Jean Raspail réédite « Le Roi au-delà de la mer ». Un signe….

Jean Raspail réédite son livre : Le Roi au-delà de la mer. C’est l’Appel d’un homme libre au Roi Perdu qui retentit ici à l’oreille d’un Prétendant qui oserait enfin se déclarer le premier et esquisser un geste pour tirer du néant le principe Royal par cette grâce Divine qui fit les Rois de France, et qui échappera toujours au pouvoir des hommes. Il suffirait pour cela d’un peu de mémoire historique, d’un peu de courage, d’un peu de fierté, damour-propre, le tout chapeauté par un certain goût pour la belle attitude. Il le réédite en version augmenté sous le titre de Le Roi est mort vive le Roi .

http://via-romana.fr/litterature/337-le-roi-est-mort-vive-le-roi–9782372711302.html

Dans l’oeuvre du Raspail, Le Roi au-delà de la mer, ouvrage séduisant au contour de tous Royaliste, qui ne peut qu’espérer et recréer à son tour ce que pourrait accomplir le souverain combattant, le souverain en marche vers son trône.

Le principe du livre est cependant de l’ordre du retour. Raspail s’adresse aux Princes de France dans un roman lettre-ouverte, mais son Prince est fictif. Le quel est-il ? Nous n’en savons rien. LOUIS, JEAN, HENRI, cela a peu d’importance. Le Prince conserve son panache, il s’éloigne de tout compromission -même avec son propre milieu- prend le large pour se faire désirer, rendre sa présence indispensable par l’absence. Evidemment, quelle autre destination Raspail pouvait-il choisir  que l’Ecosse ? Son Prince marche dans les traces de Bonny Prince Charly, Charles Spencer Stuart*…

*Charles Édouard Stuart (1720-1788), surnommé Bonnie (« beau » ou « béni » en scots) Prince Charlie, était le fils aîné du prince Jacques François Stuart  https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Édouard_Stuart

La Royauté constitue en effet une sorte de phénomène consubstantiel à l’humanité, qui se retrouve partout, et qui exprime une soif inextinguible de l’homme, ou plutôt qui l’incarne. Sentiment si fort que même en France, après deux siècles révolutionnaires, les mots « Roi » et « Royauté » résonnent toujours positivement. Les révolutionnaires ont voulu tout salir, mais ils n’ont pas réussi à salir le mot de « Roi » qui conserve mystérieusement cet écho Sacré. Il peut être moqué, il peut être méprisé, mais pourtant il est à part. Il berce nos contes, nos enfances, nos rêves. Nous sommes loin des « monarques », « empereurs » et autres vocables beaucoup plus froids et distants qui nous sont familiers. Demander au passant lambda de citer un Roi méchant, il aura du mal à comprendre la question. Pour beaucoup, la Royauté demeure la présence du Sacré dans le pouvoir, l’incarnation du principe Royal, la façon la plus élevée de servir la France.

Qu’il s’agisse de ses insignes -le trône, la couronne, le sceptre- ou, plus profondément, de ce qu’il représente pour son peuple, bien des traits fondamentaux définissent le Roi, et d’abord sa Sacralité. Tenant son pouvoir de Dieu dont il reçoit une force spécifique qui lui permet de régner, il est aussi un homme, en qui tous se reconnaissent. Il est donc au point de contact du ciel et de la terre, nombril de l’univers, axe cosmique. Responsable de son peuple, au point de devoir parfois s’immoler pour lui, il doit assurer son bonheur en le protégeant, en se montrant juste. 

Raspail connaît et développe l’histoire de la Duchesse de Berry qui, en 1832, essaya de reconquérir le trône de son fils alors âgé à peine de dix ans avec panache et bravoure. Elle échoua, mais la cause n’était pas perdue d’avance, tout comme celle de Charles Stuart https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Édouard_Stuart  ne le fut pas. Ils se donnèrent les moyens de vaincre, trempèrent leurs mains dans des coffres d’or, du sang frais et l’encre de missives secrètes.

Le Roi est mort, vive le Roi reprend l’argument du livre  Le Roi au-delà de la mer en l’augmentant de nouvelles choses que Jean Raspail, qui se sent partir -on le dit souffrant- a voulu dire encore.  Auteur mythique du Camp des saints, il revisite ici sa foi Royaliste à l’aune de l’histoire de France et des « prétendants endormis » au Trône. Un manifeste ultime et décapant ! Un livre testament? un signe, en tout cas : quelque chose remue, comme une attente étouffée qui se réveille, et le symbole chemine dans l’âme de la Nation.

Bien que nous ne soyons plus en Monarchie, le Roi Perdu a un rôle à jouer dans la vie politique de notre Pays. Un Roi est par définition un arbitre, un conciliateur, quand il n’est pas un guide. Le Roi, même en exil, peut incarner une autorité morale qui peut être écoutée. Il peut attirer l’attention du pouvoir et de ses concitoyens sur des questions précises. Il doit pour cela se tenir en permanence au courant de la vie politique de son pays. Il incarne au-delà de tout une tradition, une continuité, comme un possible recours…

Hervé J. VOLTO, CJA, Président Honoraire de la Charte de Fontevrault (Président 1991.1994), mem du Chapitre Général et Délégué Officiel pour l’Italie

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10 commentaires pour Jean Raspail réédite « Le Roi au-delà de la mer ». Un signe….

  1. Arthur dit :

    Encore faut il qu’il réussisse à rester en vie …..

  2. Les prophéties du Grand Monarque nous disent qu’il restera sain et sauf jusqu’à l’heure de Dieu qui l’appellre pour sauver la France et la Chrètienté.

    Jean Raspail a d’ailleurs écrit dans ce même livre réédité qu’en attendant l’heure de Dieu, il est tout a fait concevable qu’un Roi caché, masqué aux yeux du monde comme l’est Benoit XVI depuis sa démission, ait déjà commencé à consulter, batir, organiser –et même conspirer !- à tisser sa toile, comme une Chouannerie moderne et, d’allégance en allégance, instituer ce Royaume parallèle invisible aux yeux d’Yves-marie adelyne mais pas à ceux de Jean Raspail et dont la trame irriguerait le corps encore sain de la Nation.

    En certaines circonstances, l’Eglise s’est revivifiée de cette manière là…

    La leçon du livre de Raspail est LE B.A.BA DU ROYALISME : la Grâce Divine qui fait les Rois de France échappe au pouvoir des hommes, elle ne peut être interrompue et elle est éternellement transmissible à ceux que Dieu a choisi. Elle ne l’a jamais été interrompue et elle ne le sera jamais. On peut décapiter les Rois, les exiler, les oublier, la Grâce Divine court toujours, comme un torrent impétueux dont les effets s’accumulent.

    • Archibald dit :

      Le Pape émérite Benoît XVI était d’après le Marquis de la Franquerie, le Saint Pape. Sa devise correspondait au prophéties. Hors, il a été débouté du Trône de Saint Pierre, et n’a pas amené le Grand Monarque sur la scène politique française. C’est bien dommage ! Nous ne connaissons pas, évidemment, le plan de Dieu sur la façon dont sa venue doit se faire. Espérons qu’elle se fasse le plus rapidement possible, car nous voyons bien, tous, qu’à l’allure où la France s’enfonce dans l’abîme du Mensonge, qu’il sera bientôt trop tard pour La relever !

    • Louis Chiren dit :

       » la Grâce Divine qui fait les Rois de France échappe au pouvoir des hommes, elle ne peut être interrompue et elle est éternellement transmissible à ceux que Dieu a choisi. Elle ne l’a jamais été interrompue et elle ne le sera jamais. On peut décapiter les Rois, les exiler, les oublier, la Grâce Divine court toujours, comme un torrent impétueux dont les effets s’accumulent ». J’aime bien ce passage monsieur Volto 🙏

  3. el vago dit :

    Pour rebondir sur la notion « d’au delà de la mer », vous n’avez peut-être pas fait attention mais les accès sur votre site internet depuis Hong Kong ont cessé d’après les statistiques que vous avez publiées il y a quelques temps, faut-il y voir un rapport avec les récentes tensions qu’a pu connaître l’île durant l’été, en tout cas la concomitance est intéressante.

    Hong Kong, Kong est un mot intéressant, vous ajoutez un i quelque part, vous avez un mot allemand qui a le même signification que si vous changez une des lettres de ce même mot par un i, mais cette fois ci en anglais dans le texte …
    Indice : si vous ne trouvez toujours pas, pensez à une grosse bête poilue qu’on trouve parfois en haut de gratte-ciels.

    • ce que vous dites sur les connexions depuis Hong-Kong est très intéressant, je n’y avais pas fait attention. Quant à votre énigme , je n’ai pas l’esprit pour et ne pratique pas l’allemand. Un peu d’aide serait la bienvenue.

  4. Merci, Louis Chiren mais ce passage est de Jean Raspail.

    Nos amis Jacobites de Hong Kong attendent comme nos mais jacobites d’Irlande HENRY THE WHITE KING. Ayant l’exemple britanique, ils savent avce Jean Raspail que LE ROI EST MORT, VIVE LE ROI :

    -la Grâce Divine qui fait les Rois de France échappe au pouvoir des hommes, elle ne peut être interrompue et elle est éternellement transmissible à ceux que Dieu a choisi. Elle ne l’a jamais été interrompue et elle ne le sera jamais. On peut décapiter les Rois, les exiler, les oublier, la Grâce Divine court toujours, comme un torrent impétueux dont les effets s’accumulent…

    el vago a raison : il s’est passé quelque choses à Hong Kong qui obligé nos amis Jacobites de là-bas à retourner dans les catacombes. C’est le moment de s’en remettre au Sacré-Coeur ou COEUR DE L’AMOUR surmontée de la CROIX DU SACRIFICE, espoir et salut de la France…

  5. Le parallèle entre l’attente des Jacobites et celle des Providentialistes est flagrant. Dans l’attente du retour du Roi de France, par exemple, l’incognito, c’est comme l’exil : une attitude souveraine qui rétablit les distances entre le spirituel et le profane, entre le Sacré et le politique, recul dont le Roi caché serait privé en cédant trop vite aux sirènes de la pipolitique. C’est un acte de vrai Prétendant, une affirmation qui nous rend à nous, Royalistes, l’espérence : comme un phare qu’on découvre au bout de la nuit.

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