Petit Paul « miraculé » de la Thérapie champenoise

Histoire de Petit Paul

    Nous sommes en 1938, Petit Paul a 7 ans et vit avec ses parents et sa grande sœur Monique à Paris dans un très modeste logement, en haut de l’avenue d’Italie près de la place du même nom. La famille n’est pas riche c’est le moins que l’on puisse dire car les affaires du Papa qui tenait un restaurant à Chenevières au bord de la Marne ont périclité, il a probablement des dettes et il a du prendre un emploi de chauffeur de camion pas trop bien payé.

     C’est l’automne et Petit-Paul attrape un rhume. A cette époque, lorsqu’on était pauvre on ne dérangeait pas de médecin pour un rhume d’autant que la Sécu n’était pas encore inventée. Un peu d’aspirine un lait de poule et la mise au lit faisaient généralement l’affaire. Mais pour le coup les choses tournèrent mal et le rhume s’est transformé en bronchite, puis en pneumonie et Petit Paul dut faire l’expérience de l’hôpital à Trousseau ou aux Enfants Malades, la mémoire familiale n’a pas enregistré l’endroit exact. A l’hôpital, faute d’antibiotiques qui, comme la sécu n’étaient pas encore inventés, la seule thérapie connue était l’enveloppement sinapisé sorte de torture à base de moutarde qu’une infirmière tortionnaire infligeait deux fois par jour à Petit Paul, terrorisé à sa seule vue. Les visites étaient interdites et Petit Paul se souvient encore du visage d’un homme en casquette qui le regardait parfois à travers la vitre d’une fenêtre. C’était son papa qui avait traversé les jardins pour pouvoir l’apercevoir un instant. L’efficacité de la médecine s’avéra faible car la fièvre résistait et au bout d’un mois, le médecin-chef convoqua le père de Petit Paul pour lui dire :  » nous allons vous rendre votre enfant car il vaut mieux qu’il meure dans les bras de sa mère« . Chaude ambiance !

      Mais on sait ce que sont les mères lorsque le destin menace de leur voler leur enfant : ce sont des lionnes qui se battent. Et la maman de Petit-Paul s’est battue. Une voisine venue aux nouvelles lui conseilla d’appeler un docteur très réputé dans le quartier pour son efficacité, c’était un médecin juif débarqué d’un pays de l’Est. Son nom est resté gravé dans la mémoire familiale : Dr Sandérovitch, presque comme le nom d’une voiture en 2019. La maman de Petit-Paul alla le chercher, il vint, évalua la situation et livra sa prescription :  » Madame, vous n’êtes pas riche (finement déduit) mais rassemblez vos quatre sous pour trouver une bouteille de Champagne et vous lui en donnerez un fond de verre, une gorgée, toutes les deux heures ou plus souvent« . Ce qui fut fait.

     Le soir, Petit-Paul eut faim et sa maman stupéfaite mais heureuse lui donna un beefsteak de cheval qui fut avalé dans l’instant. Le lendemain la fièvre avait lâché prise, au bout d’une semaine Petit-Paul pouvait sortir et il reprit le chemin de l’école de la rue Vendresane un mois plus tard. Cette histoire fut gardée dans l’armoire aux souvenirs de la famille et aujourd’hui Petit-Paul qui est devenu un très vieux bonhomme la raconte de temps en temps mais pas trop souvent de peur qu’elle ne devienne qu’un radotage du genre de ceux qui font hocher la tête des esprits forts.     

    Mais elle perdure dans les faits. La semaine dernière Paul est traîné par son ami Frédéric pour un exercice de piété qui n’est pourtant pas son fort, exercice qui consiste à rester une heure en méditation silencieuse dans une église frigidaire. Le lendemain fièvre et nez qui coule : c’est le rhume et pour Paul : rhume appelle Champagne. L’affaire est soldée dès la demi bouteille (rassurez-vous le reste n’a pas été perdu). Sur ce, l’ami Frédéric téléphone et dit  » je crois que j’ai choppé la grippe, je vais appliquer ta thérapie champenoise« . Le lendemain, le téléphone sonne de nouveau. C’est Frédéric :  » formidable, je n’ai plus rien ! « . Réponse de Paul :  » termines quand même la bouteille« .

Paul ( 88,8 ans) Novembre 2019  

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Louis Chiren Maître imagier de la « flotte providentialiste” offre aux royalistes » A genoux devant le Sacré-Coeur de Jésus »

AVIS IMPORTANT DE LOUIS  CHIREN,  Artiste et poète inspiré, d’oeuvres catholiques et royales

https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete

     “La Charte de Fontevrault fondée par Monsieur Alain Texier le 25 août 1988 en l’abbaye royale homonyme, a l’autorisation de reproduire les textes ainsi que les oeuvres picturales de Louis Chiren pour l’ensemble de ses oeuvres

     Et afin que  vous n’oubliez rien du cadeau qui nous est fait; veillez à consulter l’index actualisé des oeuvres de maître Louis Chiren .

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/08/02/tableau-recapitulatif-des-oeuvres-de-maitre-louis-chiren/

https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/a-genoux-devant-le-sacre-coeur-de-j

J’ai commencé cette huile sur toile le 12 février 2017 pour l’achever le 1er mai 2017. Au VIème siècle un 12 février naissait celui qui allait devenir le 54ème pape sur le siège de Pierre.  Il se prénommait Félix, prénom très répandu alors puisque l’on compte plus d’une centaine de Félix canonisés dans le dictionnaire hagiographique.

Le 1er mai est la fête de saint Joseph artisan. L’époux de la très Sainte Vierge, père nourricier du Christ et protecteur de nos familles veille sur nous d’une manière bienveillante. Dans cette traversée du désert il est d’une aide précieuse.

Lorsque j’ai achevé cette œuvre, cette litanie m’est venue et je vous la livre naturellement.

Cœur Sacré de Jésus pour nous avoir sauvés

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour avoir versé votre sang précieux

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour nous consoler de vos paroles

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour vous offrir sur les autels

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour l’aide de votre sainte mère

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour supporter nos erreurs

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de jésus pour toutes les âmes fidèles

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour les saints et les anges

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour l’espérance de demain

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour Jeanne et pour Clovis

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour ceux qui vous rejettent

Nous prions pour leur conversion

Cœur Sacré de Jésus pour la haine et la division

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour ces temps de perdition

Nous demandons votre intervention

Cœur Sacré de Jésus pour ces fidèles martyrisés

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour les blasphèmes et les parjures

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour ceux qui adorent le veau d’or

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour les âmes vendues au malin

Nous appelons leur conversion

Cœur Sacré de Jésus pour les mensonges et les artifices

Nous demandons votre intervention

Cœur Sacré de Jésus pour ces enfants sacrifiés

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour ces femmes humiliées

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour les guerres fratricides

Nous implorons votre pardon

Cœur Sacré de Jésus pour que la Croix remplace le glaive

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour que renaissent les vocations

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour que l’Eglise soit notre phare

Nous demandons votre intervention

Cœur Sacré de Jésus pour tous ces plans sataniques

Nous demandons votre intervention

Cœur Sacré de Jésus pour que se lèvent vos légions

Nous demandons votre intervention

Cœur Sacré de Jésus pour accepter de n’être rien

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus pour accepter notre destin

Nous vénérons vos saintes plaies

Cœur Sacré de Jésus sauvez le monde par votre amour

Nous vénérons vos saintes plaies

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde

Pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu qui exhaussez les vœux des plus humbles

Bénissez-nous Seigneur

Agneau de Dieu qui triompherez par votre Cœur Sacré

Délivrez-nous Seigneur

Dieu éternel et tout puissant qui nous avez donné votre fils afin que notre péché originel ne nous condamne pas à tout jamais par son sacrifice sur la Croix mais nous obtienne la rémission. Permettez que par la grâce de ses saintes plaies et par la pureté de son sang précieux, l’appel de sa sainte Croix rassemble les cœurs, convertisse les plus endurcis et nous conduise par l’Esprit Saint auprès de votre majesté. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. AMEN

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TV Libertés. Attention ! Libertés en danger, battons-nous ensemble !

Attention ! Libertés en danger, battons-nous ensemble !

Dans la lutte contre le coronavirus, E. Macron a parlé de guerre…

Qui dit « guerre » dit « communication de guerre ». Le retour d’un Ministère de l’Information et de la propagande dans notre pays !

Actuellement, l’emprise du gouvernement sur la communication atteint une ampleur inégalée. Les médias de masse reprennent intégralement l’information officielle.

On nous impose le contrôle des mots, des images et des idées !

Dans ce contexte, TVLibertés média alternatif et de dissidence en plein essor, est la cible de plusieurs attaques :

Depuis plusieurs jours, la page Facebook de TVL subit des sanctions à partir d’une dénonciation d’un « organisme de vérification » proche du quotidien Libération.

C’est l’extrême gauche qui se fait le bras armé de la délation et de la censure       !

La conséquence de ce type d’agression violente est simple : nous perdons de la visibilité sur Facebook, comme la plateforme Youtube nous fait perdre de la viralité et donc des téléspectateurs !

Parce que TVLibertés fait un vrai travail d’information, ils nous punissent

Mais plus encore, parce que TVLibertés a raison dans son combat contre le mondialisme et pour les libertés, ils nous font taire !

Car le projet qui s’esquisse devant nos yeux est la volonté, en utilisant la pandémie, d’imposer un projet mondialiste qui bride les libertés individuelles.

Le gouvernement met en avant le traçage, et demain pourquoi pas le « puçage » des citoyens ! Une mesure jugée inefficace mais qui instaure durablement un espionnage à grande échelle .

Il s’agit, comme en Chine, d’établir un encadrement technologique totalitaire de notre peuple jeté entre les mains assoiffées de profits de Big Pharma.

Ces dérives sont programmées. Nos libertés sont en danger, battons-nous ensemble !

Pour cela, il faut utiliser nos propres gestes barrières :

Demandez à vos amis et proches de s’inscrire à la liste d’information quotidienne – newsletter de TVLibertés. Il suffit d’envoyer le mot « INFOLETTRE »   à l’adresse suivante : contact@tvlibertes.com. C’est un geste pour rester en contact.

Partagez les programmes de TVL à 10 connaissances autour de vous quotidiennement. C’est un geste pour contrer les algorithmes tueurs des GAFA.

Soutenez notre combat pour préserver l’activité de TVLibertés en faisant un don. C’est un geste essentiel de survie.

Plus que jamais, notre pays va avoir besoin de la presse alternative.

Nous sommes à un tournant.

Battons-nous, ensemble ! Aidez-nous par votre don, maintenant plus que jamais !

Philippe Milliau

Président de TVLibertés

https://www.tvlibertes.com/

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Frank Abed présente Robespierre par Jean-Clément Martin

Les deux principales images communément retenues de Maximilien de Robespierre sont celles de l’Incorruptible et du Tyran. Son action politique hante toujours les discussions intellectuelles et historiques plus de deux cent vingts ans après sa mort, tant il fut l’un des principaux moteurs de la Révolution au point de l’incarner. Aujourd’hui encore, aucune artère parisienne ne porte son nom. C’est dire la gêne ressentie face à l’héritage robespierriste par les autorités républicaines successives depuis 1794.

Jean-Clément Martin, professeur émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne nous propose un livre « éminemment politique » consacré à cette personnalité hors du commun. Il revient sur le parcours extraordinaire de Robespierre, commencé à Arras et terminé Place de la Révolution, tête défigurée au vent et conspué par la foule (1). Cette dernière célébrait la mort de celui qu’elle considérait comme un despote et se montrait heureuse de retrouver cette liberté tant chérie après des mois de tension et de crainte.

Beaucoup associent le nom de Robespierre à la Terreur, mais ils négligent ou méconnaissent l’envergue de ses prédilections politiques. L’oeuvre intellectuelle de Robespierre ne peut être cantonnée à ce seul aspect. Il suffit de lire les plus grands discours de Maxime (surnom donné par ses intimes) pour s’en rendre compte. Les Thermidoriens l’accusèrent très vite d’avoir été le seul instigateur de cette politique ultra répressive et le condamnaient comme seul responsable pour la postérité. Cependant ce réquisitoire a-t-il un réel fondement historique ? Ou au contraire s’agit-il d’une reconstruction à postériori de la part des adversaires de Robespierre ? Ces deux questions exposent parfaitement la thèse centrale de l’ouvrage. Martin explique, loin de tout esprit partisan et de tout sentimentalisme, que le « Robespierre monstre » fut en réalité littéralement fabriqué par ses adversaires.

En effet, comme le rappelle Martin, dès les premières pages de son très bon ouvrage, cette caricature fut imposée par les vainqueurs du 9 thermidor (2) : « dès le lendemain (de la mort de Robespierre), tandis que soixante et onze autres robespierristes sont exécutés à leur tour, Barère, député à la Convention et membre influent du Comité de salut public, assure que la France vient de supprimer le tyran et sort de la dictature ». Tallien, un autre conventionnel célèbre, déclame à la tribune que : « le 9 thermidor, le pays s’est débarrassé du système de terreur en chassant du pouvoir Robespierre qui en avait été l’instigateur et l’organisateur ». La mort de Robespierre qui n’était finalement qu’un membre parmi d’autres du Comité de Salut Public : « devient une des journées – après celle du 14 juillet et du 10 août – qui firent l’histoire de France, puisqu’il est régulièrement admis depuis que la Révolution française commencée en juillet 1789 s’achève – pour sa phase proprement révolutionnaire – en juillet 1794 ».

L’auteur prend le soin de préciser que les personnes qui envoyèrent Robespierre sur les genoux de la grande faucheuse refusaient d’assumer les violences de la guerre civile et son cortège de morts, même si pour la plupart ils y participèrent allègrement, tout en désirant conserver les avantages que la Révolution leur avait procurés. Il est indiscutable que Robespierre a exercé des responsabilités politiques lors des événements de 1793, tout en mettant en place – paradoxe robespierriste ? – un système permettant le contrôle des révolutionnaires les plus violents ou fanatiques (Carrier, Collot d’Herbois, Fouché, etc. ). Il faut comprendre son exécution comme le paroxysme d’une rivalité politique entre différentes factions pour le contrôle des destinées de la Révolution. Curieusement et aussi étonnant que cela puisse paraître, l’association responsable de la chute de Robespierre fut composée de modérés et de membres de l’extrême gauche. Selon les tendances et couleurs politiques, ses accusateurs lui reprochèrent son extrémisme ou sa modération.

Robespierre a de son vivant suscité des commentaires divers voire opposés. En effet, il se présente tout à la fois comme : un homme secret et solitaire, un puissant politique disposant d’un réseau aux ramifications très étendues, adulé des foules notamment des femmes mais craint par de nombreux révolutionnaires, monstre et bouc émissaire. De fait comment discerner la réelle personnalité de Robespierre ? Martin développe l’idée suivante : « la personnalité publique de Robespierre est indissociable des images, louanges, accusations et calomnies qui lui ont été accolées après le 9 thermidor, mais aussi dès 1789. Il est alors d’autant plus difficile d’accéder à l’individu lui-même que les sources authentiques sont peu nombreuses et très connues ». L’objectif que se fixe Martin est clairement énoncé : « ne cherchons pas le vrai Robespierre sous les oripeaux qui le masqueraient, mais essayons plutôt de comprendre comment et pourquoi les éléments de sa courte vie ont pu servir à bâtir l’échafaudage proprement monstrueux qui l’a enseveli – et immortalisé, ce qui ne se produisit pas pour ses contemporains, même ceux qui furent ses proches, ses soutiens et ses concurrents ».

Pour Martin, Robespierre se présente telle une véritable énigme. En effet, ce petit avocat arrageois devint un homme dont le nom fut redouté de son vivant en France et à l’étranger. Une fois mort, son souvenir inspirait encore effroi, inquiétude et également de l’enthousiasme. Après son exécution, il eut de nombreux défenseurs (3). Effectivement plusieurs personnalités politiques, encore aujourd’hui, se réclament de sa pensée. Pourtant, Martin pose une question fondamentale : « comment se fait-il qu’un homme dont la vie personnelle se résume à si peu de chose, qui vécut sans argent, qui ne disposait pas de relations remarquables, qui n’eut jamais de pouvoirs exceptionnels, ait pu jouer un rôle si extraordinaire ? ». En lisant cet ouvrage, nous comprenons – entre autres – par quels moyens et procédés Robespierre sut gravir les échelons de cette société d’Ancien Régime et s’imposer comme l’une des figures majeures de la Révolution.

Etudier et écrire sur Robespierre revient en définitive à étudier et à écrire sur la Révolution. Martin établit le constat suivant : « l’individu-Robespierre a été ainsi coulé de force dans le personnage-Robespierre, lui-même assimilé au destin national, si bien que retracer son histoire conduit à entreprendre une sortie d’histoire parallèle de la Révolution française ». Chacun sait que la France conserve une forte tradition révolutionnaire que ce soit en esprit ou dans les institutions. Nonobstant cet état de fait, notre pays rencontre encore la plus grande difficulté à regarder ces années (1789-1794) dans le blanc des yeux. Il ne s’agit nullement d’un hasard ou d’un malentendu. La République éprouve toujours de l’embarras dès qu’on évoque son passé ou son acte de naissance…

Cette biographe ne présente pas de découvertes documentaires inédites, mais elle nous propose une étude historique et politique passionnante éloignée des poncifs thermidoriens qui ont gravé dans le marbre l’idée d’un Robespierre « sanguinaire » et unique responsable du totalitarisme révolutionnaire. Rappelons qu’il s’était prononcé contre la peine de mort au début de sa carrière politique même si, lors des discussions concernant le sort à réserver au roi Louis XVI, il avait dit : « Louis doit mourir pour que la patrie vive ».  Ainsi va la vie ou la mort.

Franck ABED

(1) Lors de son arrestation qui fut mouvementée, Maximilien est gravement blessé à la mâchoire, sans que l’on sache précisément si c’est le gendarme Merda (ou Meda, l’orthographe est incertaine) qui lui a tiré dessus ou s’il s’agit d’une tentative de suicide. Le jour de l’exécution sa mâchoire était maintenue par un bandage qu’on lui retira quand il monta à la guillotine. Selon les commentaires et observateurs de l’époque le fait de lui ôter cette bande lui arracha un « grand cri de douleur ».

(2) 27 juillet 1794, coup d’Etat entraînant la chute des robespierristes.

(3) Nous pensons principalement à Albert Dulin de Laponneraye qui entreprit en 1832 la publication des discours de Robespierre en fascicules, avant d’éditer les Mémoires de Charlotte de Robespierre sur ses deux frères en 1835 puis les Œuvres de Maximilien Robespierre en quatre volumes en 1840, qu’il contribua largement à diffuser. Pour la petite histoire, il était le fils d’un officier qui avait émigré 1791 à 1801.

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Alain TEXIER, Archiviste adjoint de la Confrérie de laïcs catholiques de Saint-Loup, fait part du rappel à Dieu d’un de ses bienfaiteurs.

Michel Tintou, portant en procession le bras reliquaire de l’évêque de Limoges Saint Loup.
Chères consoeurs, chers confrères,

J’ai l’immense tristesse de vous annoncer le décès de notre ami et confrère Michel TINTOU, ancien Premier Bayle de la confrérie Saint Loup et prédécesseur de notre ami Christian DARNAJOU.Les obsèques de Michel auront lieu en l’église Saint-Michel des Lions, ce vendredi à 14h30.
Merci à vous de prier pour le repos de son âme auprès du Père et pour sa famille.
Amicales et confraternelles salutations.

 

Le Président de la Fédération des Confréries LimousinesMarc-Olivier GRASSET

Michel Tintou

49, rue des Vignes
87350 Panazol


Genre : savoirs.

« Michel Tintou est né le 28 avril 1932, à Limoges (87).
“Autodidacte volontaire, je repousse le qualificatif de ‘spécialiste’. Seul compte pour moi un authentique patriotisme limousin, engagement sans faille de toute une vie consacrée à mon pays natal comme à son peuple, et qui reste le moteur puissant de toute mon existence.
Ma carrière de représentant de commerce fut choisie en raison de l’attrait pour une meilleure connaissance des hommes comme des provinces de l’hexagone, sans sous-estimer un goût inné pour la liberté lié à la volonté de ne pas me séparer du Limousin, ce que j’eus ressenti comme une trahison. Les observations glanées au cours de mon activité professionnelle m’ont permis d’affermir mes profondes convictions fédéralistes capables de redonner au Limousin son âme, son authenticité, de sauver un peuple, une histoire, une langue, une civilisation. Cela justifie sans doute pleinement l’engagement de toute une vie.”
(Michel Tintou) »

Parmi ses derniers ouvrages publiés :
• Dictionnaire français-limousin : Les mots et le patrimoine de la région du Limousin et de la Marche limousineLemouzi n°178ter, 2006.
• Grammaire limousineLemouzi, 1982 (troisième édition entièrement refondue).
• Abrégé pratique de grammaire limousineLemouzi, 1969.
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Fontevraud-l’Abbaye. Taguer à l’abbaye, c’est permis ! du moins en 2015 ce l’était .

Fontevraud propose une expérience inédite en mode numérique cet été. Avec le logiciel Paint, tout un chacun peut s’amuser à donner des couleurs à l’abbatiale. Et conserver la trace de son œuvre.

Paint est un logiciel qui permet de créer sur une table numérique une œuvre graphique, totalement libre d’inspiration pour celui ou celle qui est aux « manettes ». Le résultat est projeté en simultané sur quatre arches romanes du transept de l’abbatiale.

Paint se partage avec qui se sent inspiré – ou simplement joueur – pour se poser à son tour à la table numérique et laisser libre cours à son inspiration. Non seulement, l’œuvre apparaît en direct mais son auteur peut aussi la transmettre à son adresse mail pour la conserver. Mieux encore, il peut se faire photographier devant sa création projetée sur le transept de l’abbatiale.

On vous le dit, cet été à Fontevraud, taguer, c’est permis !

NDLRB. On peut décidément tout  faire  dans l’Abbaye royale de Fontevraud… et même y prier  si le coeur  vous en dit.

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Valeurs républicaines. Les restes mortels du Duc de Saint Simon et de son épouse Marie-Gabrielle jetés à la fosse commune

  Les derniers mois de l’ existence du duc Louis de Rouvroy de Saint-Simon (1675-1755) https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Rouvroy_de_Saint-Simon  n’ont laissé aucune trace ; il meurt en 1755 âgé de 80 ans, après avoir survécu à tout et à soi. Par sa densité pathétique, son testament olographe , en date du 26 juin 1754, est révélateur de son état d’esprit.

    Ses obsèques sont célébrés à l’église Saint-Sulpice, son sanctuaire paroissial, peut-être les offices ont ils été assurés par son cousin Claude Charles. Il est inhumé au côté de Marie-Gabrielle dans le caveau familial de l’église Saint-Nicolas de La Ferté-Vidame qu’il y fit aménager impossible de savoir si sa demande liant solidement les cercueils fut respectée.

  Hé  bien non hélas , on sait trés  bien que cette  ultime imploration n’émut pas  les  coeurs des sans -culottes

         La tombe de Saint-Simon et de la duchesse dans l’église Saint-Nicolas de la Ferté-Vidame (28340) fut profanée lors de la Révolution, et les chaînes qui unissaient les deux cercueils furent rompues. leurs restes furent jetés ensemble dans la fosse commune. Il semblerait que ce tombeau ait par la suite hébergé d’autres sépultures (notamment des Laborde). Il est désormais vide, et n’est plus qu’un  cénotaphe. https://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article3650

                                        Si étroitement ensemble et si bien rivés

       Je veux que de quelque lieu que je meure, mon corps soit apporté et inhumé dans la caveau de l’église paroissiale dudit lieu de La Ferté, auprès de celui de ma très chère épouse ( NDLRB. Marie-Gabrielle de Durfort rappelée à Dieu le 21 janvier 1743) , et qu’il soit fait et mis anneaux, crochets et liens de fer, qui attachent nos deux cercueils si étroitement ensemble et si bien rivés, qu’il soit impossible de les séparer l’un de l’autre sans les briser tous deux.

Saint-Simon, Testament.

NDLRB. En 1794, des révolutionnaires profanèrent les cercueils pour récupérer les plombs et jetèrent les corps dans une fosse commune

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Rouvroy_de_Saint-Simon

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Nicolas Magne indique ce qu’il y a lieu d’entendre par « Légitimiste »

     Tout royaliste est nécessairement légitimiste, c’est-à-dire attaché indéfectiblement au principe de légitimité, et donc à la dévolution de la couronne conformément aux lois fondamentales du royaume. Sauf que toute la question est de savoir QUI est légitime aujourd’hui.

       Sur cette question, Franz de Burgos  glapit en tout et pour tout une pétition de principe. https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2020/06/01/point-de-vue-de-franz-de-burgos-seul-un-legitimiste-peut-etre-royaliste/                                                  
Les lois fondamentales du royaume désignent pour successeur légitime l’aîné des Capétiens, c’est entendu, sous réserve qu’il professe la foi catholique et soit sacré roi après avoir fait serment solennel d’assumer sa charge de lieutenant du Christ.

1. Sur ce dernier point, ni les Orléans, ni Louis-Alphonse ne sont légitimes, car ils promeuvent et les uns et les autres l’instauration d’une monarchie dite constitutionnelle et parlementaire, où le roi n’est point souverain, ni encore moins lieutenant du Christ, mais lieutenant des arrière-loges et des droits-de-l’homme, à l’image de leurs cousins du Gotha encore “régnants”. Louis-Alphonse a publiquement signifié qu’il entendait instaurer une “monarchie” à l’image de celle qui existe en Espagne depuis l’entrée en vigueur de la Constitution de 1978 ( notamment dans cet entretienhttps://www.parismatch.com/Royal-Blog/royaute-francaise/Bourbon-Louis-XX-164954) : à savoir une démocratie à exécutif couronné faisant profession d’indifférence religieuse. Louis-Alphonse ne veut et ne peut donc pas plus que les Orléans être lieutenant du Christ. Les royalistes qui s’imaginent le contraire sont des autruches qui se mettent la tête dans le sable (quand ils ne mentent pas par omission).

2. Pour ce qui regarde la catholicité de l’intéressé… disons, quitte à nous faire lyncher que le catholicisme est devenu un concept bien galvaudé depuis un certain Jean XXIII, inaugurateur de la brave new church… Tout au mieux, Louis-Alphonse s’ennuie poliment lors des cérémonies Saint Pie V organisées par ses aficionados.

3. La primogéniture mâle. Sans doute, elle n’est en rien affectée par les renonciations de Philippe V d’Espagne qui, assurément et au nom du principe d’indisponibilité de la couronne, ne pouvait engager ses descendants. En revanche, et pour ce qui concerne Louis-Alphonse, elle est très certainement hypothéquée par deux incontournables réalités.
Premièrement, le cœur qu’on dit être de Louis XVII et qui repose à Saint-Denis peut tout aussi bien être celui du frère aîné d’icelui (le premier dauphin, mort en 1789) étant donné qu’il a été établi (a) que les techniques modernes d’embaumement sont postérieures à la mort du premier dauphin et ne sauraient donc permettre de discerner le cœur de ce dernier du cœur de l’enfant mort au Temple, et que (b) deux cœurs présumés de Louis XVII se trouvaient au château de Frohsdorf (cf. la correspondance du père Bole, confesseur du comte de Chambord) : il est donc tout à fait probable que le cœur remis à Saint-Denis en 1975 par la princesse Massimo, et soumis à l’analyse ADN que l’on sait, fût l le cœur du premier dauphin, et non pas celui de l’enfant mort au Temple le 8 juin 1795. Autrement dit : l’énigme Louis XVII reste entière et hypothèque la “primogéniture” revendiquée par tel ou tel.
Deuxièmement, il est de notoriété publique qu’Alphonse XII, roi constitutionnel d’Espagne et ancêtre direct par les hommes de Louis-Alphonse, n’était très vraisemblablement pas le fils du prince consort François, duc de Cadix (1902-1922), mais celui d’un des nombreux amants de sa femme, la reine constitutionnelle Isabelle II, à savoir Enrique Puigmolto, conte de Torrefiel. Qui voudrait d’un Puigmolto en guise de Capétien ? A quand une analyse ADN de ce côté-ci de l’arbre généalogique ?
Force est donc de constater que la légitimité du sieur Louis-Alphonse est pour le moins sujette à caution.

Et, plus largement, la question de la légitimité ne trouve pas de réponse satisfaisante aujourd’hui… et depuis longtemps. Du fait de l’infidélité, de l’incurie et de la probable bâtardise des princes, ainsi que de la probable substitution de la descendance de Louis XVI, toutes choses œuvres des ennemis de l’authentique tradition monarchique française, la légitimité dynastique se retrouve démonétisée et éclipsée. Face à cette situation inouïe, inédite, et durable, autant qu’elle est permise par Dieu, le seul recours des royalistes est dans la divine Providence. Ce pourquoi la démarche de la charte de Fontevrault, et toute démarche analogue, est sans doute la seule démarche authentiquement légitime et légitimiste.

Dieu ne nous offre certainement pas un prétendu roi qui ne veut pas faire la volonté du Christ, roi des Francs, et dont la primogéniture est doublement sujette à caution. Dieu veut nous offrir un roi qui soit tout à la fois certainement l’aîné et le lieutenant du Christ.
La Pucelle de Domrémy est venue tout à la fois manifester que “le petit roi de Bourges” était bien l’aîné dynastique et urger le sacre de ce dernier à Reims. La mission divine de sainte Jeanne d’Arc ne relève pas en tout et pour tout du passé ; elle est plus que jamais actuelle et nous dessine le seul avenir possible pour la France et pour son roi.
Adiutorium nostrum in Nomine Domini

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La statue de Louis XVI ornant une place de Louisville (Kentucky) profanée lors d’une manifestation pour l’égalité des droits.

C’est la main droite  qui a été  arrachée  comme  vous le verrez  sur cette vidéo.

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Consécration au Sacré-Coeur. Marguerite-Marie, Fatima. Les refus successifs de Louis XIV aux occupants du Vatican

   Merci au Chanoine Gérard Trauchessec de ces fidèles et précieux envois.

Notre-Seigneur a prévenu Sœur Lucie dans une vision en 1931, exprimant sa consternation que le Pape ne procéderait pas à la consécration de la Russie comme demandé.

« Comme le roi de France, ils s’en repentiront, et ils le feront, mais il sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde. » Il a ajouté: «Faites-le savoir à Mes ministres, vu qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de Ma demande, ils devront aussi le suivre dans le malheur.

Cet avertissement a de graves implications pour nos jours. La mention du roi de France par Notre-Seigneur fait référence à la demande qu’il a faite à Sainte Marguerite-Marie Alacoque. Le 17 juin 1689, il lui demande de faire consacrer la France au Sacré-Cœur par le roi de France. Pendant 100 ans, les rois de France n’ont pas fait la consécration. 
Le 17 juin 1789, 100 ans jour pour jour après la demande, le roi de France Louis XVI  est déchu de son autorité législative et exécuté quatre ans plus tard.

https://www.lifesitenews.com/blogs/the-pontificate-of-pope-francis-why-should-we-expect-a-divine-intervention-today

Voir aussi :

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/06/28/de-quelques-precisions-concernant-le-voeu-au-sacre-coeur-de-sa-majeste-louis-xvi/

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2018/06/26/et-si-louis-xiv-avait-reellement-mis-le-sacre-coeur-sur-ses-emblemes-et-specialement-sur-les-pieces-de-monnaie-medium-a-grande-diffusion/

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62577687/f15.image.texteImage

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http://surlespasdessaints.over-blog.com/article-voeu-de-louis-xvi-au-sacre-coeur-65701743.html

Du vœu royal au vœu national: Une histoire du xixe siècle  https://journals.openedition.org/ccrh/2513

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