort au Temple…

Capréolus

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6 commentaires pour Louis XVII. Capreolus considère qu’à force de trop vouloir prouver Philippe Delorme ne prouve rien.

  1. Il peuvent bien raconter que Mme Royale fut la fille de Fersen et que le Dauphin Louis-Joseph fut le fils du Comte d’Artois : LE SEUL DONT ON SOIT -SUR- QU’IL FUT LE FILS LEGITIME DE LOUIS XVI (Dixit Martin de Gallardon) A ETE LOUIS XVII, PAR LA GRACE DE DIEU ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE (dès la mort de son père le 21 janvier 1793), DU SIEGE APOSTOLIQUE LE BIENFAITEUR HEREDITAIRE, DE L’EGLISE DE ROME LE PROTECTEUR PERPTUEL, DE LA LIBERTE DES LIEUX SAINTS LE DEFENSEUR SOUVERAIN DU DROIT.

    Si l’Enfant-Roi Louis XVII a bien survécu, le mérite incombe à tous les Princes du Sang de France, les Rois d’Espagne, les Empereurs d’Autriche, les Aristocrates Français membres de l’Ordre de la Congrégation des Chevaliers de la Foi, et les membres de la Noblesse du Saint-Empire Germanique qui ont pris leurs respensabilités pour l’Enfant-Roi put être mis à l’abrit loin des fureurs de la Révolution dite Française.

    Cette descendance est-elle redevenue Française au milieu du XX° siècle ?

  2. Irène Pincemaille dit :

    Oui, ils peuvent raconter n’importe quoi en rejetant d’une revers de main (Delorme et tant d’autres) l’énorme dossier historique qui, dans toute autre affaire, aurait emporté toutes les convictions depuis longtemps, mais comme il s’agit de Louis XVII qui n’est pas une simple énigme historique mais conditionne largement l’avenir de notre pauvre pays qui s’en va à « vau lau »…!!!

    J’ai, ici, un DVD datant d’une dizaine d’années où une spécialiste des embaumements dit textuellement qu’il est impossible de voir une différence entre le traitement concernant le cœur du premier Dauphin et celui se rapportant au cœur de l’enfant du Temple ! Dont acte !

    Par contre, Mr. Volto fait une lourde erreur en attribuant la survie du petit Prince aux cours européennes, à sa famille, etc… même si certains, comme les Espagnols, le réclamaient tout à fait loyalement.
    Ceux qui ont sauvé Louis XVII sont justement les hauts initiés du gouvernement qui ont voulu le garder en OTAGE pour se préserver d’une éventuel « retour de bâton » qui s’est d’ailleurs partiellement produit en Thermidor ! et plus encore pour empêcher tout rétablissement monarchique LÉGITIME en France ! le pauvre Prince servant de moyen de chantage sous l’Empire, la Restauration et au-delà ! genre « Si vous ne faites pas ce que nous, on veut, on ressort Louis XVII et on vous le met dans les pattes !!! ».
    Là est la véritable clé de ce problème qui s’est bien entendu poursuivi avec sa descendance qui, soit dit en passant, embarrasse toujours les autres branches plus ou moins légitimes de l’auguste Maison de Bourbon ! Nous n’avons rien contre eux et les respectons (l’inverse ne serait pas Chrétien), nous ne leur demandons que la réciproque et de cesser de nous abreuver d’injures au lieu de contrer nos arguments en prouvant qu’ils ne sont pas valables (tâche « herculéenne » bien sûr).
    Que voulez-vous, il faut parfois que certaines choses soient dites et, je le répète :
    NOUS, NOUS RESPECTONS TOUJOURS NOS ADVERSAIRES !
    Amitiés à tous justement.

  3. Ping : Autour du premier Dauphin Louis-Joseph de France (22 octobre 1781 - 4 juin 1789) et de Louis XVII ( 27 mars 1795-???) (MAJ 14/06) - Cril17

  4. Capreolus dit :

    Il faut le signaler, on trouve à nouveau sur internet le documentaire « grand public » de Jean-Charles Deniau et Madeleine Sultan, Querelles pour un trône : https://www.youtube.com/watch?v=mGln0GsVne8

    Les auteurs de ce documentaire exposent honnêtement les raisons pour lesquelles on ne peut pas affirmer : le cœur déposé à la basilique Saint-Denis est CERTAINEMENT le cœur de Louis XVII. Il peut s’agir du cœur du premier Dauphin, Louis-Joseph (1781-1789).

    J’attire tout particulièrement l’attention d’un chacun sur la lettre du Père Bole, s.j., adressée le 17 octobre 1885 à son confrère le Père de Boylesve. Le Père Bole était le confesseur du Comte de Chambord (1820-1883), et, dans son courrier adressé à son estimé confrère, défendait la thèse de l’identité entre Louis XVII et l’enfant mort au Temple le 8 juin 1795 :

    « Enfin l’enlèvement du cœur de ce royal enfant par le Dr Pelletan chargé par ses collègues de faire l’autopsie, pieux larcin fait au péril de sa vie. Se serait-il exposé à un si grand danger s’il n’avait pas été absolument certain que le cœur était bien celui du Prince qu’il avait connu et soigné ? [Argument fort discutable] Ce cœur, Monseigneur [le Comte de Chambord] l’a reçu après avoir fait examiner toutes les pièces et documents qui en constatent l’authenticité. »

    Cf. le documentaire (à partir de 27’01).

    Donc, selon le témoignage du Père Bole, il y avait à Frohsdorf (résidence des princes en exil), avant la mort du Comte de Chambord, c’est-à-dire avant 1883, un cœur attribué à Louis XVII et considéré comme le cœur prélevé par Pelletan au Temple en 1795.

    Or nous savons qu’un autre cœur, lui aussi attribué à Louis XVII et considéré comme le cœur prélevé par Pelletan, a été remis à Don Carlos, Duc de Madrid (1848-1909), le 2 juillet 1895, et déposé ensuite au château de Frohsdorf (dont le Duc de Madrid était l’héritier).

    Les propriétaires du château de Frohsdorf, à savoir les princes aînés des Bourbon d’Espagne (branche éteinte en 1936), puis leur descendance féminine, se sont donc retrouvés en possession de DEUX cœurs attribués à Louis XVII.

    Si l’on en croit le témoignage écrit du Père Bole, et si l’on en croit également une tradition orale qui a apparemment cours dans la descendance des filles du premier Duc de Madrid : cf. le documentaire (à partir de 29’20).

    Dès lors, s’il y avait bien DEUX cœurs à Frohsdorf, et non pas un seul, lequel de ces deux cœurs a subi l’analyse ADN en l’an 2000 ?

    Et quelle est l’origine de chacun de ces deux cœurs ? Peut-on exclure que l’un de ces deux cœurs ait été celui du premier Dauphin, le prince Louis-Joseph (1781-1789) ?

    Etant donné que toutes ces questions se posent, force est de conclure, avec les auteurs de ce documentaire : « l’énigme Louis XVII n’est pas résolue ».

    • Comme quoi , cessons de nous laisser imposer une « vérité  » venue d’ailleurs … les efforts pour mettre à la portée de tous les doutes d’abord , les certitudes aprés finiront par porter leurs fruits … Merci donc à Capréolus.

  5. Irène Pincemaille dit :

    Bonjour Messieurs,
    Hé oui, Capreolus a raison !!! cette lettre, trouvée par la présidente du CEHQL17 dans les archives du Comte de Chambord à Lucques (et ignorée des « bien-pensants ») PROUVE que 2 coeurs différents ont séjourné au Château de Frohsdorff !!! l’un arrivé vers 1870-75, l’autre 20 ans plus tard !!! carrément !

    Et comme le cœur de 1894 ne ressemble en rien à celui analysé en 2004…. vous voyez le problème !
    Á cette époque, j’ai proposé de comparer l’ADN de ce malheureux cœur à celui de l’enfant de Ste Marguerite puisqu’il s’agit officiellement de la même personne, donc, ça aurait dû correspondre !
    proposition bien évidemment restée sans suite !!!
    Amitiés à tous.

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