Pourquoi Aubigny-sur-Nère est liée à l’Écosse ?

Le vendredi 08 février 2019

Photo © Pierrick DELOBELLE

Entre Sologne et Pays Fort, Aubigny-sur-Nère, qui accueille ce soir la première projection du film Marie Stuart, reine d’Écosse, est une petite commune au destin hors du commun. Et les traces des liens qu’elle a tissés avec l’Écosse dès le XVe siècle sont encore visibles.Chaque année en juillet, à Aubigny-sur-Nère, on porte des kilts, on mange de la panse de brebis farcie (le fameux haggis) et on réunit les clans au son des cornemuses. Les Fêtes franco-écossaises commémorent en grande pompe le passé de la cité, fief écossais pendant plus de deux cents ans. Ce soir, ce lien unique sera célébré à l’Atomic cinéma, qui projette en avant-première le film Marie Stuart, reine d’Écosse. 

Il faut remonter en… 1295

Il faut remonter en 1295, date de la signature de l’Auld Alliance, pour comprendre l’histoire d’Aubigny, lorsque Français et Écossais s’engagent à se prêter main-forte contre un ennemi commun, l’Angleterre.

La première projection en France de Marie Stuart, c’est ce soir à l’Atomic cinéma d’Aubigny-sur-Nère  * « En 1421, pendant la Guerre de Cent Ans, Charles VII fait appel aux Écossais pour combattre les Anglais. 5.000 hommes débarquent à La Rochelle avec, à leur tête, un certain Jean Stuart de Darnley, résume François Gresset, premier adjoint au maire. Il participe à la bataille de Baugé, près d’Angers, où les Anglais essuient une défaite assez cuisante. » L’issue victorieuse amène Charles VII, roi de France, à offrir à Jean Stuart et ses descendants la seigneurie d’Aubigny.

  • En activant le lien ci-dessous les mots et liens imprimés en bleu ci-dessus retrouveront leur caractére hypertexte , c’est à dire qu’ils seront « cliquables ».

Un Stuart engage la construction du château de la Verrerie https://chateaudelaverrerie.com/  Après lui, d’autres Stuarts laissent leur empreinte sur Aubigny. À commencer par Béraud Stuart, petit-fils de Jean. « Un grand guerrier qui a participé aux guerres d’Italie », décrit François Gresset. C’est lui qui engage, à la fin du XVe siècle, la construction du château de la Verrerie, à Oizon. Robert, cinquième seigneur d’Aubigny, y ajoute la galerie Renaissance autour de 1520.  C’est à lui que l’on doit les maisons à pans de bois qui font la renommée de la ville. En 1512, après l’incendie qui ravage le bourg, Robert Stuart met ses forêts à disposition des Albiniens pour qu’ils puissent reconstruire leurs maisons.En 1672, la dynastie des Stuarts d’Aubigny s’éteint et Louis XIV récupère la cité avant de l’offrir, huit ans plus tard, à Louise Renée de Penancoët de Keroualle, duchesse de Portsmouth et maîtresse du roi d’Angleterre Charles II, qui sert en réalité les intérêts de la France.

Aubigny-sur-Nère pourrait bientôt être classée site patrimonial remarquableMarie Stuart, reine au destin tragique dont l’histoire est contée dans le film de Josie Rourke, est liée à Aubigny. Esmé Stuart, seigneur d’Aubigny à partir de 1567, a eu pour mission de la ramener sur le trône d’Écosse. « Vous savez comment ça se termine, il n’aura pas été très efficace », glisse François Gresset.

Des personnages historiques

     Difficile, donc, de passer à côté de ces personnages historiques lorsque l’on arpente les rues d’Aubigny-sur-Nère. « Le château des Stuarts ( qui abrite désormais la mairie et accueillera bientôt un centre d’interprétation de l’Auld Alliance, NDLR) a été terminé par Louise de Kéroualle mais en partie construit par Béraud puis Robert. Il y a une partie Renaissance comme à la Verrerie. La Maison du Bailli, rue du Bourg-Coutant, porte les initiales de Béraud Stuart, énumère François Gresset. Ce sont des traces vraiment vivantes de la présence des Écossais. »  

Ils portent le kilt à Aubigny-sur-Nère

      Chez Chrystel et Robert Amyot, l’Écosse se vit au quotidien. Ces deux membres du clan MacKinnon, du nom des ascendants de Robert, sont arrivés dans le Berry en 2014. Chrystel est couturière spécialisée dans les kilts. Quant à Robert, il porte cette tenue traditionnelle comme d’autres portent un jean. « On s’y sent tellement bien ! Si on commence à le porter, ça devient très vite addictif.»

    Ce joueur de cornemuse berrichonne professionnel n’hésite pas à comparer Aubigny-sur-Nère, « tellement unique, incontournable » au Mont Saint-Michel. Et aimerait voir la cité « vivre à l’heure écossaise toute l’année » : « J’aimerais voir débarquer des gens de partout pour voir cela. S’il y avait un poil plus de touristes en kilt, imaginez l’ambiance qu’il y aurait… »

https://www.leberry.fr/amp/aubigny-sur-nere-18700/actualites/pourquoi-aubigny-sur-nere-est-liee-a-l-ecosse-l-histoire_13129917/

 Et aussi sur ce blog même.

https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2013/10/23/ephemeride-du-23-octobre-1295-signature-de-lauld-alliance-1295-les-royaumes-decosse-et-de-france-font-alliance/

 

 

A propos alaintexier

La Saint Martial des Ardents, vers le 12 novembre, peut -et doit- redevenir la grande fête locale de la ville de Limoges. Ce blog propose plusieurs moyens pour y contribuer dont l'opération "Loupiotes" et " les Rencontres littéraires". Pour y aider , une seule adresse courriel : sm.ardents@orange.fr
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