Foncièrement, Maistre et Boutang sont deux écrivains catholiques et contre-révolutionnaires

« Foncièrement, Maistre et Boutang sont deux écrivains catholiques et contre-révolutionnaires — plus exactement, pour utiliser la formule de Maistre, ils ont surtout en vue « le contraire de la Révolution ». L’un et l’autre usent donc du langage, du style, à des fins « dialectiques » de persuasion — y compris sur le mode pamphlétaire ou polémique : le monde né de l’événement révolutionnaire (fin de la monarchie, avènement de la démocratie) est condamné. La proximité politique et spirituelle des deux auteurs est donc patente. » — Rémi Soulié

PHILITT.FR
Pierre Boutang aurait eu 100 ans le 20 septembre 2016. Pour Rémi Soulié, essayiste et disciple de l’auteur d’Ontologie du secret, un hommage s’imposait. 

A propos Charte de Fontevrault

Né à Loudun (Anjou) le 17 décembre 1945, dans une fratrie de trois garçons dont j'étais le cadet, et royaliste depuis mon entrée à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Limoges, ce qui est d'ailleurs assez tardif, j'ai découvert ma voie dans le royalisme providentialisme, c'est-à-dire le royalisme de de ceux qui s'en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant en terre de France. La Charte de Fontevrault assure ce combat quotidien dans lequel elle est loin d'être seule, grâce à Dieu. http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault http://www.sylmpedia.fr/index.php/Alain_Texier http://www.sylmpedia.fr/index.php/Providentialisme
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3 commentaires pour Foncièrement, Maistre et Boutang sont deux écrivains catholiques et contre-révolutionnaires

  1. Anonyme dit :

    Maistre était Franc-maçon en Savoie il ne faut pas l’oublier

    ________________________________

    • L’article ci-dessous dont je ne vous donne des extraits permettra sans doute de vous-de nous- faire une idée trés complête sur cette question que l’on ne saurait laisser dans l’ombre.

      Les origines savoisiennes
      ………
      Joseph de Maistre
      18 Avril 2012 Publié dans #histoire de la FM

      Les origines savoisiennes
      Cependant, Joseph de Maistre cumulait les titres dans la loge des « Trois Mortiers ». Grand orateur, substitut des généraux, il s’occupait des intérêts de ses francs-maçons et écrivait à Londres pour se plaindre des empiétements de Turin. Dans le fond de son cœur, il était cependant déçu et prêt à se détacher d’un mouvement qui, sous le secret de solennelles formules, lui était apparu parfaitement vide. Il jugeait la maçonnerie anglaise comme « un enfantillage », une occasion de banquets et de réu¬nions mondaines qui ne convenaient pas du tout à ses goûts. Et ses absences s’étaient multipliées à tel point qu’on lui avait envoyé une députation pour savoir s’il désirait être rayé des listes. C’est assez dire combien il était préparé à accueil¬lir un renouvellement. Or, voici qu’apparaît à Cham¬béry un lieutenant du fameux Hundt, l’Allemand Schubert, qui introduit la « réforme écossaise » et fonde une nouvelle loge : « la Parfaite Sincérité. » Joseph de Maistre abandonne alors le « rite anglais ». Quinze de ses frères le suivent. Les « Trois Mortiers » protestent avec véhémence, accusent les dissidents de céder à un bas intérêt (ce qui est une allusion au plan économique de Hundt) et vont se plaindre au « Grand Orient de France ». Vain tapage ! Les attraits de la « Stricte Observance » sont trop vifs ! Le mystère se renouvelle avec l’initiation templière. Salteur de la Serraz va suivre son ami. Le baron Weiler préside une séance ou l’on distribue les grades. Willermoz installe un chapitre de onze membres. La Serraz devient « préfet », Maistre « procureur ». On délimite l’étendue de la « préfecture ». On fixe à sept le nombre des « commanderies ». En séance, le « préfet » porte une cotte d’armes en fin cuir blanc doublé de taffetas rouge ; il revêt par-dessus le pallium de laine blanche à manches longues, blasonné d’une croix rouge. Son épée pend à un large ceinturon. Une ample chlamyde, à traîne agrafée au cou, accentue sa prestance, sans compter une croix rouge d’émail mise en cravate, et des bottes éperonnées.
      Nullement ébloui par cet apparat, Joseph de Maistre n’attendra pas longtemps avant de poser des questions lourdes d’un gros bon sens : « Qu’est-ce qu’un chevalier créé aux bougies dans le fond d’un appartement et dont la dignité s’évapore dès qu’on ouvre la porte ? » Alors se prépare un « convent des Gaules » qui prendra des décisions fondamentales.
      ……..
      Sénateur à Chambéry

      Enfin, le 13 juin 1788, tant d’efforts trouvent leur prix. Joseph de Maistre revient à Chambéry en qualité de « sénateur ». Peut-être, comme l’affirme E. M. Cioran, « sans la Révolution qui, en l’arrachant à ses habitudes, en le brisant, l’éveilla aux grands problèmes, il eût mené à Chambéry une vie de bon père de famille et de bon franc-maçon et continué à mêler à son catholicisme, à son royalisme, à son martinisme, ce rien de phraséologie rousseauiste qui dépare ses premiers é¬crits ». Mais un esprit nouveau agitait déjà les sociétés secrètes. Sous le vocable des « Sept Amis » une filiale du « Grand Orient de France » s’était fon¬dée. La loge des « Trois Mortiers » de rite anglais, jalouse de son autorité de « grande maîtresse loge », interdisait à ses membres toutes relations avec ces nouveaux frères. Il y eut des altercations jusque dans les cafés de la ville entre les factions ri¬vales. Au contraire, la « Parfaite Sincérité », à laquelle appartenait le nouveau sénateur, envoya des délégations. On se rendait visite, on se rece¬vait. Joseph de Maistre, fidèle aux principes qu’il avait posés dans son « Mémoire au duc de Brunswick », tentait d’établir les règles d’une action commune. Il est remarquable, tandis qu’on le représente souvent comme un pur théoricien, de le voir ici mépriser les vains systèmes et la métaphysique « bonne pour amuser les écoles et les cafés », pour prôner une « politique » qui est la science des faits. Cette vue, audacieuse pour son siècle et que reprendra Auguste Comte, l’amène à conseiller aux francs-maçons une connaissance approfondie « de leur pa¬trie, de ce qu’elle possède et de ce qui lui manque, des causes de détresse et des moyens de régénération ». Quel paradoxe que ce Maistre réaliste attaquant Mon¬tesquieu théoricien ! À ses yeux, les Constitutions ne valent rien sans les hommes. Les mots dissimulent sou¬vent l’enchaînement des causes profondes. Notre « grand profès » vient aux « Sept Amis » rechercher des informa¬tions sur l’état réel de la France. Il en aura besoin car aux frontières de Savoie mûrissent des événements graves.
      http://hautsgrades.over-blog.com/article-joseph-de-maistre-103642210.html

    • Oui mais la Franc maçonnerie de l’époque était-elle la même que celle dont nous voyons les effets tous les jours par la biais des princes qui nous gouvernent?

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