La République : pour elle un Français doit-il mourir ?

Publié par Antonin Campana sur 16 Juin 2018, 16:56pm

Catégories : #Perspectives Autochtones#Les joies de la nation Frankenstein

La République : pour elle un Français doit-il mourir ?
                                          Illustration : peinture de Rémi Mel dédiée à ses compagnons d’armes

Depuis deux siècles, sitôt que leurs élites naturelles furent détruites, les Français se sont faits manœuvrer comme des enfants. Ils ont été manipulés, aveuglés, trompés et sacrifiés pour mener à bien un projet mondialiste qui non seulement ne les servait pas, mais supposait à terme leur propre destruction. Le républicanisme, visage hideux du mondialisme depuis deux siècles, a toujours utilisé la France et les Français pour atteindre ses objectifs planétaires. Dès que les élites autochtones, seules à même d’alerter, furent littéralement décapitées, la République a facilement pu jouer de l’ignorance et de la naïveté d’un peuple peu habitué aux stratégies perverses. Des générations de jeunes Français se sont fait tuer pour un hymne et un drapeau qui ne furent que des leurres conçus pour les aveugler. Ils croyaient mourir pour la « patrie », ils mourraient en fait pour le mondialisme qui entendait la détruire.

Le pire dans tout cela, c’est que la mystification et l’escroquerie sanglante étaient cousues de fil blanc. On ne peut pas dire que la volonté de réduire le peuple français à un simple outil au service du mondialisme fut véritablement tenue secrète. Il suffisait de lire les textes et d’étudier les parcours pour découvrir les arrières pensées et la fraude. Mais cela, un laboureur du Quercy ou de Touraine n’avait ni le temps ni les moyens de le faire. C’est ainsi (d’où les massacres révolutionnaires) : un peuple de laboureurs sans ses élites ancestrales protectrices est un peuple à la merci des escrocs !

Le député à la Convention Marie-Joseph Chénier (1764-1811), fut de ceux-là. Chénier, poète raté qui vota la mort de Louis XVI, est l’auteur en 1794 des paroles d’un chant que nous connaissons tous, le fameux Chant du départ :

« La République nous appelle
Sachons vaincre ou sachons périr
Un Français doit vivre pour elle
Pour elle un Français doit mourir ».

Le Chant du départ passe pour un hymne patriotique. Il sera distribué aux armées de la République durant la période révolutionnaire, et reste indissociable de l’hécatombe de la première guerre mondiale. Dans le premier couplet les ennemis de la « France » doivent « trembler », dans le second une mère donne son fils à la « patrie », dans un troisième des vieillards arment la main des braves, dans le quatrième des enfants meurent pour le « peuple », etc. Il s’agit donc de défendre la patrie, la France, le peuple, la famille, mais aussi la République, que le refrain assimile subtilement à la France : « Pour elle un Français doit mourir ».

L’auteur de ces paroles pourrait donc facilement passer pour un patriote, un amoureux inconditionnel de la France éternelle, un défenseur de l’identité nationale, une sorte de Barrès ou de Déroulède avant l’heure. Et bien, pas du tout ! Pour connaître les convictions profondes de Marie-Joseph Chénier il suffit de lire la « Pétition » qu’il a présentée devant l’Assemblée nationale deux ans auparavant, le 24 août 1792.

Dans cette Pétition, Chénier demande que tous ceux qui ont préparé les « voies de la liberté » dans le « Monde » soient faits « citoyens français ». Il parle des « bienfaiteurs de l’humanité », des « citoyens du Monde » et rêve que ces derniers soient même portés jusqu’à l’Assemblée nationale. Si cela se passait, « l’élite des hommes réunie de tous les points de la terre » formerait alors, dit Chénier, un « congrès du Monde entier ». De cette manière, conclut le député, se réaliserait la « fraternité universelle », fraternité universelle qui est selon lui le « premier but de l’ordre social ».

Autrement dit, si les mots ont un sens, Chénier est ouvertement pour un ordre social planétaire dominé par un « congrès du Monde entier », bref une gouvernance globale. Il est dans la plus pure orthodoxie républicaine et a parfaitement assimilé le principe d’universalité de la République. Mais alors comment concilier le patriotisme du Chant du départ avec le mondialisme de la Pétition de 1792 ?

Le rapport est vite établi : les soldats Bleus de 1794 et les Poilus de 1914 se sont faits manipuler ! Leur patriotisme a été utilisé pour mettre en place un ordre mondial négateur des patries. Les sentiments d’appartenance à une terre et à un peuple ont été exploités pour installer un monde sans frontières et sans peuples. C’est du grand art : comment le laboureur du Quercy ou de Touraine pouvait-il en avoir conscience ?

Nous citons Chénier et son Chant du départ, nous aurions pu aussi parler de Rouget de Lisle et de sa Marseillaise. L’arrière pensée était la même : se servir du sang Français pour bâtir une république universelle. Rouget de Lisle est un maître franc-maçon de la loge des Frères discrets de Charleville.  C’est par la franc-maçonnerie qu’il fait la connaissance du baron Philippe-Frédéric de Dietrich. De Dietrich est issu d’une riche famille de banquiers. Il est lui-même membre éminent de la loge La Candeur de Strasbourg. Il fait partie aussi des Illuminati de Bavière, sous le nom d’Omarius. La femme de de Dietrich a quant à elle le grade de Grande-Maîtresse (titre qu’elle porte lors de la tenue d’une Loge d’Adoption en 1800). Ce milieu maçonnique ne cache pas son « amour universel des hommes », son admiration pour le contrat social et son adhésion à la République universelle. La fiche Wikipedia de Philippe-Frédéric de Dietrich nous dit d’ailleurs que celui-ci  « adhère à des idées de développement des sciences et techniques, d’égalité des hommes sans différences de religion ou d’origines, d’entente internationale et de paix entre les peuples ». Or c’est de Dietrich qui demande à Rouget de Lisle de composer la Marseillaise et c’est de Dietrich qui sera le premier à la chanter. Autrement dit, la Marseillaise, chant patriotique qui demande aux Français d’aller se faire trouer la peau, est un chant venu d’un milieu globaliste qui a pour seule patrie le « genre humain ». Ces gens ont cyniquement confisqué la patrie et le sentiment patriotique pour les mettre au service de leur projet de société universelle.

Le Chant du départ et la Marseillaise sont les moyens d’une manipulation qui tua 1,5 millions de jeunes Français entre 1792 et 1815 et plus de 2 millions durant la guerre mondiale de 1914-1945. Ne cherchons pas plus loin les causes de notre hiver démographique. Le but de cette manipulation ? Disposer d’un outil pour détruire les régimes politiques et les Etats qui s’opposent au mondialisme !

La République a une dette de sang envers les Autochtones de ce pays. Elle doit leur demander pardon. Les Autochtones de leur côté doivent cesser d’ignorer que la République n’est pas la France et que les intérêts du régime sont contraires à ceux de leur peuple. Ils doivent faire sécession, au risque d’une prochaine hécatombe au son d’un air de flûte entraînant et de deux paroles patriotiques bien senties.

Antonin Campana

http://www.autochtonisme.com/2018/06/la-republique-pour-elle-un-francais-doit-il-mourir.html

Blog . Terre autochtone; Le  blog des arborigènes d’Europe par Antonin Campana.

A propos Charte de Fontevrault

Royaliste depuis mon entrée en Faculté de Droit et des Sciences économiques, ce qui est d'ailleurs assez tardif, j'ai découvert ma voie dans le royalisme providentialisme, c'est-à-dire le royalisme de de ceux qui s'en remettent à Dieu du point de savoir qui doit être Son Lieutenant en terre de France. La Charte de Fontevrault assure ce combat quotidien dans lequel elle est loin d'être seule, grâce à Dieu. http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault http://www.sylmpedia.fr/index.php/Alain_Texier http://www.sylmpedia.fr/index.php/Providentialisme
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2 commentaires pour La République : pour elle un Français doit-il mourir ?

  1. Irène Pincemaille dit :

    « Sur un air de flûte entraînant » ! comme le joueur de flûte entraînant les rats, puis… les enfants vers la noyade, dans un conte allemand dont j’ai oublié le titre !!!
    Oui, le Chant du Départ, je l’ai appris quasiment par coeur dans mon enfance comme beaucoup de gens de ma génération : « ROIS ivres de sang et d’orgueil » – « Tyrans descendez au cercueil » etc… rien que ça !!!, donc rois = tyrans !!! et la « raie-publique », elle, n’a jamais tyrannisé personne bien entendu (les Vendéens apprécieront) ! quant au « peuple souverain (qui) s’avance » ! on voit ce qu’il en est aujourd’hui ! pauvre peuple pas vraiment souverain, c’est peu dire !
    Toutes les familles françaises ont été touchées par la guerre de 14, la mienne comme les autres !
    Pauvre France !!!
    Amitiés à tous.

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