Louis Chiren, Maître imagier de la flotte providentialiste », offre aux royalistes « La liberté ou la mort ! »

AVIS IMPORTANT DE LOUIS  CHIREN. “La Charte de Fontevrault fondée par Monsieur Alain Texier le 25 août 1988 en l’abbaye royale homonyme, a l’autorisation de reproduire les textes ainsi que les oeuvres picturales de Louis Chiren pour l’ensemble de ses oeuvres”

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Cette illustration a été conçue et achevée le 2 juin 2019. Nous fêtions saints Marcellin, Pierre et Érasme. Marcellin et Pierre connaîtront le martyre et seront…décapités en l’an 303. Érasme fut arrosé de plomb mais resta intact, il mourut d’une mort paisible. Nous fêtions également sainte Blandine, martyre en 177. Grande figure de notre sainte religion elle dira à ses bourreaux que les chrétiens ne faisaient aucun mal.

Évangile selon saint Jean 15, 26-27.16, 1-4.

« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : lorsque le consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi.

Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez pas scandalisés ; ils vous chasseront des synagogues, et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir, croira faire à Dieu un sacrifice agréable. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni mon Père, ni moi. Mais je vous l’ai dit afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous l’ai annoncé ».

Un proche voyant cette illustration achevée me fit part de son étonnement qu’une scène aussi laide figura dans ma production. Je lui indiquais qu’il ne s’agissait pas de rechercher la beauté mais de figurer ce qui pour moi représentait la naissance de la république dite française.

Le 2 juin 1793 plusieurs dizaines de milliers de Parisiens en colère assiégeaient l’assemblée conventionnelle. Dans cette affaire les députés girondins étaient en cause. Il leur était reproché d’avoir voulu stopper la marche de la révolution après la victoire de Valmy. Il faut dire que la crainte d’une invasion après quelques défaites militaires animait la réaction d’une partie du peuple acquit aux idées nouvelles. Le soulèvement de la Vendée avait lieu dans le même temps. La Convention emportée par le mouvement créait le tribunal révolutionnaire et le sinistre comité de Salut public.

La lutte des partis était née. Entre montagnards, Robespierre à leur tête, girondins, jacobins et leurs leaders respectifs et comparses. À  cette époque naissait un emprunt forcé prélevé sur les riches, qui s’alignait sur l’assignat. Rappelons que cette monnaie fiduciaire née en 1789 était un emprunt dont la valeur était gagée sur les biens nationaux. Elle ne fonctionnera pas et pourtant notre système financier en est l’héritier.

La grogne continuait à se faire entendre. Des proclamations animaient les murs « liberté, égalité, fraternité ou la mort » ou « la liberté ou la mort ». C’est une terrible période où l’on sent bien qu’il fallait faire profil bas aussi que de courage de la part des Vendéens, des Chouans, de cette armée blanche naissante.

La liberté proposée, pourrait-être comparée à des chaines dont-il sera très difficile de se défaire, une liberté sans cœur, sans foi, une liberté de haine et d’effroi, une liberté sanglante qui ne dit pas son nom, une liberté imposée, dirigée, liberticide.

À cette époque, la guerre des partis en quête du pouvoir bat son plein… une insurrection lancée par Marat encerclera l’assemblée. Les girondins y laisseront leur tête, Robespierre également, Danton n’y échappera pas et tant d’autres, fondateurs et serviteurs de cette idéologie dite des lumières.

La révolution de sang, véritable ogresse avalera un à un tous ceux qui s’opposeront à son expansion.

En attendant les Montagnards prendront des mesures d’exception, treize mois de terreur sous l’égide du Comité de Salut public laisseront dans l’histoire de France cette trace sanglante qui n’est toujours pas effacée.

La révolution comme le démontre admirablement Reynald Secher par les horreurs qui culmineront durant les guerres de Vendée est la mère de tous les génocides et de tous les mémoricides. (Lire: Vendée du génocide au mémoricide aux éditions du cerf par Reynald Secher).

Cette illustration vous présente une guillotine. Elle est de couleur rouge en souvenir de celle qui trancha le chef de notre grand roi Louis XVI. La république en effet demanda qu’elle soit peinte en rouge pour l’occasion. Ce rouge sanglant de la haine fratricide, de la révolte contre le père de la patrie, du dénie de Dieu « ni foi, ni maitres« , ce rouge de l’enfer.

En ce jour du 21 janvier 1793 à 10h22 le fils de saint Louis demanda que son sang ne retomba pas sur la France. C’est un grand signe car ce rouge « de gueules » est aux couleurs du drapeau de saint Denis de Paris, premier évêque de la capitale dont sainte Geneviève était dévote. Ce saint, protecteur des rois de France et du royaume, mort décapité. Il aura parcouru près de six kilomètres traversant Montmartre (rue des martyrs) portant son chef qu’il remettra à une sainte femme. La basilique de saint Denis sera construite à l’emplacement où la vie le quitta.

Le jour de son martyre, Louis XVI mérita de recouvrer l’oriflamme du royaume de France prise par les anglais. Ce roi qu’on nous dépeint comme un fade, était un homme d’une force herculéenne, aussi doué manuellement qu’intellectuellement ce qui ne va pas de soi. C’était un homme cultivé, parlant plusieurs langues lisant beaucoup et s’intéressant aux sciences. On dit qu’il se trouvait trop jeune pour régner, d’aucuns racontent même qu’il aurait murmuré au moment du sacre : « cette couronne me pèse« . Il était on ne peut plus lucide sur sa charge, par la rigueur et l’exemplarité qu’exigeaient ses actes en tant que roi.

C’est ce roi qui sera sacrifié par la volonté du Très Haut. Il aurait pu dans la journée du dix août 1792 faire couler le sang de son peuple qu’il aimait tant et s’en aurait peut-être été fini de cette hydre haineuse, reine des divisions qui ne cesse de renaître.

Non il fit le choix de ne pas se servir de la force. On pourra en penser ce que l’on voudra, ce fut son choix, le choix du roi. Mais on ne pourra pas lui faire porter le poids de cette barbarie sanguinaire, lui qui consacra sa personne sa famille et le royaume au Sacré-Cœur de Jésus en la prison du Temple.

Ainsi la tête de mort souvent représentée de la sorte, portant le bonnet phrygien de cette Marianne mortifère (composée de Marie et d’Anne, prénoms très portés à l’époque dont-on devine le blasphème), fille du chaos, de l’impudicité, née dans le sang, personnage en tous points étranger à la Très Sainte Vierge Marie et à sa sainte mère.

Car n’oublions jamais : « qu’un sang impur abreuve nos sillons » il est question du sang de ces Français qui pour diverses raisons et parfois sans appartenance avec les partisans de la Croix et du Roi eurent droit  à la lame de la Louisette, la Louison, la Mirabelle, la Monte-à-Regret, le rasoir national, le vasistas, la Veuve. Et même la « planche à assignats » et oui, tant-il est vrai qu’il y a une relation de cause à effet.

L’ombre de la « lucarne » telle qu’on la rebaptisera au 19ème et au 20ème siècle, du « massicot » ou de la « bécane » aura encore de beaux jours devant-elle puisqu’elle cessera de trancher les têtes en 1977 (il est vrai beaucoup moins) ayant assuré de bons et loyaux services à sa maîtresse moribonde.

De l’hexagone en passant par les colonies, Indochine, Algérie, Guyane française etc.… La république dite française aura construit des prisons et des bagnes, là où la monarchie faisait fleurir couvents, monastères, calvaires, églises et cathédrales. La liberté démocratique naissait dans une répression sanglante, la grande terreur.

Cet héritage n’est pas le nôtre, son héroïne est un démon, voyez son véritable visage, son action est encore visible car si le couperet ne fait plus entendre son sifflement glacial, les têtes continuent de tomber (d’une autre manière), les partis se renversent, la haine est toujours vivante, la division assure le règne de quelques orgueilleux opportunistes mais personne n’est en mesure de s’imposer naturellement comme un roi de France afin d’apaiser les querelles et d’unifier l’ensemble de ce royaume détruit.

L’héritière de la liberté sanglante, cette Marianne cadavérique l’emporte sur l’union des cœurs. Il est temps que le Ciel nous en débarrasse sachant le pouvoir de son mentor car sa faim incommensurable finirait par nous éradiquer complètement.

 

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A propos Charte de Fontevrault

Royaliste depuis mon entrée en Faculté de Droit et des Sciences économiques, ce qui est d'ailleurs assez tardif, j'ai découvert ma voie dans le royalisme providentialisme, c'est-à-dire le royalisme de de ceux qui s'en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant en terre de France. La Charte de Fontevrault assure ce combat quotidien dans lequel elle est loin d'être seule, grâce à Dieu. http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault http://www.sylmpedia.fr/index.php/Alain_Texier http://www.sylmpedia.fr/index.php/Providentialisme
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15 commentaires pour Louis Chiren, Maître imagier de la flotte providentialiste », offre aux royalistes « La liberté ou la mort ! »

  1. MA Guillermont dit :

    Bonsoir Louis Chiren , la date particulière du 2 Juin pour la conception et la réalisation de cette oeuvre de mort répond à haute voix à l’Histoire pieuse Catholique et Royale de notre beau pays .
    CE côté religieux puisque la Veuve fut l’instrument pour assassiner le peuple catholique et ce côté politique puisque la Veuve fut l’instrument qui abolit la Monarchie en décapitant la Monarchie (ethym : religere : relire … religare :relier ) nous enseigne pourtant l’irremplaçable trésor qui constitue le rapport de l’homme avec LA puissance divine … par ce profit spirituel d’énumération des vertus des saints dont on leur parle .

    Ainsi donc , Eusèbe de Césarée (Ville où Pierre rencontre et baptise le centurion Corneille ouvrant ainsi la voie à l’accueil dans la foi Chrétienne des paiens ) , reproduit dans son Histoire écclésiastique la circulaire que les Églises de Lyon et de Vienne adressèrent à leur sujet aux Églises d’Asie .
    On y lit :
     » Impossible de vous décrire ce que fut la rage des païens contre nous et les tourments qu’ils nous infligèrent (…) Nos frères supportèrent avec bonheur des souffrances qu’on eut pu croire insupportables . »

    La circulaire qui cite plusieurs confesseurs de la Foi , mentionne particulièrement Blandine et Pothin qui font partie des 48 martyrs de Lyon du 02 Juin en … 177 !
    (Bataillon-Commando des 177 fusilliers marins oubliés pendant soixante ans pour raisons politiques ! )

    Ils furent plus de 20000 chrétiens martyrisés à Lyon pendant cette épouvantable persécution romaine auquelle assistait une foule immense , trépignant de joie !

    Pothin « le Saint Évêque de Lyon , vieillard de 90 ans fut porté au tribunal sur un brancard . Au juge qui lui demandait qui était le Dieu des chrétiens :
     » Tu le connaîtras quand tu t’en rendras digne « , répondit – il .
    Quant à Blandine , une toute jeune esclave , … elle lassa ses bourreaux qui se relayaient pour la tourmenter , se bornant à répéter :
     » Je suis chrétienne et rien de mal ne se fait chez nous « .

    Ces trats historiques nous indiquent de ne pas craindre d’affirmer notre foi , nullement inquiets pour l’avenir , n’ayant d’autre maître et modèle que le Christ , avec élan , actions de grâces et Amour …!
    En cette Tribulation que nous traversons , nombreux sont les mystiques qui l’appellent … le châtiment des méchants !

    Dans notre ère de communicants , je vois en … cette oeuvre de mort , un moyen de communications , chargée de passer le message de la venue imminente du Grand-Roi très chrétien … descendant de Constantin , de Charlemagne , de St Louis … Henri V de la Croix !
    Il nous est simplement donné de suivre la ligne que nous trace le Ciel par la vie et la conduite de Ses serviteurs , les saints , pour nous instruire , nous édifier , nous faire parvenir à la Révélation et à l’accomplissement des Écritures !
    A Rome , sous Dioclétien , le 02 Juin vit le triomphe des saints martyrs Marcellin Prêtre et Pierre Exorciste , de l’Église romaine . Excellant en toutes sortes de vertus , ils avaient instruit en la foi beaucoup de païens … jusque … dans le temps même de leurs prisons !
    Si glorieux Martyrs que Constantin fit élever à Rome une église sur leur tombeau , et il y ensevelit sa mère , Sainte Hélène !
    Martyrs romains que le prêtre , jusqu’à Vatican II , nommait chaque jour au canon de la Messe …

    Mais le 02 Juin est aussi la mort de saint Algise (670) , un de ces missionnaires Irlandais qui débarquèrent en France au VIIème siècle .
    Avec quelques-uns de ses confrères , il évangélisa les pays d’Arras et de Laon .

    – Arras est la ville où fut créé en 499 , l’Évêché historique et confié à St Vaast après la conversion de Clovis !
    Clovis qui passe à Toul pour aller à Reims pour le Sacre et qui rencontre St Vaast , qui reçoit les premiers enseignements de la foi chrétienne avant Rémi …
    C’était après la victoire de Tolbiac ou Clovis avait fait voeu de se convertir au Dieu de Clotilde son épouse , s’il gagnait la bataille .
    A Reims , Rémi confie l’éducation chrétienne de Clovis à Vaast .

    Éducateur de la foi et conseiller du pouvoir se font ensemble .

    Vaast guérit aveugles et boiteux , il apporte l’espérance chrétienne à toute une population broyée dans la misère . Elle devient capable de voir la vérité et de marcher dans la foi . L’Église d’Arras sera mise sous le Vocable de Marie .

    – La région de Laon , en 52 av J-C , vit la victoire de Jules César sur la coalition belge
    …… Saint Rémi naquit en ces lieux en 437 (?) Eet devenu Évêque de Reims en 459 créa au VI ème siècle le diocèse de Laon dont le premier Évêque sera Genebaud .
    – Laon ville d’Art et d’histoire où naquit Charlemagne en 732 (?) , qui fut la capitale des derniers rois Carolingiens .
    Sa Cathédrale dédiée à Notre Dame a servi de modèle à la Cathédrale de Notre Dame de Chartres et la Cathédrale de Notre Dame de Paris !!!!!!!
    La ville fortifiée sur une colline est surnommée la « montagne couronnée ! »
    https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://laon.fr/VILLE_LAON_21_WEB/FR/Accueil.awp%3Fpage%3D146%26m%3D3.292&ved=2ahUKEwjZ6MTU9dXiAhVEXhoKHUaYAD8QFjAAegQIBhAB&usg=AOvVaw3WUhYKxsLEGkOIR-LFlGhf

    Voilà Louis Chiren , parallèlement à votre impressionnante mission d’héraut du Saint Esprit , quelques informations de plus pour l’analyse pratique de la situation à venir .
    Le temps du Grand Roi Henri V de la Croix et des Chevaliers remplis de courage et de vertu nationale dans dans son Armée accourue du monde entier se dessine sous vos traits de caractère de vos crayons , pinceaux et poèmes .
    Merci Monsieur Chiren …

  2. MA Guillermont dit :

    Bonjour Louis Chiren , merci pour votre réponse … matinale .
    Moi – même j’ai rédigé tardivement cette réponse … !
    Je ne sais pour vous et d’autres … car cette expression en mode VEILLE est totalement inhabituelle !
    Ainsi donc je viens , après vous avoir lu , d’ouvrir ce lien qui me semble bien répondre à votre disposition .
    Il s’avère qu’il y a Six Évêques dont celui de Laon dans l’ordre protocolaire du Sacre qui vient après l’Evêque de Reims .
    L’Evêque de Laon porte la sainte Ampoule !
    https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sacre_des_rois_de_France&ved=2ahUKEwif_o6Mn9fiAhUM6OAKHXzQDNwQFjAAegQIARAB&usg=AOvVaw1YPu-irEyP2bhhzt0qdAZe
    C’est fabuleux , comme si nous devions tous connaître cette cérémonie du Sacre en vue de sa toute prochaine convocation ….!

  3. Louis Chiren dit :

    Bonjour madame Guillermont.
    Oui je me lève très tôt en semaine ceci explique cela.
    Merci pour le lien et pour vos ouvertures spirituelles qui apportent des lumières essentielles aux troupes du roy.
    J’avais eu l’occasion d’étudier la cérémonie du sacre à l’occasion d’une création.
    Souhaitons-nous de la vivre.

  4. MA Guillermont dit :

    Les armoiries du blason de la Ville de Laon trouveront peut-être une pleine interprétation par l’intercession brillante des lumières de J-Y Pons …
    https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://laon.fr/VILLE_LAON_21_WEB/FR/Accueil.awp%3Fpage%3D147%26m%3D3.23%26ar%3D257&ved=2ahUKEwiQkOKKu9ziAhVN6uAKHY8oC_gQFjAFegQIAxAB&usg=AOvVaw0BczgaxkWy8A7OLzqrwy4f
    L’éthymologie de Algise (contraction de Adalgis , prénom masculin ou féminin d’origine germanique ) est très parlante encore et aussi pour le Grand-Roi … qui viendra bientôt puisque la république est en train de s’effondrer …
    – Adal : noble
    – Gisal : otage ou de Gisil : flèche .

  5. MA Guillermont dit :

    Bonsoir Mr Texier , cela est en rapport avec le 1er post fait en réponse .
    L’origine du nom Agis … noble , otage , et/ou flèche peut se superposer au Grand Monarque puisque l’Elu de Dieu est … noble , il a été emprisonné donc …otage et pour le dernier élément le mot … flèche peut être compris comme le jet de l’arc du cavalier du cheval blanc dans l’apocalypse … car il est écrit celui qui le montait avait un arc .
    St Algis était de plus prince d’Hibernie .

  6. Ping : Table récapitulative des oeuvres offertes par Louis Chiren, Maître imagier de la « flotte providentialiste”, à la Charte de Fontevrault. | La Charte de Fontevrault

  7. Ping : Tableau récapitulatif des oeuvres de Maître Louis Chiren, | La Charte de Fontevrault

    • Louis Chiren dit :

      LA MAISON DU BOURREAU

      Cette œuvre a été réalisée en trois jours les 25, 26 et 27 août 2019.

      Le 25 août nous fêtions le bon roi saint Louis. Le 26 août nous honorions sainte Elisabeth Bichier des Ages. Issus de la noblesse poitevine, née en 1773, elle sera bouleversée par la déchristianisation après la révolution dite française.
      Elle se placera sous la direction spirituelle de saint André-Hubert Fournier. Elle fondera avec lui la Congrégation des Filles de la Croix qui s’installera à La Puye dans un ancien bâtiment ayant appartenu aux moines de l’abbaye de Fontevraud.

      Le 27 août nous fêtions sainte Monique la mère de saint Augustin. Nous nous rappelons également de l’entrevue de Pillnitz qui eut lieu le 27 août 1791 entre le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, l’empereur allemand Léopold II et l’électeur de Saxe. L’empereur exigera des révolutionnaires français qu’ils rétablissent Louis XVI dans la plénitude de ses droits perdus depuis la fuite de Varennes.

      Cette illustration vous présente un monument historique à plusieurs égards puisqu’il est le lieu emblématique des bourreaux de la cité médiévale des comtes de Champagne mais également là où vécu Louis-Cyr-Charlemagne Sanson jusqu’à l’aube de la révolution dite française.

      Ce personnage né en 1748 et mort en 1794 était le bourreau de Provins. Frère de Charles-Henri Sanson qui fut en poste à Paris en tant que bourreau officiel procédant à l’exécution de Louis XVI et de Marie-Antoinette entre autres, Cyr-Charlemagne quittera Provins pour Paris où il assistera son frère pour ce sinistre labeur.

      La bâtisse se trouvait à l’écart de la population, incluse dans les remparts de la cité des comtes de Champagne à Provins. Les bourreaux y accédaient par un chemin de ronde dont une partie était à l’époque couverte, à l’abri des regards.

      Vous pouvez toujours l’admirer, elle est dans son jus, aucun soin ou autres mise en valeur ne la distingue des richesses de cet héritage médiéval.

      La tour datant des XIVème et XVème siècles a été construite à cheval sur la courtine ouest. Cette tour faisait partie de l’ancien système fortifié de Provins. Isolée des habitations, elle servait de logement à l’exécuteur des sentences criminelles du bailliage de Provins. Le dernier bourreau qui l’occupe en 1788 est ce Cyr-Charlemagne Sanson.

      Remontons la lignée de cette famille. Sous Louis XIV Charles Sanson, ancien officier près de Rouen deviendra l’aide de Pierre Jouenne vers 1675, à la suite de son mariage avec sa fille Marguerite (cette corporation très fermée restera familiale jusqu’au dernier bourreau en exercice de la république dite française).

      Son fils Charles II né en 1681 deviendra son aide et sera le bourreau officiel en 1707. Il présidera à l’exécution du célèbre Cartouche. Il meurt en 1726 laissant son fils Charles Jean Baptiste âgé de 7 ans.

      Ce dernier relèvera le flambeau en 1739 récupérant la charge de son père exercée entre-temps par son beau-père, François Prudhomme.

      En 1754 frappé par une attaque qui le laisse paralysé il doit passer le flambeau à son fils Charles-Henri seulement âgé de quinze ans. C’est de nouveau François Prudhomme qui assurera l’intérim lors de l’exécution du régicide Damiens.

      Charles Jean Baptiste n’obtiendra pas du parlement son remplacement officiel par son fils, bien qu’invalide. Il devra démissionner peu avant sa mort vers 1778, en faveur de son fils Charles-Henri.

      Charles-Henri était né en 1739 (dit Sanson le grand). En 1766 il ratera la décapitation de Lally-Tollental, son père finira par trancher le cou du malheureux soldat.

      Quand éclatera la révolution, Charles-Henri a cinquante ans. En 1791 le docteur Guillotin réclame une mise à mort « égalitaire ». Charles-Henri rédigera un mémoire indiquant la fatigue occasionnée par le fait de couper plusieurs têtes à la suite.

      La mécanisation de la mise à mort commence à germer. Sanson s’attribuera en partie l’invention de la guillotine. En 1792 le croquis sera même présenté à Louis XVI et dans ses mémoires, Sanson indiquera que c’est le roi qui aurait préconisé de rendre la lame oblique.

      La machine infernale commencera sa sinistre carrière en coupant la tête de deux moutons. Sanson l’inaugurera le 25 avril en place de Grève en tranchant la tête du bandit Nicolas Pelletier.

      2918 têtes tomberont dont celle de Louis XVI, de Marie-Antoinette, de madame Élisabeth. En 1793 Sanson proposera à son fils Henri de lui succéder. Officiellement il reste le bourreau mais il ne procèdera à aucune mise à mort jusqu’à son décès en 1806.

      Henri Sanson exercera sa charge de bourreau durant trente-cinq ans tranchant la tête d’inconnus et de sinistres célébrités du crime.

      Son fils Henri-Clément relèvera le flambeau en 1840. Il n’y aura que dix-huit exécutions durant sa carrière dont celle de Lacenaire. Henri-Clément est un joueur compulsif, criblé de dettes il sera incarcéré à Clichy sous ce motif. De ses créanciers qui réclamaient un gage, il leur donnera la guillotine dont-il était le responsable en titre. C’est la justice qui paiera pour sa libération.

      Personnage trouble, Sanson le sixième du nom ayant officié à Paris sera révoqué par le nouveau Garde des sceaux en faveur de Charles-André Férey en 1847.

      C’est ainsi que devait finir cette dynastie de bourreau (pour la branche parisienne car de nombreux Sanson issus de cette lignée, ont officié ailleurs en France) par la mort d’Henri-Clément le 25 janvier 1889 à Versailles. Cela ne s’invente pas.

      Pour ce qui est de cette cloche fêlée que vous pouvez apercevoir au premier plan. Il se trouve que les Sanson se vantaient d’être nobles et de porter « d’or à trois merlettes de sable ».

      Leur blason officiel présentait tout simplement des armes parlantes sous la forme d’une cloche fêlée avec la devise « sans son ».

      Il faut rappeler à ce sujet que l’état de noblesse ne se réduisait pas à porter une particule et un nom de terre ainsi que des armoiries. Louis XIV avait établi des règles à ce sujet exigeant que les familles nobles fassent leurs preuves de noblesse sur plusieurs générations par des documents officiels plongeants certains dans la panique.

      Il fut autorisé à des bourgeois ayant acheté des terres nobles d’en porter le nom sous réserve de verser de fortes sommes en espèces sonnantes et trébuchantes, renflouant les caisses royales. Ils n’en devenaient pas pour autant nobles. Les corporations de métier, les villes, des confréries, des familles, pouvaient avoir un blason sans rapport avec l’état de noblesse. Le célèbre Fouquet par exemple avait pour emblème l’écureuil (Fouquet désignant cet animal en vieux français) et n’était pas noble.

      Pour en revenir à cette terrible dynastie dont la fonction ancestrale validée sous la monarchie et ayant perduré sous la république devait finir dans le caniveau pour la branche parisienne comme une malédiction héritée du régicide orchestré par le pouvoir révolutionnaire et sanguinaire.

      Il est troublant de constater que cette fin sans gloire si tant est que leur métier en apportât une, devait répondre en écho à leur patronyme.

      Charles-Henri qui rétablira dans ses mémoires la vérité sur les derniers instants de Louis XVI, nous pouvons lui rendre cet hommage, cédera dès 1793 sa sinistre fonction à son fils.

      Comme si le poids de la mort du roi et de la reine lui était insupportable. Si les derniers mots du roi furent étouffés par le bruit des tambours, la fin de cette dynastie parisienne ne fit pas plus de bruit, comme étouffée « sans son ».

      Leur cloche brisée incapable d’émettre des sons est comme le pendant du tocsin que symbolisent ceux qui aujourd’hui annoncent les bruits de guerre qui montent pour notre France oublieuse de sa mission.

      Une lettre sépare leur patronyme de celui de Samson, le personnage de l’Ancien Testament dont mon pèlerinage en terre bretonne le jour de sa fête en 2015 m’apprit qu’il signifiait « petit soleil ».

      Le M de Marie, le M de monarque annoncerait-il que le bourreau qui donna la mort aux martyrs royaux trouve en parallèle un héros biblique dont le nom évoque la lignée de Louis le grand premier roi du Sacré-Cœur qui tel le phœnix renaîtra pour le royaume par le feu de l’amour divin.

      https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/la-maison-du-bourreau

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