Pépite en ces temps de refondation. Texte initial de la Charte de FontevrAULT fondée le jeudi 25 aout 1988 en l’Abbaye royale de FontevrAUD .

le beau fond d’image est celui de l’intérieur de l’Abbatiale Sainte-Marie de Fontevraud.

             Si le texte ci-dessus http://www.vexilla-regis.com/textevr/Fontevrault.htm n ‘est pas assez lisible, votre ordinateur  vous offre  plusieurs façons de l’agrandir  dont le recours à la fonction « Zoom ».

Mais encore

     La Charte de Fontevrault dispose toujours  de deux blogs historiques – qui ne sont plus mis à jour- mais dont la consultation est d’un grand intérêt « historique » .

    Vous pourrez  les retrouver à l’adresse suivante :

 http://charte.de.fontevrault.over-blog.com/

http://charte.de.fontevrault-arom.over-blog.com/

Son blog ACTUEL – consulté quotidiennement en moyenne par 600 personnes- s’obtient en activant le lien suivant :

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com

Quant à la consutation d’AROM, Annuaire Royaliste des Organisations et Mouvements, elle s’effectue grâce à la page Facebook suivante :

https://www.facebook.com/people/Annuaire-Royaliste-Arom/100014145309611

 

 

 

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28 juin 2019 – 2 octobre 1919. La fausse paix du Traité de Versailles.

MARDI 05 NOV 2019;  L’insolent. Les cent ans de la fausse paix de Versailles

Versailles     En cette année du centenaire, on aurait imaginé qu’un peu plus de relief puisse être donné aux anniversaires du traité de Versailles. Ce furent successivement sa signature le 28 juin 1919, et sa ratification par un vote de la chambre des députés le 2 octobre qui auraient dû intéresser les éphémérides. Aucune revue spécialisée n’a daigné s’y intéresser.

    À peine une émission historique destinée au grand public envisage-t-elle l’ensemble de cette paix avortée : elle insiste, à juste titre, sur les conséquences du découpage fantaisiste, arbitraire et pétrolier, effectué dans le Proche-Orient sur les ruines de l’empire ottoman. Mais, à la vérité, il s’agit là des traités de Sèvres de 1920, puis celui de Lausanne de 1923, conséquences et compléments des illusions et des outrances de Versailles.

Nous tenterons de contribuer à combler un vide par la publication du livre d’Emmanuel Beau de Loménie « la Ratification du traité de Versailles »[1]

La philosophie d’ensemble de ce système venait en grande partie d’outre-Atlantique, et plus précisément des cercles les plus utopistes du parti démocrate représentés par le président Wilson. Pour la résumer on retiendra sa volonté d’entrer dans l’ère des bons sentiments et d’organiser le monde, pas seulement l’Europe, sur la base de la loi décidée par le camp du Bien.

Mais en son temps, à Paris, la Ville Lumière un instant victorieuse d’un conflit mondial, l’intérêt se portait avant tout sur la dimension hexagonale de la sortie de guerre.

Un débat parlementaire assez virulent se déroula, au Palais Bourbon et dans la Presse du 24 août au 1er octobre. Il fut suivi d’un vote, le 2 octobre et fut confirmé quelques jours plus tard, très rapidement, entre le 9 et le 11, par le Sénat.

Or, c’est à partir de cette date, que fut scellé pour la France le cadre constant des 20 années qui conduisirent à la reprise en 1939 des hostilités. Les inconstances gouvernementales, les inconsistances politiques, les inprévoyances militaires aggravèrent un déclin qu’il aurait été indispensable d’enrayer pour maintenir ou redresser la situation.

Le pays semblait militairement victorieux mais il se révélait moralement et physiquement détruit. Incapable dès lors d’assumer les responsabilités d’une grande puissance, il n’en possédait plus guère que les charges. Il avait perdu les moyens de les assumer.

L’Histoire officielle dominante se montre très peu disposée à évoquer les débats pourtant décisifs de 1919 sur la ratification du traité. Celui-ci résultait, en effet, des négociations entre deux interlocuteurs principaux. La Conférence de la Paix avait été dirigée par le président des États-Unis Harold Wilson, bailleur de fonds des Alliés, et le chef du gouvernement français, Georges Clemenceau, représentant de l’armée victorieuse.

Ce petit livre, dense et vivant, qu’Emmanuel Beau de Loménie consacre à la Ratification du traité de Versailles fut imprimé le 30 juin 1945. Certains aspects peuvent nous en paraître surprenants, voire choquants, de nos jours. Le contexte demeurait marqué par les suites de l’antagonisme franco-allemand. Ce vieux cauchemar semble aujourd’hui anachronique et scandaleux. Il avait constitué l’un des plus puissants ingrédients, mais non le seul, des deux conflits mondiaux.

Rappelons aussi que quelques jours plus tard, du 17 juillet au 2 août, à Potsdam, les conditions de la paix future allaient être discutées. Elles appliqueraient les bases convenues à Téhéran puis à Yalta. En cette année 1945, les accords des trois empires victorieux, et leur entente fragile, n’allaient prendre l’avis d’aucun des six pays qui signeront plus tard le traité de Rome de 1956. Les ruines du Vieux Continent attestaient, alors encore fumantes, à Berlin comme à Varsovie, du désastre occasionné par l’échec des sorties de guerres précédentes.

Tout l’édifice de l’après-guerre allait être artificiellement bâti sur l’illusion mondialiste de la Société des Nations. Dans le discours de la plupart des politiciens de gauche français, radicaux et socialistes, dans les raisonnements de journaux, on retrouve ce lancinant refrain qui ne débouchera hélas sur aucune autre réalité concrète que la paralysie de la république jacobine.

Accessoirement, dès septembre 1919, on allait découvrir que les États-Unis qui avaient posé le principe de la Société des Nations n’y adhéreraient pas, et qu’ils ne souscriraient pas non plus à l’ensemble du traité lui-même.

Or, dans le débat français de la Ratification, deux questions principales s’enchaînaient autour desquelles se construisaient aussi bien les rhétoriques politiques que les conditionnements médiatiques.

1° C’est d’abord, la question des réparations qui primait alors, en réalité, l’ensemble du point de vue gouvernemental parisien. Les destructions matérielles de la guerre avaient surtout ruiné le Nord de la France et la Belgique. Paradoxalement, l’Allemagne vaincue n’avait subi aucune occupation avant l’armistice de 1918. Ceci avait non seulement accrédité le sentiment d’une trahison commise par les « criminels de novembre ». Mais aussi le slogan absurde, pour ne pas dire criminel, selon lequel « l’Allemagne paiera », fut inventé par Klotz ministre des finances de Clemenceau. Il supposait à la fois la prospérité du débiteur et le développement des excédents de son commerce extérieur. Entretenant le rêve impossible d’une reconstruction sans quelques nouveaux sacrifices, on s’ingéniait ainsi à promouvoir une politique impossible, contradictoire et par conséquent illusoire.

Bien plus, toutes les perspectives restreignant la puissance centralisatrice se heurtaient aux nécessités de

D’autre part, le débat parlementaire le montre à l’évidence, on devait envisager un recours à de nouveaux emprunts, les besoins de la reconstruction étant immédiats, et d’ailleurs surévalués, et les perspectives de dédommagements étant différés.

L’échafaudage s’écroulera. En 1924, le plan Dawes allait drainer un financement vers l’industrie allemande. En 1929 le plan Young allait conduire à un nouvel aménagement de la dette allemande. En 1931 le moratoire Hoover suspend les paiements. Enfin la conférence de Lausanne de 1932 met pratiquement un terme aux réparations intergouvernementales. Les 132 milliards de reichsmarks dus par l’Allemagne sont alors ramenés à 5 milliards, que Hitler parvenu au pouvoir en 1933 ne paiera pas. Cependant, vis-à-vis des banques, ce ne sera qu’en 2010, soit 92 ans après l’armistice de 1918 que l’État allemand réunifié solda ce qu’il devait encore aux banques et aux prêteurs internationaux.

Du fait de cette illusion des réparations, la France allait se retrouver de plus en plus corsetée par la finance internationale, ses velléités, toujours subsidiaires, d’intervention au secours des nations de l’Europe centrale auxquelles allaient donc se trouver désarmées.

2° C’est dans ce contexte qu’allait être abordée la question du statut punitif imposé à une Allemagne dont on maintenait l’unité.

Aux siècles précédents, une très ancienne préoccupation capétienne s’était opposée, de façon constante à la domination, au sein de l’espace allemand du pouvoir impérial sur les quelque 300 royaumes, principautés ou villes libres qui composaient le Saint-Empire. On citera ainsi la politique de Richelieu fixée sur la théorie des libertés germaniques lors de la Diète de Ratisbonne de 1635, ou bien, sous le gouvernement de son successeur Mazarin les traités de Westphalie mettant fin en 1648 à la guerre de Trente Ans.

Mais de longue date cette ambition dominante au temps du Royaume des Lys, en passe d’être ressuscitée sous le règne des radicaux-socialistes, présente dans les arrière-pensées d’un Clemenceau, lui-même plus particulièrement acharné contre la maison de Habsbourg et l’Autriche-Hongrie, était devenue inaudible. Elle sonnait de manière insupportable aux oreilles de nos Alliés et bailleurs de fonds.

En réalité, ni les États-Unis sans l’intervention desquels en 1917, l’Entente franco-anglaise, après la défection de la Russie, n’eût jamais triomphé des Empires centraux, ni l’allié britannique ne voulaient en aucun cas d’une évolution géopolitique rendant la France maîtresse du continent.

Il ne fallait pas seulement maintenir la structure unitaire du Reich bismarckien. Sa constitution se trouvait renforcée paradoxalement par la disparition des monarchies régionales, en Bavière, Saxe, Wurtemberg etc. Les identités en avaient été, d’ailleurs, largement fondues dans la lutte commune entre 1914 et 1918.

Dans ses cours, comme dans ses livres, le très prolixe professeur  franco-allemand Alfred Grosser*[2], mettait en lumière une évolution majeure. Sous la Troisième république, en effet, l’adversaire numéro un, et pratiquement le seul que se désignait le gouvernement de Paris, appuyé en cela par les instruments de l’opinion publique, se situait outre-Rhin. Sous la Quatrième république un premier tournant fut amorcé, partiellement, par Robert Schuman, comme président du Conseil en 1947-1948, et surtout comme Ministre des Affaires étrangères inamovible des 9 gouvernements qui lui succèdent, en moins de 5 ans, de juillet 1948 à janvier 1953[3]; mais sa politique alors concertée avec ses homologues démocrates chrétiens italiens, belges, néerlandais ou allemands, reçut un coup d’arrêt lors du rejet par la chambre des députés le 30 août 1954 de leur projet une Communauté Européenne de Défense.

Or, sous la Cinquième république, ce fut paradoxalement à l’homme du 18 juin que revint de sceller la réconciliation, symboliquement à Reims en juillet 1962, puis juridiquement par le traité de l’Élysée de janvier 1963, avec le chancelier Konrad Adenauer.

On ne saurait mesurer cette démarche sans se souvenir du parcours de son interlocuteur. Konrad Adenauer NDLRB https://fr.wikipedia.org/wiki/Konrad_Adenauer . Celui-ci  gouverna, de 1949 à 1963, l’Allemagne d’après guerre et contribua puissamment à sa reconstruction. Auteur, avec Ludwig Erhardt  NDLRBhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Erhard du redressement économique de son pays, mais également de son ancrage atlantiste et européen, on peut le considérer comme le fondateur de l’Allemagne contemporaine.

Or, à l’inverse de son prédécesseur Bismarck, NDLRB https://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_von_Bismarck il n’est ni un Prussien, ni un luthérien, ni un militant de l’unité, mais un Rhénan, un catholique et un fédéraliste. Bourgmestre de Cologne de 1917 à 1933 il avait pris position à partir de 1919, en faveur de l’autonomie de la Rhénanie vis-à-vis de la Prusse.

Cette question nous semble aujourd’hui entièrement hors de propos. Elle éclaire une partie, mais une partie seulement des discours critiques développés par le nationalisme français dans le débat de ratification du traité de Versailles, qui prendront parti, comme Maurice Barrès en faveur du séparatisme rhénan, sinon pour une occupation stratégique de la Sarre et du Palatinat, ces provinces de la rive gauche du Rhin, considérée comme une garantie, notamment en vue du paiement des réparations.

C’est en gardant présente à l’esprit cette logique de l’époque que l’on doit aborder le très vivant drame classique de ce débat.

Il fut autopsié avec la précision de l’horloger par le plus décapant des historiens français du xxe siècle, Emmanuel Beau de Loménie. Certes, on ne se penche jamais sur les introductions, préfaces, et avant-propos des livres que l’on découvre. Alors que l’auteur, jeune combattant revenu du front rédigeait, à l’époque de ces débats, une thèse de doctorat d’Histoire, on pourrait imaginer qu’il les a couverts pour un libre journal de l’époque.

En réalité, c’est avec le recul du désastre de 1940 qu’il écrit, alors qu’à partir de 1943 il avait commencé d’explorer ce qu’il appelle les Responsabilités des dynasties bourgeoises, au débit desquelles il impute le déclin du pays. Les égoïsmes et les aveuglements du gros argent et de l’affairisme accapareur ne restent jamais absents de son réquisitoire.

Avec la patience et le doigté d’un entomologiste, il les a ressuscités à partir des archives de presse et des collections de ce J.O., qu’il appelle toujours l’Officiel, ce qu’il expose dans son introduction de 1945.

Signature

JG Malliarakis

https://www.insolent.fr/2019/11/les-cent-ans-de-la-fausse-paix-de-versailles.html

Voir aussi :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_Versailles

https://www.herodote.net/28_juin_1919-evenement-19190628.php

https://www.geo.fr/histoire/pourquoi-le-traite-de-versailles-a-conduit-a-la-deuxieme-guerre-mondiale-194464

Texte du Traité de Versailles

https://mjp.univ-perp.fr/traites/1919versailles4.htm

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Chanoine Alban Denis. ICRSP Limoges. Sorcières de tous les pays, unissons-nous !

Carillon du 22e dimanche après la Pentecôte. Refuser la banalisation du mal.

Les 200 « personnalités féministes » qui se sont associées à la tribune « Sorcières de tous les pays, unissons-nous ! » pourraient prêter à sourire si elles ne témoignaient pas d’un esprit de revanche machiavélique. Derrière cet étrange désir de réhabiliter la figure de la sorcière en vue d’en faire un symbole féministe, on trouve dans ce texte publié dans le JDD  une bonne partie du gotha progressiste. Au bas de la tribune, apparaissent les noms de Charlotte Gainsbourg, de Marlène Schiappa (qui, début octobre dans le magazine Elle, s’avouait marquée par l’univers de la sorcellerie), de Muriel Robin, engagée en faveur de la GPA, de Raqel Garrido, l’avocate franco-chilienne ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon ou encore celui d’Inna Shevchenko, figure des Femen et connue pour son activisme dépoitraillé, notamment dans la cathédrale de Paris pour y célébrer la renonciation du pape Benoît XVI. Jolie réunion…

Mais au-delà du cortège des signataires, c’est le parti pris et la grandiloquence de la Tribune qui laissent songeur. « Par ces bûchers aux flammes hautes, le message transmis était clair : qui ose défier les hommes mourra de la pire des manières. » L’évocation des sorcières du Moyen-Âge comme point d’appui pour défendre le féminisme au XXIème siècle manifeste l’incohérence d’une société imprégnée des idées des Lumières depuis plus de deux siècles. Il n’y a qu’à parcourir les pages de La femme au temps des cathédrales de Régine Pernoud pour s’apercevoir que la condition féminine était sans aucun doute bien mieux protégée alors par l’évangile du Christ qu’elle ne l’est aujourd’hui par la liberté sexuelle. L’un tempère les ardeurs potentielles des hommes et prêche la saine complémentarité des sexes. L’autre se félicite du « jouir sans entrave » sans se rendre compte qu’elle transforme implicitement la femme en objet de plaisir sans limite.

On pourrait croire encore au grotesque lorsque les féministes fustigent « ces bûchers [qui] sont la honte des siècles qui les ont vu brûler (…). Par la terreur qu’ils ont suscitée (…), qui peut imaginer le traumatisme individuel, social et culturel, qu’ont pu constituer ces scènes de tortures physiques et mentales ? » La République et ses valeurs, ne sont-elles pas nées d’une terreur conceptualisée jusqu’à en prendre le nom avec une majuscule, et ce dès le début ? Claude Quétel l’a exposé avec brio dans un ouvrage récent Crois ou meurs !aux éditions Tallandier.  L’historien s’inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd’hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l’homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.En concluant « Nous nous déclarons filles spirituelles des sorcières, libres et savantes, (…) disons haut et fort notre solidarité et notre sororité », les signataires proposent un panthéon féminin dont les sorcières font partie. Ou la promotion d’une certaine idée de la femme, fut-ce au prix de réveiller le diable. Le rôle de la politique n’est pas de banaliser le Mal, dont la sorcellerie fait partie, mais de promouvoir le Bien Commun. On ne saurait considérer cet éloge des sorcières et l’allusion aux puissances invisibles sans danger. En effet, l’Eglise enseigne que tout ce qui est ésotérique, tôt ou tard, risque de conduire à un culte à Satan. C’est ce qui s’appelle jouer avec le feu.

Chanoine Alban Denis

icrsp.limousin@gmail.com

 

Expéditeur: Icrsp Limousin <icrsp.limousin@gmail.com>
Date: 10 novembre 2019 à 13:12:43 UTC+1
Destinataire: INSTITUT DU CHRIST ROI <icrsp.limousin@gmail.com>
Objet:Carillon du 22e dimanche après la Pentecôte

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Pèlerinage à St Martin de Tours (11 novembre 2019)

 Bonjour chers Amis,

Bonne réception de la page fb, et des informations associées, concernant le beau Pélerinage et la belle Procession en Hommage et en l’Honneur de Saint Martin et sa Grande Fête notamment à TOURS….Lundi 11 Novembre 2019, à 14h00Dans la Joie de vous retrouver nombreux, au départ (à côté de la Basilique Saint Martin), de communier,Prier et cheminer ensemble, Lundi Prochain… Pour Saint MARTIN, la sauvegarde de la Foi catholique, aussi pour Notre PAYS… La FRANCE.(Et même si vous ne pouvez venir, n’hésitez pas à faire connaître cet événement Tourangeau, exceptionnel, d’avance Merci ! ) 


Avec mes plus cordiales et amicales salutations, en Saint MARTIN et les Saints de Touraine.Po/ Le Collectif des Amis de Saint MartinAlain Hugon   

N.B.: Accès à la Page Facebook en cliquant ici —> https://www.facebook.com /events / SAINT MARTIN
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Louis Chiren, Maître imagier de la « flotte providentialiste” offre aux royalistes “La calèche du Dauphin » ».

AVIS IMPORTANT DE LOUIS  CHIRENArtiste et poète inspiré, d’oeuvres catholiques et royales. https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete

     “La Charte de Fontevrault fondée par Monsieur Alain Texier le 25 août 1988 en l’abbaye royale homonyme, a l’autorisation de reproduire les textes ainsi que les oeuvres picturales de Louis Chiren pour l’ensemble de ses oeuvres”

Et afin que  vous n’oubliez rien du cadeau qui nous est fait; veillez à consulter l’index actualisé des oeuvres de Maître Louis Chiren

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2019/08/02/tableau-recapitulatif-des-oeuvres-de-maitre-louis-chiren/

                                  LA CALECHE DU DAUPHIN

Cette œuvre est née le 28 juillet 2017. Je l’ai achevée le 4 août en la fête du père Jean-Marie Vianney le saint curé d’Ars.

C’était aussi le premier vendredi du mois où nous vénérions le Sacré Cœur de Jésus qui nous assiste tout au long de nos vies.
Le 28 juillet 1794, Robespierre, son jeune frère, Saint-Just et Couthon montaient à l’échafaud. L’instigateur de la terreur était rattrapé par l’horreur de ses actes. Le 28 juillet 1835 Giuseppe Fieschi tente d’assassiner Louis Philippe alors que ce dernier se rend à la Bastille pour commémorer la révolution des trois glorieuses. Sa machine infernale n’atteindra pas sa cible mais fera dix-huit morts dans le cortège.

Le 28 juillet est également la fête de saint Samson. C’était un honorable abbé du pays de Galles. Il évangélisera l’Irlande au VIème siècle avant de s’établir en Bretagne où il fondera un monastère. Mort en 565, ses reliques sont conservées à la cathédrale de Dol. Il fait partie des sept fondateurs de la Bretagne catholique. Samson, qui signifie « petit soleil ».

Cette œuvre vous présente une reproduction de la calèche à chèvre du petit Louis Charles de France (Louis XVII). Peut avant la révolution il profitait de ce mini carrosse dans le parc de Saint-Cloud. Deux chèvres le tractaient, moyen qui perdurera jusqu’au 19ème siècle. Ce n’était pas un jouet mais le moyen de locomotion du prince indiquant son rang.

Il était et demeure magnifique, en bois sculpté, peint et doré, garni d’un cuir rouge tirant sur le pourpre.

La plupart des carrosses de l’ancien régime seront détruits par la fureur révolutionnaire. Celui-ci échappera à la vindicte remisé dans les communs du château de Saint-Cloud. Il sera retrouvé bien plus tard, vous pouvez le voir au château de Versailles.

Le fait que ce véhicule rappelle physiquement la présence du petit roi Louis XVII n’est-il pas un signe du Ciel pour ce temps de grande espérance ?

Pour ce qui est des chèvres, voyons ce qu’elles évoquent au sens mystique.

Dans l’ancien testament, elles sont offertes en sacrifice. Dans le Cantique des Cantiques, les cheveux de l’amoureuse sont comparés à un troupeau de chèvres suspendues aux flancs de Galaad (CT A.1).

Les chèvres ont toujours accompagnées l’homme depuis le néolithique, lui fournissant le lait et la viande. Au Moyen-âge toute l’Europe s’en sert. Elles restent à proximité des maisons contrairement aux ovins. Petites et dociles elles meublent le quotidien.

On en tire le fromage et la laine. Leur cuir est extrêmement résistant et souple. Elles représentent comme vous le constatez, une puissance motrice, tractant de petites carrioles, des outils agricoles et le bât. Et même des princes de la maison de France, c’est dire.

Dans le bestiaire animalier catholique, la chèvre est l’emblème du Christ. Ces dernières se plaçant sur des points hauts pour mieux observer. Ainsi le Christ du haut du Ciel, observe les âmes afin de les guérir de leur cécité spirituelle.

Grégoire de Nysse présentait la chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ qui en tant que Dieu voit tout dans le passé, le présent et l’avenir.

D’autres pères de l’Eglise parlant de ce pouvoir de notre Seigneur indiquaient qu’il favorisait les âmes choisies par ce don de vision sur ses merveilles car l’homme ordinaire est aveugle et sourd et ne peut rien en percevoir.

Le Physiologus et les bestiaires du Moyen-âge qui en découlent prirent la chèvre comme l’emblème de l’omniscience du Christ Sauveur (voir également le bestiaire de Pierre de Beauvais du 13ème siècle).

Les mystiques de l’époque affirment que le Christ voit également les méchants depuis les hauteurs. Il en découlera une rémunération selon les agissements de chacun lorsque le temps de la justice sera venu.

A une époque antérieure, Origène plaçait le symbolisme Christique de la chèvre sur un autre plan. Il disait que non seulement cette dernière était douée d’une perspicacité merveilleuse mais encore qu’elle porte sur la poitrine une liqueur propre à procurer aux hommes le même avantage :

« Ainsi, dit-il, Jésus-Christ ne voit pas seulement Dieu, son Père, mais il le rend visible pareillement à ceux que sa parole éclaire ».

Ce que des commentateurs traduisent plus justement ainsi : De même que la liqueur qui se trouve dans la poitrine de la chèvre fortifie à l’extrême limite du possible les yeux des hommes, de même le Sang du Christ, que le chrétien peut s’assimiler par l’Eucharistie, dessille les yeux des âmes et leur donne l’acuité spirituelle qui leur fait voir et comprendre les « choses de Dieu ».

Le Christ qui ouvrit les portes du paradis à l’ensemble de l’humanité, si tant est qu’elle se convertisse indiquait qu’il était la porte des brebis: « Qui passe par moi sera sauvé ».

Voici les données partielles qui ont fait de la chèvre, l’un des emblèmes du Christ dont les maîtres anciens de la spiritualité appliquaient le cantique de Salomon : « Similis est dilectus meus capreae » mon bien aimé est semblable à la chèvre.

Ajoutons que dans l’art des catacombes de Rome, la chèvre apparaît souvent dans la sculpture dans un rôle purement décoratif lorsqu’elle anime un paysage.

Par contre lorsqu’elle se trouve parmi des brebis et des béliers autour du Pasteur comme dans la fresque de Domitille à Rome elle symbolise les âmes fidèles.

Dans la catacombe romaine du cimetière de Priscille, le bon pasteur porte sur ses épaules non pas une brebis égarée mais une chèvre car elle symbolise également l’âme égarée dans les péchés d’impuretés.

Le symbole, on le voit, est totalement à l’opposé des attributs du Christ lorsqu’il s’agit de nous l’attitrer.

Pour cette illustration, le choix de la race s’est porté sur la Saanen. Cette chèvre est originaire de Suisse dans la haute vallée de la Sarine (Saane en allemand, commune de Saanen). Elle est bien implantée dans le canton de Bern et ce depuis longtemps. Elle s’est étendue à toute la Suisse. En France, elle est arrivée aux alentours de 1910 et jusqu’à la seconde guerre mondiale elle sera intégrée dans le sud-est pour des croisements. Plus tard les éleveurs français en feront venir pour fixer la race d’origine, elle deviendra la seconde race caprine en matière d’effectif.

Mon choix pour cette race helvétique, est un clin d’œil aux gardes Suisses qui tombèrent pour la défense des Lys de France. La robe de blancheur évoque la pureté du sacrifice de notre Seigneur et de tous les martyrs à sa suite. La chèvre que l’on offrait en holocauste, tire le carrosse du petit prince dont le pourpre de la sellerie indique le martyr de ses parents et de sa tante. Sa jeune vie placée sous le signe de la Croix, lui qui ne régnera jamais et tombera dans l’oubli pour rejoindre les grands mythes. Seuls les rois de France portaient le pourpre lors de leur deuil, le petit Louis en était enveloppé pour un parcours de vie plein de souffrances. Le Christ avait déjà ses desseins pour la branche royale et pour la France. Plus de deux cents ans d’abominations devaient courir jusqu’à ce jour sans que nul ne puisse voir avec précision la fin de ce calvaire. Mais le Christ est sur les hauteurs, il scrute les âmes et dirige les cœurs telle la chèvre perché sur la roche du calvaire. Il sait et agira lorsque l’heure sera venue pour la plus grande gloire de son père et pour le bonheur de sa sainte mère.

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Islamophobie. « une femme pouvait être battue par son mari «tant qu’aucun os n’est brisé»

L’imam de la mosquée Al-Azhar du Caire, Ahmed el Tayeb, a déclaré qu’une femme pouvait être battue par son mari «tant qu’aucun os n’est brisé».

«Le remède que le Coran a proposé est de frapper de manière symbolique dans le but de corriger la femme mais sans causer de préjudice, de blessure ou de douleur », a déclaré l’imam. Il a fait ces déclarations controversées dans une émission télévisée qu’il a dirigée pendant le mois du Ramadan.

Le célèbre égyptien, Grand Imam d’Al-Azhar, la plus prestigieuse institution religieuse du monde sunnite, s’est appuyé sur les textes du Coran pour justifier ses affirmations ( voir le contenu de celles-ci ci-dessous).

Les statistiques officielles révèlent qu’il existe un cas de divorce toutes les 3 minutes en Égypte et que la proportion de divorces représente environ 50% du nombre total des nouveaux mariages.

La violence domestique est l’une des principales raisons pour lesquelles bon nombre de femmes demandent le divorce.

Le 4 février 2019, Ahmed el-Tayeb a rencontré le pape François à Abu Dahbi et a signé avec lui un document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune.

http://www.adoxa.info/une-femme-peut-etre-battue-tant-quaucun-os-nest-brise-affirme-limam-de-la-mosquee-du-caire

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Corps, espaces et temps macroniens

https://www.politiquemagazine.fr/editoriaux/corps-espaces-et-temps-macroniens/
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Dans sa prison du Temple , Louis XVI a bien consacré son royaume au Sacré-Coeur.

https://www.la-couronne.org/albums-photos/le-royaume-de-france/attachment/louis-xvi-consacrant-la-france-au-sacre-coeur/
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Ce que Voltaire pense de l’Islam.

 

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Le cardinal Sarah intervient à nouveau pour la communion sur les lèvres

La Lettre de Paix liturgique

lettre 717 du 21 Octobre 2019

 Le cardinal Sarah intervient à nouveau pour la communion sur les lèvres
 « La façon même dont a été diffusée la pratique de la communion dans la main semble donc avoir été imposée en dehors des voies de Dieu »

   
Les éditions Artège sont sur le point de faire paraître en français le livre du P. Frederico Bortoli, La distribution de la communion dans la main. Ce livre est préfacé par le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin. Nous sommes heureux de publier en bonnes feuilles la version française de cette préface, avec l’aimable autorisation des éditions Artège. Don Frederico Bortoli est un prêtre fort connu en Italie. Curé de paroisse dans le Diocèse de San Marino, chancelier diocésain, juge au tribunal ecclésiastique, il intervient sur des questions d’Eglise, par des conférences et des vidéos très visionnées, sur la confession, la chasteté avant le mariage, la fécondité des couples, la communion sur les lèvres, etc. Sur ce dernier point, qui lui tient beaucoup à cœur, il a récemment participé à un colloque qui s’est tenu à Rome, « Unis avec Jésus Eucharistie », le 5 octobre (conférences du cardinal Burke, du cardinal Ranjith, de Mgr Schneider, de Mgr Bux), à la veille de l’assemblée du Synode sur l’Amazonie, destiné à faire connaître au maximum de cette requête : revenir à la discipline traditionnelle de l’Eglise et au respect de la Sainte Eucharistie. Son livre intervient après ceux de Mgr Juan Rodolfo Laise, La Communion dans la main (CIEL, 1999), de Mgr Athanasius Schneider Dominus est (Tempora, 2008) et Corpus Christi. La communion dans la main au cœur de la crise de l’Église, (Contretemps, 2014), du P. Paul Cocard, La communion sur la langue, une pratique qui s’impose (DMM, 2015), qu’il reprend et précise avec beaucoup d’acuité.   La préface du cardinal Sarah approuve pleinement les propos de don Bortoli avec l’autorité liturgique qui est la sienne : « Au-delà des motivations théologiques examinées précédemment, la façon même dont a été diffusée la pratique de la communion dans la main semble donc avoir été imposée en dehors des voies de Dieu»

La Préface du cardinal Robert Sarah   Avant l’apparition de la Vierge Marie, au printemps 1916, l’Ange de la Paix apparut à Lucie, Jacinthe et François, et leur dit : « N’ayez pas peur, je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi! » L’Ange se mit à genoux et se prosterna jusqu’à terre. Alors, pris d’une force surnaturelle, les enfants l’imitèrent et répétèrent après lui cette prière : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne Vous aiment pas. » Puis l’Ange disparut. À l’automne 1916, à la troisième apparition de l’Ange, les enfants se rendirent compte que l’Ange, toujours le même, tenait dans sa main gauche un calice au-dessus duquel flottait une hostie. De cette hostie, quelques gouttes de sang coulaient dans le calice. Laissant le calice et l’hostie suspendus dans l’air, l’Ange s’approcha des enfants et, se prosternant jusqu’à terre, répéta trois fois cette prière : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. » Puis, se levant, l’Ange prit de nouveau dans ses mains le calice et l’hostie et donna l’hostie à Lucie et le Sang du calice à Jacinthe et François, restés agenouillés, en disant : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. » L’Ange se prosterna de nouveau jusqu’à terre, répétant de nouveau trois fois avec Lucie, Jacinthe et François la même prière à la Très Sainte Trinité. L’Ange de la Paix nous montre ainsi comment recevoir le Corps et le Sang de Jésus-Christ. De nos jours, malheureusement, la prière de réparation dictée par l’Ange est tout sauf obsolète. Quels sont donc les outrages que le Christ reçoit dans la sainte hostie et que nous devons réparer? En premier lieu, il y a les outrages contre le Sacrement même : les horribles profanations dont certains ex-satanistes convertis ont donné des témoignages et des descriptions qui glacent le sang ; outrageuses aussi sont les communions sacrilèges, reçues en l’absence de la grâce de Dieu voire sans professer la foi catholique (je me réfère à certaines pratiques de ce que l’on appelle « l’intercommunion »). En second lieu, constitue un outrage à Notre Seigneur tout ce qui contribue à empêcher la fructuosité du Sacrement, en particulier les erreurs semées dans l’esprit des fidèles et qui les portent à ne plus croire en l’Eucharistie. Les terribles profanations opérées dans les dénommées « messes noires » ne blessent pas directement Celui qui est outragé dans l’hostie car elles ne touchent que les espèces du pain et du vin. Bien entendu, Jésus souffre pour les âmes des profanateurs, pour lesquelles Il a versé ce Sang que ceux-ci méprisent si misérablement et cruellement. Mais Jésus souffre bien plus quand le don extraordinaire de Sa Présence eucharistique divine-humaine ne peut produire ses effets dans les âmes des croyants. On comprend alors que la plus insidieuse des attaques du diable consiste à essayer d’éteindre la foi en l’Eucharistie, semant des erreurs et favorisant une manière inadaptée de la recevoir – la guerre entre saint Michel et ses anges d’un côté et Lucifer, de l’autre, continue dans le cœur des fidèles : la cible de Satan est le Sacrifice de la Messe et la Présence réelle de Jésus dans l’hostie consacrée. Cette tentative de détournement emprunte deux voies : la première est la réduction du concept de « présence réelle ». Nonobstant les rappels récurrents du Magistère, de nombreux théologiens n’arrêtent pas de se moquer du terme de « transsubstantiation ». « Ceci est Mon Corps… Ceci est Mon Sang… » : ce simple « est » révèle tout l’amour du Christ, Son désir ardent de se tenir physiquement auprès de nous comme Il l’a fait avec la Sainte Vierge, saint Joseph, les apôtres, la foule affamée, les disciples d’Emmaüs… Les bons docteurs et le magistère de l’Église ont trouvé dans la parole « transsubstantiation » un bastion inexpugnable contre les hérésies et, en même temps, la parole la plus adéquate pour indiquer l’amour très réel – « substantiel », justement – présent dans les saintes espèces, indépendamment des dispositions des hommes et de leurs pensées. Le principe d’immanence, c’est-à-dire l’erreur philosophique qui considère que ce n’est plus à la pensée de s’adapter au réel mais au réel d’être encadré et défini par la pensée, a tenté de polluer également la doctrine eucharistique : la présence réelle objective – soit l’Amour sans condition – est relativisée en fonction de celui qui en comprend le sens (transfinalisation) ou de celui qui s’en nourrit (transsignification). Paul VI a dû intervenir par l’encyclique Mysterium fidei, précisément pour expliquer que ces concepts n’expriment pas de façon adéquate le mystère eucharistique. Non! L’Amour est présent dans le Saint Sacrement quand bien même il n’y aurait personne pour L’aimer en retour, personne pour Le comprendre, personne pour s’en nourrir, personne pour y penser. Il est là, comme un rocher qui surgit au milieu du désert : Il adore, Il rend grâces, Il demande pardon pour les hommes et invoque toutes les grâces qui leur sont nécessaires de façon absolument indépendante de leurs dispositions d’esprit; et tout cela pour que les hommes eux-mêmes finissent par croire et se rendre à Son Amour : « credidimus caritati » (1 Jn 4,16). Voyons maintenant comment la foi dans la présence réelle peut influencer la façon de recevoir la communion, et réciproquement. Recevoir la communion dans la main comporte indubitablement une grande dispersion des fragments. En revanche, l’attention aux moindres parcelles, le soin apporté à la purification des vases sacrés, le fait de ne pas toucher l’hostie avec les mains en sueur, deviennent des professions de foi en la présence réelle de Jésus, y compris dans les plus petites particules des espèces consacrées : si Jésus est la substance du pain eucharistique et si la dimension des fragments est seulement un accident du pain, alors peu importe qu’un morceau d’hostie soit grand ou petit! La substance est la même! C’est Lui! Au contraire, la négligence envers les fragments fait perdre de vue le dogme : petit à petit pourrait se répandre l’idée que « si le curé ne fait pas attention aux fragments, s’il administre la communion de façon à ce que les fragments puissent être dispersés, alors Jésus n’y est pas présent, ou alors, seulement jusqu’à un certain point »… La seconde voie sur laquelle se déploie l’offensive contre l’Eucharistie correspond à la tentative d’extirper le sens du sacré du cœur des fidèles. La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, dès 1980, avec l’instruction Inaestimabile donum, dénonçait une perte grandissante du sens du sacré dans la liturgie qui, malheureusement, s’est poursuivie au cours des dernières décennies. Bien sûr, le Seigneur nous aime de différentes manières, à travers Sa providence : la vie naturelle, l’air que nous respirons, notre prochain, etc. Dieu nous donne tant de choses mais il y a un amour par lequel Dieu Se donne Lui-même, nous faisant prendre part à Sa nature divine : cet amour s’appelle la « grâce » et c’est un amour qui transcende tous les autres. Si nous interprétons mal l’expression « tout est grâce », si nous ne procédons pas aux distinctions opportunes, nous risquons de tomber dans le panthéisme et dans le naturalisme : parce que, si tout est grâce, rien n’est grâce. Si le premier plan de l’ordre naturel et de l’amour providentiel n’existe pas, alors le second, celui de l’ordre surnaturel et de la grâce, n’existe pas non plus. Et cela doit être clair : par-delà la Providence, il existe un amour de Dieu non commun, spécial : « dilectio specialis ». Et cette « dilectio specialis » est contenue dans l’Eucharistie. C’est pour cela que saint Thomas d’Aquin commence son traité sur l’Eucharistie en nous montrant ce qui est propre à ce sacrement. Alors que les autres sacrements sont « le signe d’une réalité sacrée, en tant qu’elle est sanctifiante pour les hommes » (Summa Theologiae, III, q. 60, a. 2, c), le sacré n’est pas ici seulement signifié mais substantiellement présent : « Or il y a cette différence, entre l’Eucharistie et les autres sacrements qui ont une matière sensible, que l’Eucharistie contient quelque chose de sacré en elle-même, absolument, à savoir le Christ lui-même » (Summa Theologiae, III, q. 73, a. 1, ad 3). L’Eucharistie est sacrée parce qu’elle contient le sacré par excellence, le Dieu trois fois saint, le Dieu qui est charité, le plus sacré et saint des amours : ce n’est pas pour rien que l’Eucharistie est appelée « Sacramentum caritatis ». Avoir le sens du sacré signifie percevoir cette présence spéciale. Alors que le terme de « transsubstantiation » nous indique la réalité de la présence, le sens du sacré nous en fait entrevoir l’originalité et la sainteté absolues. Quelle disgrâce que de perdre le sens du sacré au contact de ce qu’il y a justement de plus sacré! Comment cela se peut-il? En recevant la nourriture spéciale à la façon d’une nourriture ordinaire. Ce serait du gnosticisme que de penser pouvoir détacher la foi des signes extérieurs sensibles – qui doivent en revanche être cohérents avec ce qu’ils entendent signifier, car l’homme n’atteint d’habitude la perception des réalités invisibles que par des signes concrets, passant du connu à l’inconnu, comme le souligne le docteur angélique (Summa Theologiae, III, q.60, A. 2, c). Dans Sacrosanctum Concilium, le concile Vatican II rappelle l’importance des gestes, des attitudes du corps, des signes extérieurs et de leur grande valeur pédagogique (SC 30 et 33). Par conséquent, à la présence réelle d’un amour spécial (dilectio specialis), correspond un culte spécial, une louange spéciale – thema laudis specialis (séquence Lauda Sion) –, et une manière tout aussi spéciale de le recevoir : pas comme un pain commun. Saint Pie X, pour admettre les enfants à la première communion, ne demandait pas qu’ils sachent expliquer les vocables « substance » et « accident » mais qu’ils considèrent le pain eucharistique comme différent du pain commun (décret Quam singulari, 7 août 1910). C’est la notion première, la condition sine qua non, la première graine qui pourra croître en une plus grande compréhension – le balbutiement de la théologie attendant de contempler Jésus qui n’est plus voilé : si un enfant reçoit le pain eucharistique comme il reçoit un bonbon de sa maman, quel sens du sacré pourra-t-il acquérir? Comme le dit le prophète Malachie, le Seigneur lui-même nous demande de cultiver le sens du sacré : « Si donc je suis père, où est l’honneur qui m’est dû? Et si je suis Seigneur, où est la crainte qui m’est due? – déclare le Seigneur des armées à vous, les prêtres qui méprisez mon nom » (Ma 1,6). Cette demande divine est cependant et exclusivement au service de l’homme : comme le proclame la préface eucharistique commune IV, « Tu n’as pas besoin de notre louange, et pourtant c’est Toi qui nous inspires de Te rendre grâce : nos chants n’ajoutent rien à ce que Tu es, mais ils nous rapprochent de Toi » et nous aident à croire aux mystères de la foi. La liturgie est faite de nombreux petits gestes et rituels capables d’exprimer chacun individuellement notre amour, notre respect filial et notre adoration pour Dieu. C’est précisément pour cette raison qu’il convient de promouvoir la beauté, la pertinence et la valeur pastorale d’une pratique développée au cours de la longue vie et de la tradition de l’Église, c’est-à-dire l’acte de recevoir la sainte communion sur la langue et à genoux. La grandeur et la noblesse de l’homme, ainsi que la plus haute expression de son amour pour le Créateur, consistent à s’agenouiller devant Dieu. Jésus Lui-même a prié à genoux en présence du Père : « Et s’étant éloigné d’eux environ d’un jet de pierre, Il se mit à genoux, et priait : Père, si vous le voulez, éloignez ce calice de moi! Néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la vôtre. » [Pater, si vis, transfer calicem istum a me; verumtamen non mea voluntas sed tua fiat] (Lc 22,42 ; Mc 14,35-36; Mt 26,38-39). La liturgie céleste insiste et recommande que l’on se prosterne devant l’Agneau immolé : « Je regardai, et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des vieillards, un Agneau qui était debout et comme égorgé, et qui avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il s’avança, et il reçut le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Et après qu’il l’eut ouvert, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, ayant chacun des harpes, et des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. » (Ap 5,6-8) À ce sujet, je voudrais proposer l’exemple de deux grands saints de notre époque : saint Jean-Paul II et sainte Thérèse de Calcutta. Toute la vie de Karol Wojtyła a été marquée par un profond respect envers la Sainte Eucharistie. Il y aurait beaucoup à dire, et beaucoup a déjà été écrit, sur ce point. Il suffit de penser aux dernières années de son ministère pétrinien : un homme marqué dans son corps par la maladie, ce qui le conduisait, progressivement et irréversiblement, à une détérioration physique quasi totale. Pourtant, bien qu’exténué et dépourvu de forces, littéralement détruit par la maladie, comme cloué au Christ, Jean-Paul II ne s’autorisa jamais à s’asseoir en présence du Saint Sacrement. Qui ne se souvient pas avec émotion et affection de ces images du pape écrasé par la maladie, exténué, mais toujours à genoux devant le Très Saint Sacrement durant la procession de la Fête-Dieu, entre Saint-Jean de-Latran et Sainte-Marie-Majeure? Même très malade, le pape a toujours tenu à s’agenouiller devant le Saint Sacrement. Il était incapable de s’agenouiller et de se relever par lui-même et avait besoin des autres pour plier les genoux comme pour se redresser. Jusqu’à ses derniers jours, il a voulu nous donner le témoignage d’un grand respect pour le Très Saint Sacrement. Comment donc pouvons-nous être si insensibles aux signes que Dieu Lui-même nous offre pour nourrir notre croissance spirituelle et notre relation intime avec Lui? Pourquoi ne nous mettons-nous pas à genoux, à l’exemple des saints, pour recevoir la communion? Est-il vraiment si humiliant de se prosterner et de demeurer à genoux devant Notre Seigneur? Pourtant, « ayant la forme et la nature de Dieu, […] Il s’est anéanti lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, et jusqu’à la mort de la croix » (Phil 2, 6-8). Sainte Thérèse de Calcutta, religieuse exceptionnelle que nul n’oserait traiter de traditionaliste, de fondamentaliste ou d’extrémiste, et dont la foi, la sainteté et le don total de soi à Dieu et aux pauvres sont connus de tous, avait un respect et un culte absolus envers le Divin Corps de Jésus-Christ. Bien évidemment, elle avait l’occasion de toucher chaque jour la « chair » du Christ au contact des corps abîmés et souffrants des plus pauvres d’entre les pauvres. Cependant, remplie de stupeur et de respectueuse vénération respectueuse, Mère Teresa prenait soin de ne pas toucher le Corps transsubstantié du Christ. En revanche, elle restait longtemps à genoux, prosternée devant Jésus Eucharistie, L’adorant et Le contemplant en silence. Elle recevait en outre la communion sur les lèvres, comme un petit enfant qui se laisse nourrir humblement par son Dieu. La sainte était remplie de tristesse et de peine à la vue des chrétiens recevant la sainte communion dans la main. Elle déclara qu’à sa connaissance toutes ses religieuses recevaient la communion exclusivement sur les lèvres. N’est-ce pas l’exhortation que Dieu nous adresse : « Je suis le Seigneur, votre Dieu, qui vous ai fait sortir de la terre d’Égypte : ouvrez grand votre bouche, et je la remplirai » (Ps 81,11)? Pourquoi nous obstinons-nous à communier debout et sur la main? Pourquoi cette attitude de refus de soumission aux signes de Dieu? Qu’aucun prêtre n’ose prétendre imposer son autorité à ce sujet en refusant ou maltraitant ceux qui désirent recevoir la communion à genoux et sur les lèvres : nous venons comme des enfants recevoir humblement le Corps du Christ sur les lèvres et à genoux. Les saints nous montrent l’exemple. Ce sont eux les modèles que Dieu nous donne à imiter! La question qui se pose est : mais comment a-t-on pu arriver à cette pratique de la communion dans la main? Il s’est agi d’un processus tout sauf transparent, d’un passage entre ce que concédait l’instruction Memoriale Domini et ce qui est aujourd’hui un usage si répandu. La concession était de permettre aux conférences épiscopales des seuls pays où la pratique de la communion dans la main avait déjà été abusivement introduite, de demander un indult pour continuer à la distribuer ainsi. Là où ce n’était pas possible, en vertu du principe d’autorité, la prescription était de revenir à l’usage habituel de recevoir la communion. Hélas, comme pour le latin, comme pour la réforme liturgique qui aurait dû s’inscrire dans la continuité des rites antérieurs, une concession particulière est devenue un levier pour ouvrir et vider le coffre-fort protégeant les trésors liturgiques de l’Église. Le Seigneur guide le juste par des « voies droites » (Sg 10,10) et non par des subterfuges. Au-delà des motivations théologiques examinées précédemment, la façon même dont a été diffusée la pratique de la communion dans la main semble donc avoir été imposée en dehors des voies de Dieu. Puisse cet ouvrage encourager tous les prêtres et les fidèles qui, mus par l’exemple de Benoît XVI – qui dans les dernières années de son pontificat tint à distribuer l’Eucharistie sur les lèvres et à genoux –, désirent administrer ou recevoir l’Eucharistie de cette façon bien plus adaptée au sacrement lui-même. J’espère que se produira ainsi une redécouverte et une promotion de la beauté de la valeur pastorale de cet usage. Il s’agit selon moi d’une question importante sur laquelle l’Église actuelle doit se pencher. C’est un acte supplémentaire d’adoration et d’amour que chacun de nous peut offrir au Christ. Je suis très heureux de voir tant de jeunes choisir de recevoir Notre Seigneur avec une telle révérence, à genoux et sur les lèvres.  
Robert, card. Sarah Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements
     

 

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