Nous dansons sur un volcan et, pendant ce temps, les services du ministre Darmanain* parlent chiffon.

* Ministre de l’Action et des Comptes publics

JORF n°0237 du 11 octobre 2019
texte n° 24

Arrêté du 4 octobre 2019 définissant la tenue d’uniforme attribuée au directeur général des douanes et droits indirects et à son adjoint

NOR: CPAD1903350A

Le ministre de l’action et des comptes publics,
Vu la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat, notamment son article 25 ;
Vu le décret n° 85-779 du 24 juillet 1985 portant application de l’article 25 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 fixant les emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du Gouvernement, notamment son article 1er ;
Vu le décret n° 2017-1082 du 24 mai 2017 relatif aux attributions du ministre de l’action et des comptes publics ;
Vu l’arrêté du 16 juillet 2018 portant organisation de l’administration centrale de la direction générale des douanes et droits indirects ;
Sur la proposition du directeur général des douanes et droits indirects,
Arrête :

Article 1Le directeur général des douanes et droits indirects et son adjoint sont chacun dotés d’une tenue d’uniforme.

Article 2Ces tenues sont définies en annexe.

Article 3Le directeur général des douanes et droits indirects est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
  • Annexe

    ANNEXE

    DESCRIPTION DE LA TENUE D’UNIFORME DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA DOUANE
    Pour le personnel masculin

    Veste (vareuse)

    – en laine polyester de couleur bleu marine (entièrement doublée), grammage 270 ± 20 g ;
    – manches droites ;
    – col à revers comportant un insigne de coin de col ;
    – pattes d’épaule avec bouton ;
    – forme droite, légèrement cintrée, fermée par quatre boutons réglementaires ;
    – ouverture au dos ;
    – deux poches poitrines plaquées à pli watteau fermées par un bouton.

    Pantalon-

    en laine polyester de couleur bleu marine, doublé devant, grammage 270 ± 20 g ;
    – bande satin noire avec passe poil rouge au milieu ;
    – deux poches en biais, une poche revolver à droite avec rabat et bouton ;
    – fermeture à glissière ;
    – ceinture prolongée, 1 pli sur le devant de chaque côté.

    Matériaux

    Tissu de base

    – laine polyester 6 ;
    – grammage 270 ± 20 g/m2 ;
    – 55 % laine – 45 % polyester ;
    – tissage sergé ;
    – couleur bleu marine douane.

    Doublure

    – texturé en polyester 100 % ;
    – grammage 90 ± 10 g/m2 ;
    – toile thermo-collante ;
    – viscose polyamide 80/20 % ;
    – grammage 100 ± 10 g/m2.

    Sacs de poche

    – veste (poches intérieures) : en doublure ;
    – pantalon : en polyester coton, grammage 90 ± 10g/m2.

    Fond de pantalon

    – en polyester coton, grammage 90 ± 10g/m2 ;
    – feutre aiguilleté bleu marine, en polyester coton ;
    – grammage 220 ± 10 g/m2.

    Plastron

    – toile thermocollante.

    Passepoil

    – Bande rouge douane avec passepoil rouge au milieu.

    Fil à coudre

    – coton bleu marine foncé.

    Confection

    Devant vareuse

    – doublage entier, sans petit côté ;
    – renfort par un entoilage avec plastron thermocollé ;
    – deux poches poitrine à pli watteau avec rabat« accolade », boutonnière et bouton, hauts des poches bordés en doublure, rabat doublé ;
    – deux poches côté plaquées, sans soufflet et sans pli avec rabat rectangulaire et coins arrondis, boutonnière et bouton, hauts de poches bordés en doublure ;
    – deux poches portefeuille sur doublure de poitrine, encadrement en tissu ;
    – col cran ouvert avec écusson de coin de col, dessus tissu en deux morceaux, dessous feutrine en un morceau ;
    – parementure (garniture intérieure) en tissu ;
    – pince poitrine prolongée.

    Dos vareuse

    – monté droit ;
    – confection en deux morceaux ;
    – une fente médiane au bas.

    Manches

    – montées droites ;
    – avec parement de manche broderie argent feuilles de chêne en fil d’argent ;
    – épaulette intérieure sur ponte d’épaule ;
    – tête de manche avec « cigarette ».

    Pattes d’épaule

    – de forme trapézoïdale, finissant en pointe à la boutonnière ;
    – fixation à la couture de tête demanche ;
    – dessous doublé ;
    – la bordure est argentée et brodée ;
    – des feuilles de chêne argent y sont brodées. Elles sont orientées vers l’intérieur ;
    – des galons représentent cinq clous de 5 mm environ.

    Surpiqûres

    – col, bord des devants, poches, rabats, pattes d’épaules surpiquées 5 mm du bord avec retour de 12 cm ± 1 au bas des devants.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – en plaqué argent estampés en relief du cor de chasse et grenage ;
    – boutons de 21 mm pour les devants (4 boutons) ;
    – boutons de 15 mm pour les poches et pattes d’épaule (6 boutons).

    Coins de col

    – cousus sur tout le tour ;
    – coin de col sur un écusson en velours de soie noire représentant cor de chasse et grenade en broderie à la main en cannetille d’argent.

    Devant pantalon

    – doublure devant jusqu’au genou ;
    – un pli « à la française » de chaque côté ;
    – braguette avec fermeture à glissière et sous-pont, arrêt de renfort en bas ;
    – deux poches de côté en biais, « à l’italienne », arrêts de renfort haut et bas ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Dos pantalon

    – une pince couchée de chaque côté ;
    – une poche passepoilée avec rabat boutonnière et bouton ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Ceinture

    – en deux morceaux, prolongée de 40 mm finie ;
    – hauteur de ceinture 35 mm finie ;
    – hausse de ceinture (intérieur) avec anti-glisse ;
    – fermeture par une boutonnière, un bouton « corozo » et une agrafe ;
    – six passants, hauteur finie 40 mm, largeur finie 10 mm.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas du pantalon ;
    – bas de pantalon ;
    – terminé avec talonnette demi-circulaire arrière.

    Coutures

    – toutes les coutures (à l’exception de la ceinture) sont surfilées.

    Surpiqûres

    – rabat de poche revolver, bords de poches côté surpiqués de 5 mm du bord, avec arrêt de renfort.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – bleu marine type « corozo » de 15 mm.

    Képi
    La coiffure du képi est de forme « polo », composée d’un bandeau, d’un turban sur lequel sont cousues les galons de grade, de montants, d’un fond, d’une jugulaire, d’une visière, d’un intérieur. Le képi est en drap noir.
    Bandeau

    – armature en « bandoléum » ou matériau de caractéristiques similaires, bande de 105 mm de haut, cousue sur l’arrière de la coiffure ;
    – feuilles de chênes brodées sur toute la largeur avec un emplacement à l’avant pour recevoir le grade (cinq clous) ;
    – la couverture du fond en velours rouge et en drap noir pour le turban de 1’intérieur, avec une bande de couleur rouge sur tout le pourtour du képi ;
    – il est entièrement doublé avec un fond transparent en matière plastique posé sous le fond, le pourtour intérieur de 40 mm en cuir.

    Visière

    – la visière est vernie noire, la bordure est de type « double jonc » en « vinyle » noir ;
    – jugulaire : La jugulaire est montée sur la visière en bas du bandeau avant ;
    – elle est de couleur argent.

    Matériaux

    Bandeau

    – armature en « bandoléum » ou matériau de caractéristiques similaires, bande de 105 mm de haut, cousue sur l’arrière de la coiffure ;
    – le couverture du fond en velours rouge et en drap noir pour le turban.

    Intérieur

    – il est entièrement doublé avec un fond transparent en matière plastique posé sous le fond, le pourtour intérieur de 40 mm en cuir.

    Visière

    – la visière est vernie noire, la bordure est de type « double jonc » en « vinyle » noir.

    Confection

    Montage

    – tous les composants sont montés cousus ;
    – soutaches de grade assemblées à l’arrière par couture invisible ;
    – montants cousus et terminés par couture invisible.

    Chemises
    Chemise de ville sans poche ni patte d’épaule. Col classique avec pied de col. Chemise ouverte sur toute sa hauteur et fermeture par boutonnage sous patte. Boutons assortis au coloris du tissu. Partie supérieure du dos renforcée par un empiècement en un seul morceau. Bas droit ourlé. Manches terminées par un poignet simple aux angles arrondis et fermé par bouton. Elle est avec pinces pour le personnel féminin.
    Cravate :

    – de couleur bleu marine ;
    – composition : 100 % polyester, poids : 65 g/m2 et d’une longueur de 150 cm.

    Pour le personnel féminin
    Matériaux identiques à la tenue homme

    Veste (vareuse)

    – en polyester laine de couleur bleu marine (entièrement doublée), grammage 270 ± 20 g ;
    – manches droites ;
    – col à revers comportant l’insigne de coin de col ;
    – pattes d’épaule avec bouton ;
    – deux poches basses plaquées avec rabat fermées par un bouton ;
    – forme droite fermée par quatre boutons réglementaires ;
    – deux coutures bretelle ;
    – dos étroit avec fente médiane ;
    – deux rabats poitrines avec bouton réglementaire.

    Jupe

    – en polyester laine de couleur bleu marine (entièrement doublée) ;
    – bande rouge avec passepoil rouge au milieu ;
    – de forme légèrement évasée, un pli creux derrière, descendant juste au-dessus du genou ;
    – dos avec fermeture à glissière au milieu ;
    – ceinture rapportée sans passant et fermeture paragrafe.

    Pantalon

    – en laine polyester de couleur bleu marine ;
    – Bande satin noire avec passe poil rouge au milieu ;
    – deux poches en biais, une poche revolver à droite avec rabat et bouton ;
    – fermeture à glissière ;
    – ceinture prolongée.

    Confection

    Vareuse

    – doublage entier, sans petit côté ;
    – renfort par un entoilage avec plastron thermocollé ;
    – deux rabats poitrine« accolade », boutonnière et bouton, rabat doublé ;
    – deux poches côté plaquées, sans souffl et et sans pli avec rabat rectangulaire et coins arrondis, boutonnière et bouton, hauts de poches bordés en doublure ;
    – une poche portefeuille sur doublure de poitrine, encadrement en tissu ;
    – col cran ouvert avec écusson de coin de col, dessus tissu en deux morceaux, dessous feutrine en un morceau ;
    – parementure (garniture intérieure) en tissu ;
    – couture« bretelle » partant du milieu del’épaule ;
    – boutonnage à gauche (rappel).

    Dos

    – monté droit ;
    – confection en deux morceaux ;
    – une fente médiane au bas.

    Manches :

    – montées droites ;
    – avec parement de manche broderie argent feuilles de chêne en fil d’argent ;
    – épaulette intérieure sur ponte d’épaule ;
    – tête de manche avec « cigarette ».

    Pattes d’épaule

    – de forme trapézoïdale, finissant en pointe à la boutonnière ;
    – fixation à la couture de tête demanche ;
    – dessous doublé ;
    – La bordure est argentée et brodée ;
    – des feuilles argent y sont brodées ;
    – les galons représentent cinq clous.

    Surpiqûres

    – col, bord des devants, poches, rabats, pattes d’épaule surpiquées 5 mm du bord avec retour de 12 cm ± 1 au bas des devants.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – cousus sur tout le tour ;
    – en plaqué argent estampés corps de chasse et grenade ;
    – boutons de 21 mm pour les devants (4 boutons) ;
    – boutons de 15 mm pour les poches et pattes d’épaule (6 boutons).

    Jupe :
    Forme légèrement évasée, montée en trois panneaux, entièrement doublée.
    Devant

    – en un morceau ;
    – une pince de chaque côté ;
    – en deux morceaux.

    Ceinture

    – rapportée en un morceau ;
    – rempliée largeur 30 mm ;
    – prolongée avec bouton « corozo » et boutonnière brodée.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas.

    Coutures

    – surfilées.

    Pantalon
    Dos pantalon

    – une pince couchée de chaque côté ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Ceinture

    – en deux morceaux, prolongée de 40 mm finie ;
    – hauteur de ceinture 35 mm finie ;
    – hausse de ceinture (intérieur) avec anti-glisse ;
    – fermeture par une boutonnière, un bouton « corozo » ;
    – six passants, hauteur finie 40 mm, largeur finie 10 mm.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas du pantalon ;
    – bas de pantalon ;
    – terminé avec talonnette demi-circulaire arrière.

    Coutures

    – toutes les coutures (à l’exception de la ceinture) sont surfilées.

    Surpiqûres

    – bords de poches côté surpiqués de 5 mm du bord, avec arrêt de renfort.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – bleu marine type « corozo » de 15 mm.

    Tricorne
    La coiffure est de forme « tricorne », composée d’une calotte de forme oblongue entourée d’un bord relevé formant le tricorne, les trois pointes relevées dessinant un triangle isocèle.

    – la couleur du tricorne est bleu foncé ;
    – les bords sont relevés et protégés par un ruban gros grain de couleur noire ;
    – le fond est de couleur noire ;
    – un ruban gros grain de couleur noire posé à la base de la calotte ;
    – pas de doublure intérieure ;
    – pourtour intérieur en gros grain ;
    – identification de grade : cinq clous brodés argent ;
    – bandeaux brodés feuilles de chêne argents.

    Matériaux

    – calotte et bords en velours de soie de couleur bleue foncée et bords brodés en fil d’argent. Renfort des bords ;
    – ruban gros grain largeur 15 mm (largeur posée : 7 mm fini) de couleur argent avec fil de laiton.

    Base de calotte

    – ruban en gros grain noir largeur 22 mm masquant la couture de montage entre les bords et la calotte.

    Pourtour intérieur :

    – en gros grain noir largeur 22 mm.

    Insigne de grade

    – identification de grade (cinq clous).

    Confection

    Montage

    – forme en « poil de lapin » préformée ;
    – tous les autres composants sont mis en forme et montés cousus ;
    – couture de montage des bords sur la calotte masquée par un ruban ;
    – renfort des bords en ruban gros grain rabattu et piqué, couture de fermeture invisible au milieu du bord arrière ainsi que le bandeau.

    Position de l’insigne de grade

    – identification de grade (cinq clous) sur le centre du bandeau.

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    DESCRIPTION DE LA TENUE D’UNIFORME DU DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE LA DOUANE
    Pour le personnel masculin

    Veste (vareuse)

    – en laine polyester de couleur bleu marine (entièrement doublée), grammage 270 ± 20 g ;
    – manches droites ;
    – col à revers comportant un insigne de coin de col ;
    – pattes d’épaule avec bouton ;
    – forme droite, légèrement cintrée, fermée par quatre boutons réglementaires ;
    – ouverture au dos ;
    – deux poches poitrines plaquées à pli watteau fermées par un bouton.

    Pantalon

    – en laine polyester de couleur bleu marine, doublé devant, grammage 270 ± 20 g ;
    – bande satin noire avec passe poil rouge au milieu ;
    – deux poches en biais, une poche revolver à droite avec rabat et bouton ;
    – fermeture à glissière ;
    – ceinture prolongée, 1 pli sur le devant de chaque côté.

    Matériaux

    Tissu de base

    – laine polyester 6 ;
    – grammage 270 ± 20 g/m2 ;
    – 55 % laine – 45 % polyester ;
    – tissage sergé ;
    – couleur bleu marine douane.

    Doublure

    – texturé en polyester 100 % ;
    – grammage 90 ± 10 g/m2 ;
    – toile thermo-collante ;
    – viscose polyamide 80/20 % ;
    – grammage 100 ± 10 g/m2.

    Sacs de poche

    – veste (poches intérieures) : en doublure ;
    – pantalon : en polyester coton, grammage 90 ± 10g/m2.

    Fond de pantalon

    – en polyester coton, grammage 90 ± 10g/m2 ;
    – feutre aiguilleté bleu marine, en polyester coton ;
    – grammage 220 ± 10 g/m2.

    Plastron

    – toile thermocollante.

    Passepoil

    – bande rouge douane avec passepoil rouge au milieu.

    Fil à coudre

    – coton bleu marine foncé.

    Confection

    Devant vareuse

    – doublage entier, sans petit côté ;
    – renfort par un entoilage avec plastron thermocollé ;
    – deux poches poitrine à pli watteau avec rabat« accolade », boutonnière et bouton, hauts des poches bordés en doublure, rabat doublé ;
    – deux poches côté plaquées, sans soufflet et sans pli avec rabat rectangulaire et coins arrondis, boutonnière et bouton, hauts de poches bordés en doublure ;
    – deux poches portefeuille sur doublure de poitrine, encadrement en tissu ;
    – col cran ouvert avec écusson de coin de col, dessus tissu en deux morceaux, dessous feutrine en un morceau ;
    – parementure (garniture intérieure) en tissu ;
    – pince poitrine prolongée.

    Dos vareuse

    – monté droit ;
    – confection en deux morceaux ;
    – une fente médiane au bas.

    Manches

    – montées droites ;
    – avec parement de manche broderie argent feuilles de chêne en fil d’argent ;
    – épaulette intérieure sur ponte d’épaule ;
    – tête de manche avec« cigarette ».

    Pattes d’épaule

    – de forme trapézoïdale, finissant en pointe à la boutonnière ;
    – fixation à la couture de tête demanche ;
    – dessous doublé ;
    – la bordure est argentée et brodée ;
    – des feuilles de chêne argent y sont brodées. Elles sont orientées vers l’intérieur ;
    – des galons représentent quatre clous de 5 mm environ.

    Surpiqûres

    – col, bord des devants, poches, rabats, pattes d’épaules surpiquées 5 mm du bord avec retour de 12 cm ± 1 au bas des devants.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – en plaqué argent estampés en relief du cor de chasse et grenage ;
    – boutons de 21 mm pour les devants (4 boutons) ;
    – boutons de 15 mm pour les poches et pattes d’épaule (6 boutons).

    Coins de col

    – cousus sur tout le tour ;
    – coin de col sur un écusson en velours de soie noire représentant cor de chasse et grenade en broderie à la main en cannetille d’argent.

    Pantalon
    Devant

    – doublure devant jusqu’au genou ;
    – un pli « à la française » de chaque côté ;
    – braguette avec fermeture à glissière et sous-pont, arrêt de renfort en bas ;
    – deux poches de côté en biais, « à l’italienne », arrêts de renfort haut et bas ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Dos pantalon

    – une pince couchée de chaque côté ;
    – une poche passepoilée avec rabat boutonnière et bouton ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Ceinture

    – en deux morceaux, prolongée de 40 mm finie ;
    – hauteur de ceinture 35 mm finie ;
    – hausse de ceinture (intérieur) avec anti-glisse ;
    – fermeture par une boutonnière, un bouton « corozo » et une agrafe ;
    – six passants, hauteur finie 40 mm, largeur finie 10 mm.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas du pantalon ;
    – bas de pantalon ;
    – terminé avec talonnette demi-circulaire arrière.

    Coutures

    – toutes les coutures (à l’exception de la ceinture) sont surfilées.

    Surpiqûres

    – rabat de poche revolver, bords de poches côté surpiqués de 5 mm du bord, avec arrêt de renfort.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – bleu marine type « corozo » de 15 mm.

    Képi
    La coiffure du képi est de forme « polo », composée d’un bandeau, d’un turban sur lequel sont cousues les galons de grade, de montants, d’un fond, d’une jugulaire, d’une visière, d’un intérieur. Le képi est en drap noir.
    Bandeau

    – feuilles de chênes brodées sur toute la largeur avec un emplacement à l’avant pour recevoir le grade (quatre clous) ;
    – la couverture du fond en velours rouge et en drap noir pour le turban de 1’intérieur, avec une bande de couleur rouge sur tout le pourtour du képi ;
    – il est entièrement doublé avec un fond transparent en matière plastique posé sous le fond, le pourtour intérieur de 40 mm en cuir.

    Visière

    – la visière est vernie noire, la bordure est de type « double jonc » en « vinyle » noir ;
    – jugulaire : la jugulaire est montée sur la visière en bas du bandeau avant ;
    – elle est de couleur argent.

    Matériaux

    Bandeau

    – armature en « bandoléum » ou matériau de caractéristiques similaires, bande de 105 mm de haut, cousue sur l’arrière de la coiffure ;
    – le couverture du fond en velours rouge et en drap noir pour le turban.

    Intérieur

    – il est entièrement doublé avec un fond transparent en matière plastique posé sous le fond, le pourtour intérieur de 40 mm en cuir.

    Visière

    – la visière est vernie noire, la bordure est de type « double jonc » en « vinyle » noir.

    Confection

    Montage

    – tous les composants sont montés cousus ;
    – soutaches de grade assemblées à l’arrière par couture invisible ;
    – montants cousus et terminés par couture invisible.

    Chemises
    Chemise de ville sans poche ni patte d’épaule. Col classique avec pied de col. Chemise ouverte sur toute sa hauteur et fermeture par boutonnage sous patte. Boutons assortis au coloris du tissu. Partie supérieure du dos renforcée par un empiècement en un seul morceau. Bas droit ourlé. Manches terminées par un poignet simple aux angles arrondis et fermé par bouton. Elle est avec pinces pour le personnel féminin.
    Cravate

    – couleur bleu marine ;
    – Composition : 100 % polyester, poids : 65 g/m2 et d’une longueur de 150 cm.

    Pour le personnel féminin
    Matériaux identiques à la tenue homme

    Veste (vareuse)

    – en polyester laine de couleur bleu marine (entièrement doublée), grammage 270 ± 20 g ;
    – manches droites ;
    – col à revers comportant l’insigne de coin de col ;
    – pattes d’épaule avec bouton ;
    – deux poches basses plaquées avec rabat fermées par un bouton ;
    – forme droite fermée par quatre boutons réglementaires ;
    – deux coutures bretelle ;
    – dos étroit avec fente médiane ;
    – deux rabats poitrines avec bouton réglementaire.

    Jupe

    – en polyester laine de couleur bleu marine ( entièrement doublée), grammage 270 ± 20 g ;
    – bande rouge avec passepoil rouge au milieu ;
    – de forme légèrement évasée, un pli creux derrière, descendant juste au-dessus du genou ;
    – dos avec fermeture à glissière au milieu ;
    – ceinture rapportée sans passant et fermeture par agrafe.

    Pantalon

    – en laine polyester de couleur bleu marine, doublé devant, grammage 270 ± 20g ;
    – Bande satin noire avec passe poil rouge au milieu ;
    – deux poches en biais ;
    – fermeture à glissière ;
    – ceinture prolongée, 1 pli sur le devant de chaque côté.

    Passepoil

    – bande rouge douane avec passepoil rouge au milieu.

    Fil à coudre

    – coton bleu marine foncé.

    Confection

    Vareuse

    – doublage entier, sans petit côté ;
    – renfort par un entoilage avec plastron thermocollé ;
    – deux rabats poitrine« accolade », boutonnière et bouton, rabat doublé ;
    – deux poches côté plaquées, sans soufflet et sans pli avec rabat rectangulaire et coins arrondis, boutonnière et bouton, hauts de poches bordés en doublure ;
    – une poche portefeuille sur doublure de poitrine, encadrement en tissu ;
    – col cran ouvert avec écusson de coin de col, dessus tissu en deux morceaux, dessous feutrine en un morceau ;
    – parementure (garniture intérieure) en tissu ;
    – couture« bretelle » partant du milieu de l’épaule ;
    – boutonnage à gauche (rappel).

    Dos

    – monté droit ;
    – confection en deux morceaux ;
    – une fente médiane au bas.

    Manches

    – montées droites ;
    – avec parement de manche broderie argent feuilles de chêne en fil d’argent ;
    – épaulette intérieure sur ponte d’épaule ;
    – tête de manche avec « cigarette ».

    Pattes d’épaule

    – de forme trapézoïdale, finissant en pointe à la boutonnière ;
    – fixation à la couture de tête de manche ;
    – dessous doublé ;
    – la bordure est argentée et brodée ;
    – des feuilles argent y sont brodées ;
    – les galons représentent 4 clous.

    Surpiqûres

    – col, bord des devants, poches, rabats, pattes d’épaule surpiquées 5 mm du bord avec retour de 12 cm ± 1 au bas des devants.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – cousus sur tout le tour ;
    – en plaqué argent estampés corps de chasse et grenade ;
    – boutons de 21 mm pour les devants (4 boutons) ;
    – boutons de 15 mm pour les poches et pattes d’épaule (6 boutons).

    Jupe
    Forme légèrement évasée, montée en trois panneaux, entièrement doublée.
    Devant

    – en un morceau ;
    – une pince de chaque côté ;
    – en deux morceaux.

    Ceinture

    – rapportée en un morceau ;
    – rempliée largeur 30 mm ;
    – prolongée avec bouton « corozo » et boutonnière brodée.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas.

    Coutures

    – surfilées.

    Pantalon
    Devant

    – doublure devant jusqu’au genou ;
    – braguette avec fermeture à glissière ;
    – deux poches de côté en biais, « à l’italienne », arrêts de renfort haut et bas ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Dos pantalon

    – une pince couchée de chaque côté ;
    – sacs de poche en deux morceaux surfilés, avec renfort, pris dans la couture de ceinture.

    Ceinture

    – en deux morceaux, prolongée de 40 mm finie ;
    – hauteur de ceinture 35 mm finie ;
    – hausse de ceinture (intérieur) avec anti-glisse ;
    – fermeture par une boutonnière, un bouton « corozo » et une agrafe ;
    – six passants, hauteur finie 40 mm, largeur finie 10 mm.

    Passepoil

    – pris dans la couture de côté, de la ceinture jusqu’au bas du pantalon ;
    – bas de pantalon ;
    – terminé avec talonnette demi-circulaire arrière.

    Coutures

    – toutes les coutures (à l’exception de la ceinture) sont surfilées.

    Surpiqûres

    – rabat de poche revolver, bords de poches côté surpiqués de 5 mm du bord, avec arrêt de renfort.

    Boutonnières

    – brodées.

    Boutons

    – bleu marine type « corozo » de 15 mm.

    Tricorne
    La coiffure est de forme « tricorne », composée d’une calotte de forme oblongue entourée d’un bord relevé formant le tricorne, les trois pointes relevées dessinant un triangle isocèle.

    – la couleur du tricorne est bleu foncé ;
    – les bords sont relevés et protégés par un ruban gros grain de couleur noire ;
    – le fond est de couleur noire ;
    – un ruban gros grain de couleur noire posé à la base de la calotte ;
    – pas de doublure intérieure ;
    – pourtour intérieur en gros grain ;
    – identification de grade : quatre clous brodés argent ;
    – bandeaux brodés feuilles de chêne argents.

    Matériaux

    – calotte et bords en velours de soie de couleur bleue foncée et bords brodés en fil d’argent. Renfort des bords ;
    – ruban gros grain largeur 15 mm (largeur posée : 7 mm fini) de couleur argent avec fil de laiton.

    Base de calotte

    – ruban en gros grain noir largeur 22 mm masquant la couture de montage entre les bords et la calotte.

    Pourtour intérieur :

    – en gros grain noir largeur 22 mm.

    Insigne de grade

    – identification de grade (quatre clous).

    Confection

    Montage

    – forme en « poil de lapin »préformée ;
    – tous les autres composants sont mis en forme et montés cousus ;
    – couture de montage des bords sur la calotte masquée par un ruban ;
    – renfort des bords en ruban gros grain rabattu et piqué, couture de fermeture invisible au milieu du bord arrière ainsi que le bandeau.

    Position de l’insigne de grade

    – identification de grade (quatre clous) sur le centre du bandeau.

    Vous pouvez consulter l’intégralité du texte avec ses images à partir de l’extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de pagein

Fait le 4 octobre 2019.

Gérald Darmanin

NDLRB.  L’on notera avec intérêt qu’il n’est prévu de tenues que pour le personnel masculin OU le personnel féminin.

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Cérémonies commémoratives de la mort de Marie-Antoinette à Limoges Mercredi 16 octobre 2019 ( Nouvelle édition).

    Des problêmes de  compréhension et/ou d’acheminement des invitations à assister, tout particulièrement, à la messe  commémorative de la mort de la reine Marie Antoinette célébrée à Limoges le Mercredi 16 octobre prochain nous  conduisent à vous informer sous une  forme différente de ces invitations.

   Cérémonies  commémoratives du 226 éme anniversaire de la mort de Marie-Antoinette à Limoges mercredi 16 octobre 2019.

Messe en l’ Eglise Saint Pierre du Queyroix , Chapelle de la Vierge,  sise Place Saint Pierre à Limoges,  à 18H30.

Dîner à l’hôtel-Bistrot le Marceau , sis Place Marceau à Limoges vers 19H30, 19H45.

    Vous désirez dîner  avec nous ce  mercredi 16 octobre , alors dites le moi rapidement  (de préférence  par téléphone Alain TEXIER  06-07-08-17-55)  étant donné la proximité des cérémonies du 16 octobre .

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Hommage annoncé au Commandant Hélie de Saint-Marc le 19 octobre 2019.

    Hélie Denoix de Saint Marc, dit Hélie de Saint Marc, né le 11 février 1922 à Bordeaux et mort le 26 août 2013 à La Garde-Adhémar (Drôme), est un résistant et un officier d’active de l’armée française, décoré des plus hautes distinctions militaires avec treize citations, ayant servi dans la Légion étrangère, en particulier au sein de ses unités parachutistes. Commandant par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes, il prend part à la tête de son régiment au putsch des généraux en avril 1961 et il est condamné à dix ans de réclusion criminelle. Réhabilité dans ses droits en 1978, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur le 28 novembre 2011

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hélie_de_Saint_Marc

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Lu dans le blog du Conseil de l’Espérance du roi : Vous ne connaissez pas encore le « Dunxit » ? Il va falloir vous y mettre.

9 OCT

Qu’est-ce encore que ce mot barbare, allez-vous dire. C’est pourtant simple. C’est comme le « Brexit » (de Bretain – pour Grande Bretagne – et exit – pour  sortie – ) sauf qu’il s’agit ici de la sortie de la petite commune de Dun-le-Palestel (Creuse) de la communauté de communes dans laquelle elle ne se sentait plus à sa place. Nous avions, au départ, une FUSION de trois communautés de communes. Nous avons, maintenant, une… »DÉFUSION » !

Dun-le-Palestel (vous observerez en 2 les armes de la famille Palesteau ou Palestel et en 3 celles de la famille Foucault de Saint-Germain Beaupré, toutes deux anciens seigneurs de la ville)

………

C’est en effet une première depuis la loi NOTRe du 7 août 2015 qui a instauré de nouveaux seuils d’intercommunalité, conduisant ainsi à des regroupements intercommunaux pour lesquels les préfets ont parfois forcé la main aux élus locaux. Le 12 juillet, le tribunal administratif de Limoges a annulé l’arrêté qui, en 2016, avait autorisé la création de la communauté de communes Monts et vallées Ouest Creuse (MVOC), regroupant les communautés de communes de La Souterraine, de Bénévent-Grand-Bourg et de Dun-le-Palestel, après le recours déposé par cette dernière. Le 1er janvier 2020, chacune d’entre elles reprendra son autonomie. Ce sera la première « défusion » depuis la promulgation de la loi. Bravo ! au maire de Dun-le-Palstel.

La communauté de communes MVOC réunit 43 communes pour un peu plus de 25 000 habitants.

…….

La totalité de l’article grâce au lien ci-aprés : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/10/09/vous-ne-connaissez-pas-encore-le-dunxit-il-va-falloir-vous-y-mettre/

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« Ad Jesum » Le Télégramme de la Supplique de Pontmain .Lettre trimestrielle d’Information n° 17 – 08 Octobre 2019

Ad Jesum

Faisons Politique à Pontmain comme d’autres font Médecine à Lourdes.

© Édité par nos soins

Per Mariam

Chers amis et pauvres Pèlerins du Roi,

FÊTE DE LA BÉATIFICATION DE JEANNE DARC A PONTMAIN (1909)

Nous ne pouvons laisser passer ce 110ème anniversaire de la Béatification de Jeanne d’Arc sans évoquer combien notre héroïne a été fêtée en cette circonstance à Pontmain les 25, 26, et 27 septembre 1909, lors de la bénédiction et de l’érection de sa statue dans le parc de la Maison des Oblats.
Les présents à Pontmain chaque 17 du mois le savent bien, car ils se rendent au pied de la statue pour la prier. N’oublions pas que Jeanne eut avec elle les « Compagnons du Bas-Maine ».

Dans le diocèse de Laval

Parmi les diocèses de France, le diocèse de Laval s’est placé au premier rang des diocèses pour rendre un culte de vénération et d’admiration à la glorieuse héroïne.
Les villes, les bourgs et les villages ont eu leur Triduum ou leurs jours de fête avec cérémonies solennelles, panégyriques éloquents, processions publiques et pieuses, réjouissances populaires et de bon aloi. Lorsque l’année fut écoulée, peu nombreuses étaient les paroisses, qui, sur le sol mayennais, avaient négligé d’acclamer, de fêter, de prier Jeanne la protectrice de la France. Elle qui était si fière de conduire à l’assaut des Tourelles « ses braves Manceaux et Angevins », a été heureuse de voir que les fils de ces intrépides compagnons avaient encore la foi en sa protection pour la délivrance de leur pays.

Et à Pontmain

Il était juste qu’à Pontmain soit fêtée la Bienheureuse et que chez Celle qui, terrible comme une armée rangée en bataille, fit reculer l’ennemi de la France au soir du 17 janvier 1871, soit érigée la statue de la Libératrice qui, inspirée par le glorieux Archange et instruite par les saintes Catherine et Marguerite, bouta l’Anglais en dehors du pays.

Depuis le 18 avril, la France acclamait et fêtait la Bienheureuse Jeanne d’Arc. A ce concert de louanges qui montait de notre pays vers la Bienheureuse, Pontmain devait mêler sa voix. Pontmain dont le nom chante aussi la délivrance de l’invasion ennemie ; Pontmain qui reçut la visite de Celle que Jeanne aimait tant à prier, et qui, dès la guerre de cent

ans, et depuis toujours, fut pour la France « Dame de l’Espérance et de la Victoire » ; Pontmain qui dépendait autrefois de la reine Yolande, grande protectrice de Jeanne d’Arc.
Les fêtes furent illustrées par la présence de plusieurs évêques, en particulier de Mgr Dubois, évêque de Verdun, Mgr Gauthey, évêque de Nevers, Mgr Mélisson, évêque de Blois, et de Mgr Grellier l’évêque de Laval.

Les 3 journées

Le samedi 25 septembre fut la journée des Enfants.

Dans les rues, les guirlandes s’entrecroisaient au-dessus des têtes, les bannières et les drapeaux flottaient à toutes les fenêtres ; les fleurs s’épanouissaient comme par enchantement au milieu de la verdure, encadrant les images de la Bienheureuse.

A 10 heures, départ de la procession, messe avec chants, panégyrique de Jeanne d’Arc.
Tout au fond de la Basilique, l’image de Jeanne, reproduction partielle du tableau de Rome, resplendissait entourée d’une guirlande de verdure semée de lumières électriques. Jeanne est là, dominant tout, tenant d’une main son étendard qui flotte, l’autre main un peu rejetée en arrière, dans un geste d’étonnement et d’admiration, triomphante des victoires d’ici-bas et comme extasiée du seuil du Paradis.

Elle attend les petits qui vont venir.
En effet, sur la route de Fougères, voici que se déroule la plus charmante des processions. Un millier d’enfants tenant des bannières, des fleurs, des palmes, des lauriers, s’avancent en chantant. Leurs fraîches physionomies toutes souriantes, regardent d’un air ravi la statue de la Bienheureuse portée au milieu d‘eux par les Enfants de Marie de Pontmain. Sur le passage de Mgr de Verdun, on entend : « Comme il est bon ! Comme il est aimable ! ». A la Basilique, il célèbre la messe.

L’après-midi, nouvelle procession dans le parc.
L’étendard de Jeanne s’avance, entouré de quatre pages, il est très doux de le regarder, celui qui, si souvent, a réconforté la jeune guerrière et l’a conduite au chemin de la victoire.
Puis Salut du Très Saint Sacrement, et à chacun des enfants est remis un petit souvenir. Maintenant, on va jouer, à la Maison des Chapelains, le drame de Jeanne d’Arc.
A 20 heures, chapelet et salut du Très Saint Sacrement.

Le Dimanche 26, fut la journée de la paroisse de Pontmain. Etaient présents les évêques de Verdun et de Nevers.

A 6 heures, messe célébrée par Mgr de Verdun.
A 8 heures, messe de pèlerinage.
A 10 heures, messe Pontificale dite par Mgr Gauthey, évêque de Nevers, avec le panégyrique de la Bienheureuse Jeanne d’Arc, par M. Bouvet, chapelain.
A 14 heures, départ de l’église paroissiale pour la Basilique : la croix, les enfants, le drapeau, la bannière de Jeanne d’Arc escortée de fillettes en blanc, les hommes, la statue de la Bienheureuse entourée de ses pages, le clergé, les Evêques, les autorités paroissiales et municipales.
Les paroissiens de Pontmain sont venus en foule. Et dans le vallon, le long des rives charmantes de la petite rivière, le refrain cher à la Pucelle ne cesse de retentir ; suave et puissant tout à la fois : Jesus ! Maria !
Après le salut solennel la société de gymnastique de Saint Martin de Vitré exécute différents exercices.

A 18 heures, projections sur la Vie de Jeanne d’Arc où l’on peut l’admirer à Domrémy, à Vaucouleurs, à Orléans, dans sa campagne de la Loire, à Reims, dans sa prison, sur son bûcher.

Le lundi 27 septembre, enfin la grande journée se lève.

Etaient présents : Mgr Guillois, archevêque de Pessinonte (Turquie), Mgr Grellier, évêque de Laval, Mgr Dubois, évêque de Verdun, Mgr Gauthey, évêque de Nevers, Mgr Mélisson, évêque de Blois, Mgr Baudrillart, Recteur de l’Institut Catholique de Paris.

A 7 heures, messe célébrée par Mgr de Nevers.
A 10 heures, messe Pontificale célébrée à la Basilique. Le cortège entre dans celle-ci et la messe solennelle commence. Les cérémonies sont dirigées par M. le chanoine Sauvé, que tous les diocèses envient, aidé de MM. Leguy et Cousin. Dans le chœur plus de cent prêtes sont présents. Le panégyrique est dit par M. l’abbé Aloys Pottier. A 14 heures, procession dans le parc, c’est conformément aux lois de la sainte liturgie, tous revêtus de la chape, mitre en tête et crosse à la main, NN.SS. les évêques s’avancent.
Toute la foule est massée dans le parc, devant
la statue de la Bienheureuse encore voilée. On
la découvre et Mgr de Laval fit avec toute sa
foi, sa piété, toute son éloquence, les leçons de
ce moment. Mgr l’archevêque la bénit ensuite ;
et alors éclate le chant à l’Etendard qui fait
vibrer toutes les âmes, puis salut par les
drapeaux, les clairons et les tambours.
Procession vers la place de la Basilique, où sous
le péristyle, les Evêques entourent le Saint
Sacrement, pendant que les pèlerins chantent
le Credo et Te Deum avec accompagnement du
carillon.
La bénédiction du Seigneur descend, précédant
la bénédiction solennelle de ceux qui en sont
les représentants ici-bas.
A 18 heures, les illuminations commencent, et font scintiller dans la nuit comme un diadème de lumière à la Bienheureuse. Devant la Colonne illuminée, on se rassemble avec NN.SS. les Evêques pour chanter le Salve Regina. Puis c’est la retraite aux flambeaux. Durant le feu d’artifice, la musique joue, les évêques regagnent la Maison des Chapelains pendant que des acclamations s’élèvent de la foule.

Le Triduum est fini, chers Pèlerins de Pontmain, mais ce qui n’est pas fini, c’est le culte que nous avons voué chaque mois à sainte Jeanne d’Arc afin qu’elle nous obtienne toutes les divines bénédictions que nous lui demandons : pour l’Eglise, pour la France et pour le retour du Roi.

Marie-Espérance

Remarque :

1. Merci de nous signaler des contradictions ou des paradoxes de cet ordre que vous pourriez lire ou entendre ici et là. Dans la mesure de nos moyens, nous rechercherons à lever le doute dans les Ecritures et les textes des saints.

2. Eau de Pontmain – Une polémique fait de nouveau jour sur la possibilité d’existence (message d’Argentine de Fabiana) d’une eau miraculeuse à Pontmain. Cela n’est pas nouveau et doit nécessiter, sinon une étude approfondie, au moins une explication que je vous donnerai ultérieurement, n’ayant plus ici la place suffisante.

Chouandecoeur

(Copie ou reproduction de ces textes interdite sans autorisation)

PRUDENCE CHRETIENNE

La prudence est de tous les combats et sur tous les champs de bataille.
Notre Seigneur nous a donné l’exemple de la prudence en paraboles : celle de l’économe infidèle (Luc), et celle des vierges folles et des vierges sages (Matthieu).
Aussi, faisons attention à ce que nous entendons comme à ce que nous lisons.

Exemples :

. Le jour de la Nativité de la Vierge Marie :

Depuis l’an de grâce 430, lors de l’apparition de la Sainte Vierge à saint Maurille, où Elle lui dit venir de la part de Dieu afin que sa Nativité soit célébrée le 8 septembre, l’Eglise fête cet événement à cette date à laquelle correspond, neuf mois plus tôt, le 8 décembre, la Conception Immaculée de Marie.
Nous fêtons la Naissance de Notre-Dame depuis bientôt 1590 ans à cette date et, à Medjugorie, on vient nous annoncer (la Sainte Vierge ? les voyants ?) que la Vierge Marie serait née le 5 août… Sans nous parler des conséquences et faire la correction sur la date de la fête de l’Immaculée Conception… Car il faudrait aussi la changer et la mettre au 5 novembre dans ce cas. C’est bizarre tout de même cette « erreur » de la Sainte Vierge ! D’autant plus qu’elle aurait pu corriger bien plus tôt… A Lourdes par exemple, quand Notre-Dame parlait d’elle comme « Immaculée Conception », 4 ans après le dogme de la Sainte Eglise à ce sujet.

Mais, après tout, a-t-elle peut-être oublié !

. Encore sur la Nativité de Marielattente de sainte Anne et saint Joachim

Dès le début de la Conception Immaculée de Marie, ses parents saint Joachim et sainte Anne furent informés de la part du Ciel, par l’archange Gabriel, que l’enfant attendu était une fille. Les révélations de la Vénérable Marie d’Agréda (1602-1645) dans son livre « La Cité Mystique de Dieu » sur la vie de la Sainte Vierge, comme celles de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (1774-1824), nous confirment les faits… Les parents de Notre-Dame ont toujours su qu’ils attendaient une fille, cela leur avait été révélé.

Et puis vint Maria Valtorta !
Et là, changement de registre, saint Joachim et sainte Anne ne savent plus rien, et entre eux ils se confondent en supposition et en doute sur le sexe de l’enfant « allons-nous avoir une fille ou un garçon ? Si c’est un garçon, nous l’appellerons Samuel, et si c’est une fille nous l’appellerons Etoile. »
Encore une hésitation du Ciel ?

. Et toujours sur la Nativité de Marie

On nous a fait part récemment d’un sermon ou d’une conférence au cours de laquelle l’intervenant disait que saint Joachim était mort avant la naissance de sa fille Marie.
N’en croyez-rien !
Dans la littérature chrétienne et en particulier dans le « Catéchisme en Images », il y a par deux fois l’information contraire. En particulier il y est dit que saint Joachim et sainte Anne conduisirent la Vierge Marie au Temple quand elle eut trois ans et que Marie y fut reçue alors par le vieillard Siméon et la prophétesse Anne.

Saint Joachim mourut lorsque sa fille avait onze ans.

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« La nation toute entière »- sauf Eric Zemmour- doit se mobiliser face à « l’hydre terroriste »

France : Attentat à la préfecture de police : Emmanuel Macron appelle « la nation toute entière » à se mobiliser face à « l’hydre terroriste »

Emmanuel Macron a appelé mardi à « un combat sans relâche » contre « l’hydre islamiste » en rendant hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris tués par leur collègue, soupçonné d’avoir eu en sa possession des vidéos jihadistes.

L’attentat, sans précédent au cœur d’une administration censée être l’un des fers de lance de la sécurité de l’Etat, vaut au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, une volée de critiques et plusieurs convocations au parlement.

M. Macron s’est exprimé peu après 11H00 lors d’une cérémonie d’hommage organisée dans la cour de la préfecture, où Mickaël Harpon, qui y travaillait comme informaticien depuis 2003, a été abattu jeudi par un jeune policier après sept minutes de périple meurtrier.

Le président a promis qu’un « combat sans relâche » serait mené « face au terrorisme islamiste », appelant les Français à « faire bloc« .

« Vos collègues sont tombés sous les coups d’un islam dévoyé et porteur de mort qu’il nous revient d’éradiquer« , a lancé le chef de l’État, en appelant « la nation tout entière » à « se mobiliser » face à « l‘hydre islamiste« .

« La lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies, la justice passera« , a-t-il promis.

https://actu.orange.fr/france/tuerie-a-la-prefecture-macron-pointe-l-hydre-islamiste-enquete-sur-des-videos-jihadistes-CNT000001k1K9V.html

Dés lors  est-il possible  concilier la récente condamnation d’ Eric Zemmour  et les appels présidentiels à la  vigilancehttps://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/05/03/eric-zemmour-condamne-en-appel-pour-des-propos-islamophobes_5293921_1653578.html

Pour plus de  détails, consulter  la page soigneusement  tenue à jour : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attaques_terroristes_islamistes_en_France

 

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Invitation à la soirée commémorative de la reine Marie-Antoinette du Mercredi 16 octobre 2018 à Limoges.

Intérieur de l’église Saint Pierre du Queyroix…. Une des rares églises française à avoir  conservé sa Sainte Table dans la nef principale, au  premier plan). NB. La messe sera  célébrée dans la chapelle de la Vierge, à droite  sur la photo avec l’autel éclairé.

    Comme  vous le verrez  ci-dessus , la Fédération  Philippe Meynier  a transféré ses pénates et le lieu de ses agapes à l’hôtel-Bistrot le Marceau , sis Place Marceau à Limoges ( à 200 mètres de la place Carnot (Sadi et non Lazare)- trés vaste parking– , qui malgré son nom faisant  référence  à un général républicain*, nous parait présenter  toutes les garanties pour  que nous y passions la soirée la moins triste possible et  ce malgré la date  qui nous aura réuni.

Un dernier mot .

     Vous désirez dîner  avec nous ce  mercredi 16 octobre  vers 19H30 , alors dites le moi rapidement  (de préférence  par téléphone (06-07-08-17-55) étant donné la date  tardive de cet envoi d’invitation.

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Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais …

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Immigration; un débat sans vote c’est comme un couteau sans manche.

Merci d’activer le lien ci-après en ne  vous énervant pas pendant la pub.

https://www.dailymotion.com/video/x7ma5l0

 
 
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Mutilation de l’Histoire de France : détruire le passé pour  glorifier le monde nouveau

Mutilation de l’Histoire de France :
détruire le passé pour  glorifier le monde nouveau (D’après « Histoire partiale, Histoire vraie » (Tome 1), paru en 1911) Publié / Mis à jour le dimanche 14 juin 2015, par LA RÉDACTION
 
 
 Voici un siècle, dans son oeuvre en 4 volumes intitulée Histoire partiale, histoire vraie, l’historien Jean Guiraud, spécialiste de l’histoire de l’Église et professeur d’histoire et de géographie de l’Antiquité et du Moyen Âge à l’université de Besançon, dénonce les erreurs et mensonges historiques que renferment les manuels scolaires : l’Histoire la plus généralement admise enseigne selon lui ce qui est faux, et induit un désamour de notre passé doublé d’une haine de l’Ancien Régime, afin de mieux glorifier une République « donnant au monde la paix et la liberté ». Aperçu des méthodes visant à mutiler le Moyen Age et la féodalité…
Pour Jean Guiraud, la plupart des faiseurs de manuels d’histoire pèchent par une instruction superficielle qui leur a dispensé « quelques clartés de tout » sans leur permettre de rien approfondir et étudier par eux-mêmes, leur donnant à la fois un simple vernis de culture et une foi imperturbable en leur modeste bagage scientifique, fait uniquement d’emprunts et de connaissances livresques. De là une facilité toute particulière à se lancer dans des inductions dont ils ne soupçonnent pas la témérité ou la fausseté, une tendance fâcheuse aux généralisations les plus aventureuses, fruit naturel d’esprits simplistes et niaisement sûrs d’eux-mêmes. Compilateurs sans originalité, ils manquent d’un sens critique qu’on n’a pas cultivé au contact des textes ; et ainsi, leur documentation est faite sans discernement, selon le hasard, ou, ce qui est encore plus grave, d’après les passions politiques et religieuses du jour. Sous leur plume se pressent les affirmations les plus fantastiques et les assertions les plus naïves, d’un pessimisme farouche, quand l’époque décrite a le malheur de leur déplaire, d’un optimisme rêveur et béat, lorsqu’elle a la bonne fortune de leur agréer. D’un côté, aucun trait pour corriger d’une teinte claire la noirceur du tableau ; de l’autre, aucune ombre pour souligner la splendeur de l’ensemble ; ici le noir est sans mélange ; là on nage en plein azur ! Le Moyen Age représenté comme une époque de misère et de désespoir

Notre historien prend l’exemple du célèbre manuel d’histoire de l’époque édité par la librairie Delaplane, signé J. Guiot — professeur d’école normale, directrice de l’école annexe à l’école normale d’Aix — et F. Mane — professeur de septième au lycée de Marseille. Voyez quelle sombre description elle nous trace du Moyen Age, nous dit Guiraud : Page 81, du Cours supérieur, elle noue parle d’une « Marseillaise du désespoir entonnée par cent mille affamés ». Quelle était cette Marseillaise, où a-t-elle été chantée, quels étaient ces cent mille affamés ? M. Mane ne nous le dit pas, pour une raison bien simple, c’est que cette Marseillaise n’a existé que dans son imagination de Marseillais et que ces cent mille affamés sont aussi réels que la sardine monumentale qui, toujours à Marseille, bouchait jadis l’entrée du Vieux Port ! Page 35, du Cours moyen, Guiot et Mane nous décrivent la féodalité, « cette époque excessivement malheureuse…, cet affreux régime » où le seigneur est un guerrier brutal, cruel, ignorant (p. 36), foulant les moissons dorées (p. 37). Plus loin : « Le Moyen Age est l’époque des épouvantables famines ; alors sur les chemins les forts saisissent les faibles, les déchirent et les mangent ! Quelques-uns présentent un fruit à un enfant, ils l’attirent à l’écart pour le dévorer ! »
Représentation du fléau de la famine au Moyen Age Page 34, du Cours élémentaire, on lit : « Le seigneur est constamment en guerre, ses plaisirs sont cruels…, le Moyen Age est l’époque des affreuses famines : le paysan mange l’herbe des prairies, les forts saisissent les faibles, les déchirent et les dévorent…, bien peu d’enfants reçoivent l’instruction…, plaignons les écoliers ; ils sont constamment battus de verges (p. 35)… Que font ces enfants à l’école ? Tous pleurent ! » Et le résumé affirme gravement qu’ « au Moyen Age le sort du paysan est affreux : il vit dans l’épouvante et travaille gratuitement pour le seigneur…, dans les rares écoles les enfants sont constamment fouettés. Enfin le Cours préparatoire écrit (p. 30) : « Qu’il est triste le village d’il y a mille ans ! C’est la misère noire…, le paysan pleure et se désole à la vue du château qui lui rappelle qu’il est serf… Ses enfants ne lui appartiennent pas ; ils peuvent être vendus, le fils est séparé de son père, et la fille de sa mère. » A quel homme tant soit peu instruit, ou simplement à quel homme de bon sens fera-t-on admettre que les choses se passaient ainsi, « il y a mille ans » ? Dans quel pays, si déshérité qu’on le suppose, tous les enfants, sans exception, pleurent-ils dans les écoles, parce qu’ils sont sans cesse battus de verges ? Concevez-vous une école où le maître passe tout son temps — sans en distraire une minute — à fouetter les enfants et où tous les enfants sont uniquement occupés à pleurer ? Mais quand donc le maître enseignait-il ? Quand donc les enfants faisaient-ils leurs devoirs et récitaient-ils leurs leçons ? C’est ce que nous racontent Guiot et Mane : « tous les enfants pleurent…, parce qu’ils sont constamment battus de verges ! » Ce n’est pas de l’histoire de France, c’est plutôt une histoire de loup-garou destinée à effrayer les petits enfants ! A quel homme raisonnable fera-t-on croire que dans ce pays, que la poésie populaire du Moyen Age a appelé la « douce France », TOUS les paysans pleuraient devant le château du seigneur, comme leurs enfants sous le fouet du maître (que de larmes !), qu’ils ne se nourrissaient QUE D’HERBE et qu’ils étaient dépouillés de leurs fils vendus comme esclaves ? A qui fera-t-on croire que la France du Moyen Age était un pays de cannibales où les forts, au lieu de manger la viande des moutons ou des bœufs, absorbaient la chair des faibles, où, dès qu’un enfant sortait sur la route, on lui présentait une pomme pour l’attirer à l’écart, et le manger ! C’est là une histoire d’ogres et non une histoire de France ! Remarquez d’ailleurs que les documents protestent contre les traits d’un pareil tableau. Nous avons des inventaires de granges, de fermes, de maisons de paysans au Moyen Age. Le dénombrement de leurs provisions nous prouve qu’ils vivaient non d’herbe — à moins que ce ne fût, comme de nos jours, de la salade ! — mais de viande de mouton et de porc — plus rarement de bœuf — de veau quand on était malade, de salaisons, de poissons frais ou salés, et de légumes. Nous avons plusieurs lois des empereurs chrétiens du IVe siècle interdisant formellement de séparer un esclave de sa femme et de ses enfants. Quant à la famille du serf, un tout petit raisonnement aurait prouvé à Guiot et Mane qu’elle ne pouvait pas être dispersée par le seigneur, puisqu’elle était attachée à la glèbe, et que, par conséquent, s’il ne lui était pas permis de quitter la terre où elle vivait, on n’avait pas non plus le droit de l’en détacher, et d’en vendre isolément les membres. Enfin, M. Luchaire, professeur à la Sorbonne et membre de l’Institut, déclare avec raison dans la grande Histoire de France de Lavisse, qu’à la fin du XIIe siècle, c’est-à-dire en pleine féodalité, il n’y avait que peu de serfs et qu’en tout cas, ils ne devaient pas tout leur travail au seigneur. « On constate qu’au début du XIIIe siècle, les affranchissements individuels ou collectifs ont diminué beaucoup le nombre des serfs. Les terres, qui ont la malheureuse propriété de rendre serfs ceux qui les habitent, ont été graduellement absorbées par les terres libres. L’hérédité même du servage est atteinte. Des provinces entières, la Touraine, la Normandie, la Bretagne, le Roussillon, plusieurs régions du Midi semblent ne plus connaître le servage, ou être en très grande partie libérées. Dans les pays où il subsiste, par exemple le domaine royal et la Champagne, même quand les propriétaires ne se relâchent pas facilement de leurs droits, la condition servile est devenue moins intolérable. La taille arbitraire n’existe plus en beaucoup d’endroits ; le formariage, la main-morte sont souvent supprimés. Nombre de paysans ne sont plus soumis qu’à la capitation, impôt de trois ou quatre deniers. » Ainsi, au Moyen Age, la plupart des paysans étaient libres, les serfs étaient l’exception.
Le château féodal Au XIVe siècle, le mouvement vers la liberté s’accentua dans des proportions considérables ; en 1315, Louis X affranchissait tous les serfs du domaine royal et de la Champagne qui avait résisté jusque-là au mouvement d’émancipation. Quant aux paysans libres, c’est-à-dire à la presque totalité de la population rurale, « les concessions de privilèges et d’exemptions leur sont vraiment prodiguées (au XIIe siècle) par les seigneurs du temps de Louis VII et de Philippe-Auguste. C’est l’époque de la grande diffusion de la charte de Lorris. A l’exemple de Louis VII et de son fils, les seigneurs de Courtenay et de Sancerre et les comtes de Champagne la distribuent assez libéralement aux villages de leurs fiefs. Même quand cette charte n’est pas octroyée intégralement et d’une manière explicite, son influence se fait sentir, surtout par l’abaissement du taux des amendes judiciaires, dans la plupart des contrats qui intervenaient alors, de plus en plus nombreux, entre les seigneurs et leurs paysans. « En 1182, l’archevêque de Reims, Guillaume de Champagne, concéda à la petite localité de Beaumont-en-Argonne une charte qui allait servir de modèle à la plupart des chartes d’affranchissement accordées aux localités rurales des comtés de Luxembourg, de Cheny, de Bar, de Réthel, et du duché de Lorraine. En Champagne, elle fit concurrence à la charte de Soissons et à la loi de Verviers. Elle ne donnait pas seulement aux villageois des franchises étendues, elle leur concédait une apparence d’autonomie, des représentants librement élus, les échevins, un maire et le libre usage des bois et des eaux… D’autres constitutions, moins répandues que celles de Lorris et de Beaumont, transformaient peu à peu l’état civil et économique des campagnes… Le village ne formait pas une personne morale, mais il était représenté par un maire. » (Histoire de France, Lavisse) Des paysans signant des contrats librement débattus avec leurs seigneurs, recevant d’eux pour leurs villages des constitutions et des chartes où leurs droits étaient nettement précisés, élisant leurs maires et s’administrant eux-mêmes, comme les habitants de nos communes, vivaient-ils sans cesse dans l’épouvante, comme l’écrivent Guiot et Mane ? Le seigneur avait-il tout pouvoir sur eux, et en particulier celui de leur saccager leurs moissons dorées ? Les documents disent précisément tout le contraire. Mais alors Guiot et Mane sont-ils des faussaires ? Certes non. Ce sont tout simplement des esprits insuffisamment renseignés qui ont généralisé des cas particuliers, en les grossissant démesurément par ignorance, excès d’imagination et passion. Ils ont trouvé, dans quelques histoires, des citations de Raoul Glaber ou de tel autre chroniqueur du Moyen Age, signalant, à une date donnée et dans tel pays, une famine ou même simplement un renchérissement des vivres, quelques actes criminels suggérés par la misère ; ailleurs, ils ont vu un seigneur abusant de son pouvoir et imposant à ses paysans des vexations arbitraires ou des impôts écrasants. Ils ont accepté ces faits sans les contrôler — car, en bons « primaires », ils manquent de critique — ils n’ont pas vu, par exemple, avec M. Gebhart — professeur de la Sorbonne et membre de l’Académie française — que Raoul Glaber avait une imagination débordante poussant tous les faits au drame, et que par conséquent, il faut se défier de ses affirmations. Bien plus, ces faits admis, ils ne se sont pas demandé s’ils étaient signalés précisément parce qu’ils étaient exceptionnels ; ils n’ont pas vu qu’ils avaient produit, sur l’esprit du chroniqueur qui les rapporte, une impression d’autant plus profonde qu’ils étaient rares et monstrueux. Et par une induction prématurée et dès lors antiscientifique, ils ont fait de l’exception la règle. Raoul Glaber cite comme un événement particulièrement abominable et inouï qu’un jour par misère un brigand a tué un homme et l’a mangé ; Guiot et Mane écrivent que, pendant tout le Moyen Age, tous les forts mangeaient les faibles et que les enfants qui acceptaient d’un passant un fruit étaient attirés à l’écart, dépecés et mangés sans poivre ni sel ! Voilà la généralisation hâtive dans toute sa fausseté. Et voilà l’histoire qu’au nom de l’Etat, on enseigne de force aux enfants pour les délivrer de tout préjugé et libérer leur esprit ! Méconnaissance du rôle de la féodalité dans l’évolution des sociétés
La féodalité est parée de tous les défauts. Elle est tyrannique ; elle exploite par la violence le travail du peuple : « Le pauvre paysan, dit Calvet dans son Cours préparatoire, travaille toujours ; s’il refuse, on le met en prison, on le bat, on lui coupe le nez et les oreilles, on lui arrache les dents, on lui crève les yeux… Les rois protégeaient les pauvres gens à peu près de même que les bergers gardent les brebis du loup, pour pouvoir traire leur lait et vendre leur laine ». Pour Léon Brossolette, ancien inspecteur de l’enseignement primaire à Paris, tous les barons féodaux sont « brutaux et farouches », affirme-t-il dans son Cours moyen. Il nous parle de serfs qui « se lassèrent d’être sans cesse pillés, battus, emprisonnés, pendus » ; il nous montre les marchands, tapis de peur dans leur ville et leurs sombres boutiques. Quant au paysan, disent Louis-Eugène Rogie et Paul Despiques, il vivait dans une cabane « dont les murs étaient faits de lattes entremêlées de torchis… le toit de chaume, le parquet de terre battue, le plus souvent sans fenêtre ». Aucun de ces auteurs ne se pose même cette question : « Comment un régime que l’on nous dit aussi affreux a-t-il duré plusieurs siècles ? »
Une ville au Moyen Age Encore moins nous exposent-ils la raison que nous en a donnée Taine : si dans toute l’Europe du Moyen Age la féodalité est restée puissante et a été acceptée pendant plusieurs siècles, c’est parce qu’elle répondait à une nécessité sociale, que cette organisation convenait le mieux à ces temps-là et que, pendant l’anarchie que les invasions et la dissolution de l’empire carolingien avaient déchaînée, les paysans et les habitants des villes avaient été heureux de trouver dans les seigneurs de puissants protecteurs, derrière les murs de leurs châteaux un asile, dans leur épée une sauvegarde pour la sécurité de leurs récoltes, de leur industrie et de leur commerce.

Méconnaissance du rôle historique de la royauté
La royauté est la négation de la République ; les auteurs de manuels s’efforceront en conséquence de démontrer qu’elle a eu tous les vices, exercé toutes les tyrannies, qu’elle s’est opposée à l’instruction, faisant de l’ignorance la complice de son despotisme, explique Jean Guiraud. Dans un de ses exercices, M. Calvet demande à ses élèves de prouver qu’un « roi absolu à qui rien ne résiste est incapable de bien gouverner » (Cours élémentaire, p. 117), comme si des souverains absolus tels que Pierre le Grand en Russie, Frédéric II en Prusse, Henri IV en France n’avaient pas bien gouverné leurs Etats. Pour Brossolette, « Louis XI ne fut ni plus fourbe ni plus méchant que les princes ses contemporains » (Cours moyen, p. 143) ; ce qui revient à dire qu’au XVe siècle TOUS les princes sans exception étaient fourbes et méchants, même quand ils s’appelaient le « bon roi » René. Pour nous faire connaître le « peuple sous Louis XIV », le même auteur, qui nous indique à peine d’un mot les efforts souvent couronnés de succès que fit Colbert pour diminuer les impôts par la réforme de la taille, trouve plus scientifique de résumer tout le règne en quatre faits mis en images : la révolte des Boulonnais contre les receveurs de l’impôt, une sédition à Rennes, une scène purement fantaisiste de famine, et l’histoire de M. de Charnacé abattant d’un coup de fusil un couvreur qui travaillait sur un toit. En admettant que tous ces faits soient exacts et que la royauté ait commis ou approuvé toutes sortes de crimes, écrit Guiraud, il est une vérité qui a son importance et que passent sous silence tous les manuels, sauf celui de Calvet, c’est qu’elle a fait la France. N’est-ce pas elle qui a réuni patiemment au domaine royal toutes les provinces qui s’étaient enfermées si longtemps en elles-mêmes ? Par un travail persévérant de plusieurs siècles, elle a reformé en une seule nation la poussière d’Etats qui était sortie du chaos des invasions, et donné à la race française, avec l’unité, la prépondérance politique et économique dans l’Europe du Moyen Age, sous saint Louis, dans l’Europe du XVIIe siècle, avec Louis XIV. Un pareil rôle ne méritait-il pas d’être rappelé ? Mais en le signalant, on aurait montré aussi la part qu’ont prise à la formation et à la gloire de la patrie des tyrans qui n’étaient ni révolutionnaires ni laïques ; on a préféré passer ces grands faits et mutiler l’histoire.

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