Capréolus rappelle ce qu’il y a lieu d’entendre par « véritable légitimité ».

La véritable légitimité

“Si un parti se forme avec la devise : Jésus-Christ roi, le vrai roi fera surgir celui qui réalisera le programme. Il paraîtra investi de la puissance d’accomplir nos vœux ; et il nous donnera des gages de son bon vouloir. Il trouvera une armée prête à le servir ; et nous nous inclinerons devant l’élu de Dieu, de quelque part qu’il vienne.

Agir autrement, c’est méconnaître le principe essentiel rajeuni par Jeanne d’Arc : le roi de France, c’est Jésus-Christ ; c’est ne pas entendre les leçons de la révolution.

“Il voulut que Jésus-Christ fût roi le prince si chrétien [Henri, Comte de Chambord] qui disait : Je veux rentrer en roi pour que Dieu règne en maître.

“Pourquoi Henri V n’a-t-il pas régné ? Pourquoi Dieu nous l’a-t-il ravi après l’avoir fait si parfait ? Veut-il que nous soyons inexcusables, si nous périssons ? Veut-il pouvoir dire : Je vous avais préparé un sauveur, vous ne l’avez pas voulu. Cessez d’incriminer le quinzième siècle, d’avoir insuffisamment secondé la libératrice [sainte Jeanne d’Arc] ; vous n’avez pas accepté le libérateur, que mes mains avaient fait si beau et si chrétiennement français.

“Quelque mérité que soit pareille reproche, l’espérance nous défend de nous fixer dans cette désolante pensée. La meilleure manière de réparer notre faute envers Dieu et envers le prince lui-même, c’est d’accepter le programme du gouvernement chrétien si magnanimement défendu par Henri. Il l’a défendu jusqu’à ne vouloir pas de la couronne, si elle ne lui était pas donnée dans des conditions où il pût rétablir le règne de Jésus-Christ.”

R.P. Jean-Baptiste-Joseph Ayroles, s.j., Jeanne d’Arc sur les autels et la régénération de la France, Paris, 1886, rééd. Saint-Rémi, pp. 369-370.

Autrement dit, les Orléans ne sont pas illégitimes uniquement parce qu’ils sont des princes cadets, mais bien d’abord et avant tout parce qu’ils ne veulent pas rétablir le règne de Jésus-Christ qui est roi de France.

Et donc Luis-Alfonso est tout aussi illégitime que les Orléans, d’abord et avant tout parce que, aspirant tout au mieux et lui aussi à être le “roi soliveau” des Loges, il ne veut pas rétablir le règne de Jésus-Christ qui est roi de France. Et ce, toutes choses égales par ailleurs, et donc quoi qu’il en soit de sa très probable ascendance Puig Molto ou de la question Louis XVII.

          Capréolus

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A propos Charte de Fontevrault

Royaliste depuis mon entrée en Faculté de Droit et des Sciences économiques, ce qui est d'ailleurs assez tardif, j'ai découvert ma voie dans le royalisme providentialisme, c'est-à-dire le royalisme de de ceux qui s'en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant en terre de France. La Charte de Fontevrault assure ce combat quotidien dans lequel elle est loin d'être seule, grâce à Dieu. http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault http://www.sylmpedia.fr/index.php/Alain_Texier http://www.sylmpedia.fr/index.php/Providentialisme
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14 commentaires pour Capréolus rappelle ce qu’il y a lieu d’entendre par « véritable légitimité ».

  1. -Seul Dieu fait les Rois, Il prépare les Races Royales : voici la plus grandes des Légitimités (Jospeh de Maîstre) !

  2. AVIS A TOUS. Lorsqu’une citation est donnée , il est indispensable de mentionner l’ouvrage d’où elle est extraite, faute de quoi sa valeur probante est très affaiblie.

  3. -Seul Dieu fait les Rois, Il prépare les Races Royales : voici la plus grandes des Légitimités (Jospeh de Maîstre, Considérations sur la France) !

    Nostradamus a en tout cas appellé le Roi le Grand Chrien -de Henri, Henririch, Chiren, Cyrénéen, le Lys qui aide à porter le poid de La Croix- ou le Lorrain V. Il connaitrait sa propre identité depuisJuillet 1999 : selon Raspail, ce Roi caché Bourbon inconnu et masqué aux yeux du monde comme l’est Benoit XVI depuis sa démission, pourrait avoir commencé à régner dans l’ombre, ce qui créerait un sentiment de grande frayeur parmi les ennemis de la France et de la Chrétienté, ayant déjà commencé à consulter, bâtir, organiser -et même conspirer!- à tisser sa toile, comme une Chouannerie moderne et, d’allégences en allégences, instituer un Royaume parallèle, invisible aux yeux d’Yves-Marie Adelyne mais pas à ceux de Jean Raspail, et dont la trame irriguerait silencieusement le corps encore sain de la Nation.

    En certaines circonstances, l’Eglise s’erst revivifiée de cette manière là…

    • Capreolus dit :

      Ne comptons pas sur les disciples directs de Karl Rahner et d’Henri de Lubac, même affublés de dentelles et remisés dans les jardins du Vatican (monastère Mater Ecclesiae), pour « revivifier » l’Eglise. Même avec des vieilles dentelles, l’arsenic (moderniste) reste l’arsenic. L’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique. L’Eglise catholique est éclipsée (Secret de La Salette).

      « La période de Thyatire est à présent révolue et lui a succédé une cinquième église, celle de Sardes [Apocalypse, 3, 1-6]. […] La période correspondant à cette église offre donc le spectacle d’une décadence. Partout ce n’est qu’apostasie, abandon de la foi. Le plus grand nombre renie la religion, tandis que seule une minorité reste fidèle au Christ. « Tu as à Sardes », dit l’Esprit, « quelques personnes qui n’ont pas souillé leurs vêtements » [Apoc., 3, 4]. Et il ajoute : « Tu as la réputation d’être vivant, mais tu es mort » [Apoc., 3, 1]. Cette réputation est celle de la science, de la liberté, de la civilisation et du progrès. Mais les hommes de ce temps sont morts, car ils sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort, pour avoir rejeté le Christ, qui est la lumière de vie. C’est pourquoi l’ange de cette église s’entend dire : « Sois vigilant, et affermis le reste qui allait mourir » [Apoc., 3, 2]. Il reçoit surtout l’ordre de demeurer inébranlable dans la tradition reçue des saints apôtres, et de ne pas alléguer le prétexte d’une intelligence plus profonde pour s’écarter en quoi que ce soit du sens retenu par les Pères. « Souviens-toi donc de l’enseignement que tu as reçu et entendu ; garde-le et repens-toi » [Apoc., 3, 3]. »

      Cardinal Louis Billot, De Ecclesia, t. II, n. 1294.

      « Il reçoit surtout l’ordre de demeurer inébranlable dans la tradition reçue des saints apôtres et de ne pas alléguer le prétexte d’une intelligence plus profonde pour s’écarter en quoi que ce soit du sens retenu par les Pères. » (Cardinal Billot).

      A comparer avec ceci :

      « Il est clair que cet engagement en vue d’exprimer de façon nouvelle une vérité déterminée exige une nouvelle réflexion sur celle-ci et un nouveau rapport vital avec elle. Il est également clair que la nouvelle parole ne peut mûrir que si elle naît d’une compréhension consciente de la vérité exprimée »

      « Benoît-XVI », Discours du 22 décembre 2005.

      Et avec cela :

      « Mon impulsion fondamentale, précisément au concile, a toujours été de dégager le cœur même de la foi de dessous les couches sclérosées, et de donner à ce cœur force et dynamisme. Cette impulsion est la constante de ma vie. »

      Josef Ratzinger, Le Sel de la terre, Flammarion-Cerf, 1997, pp. 78-79.

      Même affublé de vieilles dentelles, l’arsenic moderniste reste l’arsenic moderniste. L’apostasie contemporaine ne remonte pas seulement aux récents délires du sieur Bergoglio et n’a pas suspendu son cours le temps d’une improbable « restauration » wojtylo-ratzingerienne. Il n’est pas moins grave, par exemple, d’admettre à la communion (sous certaines conditions) les « divorcés-remariés » que (toujours sous certaines conditions) les « frères séparés » – or telles sont les dispositions dudit nouveau « Code de Droit canon » de 1983, canon 844, §§ 3-4. La nécessité de professer la foi catholique (par définition, dans son intégralité) devait sans doute être une « couche sclérosée » à « dégager » !

  4. Chouancecoeur dit :

    La véritable légitimité
    “Si un parti se forme avec la devise : Jésus-Christ roi, le vrai roi fera surgir celui qui réalisera le programme. Il paraîtra investi de la puissance d’accomplir nos vœux ; et il nous donnera des gages de son bon vouloir. Il trouvera une armée prête à le servir ; et nous nous inclinerons devant l’élu de Dieu, de quelque part qu’il vienne. »

    Capreolus, venez donc à Pontmain tous les 17 de chaque mois à La Supplique à Dieu pour le retour du Roi, et là vous verrez de vos yeux que ce que vous souhaitez existe bel et bien.
    Je vous y attends ; si vous le voulez bien comme disait Jeanne.
    Bien à vous,
    Chouandecoeur

    • Capreolus dit :

      Je vous remercie. Une commune connaissance – M. Patrick B. – m’a communiqué votre « Livret de salut public ».

      Que Notre Dame de Pontmain bénisse votre initiative

  5. Relever le Sceptre et la Main de Justice est une gageure ; et pourtant un Prince inconnu s’y attelle, il hérite du carrosse certes, mais point pour s’y pavaner, mais plutôt pour le tirer ! Et il est lourd le Carrosse de France et les chemins pas commodes ! mais HENRI V DE LA CROIX est le Roi blanc, le Roi du Sacré-Coeur, Roi du Miracle tenu miraculseusement en réserve pour la régénération future de la France et de la Chrétienté, menant en attendant une vie recuilli et pénitente.

    Et voilà 19 ans qu’il tire son carrosse et « La France à bout de bras » , pour reprendre un bon mot du Comte de paris. Notre Prince est un Sage qui rayonne comme un phare, il éclaire, illumine si possible, ne reste pas sous le boisseau : c’est un « Roi de cœur », qui œuvre discrètement et fait les choses «invisibles pour les yeux et qu’on ne voit bien qu’avec le cœur » (St Exupéry). La tâche sans être insurmontable est plus qu’ardue, être Fils de Rois aujourd’hui et dans notre pays n’est pas chose aisée ! Mais la flamme de France brûle toujours, et l’Espérance est visible, l’Internet est une révolution qui va dans le bon sens, et le « Bon Sens » peut se répandre : de Blog en Tweets et de Tweets en Facebook, vive le Providentialisme…

    Des gardiens de la Flamme avaient été créés : « La Congrégation des Chevaliers de la Foi » : nous sommes prtiquement surs qu’ils n’ont pas disparu en 1830. Ils sont là autour du Prince, Soldats de la Croix de Marie Julie Jahenny, Chevaliers de la Croix constituant sa garde rapprochée, sa « Garde Royale » ! Notre Prince règne sur son Royaume de cœur, « Ailleurs en France », il règne par l’Amour qu’il porte à la France, l’Amour qu’il porte aux Français, ainsi qu’à tous les Peuples de France.

  6. Richard dit :

    Mais, est-on sûr que Louis XX ne veut pas rétablir le règne Jésus-Christ, Roi de France ? Et, pourquoi dire  » le roi soliveau  » des Loges ? Est-il franc-maçon ? Que veut dire soliveau ?

    • Capreolus dit :

      Luis-Alfonso, demandez le programme !

      « Je vois une monarchie constitutionnelle à l’espagnole, avec un roi qui fait office d’autorité morale, d’ambassadeur de son pays à l’étranger, garant de l’unité du pays, rappel de l’Histoire. »

      Entretien accordé à Paris-Match, en juin 2010 : http://www.parismatch.com/Royal-Blog/royaute-francaise/Bourbon-Louis-XX-164954

      Une monarchie constitutionnelle à l’espagnole, c’est-à-dire conforme à ce qui est en vigueur tras los montes depuis 1978 :
      – Un fonctionnaire héréditaire chargé de sanctionner les lois, et non pas un monarque au sens étymologique du terme ;
      – Le catholicisme n’est pas la religion de l’Etat ;
      – Le souverain n’est pas le lieutenant de Dieu, mais sa majesté Le-Peuple (c’est-à-dire ceux qui s’entendent si bien à le faire veau-ter comme il faut) ;
      – Liberté pour tous les cultes possibles et imaginables (à terme : le califat) ;
      – La religion des droits de l’homme ;
      – Et en prime, toutes nos jolies « libertés » modernes, tout ce qu’il y a plus de légalement votées et promulguées dans une « monarchie constitutionnelle à l’espagnole » : avortement, union des invertis, PMA, etc.

      Si ça c’est le règne du Christ-Roi, et du Christ Roi de France, moi je suis le tsar de toutes les Russies.

      Oh bien sûr, certes, prôner pareil programme, pareille « monarchie », qui est en effet celle des loges et des arrière-loges, ça n’empêche pas de se dire « prince chrétien » et de papoter sur les « racines chrétiennes de la France ». C’est que ça ne mange pas de pain de se la jouer « rappel de l’Histoire ». Le « prince chrétien » pourra même se payer le luxe d’être hostile à la loi Taubira à titre personnel. Dans le meilleur des cas, il n’exercera pas ses fonctions le temps qu’un artifice juridique permette au parlement et au gouvernement de promulguer la loi en se passant de ses services, en toute hypocrite bonne conscience.

      Autre chose de régner pour de vrai et de légiférer conformément à la loi naturelle et à la loi divine, régnant en lieu-tenant du Christ sur terre, ainsi que le firent tous nos rois, bons ou mauvais.

      Oh certes, nos contemporains ne veulent pas du tout que Jésus-Christ règne. Et dans ces conditions la Restauration digne de ce nom n’est sans doute pas à l’ordre du jour, ni par conséquent le redressement pour notre pays.

      Mais en attendant, qui sait, nous ne sommes pas à l’abri d’un ersatz de Restauration, avec « monarchie constitutionnelle à l’espagnole » et donc roi-soliveau. Sur ce dernier point, voyez notre bon Jean de La Fontaine et ses Grenouilles qui demandent un roi.

      Le Comte de Chambord préféra refuser toute « Restauration » de ce genre. Aujourd’hui il est des princes et des partisans d’iceux qui prétendent se réclamer de l’hôte de Frohsdorf tout en acceptant et promouvant ce que Chambord déclarait à raison ne pouvoir accepter, sauf à prostituer le dépôt de la monarchie traditionnelle. « Ma personne n’est rien, mon principe est tout ». Manifestement, chez le roi-soliveau, le principe est tombé aux oubliettes.

      • Richard dit :

        Je vous remercie d’avoir pris la peine de me donner des explications pleines de bon sens.

    • Louis Chiren dit :

      Jésus apaise la tempête

      Marc 4, 35-41

      Le soir de ce même jour, il leur dit : « Passons sur l’autre rive ». Laissant la foule, ils l’emmènent, comme il était dans la barque ; et d’autres barques l’accompagnaient. Survient un grand tourbillon de vent ; les vagues se jetaient dans la barque, si bien que déjà elle s’emplissait. Et lui, à la poupe, dormait sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ?  » Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer : « tais-toi ! Silence !  » Et le vent tomba et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avez-vous si peur ? N’avez-vous pas encore de foi ? » Ils furent saisis d’un grande crainte et ils se disaient entre eux :  » Qui donc est-il pour que même la mer et le vent lui obéissent ? « .

      LA PIEUVRE LA CROIX ET LE LYS

      https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/la-pieuvre-la-croix-et-le-lys

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